mardi, 24 juin 2008

Blogs (et sites) d'écrivains

9376f0eb68e64d5bba00746cbbaf9dc7.jpg Voici une liste (non-exhaustive) des blogs (et sites?) littéraires que je visite régulièrement. Le temps que je note chacun d'eux, et d'en découvrir d'autres, cette liste sera toujours en chantier!!
Et avant qu'on me le fasse remarquer, toutes les sortes de publication sont présentes : auto-, CA et CE. Sans discrimination ;-)


Blogs

+ blog fermé
♦ Nouvel ajout
♠ Rencontré(e)


+ Marie-Christine Buffat
+ Nathalie Cachin
Sébastien Fritsch
Laura Kita Kejuo
Don Lorenjy
Patricia Parry
Alain Mabanckou
Michèle Rader
Elisabeth Robert
Tatiana de Rosnay (français) - Tatiana de Rosnay (anglais)


Sites

Maxime Chattam
Harlan Coben
Sharon Maas
François Martini
Katia Novet Saint-Lot

samedi, 21 juin 2008

de ROSNAY, Tatiana (France/Angleterre) ♥

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Le site officiel
Le blog & the blog
MySpace
Le blog de Sarah's Key



Lu :
♥ Elle s'appelait Sarah
• Le Voisin
♥ Mariés, Pères de Famille
• Spirales
(• Dernières nouvelles du 87)
• La Mémoire des Murs


f6a0d222a1ff725207e493758b9c0a3a.jpgRencontre: 31 mai/1 juin 2008, Comédie du Livre, Montpellier
Rencontre: 2/3 juin 2007, Comédie du Livre, Montpellier

Je prends mon temps pour sortir de chez moi. Le ciel est gris, les nuages tellement lourds qu'on aurait dit que le déluge était proche. Autant la veille, c'était impec, aujourd'hui, le ciel voulait nous jouer des tours. Le bon côté des choses c'est qu'il ne faisait pas trop chaud. Au fait, c'était très bien comme ça!
Je marche calmement vers la Comédie en train de parler à ma soeur au téléphone, j'avance calmement, pas pressée. Bon sang, c'est le sud, il ne manquait plus que ça. Je fais un tour des stands. Ah! Tatiana de Rosnay est à côté de Guillaume Musso. Et il y a du monde! Mais quand je dis Tatiana de Rosnay, c'est juste sa place: elle n'est pas encore arrivée. Je fais encore un tour, repère Bessora, la place de Gaston Kelman, ah Isabelle Alonso!
J'avais acheté et lu Roman à l'eau de bleu à sa sortie, en 2003, on pouvait voir les pages légèrement jaunies avec le temps. Faïza Guène est à quelques mètres, elle me reconnaît puis me salue de la main. J'ai trouvé ça très sympa!
Et à mon retour en arrière, je la vois enfin! Tatiana qui s'assoit à sa place. Je m'approche tout doucement, me demandant comment j'allais faire pour dire "je suis Jo Ann", mais elle ne m'a pas laissé le temps!
"Je sais qui tu es!"
Ah, ça rassure :) On s'embrasse et on parle comme si on se connaissait depuis des lustres. Je me suis tout de suite sentie à l'aise, on a parlé de la relique que j'avais réussi à dénicher (Mariés, pères de famille), des blogs et des blogueuses, de ses romans. On a été interrompu par un (charmant) jeune homme (attaché presse?), Tatiana a un RDV, à 16h elle serait de retour.
Il y a tellement de monde, que je me décide à quitter la Comédie, ne serait-ce ma ville, n'est-ce pas? Et je suis allée manger des crêpes au Nutella que je n'avais pas mangé depuis février! (Carême, Angola... tout ça ensemble fait des étincelles). J'en profite pour parler avec des amies, aller chez Gibert Joseph et je reviens calmement (c'est le sud qui veut ça!)
Je ressors mes livres, superbes dédicaces (je viens tout juste de les lire!), on parle encore un peu et je dis que je serai présente à l'entretien de dimanche.
Elle: "Super! Il y aura au moins une!"
Mais au moment où je m'en vais, appel de Mme Laurence qui me rejoint. On repart voir Tatiana. Du coup, il y a son éditrice Héloïse d'Ormesson qui passe par là aussi.
Mais à 17h, il y a le débat sur la place de la femme dans la littérature, alors on se sépare.

C'était chouette, Tatiana, merci!

.


Mariés, pères de famille ♥♥♥♥♦ (Plon)
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Ce sont onze nouvelles, onze femmes qui sont confrontées aux aventures extraconjugales de leurs maris... On leur dit avant même le mariage que les hommes ne sont jamais fidèles. Mais elles croient toutes, à un moment ou un autre, que LEUR mari à elles peuvent être différent... Il n'y a qu'un mari, parmi les 11 qui s'en sort avec les honneurs et qu'on a envie d'être de son côté plutôt que du côté de la femme...
Onze histoires qui font peur aux (jeunes) femmes comme moi qui n'ont jamais cru aux promesses de mariage lorsque l'entourage masculin est le parfait exemple de badinage.
Je voulais absolument lire ce livre, même étant indisponible à la vente, mais je l'ai trouvé en occasion et je ne pouvais pas laisser passer la chance de l'avoir entre mes mains puisque le sujet m'intéresse et fait partie de ma vie toute entière.
Il y a 11 manières de mettre l'homme face au mur et au fait accompli, leur montrer combien ils sont bêtes (dans tous les sens du terme) et prévisibles, et comment les femmes reprennent le dessus, se montrant plus fortes malgré les blessures intérieures.

Tatiana » Je pourrai te raconter des histoires réelles de prise de flagrant délit dans ma famille, avec droit aux armes (c'est une famille de militaires, et les armes sont plutôt dans les mains des femmes) et ce que ça provoque. C'est moi qui le dis... Jamais cru au mariage et ça risque pas de changer...
Même si je veux un mari sympa ;)


Le voisin ♥♥♥♦ (France Loisirs)
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Colombe
Tatiana de Rosnay, à travers son héroïne Colombe, nous parle d'un genre de folie que nous avons (presque) tous frôlé un jour! Celle de vouloir égorger le ou la voisin(e) pour cause de nuisance sonore. Oh, que je me suis revue dans les arrêts de Colombe lorsque vers 3h du matin, on entend de la musique à fond... Pendant de très très longs mois dans mon immeuble, nous étions dotés de deux genres de voisins très bruyants.
L'une criait du matin au soir, les quatre étages qui nous séparaient n'ont jamais amorti le bruit, et l'autre écouter du techno à partir de 2h du matin. Manque de bol, son appartement était tout juste de l'autre côté de ma chambre! Lorsque je vivais en chauve-souris, ça ne me gênait pas. Au moment de me coucher, elle arrêtait la musique. Le pire c'est quand je me réveillais avant midi parce que madame avait des ébats animaux. La première fois, ça allait. 30 secondes et puis s'en vont. Vient le jour suivant. Au troisième j'ai tellement tambouriné le mur que ça a dû la leur couper (désolée, suis-je trop crue?)
Le silence est venu de manière surprenante, et bouleversante. La voisine qui criait tout le temps s'est séparée de son mari... quant à ma voisine d'à côté, le silence est venu un beau jour avec la police. C'était dimanche, 5h du matin. Non, je 'ai rien vu, rien entendu. A part la musique, mais c'est normal... Le lendemain, la voisine d'en haut m'apprend que celle d'à côté n'est plus.

Oh voisinage !
Tout comme Colombe, il y a des fois qu'on est tellement habitués au bruit, qu'on le guette. Qu'on attend, les muscles tendus. Et on a tellement attendu que lorsqu'il ne vient pas, on est frustrés. On a râté toute une nuit pour rien.
Et le pire dans cette histoire, c'est que Colombe est la seule à en souffrir. Son voisin du dessus la torture mentalement, mais pour tous ses voisins, c'est un beau gosse, un médecin gentil-gentil. Est-elle victime d'une hallucination? Après tout, dans son nouvel immeuble, elle n'apprivoise pas encore tous les bruits et les sons "normaux"... Et son mari, Stéphane, il ne sert strictement à rien. Il n'est jamais là, ne la croit pas. Chaque fois qu'il revient d'un voyage d'affaires et qu'il la voie fatiguée et dans un piteux état, monsieur ose penser que madame a un amant. She wished!
Avec un mari qui ne la croit pas, des voisins qui ne voient pas le bonhomme de la même manière, sa soeur qui pense qui sait tout mieux qu'elle... Colombe s'efface encore et encore. De tapisserie, elle devient transparente. Un automate. C'est pas normal, elle si docile... elle qui ne dit jamais non... Elle a une personnalité tellement effacée, que même si on ne croit pas à son histoire de nuisance sonore, on se demande si un psy ne lui ferait pas de bien...
Dans un contexte pareil, encore heureux qu'elle n'ait pas le reflexe de sauter par la fenêtre...

Comme on peut voir, cette histoire me parle plus que je ne le pensais. A croire, que malgré une année entière de silence (et du fait que j'ai changé de chambre, j'ai plus de voisins de ce coté-ci), on a toujours peur d'un bruit dérangeant (hormi la musique du week-end)... c'est stressant, fatiguant...
Le rythme était un peu long, n'empêche, à l'instar de Colombe et de sa routine. Mais il se lid'une traite!
Et comme c'est marqué dans le quatrième de couverture: ne lisez pas ce livre avant de déménager...

Extrait:
"Elle ne serait plus "la soeur de Claire", elle serait "la romancière", celle dont on parle, celle qui attire l'attention des parents..." p 31, collection Piment, France Loisirs
J'ai souri à ce passage...
J'ai toujours été la fille transparente, "tapisserie" comme le pense Colombe. Je n'ai jamais rien fait pour me démarquer des autres et j'ai toujours été jalouse (ou envieuse?) de mes soeurs. De leur beauté, de leur assurance, de leur charisme...
Et soudain, avant d'être publiée, je suis devenue "l'écrivain". Celle qu'on ne voit jamais, et que tout le monde demande où je me cache. J'ai pris de l'importance. Pas parce que j'ai écrit des poèmes, des nouvelles et des romans à la pelle... juste parce qu'ils ont compris que finalement... je m'en moquais pas mal de ce qu'ils pouvaient penser de mon effet tapisserie, et que j'ai continué mon chemin sans eux.
Aujourd'hui, j'ai toujours quelque chose qui gratte quand je suis avec mes soeurs... mais elles m'emmènent plus loin que ça. Ce sont mes soeurs. Mah gurls...



Spirales ♥♥♥ (Pocket)

Plate vie
Hélène a une vie qui passe par elle sans qu'elle s'en aperçoive. La cinquantaine, femme d'un éditeur, mère de deux enfants adultes et jeunes grand-mère, toute sa vie, elle s'est dédiée aux autres, à sa famille, à sa paroisse, à sa communauté. C'est l'élégance personnifiée, cultivée et en retrait.
Mais le jour où elle croise les yeux verts d'un étranger, elle saute le pas de l'impensable pour une femme comme elle. Elle trompe son mari avec un inconnu dont elle ne connait même pas le nom et son amant mort pendant qu'ils font l'amour. Angoissée, Hélène s'en part en courant laissant la pochette où elle garde ses papiers dans le taudis où il vit, Passage des Désirs.
Lorsque la police vient l'appelle, commence alors une nouvelle vie pour Hélène : pleine de remords, hantée par ses fantômes, la folie la guette...

Ah la fin !
C'est incroyable comment une vie peut être aussi vide ! Incroyable et effrayant de se rendre compte qu'on n'a rien (ou presque) comme garde-fou. Et cette fin dont j'avais déjà entendu parler a fait son effet. Je me suis dit que je suis plus intelligente que les autres, et ça ne va pas m'inquiéter. Pft ! Aussitôt terminé, je suis partie à la recherche de la réponse de TR que je savais qu'elle avait donné dans quelques blogs.
Pour ceux qui ont lu, c'est ici !
Pas mon préféré, mais ça me donne toujours envie d'en lire d'autres.

Extrait p. 92
« Au fil des jours, personne ne remarquait son état. Personne ne voyait qu'elle n'allait pas bien. Qu'elle avait des vertiges, mal au coeur, à la tête. Qu'elle avait peur. Qu'elle vivait un cauchemar.
Non, on ne voyait rien. On s'en fichait. On s'en tapait le coquillard. C'était toujours elle, après tout, qui veillait sur les autres.
Il n'y avait perspnne pour se préoccuper d'elle. Personne.
Et pour la première fois, elle sentit sourdre en elle une colère nouvelle. »

Oh ! Comme je la comprends !



Elle s'appelait Sarah ♥♥♥♥ (France Loisirs)
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• Julia Jarmond est une journaliste américaine, mariée à un Français et vivant à Paris depuis plus de 20 ans. Elle travaille pour une revue essentiellement lue par les Américains vivant en France, Seine Scenes. Un jour, alors que la célébration du 60ème anniversaire de la Rafle du Vel d'Hiv approche, son patron lui demande un dossier à propos de cette sombre page de l'histoire de France, où des milliers de Juifs furent envoyés à Auschwitz par la police française...
S'emboîte alors dans sa vie bien rangée, le fantôme d'une fillette juive, Sarah, qui à 60 ans d'écart, fera désormais partie de sa vie...
La fillette, pensant qu'elle reviendrait vite, enferma son petit frère dans leur placard secret à double tour... Mais elle ne se doutait pas qu'elle resterait des jours et des jours au vélodrome, et ensuite viendrait le camp de Beaune-la-Rolande, près d'Orléans...
Julia est considérablement insouciante avant qu'elle ne découvre l'épisode "la raffle du Vel d'Hiv". En tant qu'Américaine, cette histoire-là ne faisait pas partie de son programme d'histoire lorsqu'elle était à l'école.
Le plus elle apprend sur le sujet, le plus elle est choquée. Et le coup de grâce arrive lorsqu'elle pense que sa belle-famille est indirectement impliquée dans le sort de beaucoup de familles juives lors de l'été 1942. Même après avoir bouclé son dossier, cette enquête la hante. Ça devient personnel. Qu'est-il arrivé à Sarah?
L'histoire se fait en deux parties. La première, l'auteure alterne l'histoire de la petite Sarah, au moment de la raffle, et la vie de Julia entre travail et vie de famille. Et Julia se rend compte que tout ce en quoi elle croyait, finalement, ne tenait qu'à un fil bien fragile.

• C'est une histoire bouleversante. Je connaissais bien sûr l'histoire de la Raffle du Vel d'Hiv. Mais pas dans les détails. Je n'avais pas entendu parler de Beaune-la-Rolande et de Drancy, à moins que j'aie été très distraite en cours d'histoire (ce qui m'étonnerait, puisque c'était une de mes matières préférées). En tout cas, je n'y avais pas prêté particulièrement attention, ce qui m'étonne aussi: la Deuxième Guerre Mondiale m'a toujours fascinée et influencée dans le choix de mes lectures.
Au fond, Tatiana de Rosnay ne dit rien en exclusivité. Ce qu'il s'est passé là, s'est passé ailleurs. Alors ce n'est pas une découverte. Mais les faits et l'"excès de zèle" de la police de l'époque étonnerait. Surtout qu'on apprend que les parents ont été séparés de leurs enfants, et ces derniers ont été laissés à l'abandon dans le camp parce qu' "on ne savait pas quoi faire d'eux", ils n'étaient pas "prévus". Alors quand ils se sont décidés, ces enfants ont été envoyés directement dans les chambres à gaz à Auschwitz.

• La petite histoire dans la grande, Julia Jarmond essaie de faire le "bien". Mais je suis un peu comme sa belle-famille: divisée. Est-ce que j'aurais dû me taire? Ne pas retourner le couteau dans la plaie, songeant à des proches qui peut-être n'avaient pas envie de savoir ou encore de se souvenir de cette tragédie-là?
Ou alors, aller de l'avant, rechercher, fouiller, trouver, demander, se renseigner, aller jusqu'au bout de sa démarche? Quel serait le meilleur chemin à prendre dans toute cette histoire?
Tourner la page?
Ou la mettre en évidence? Lecteur, souviens-toi...


La Mémoire des Murs ♥♥♥♦ (Editions Héloïse D'Ormesson)

Express
Pascaline vient de se divorcer. La quarantaine, sans enfants et sans amis, elle n'a pas réellement de vie. Tout juste son boulot où elle est méticuleuse. Son mari dit d'elle qu'elle n'a pas d'imagination. Lorsqu'elle emménage dans son nouvel appartement, elle est prête à recommencer sa vie, y mettre un peu de fantaisie. Pourtant, dès le premier jour, elle se sent mal entre ses murs, en proie de terreurs nocturnes.
Elle ne saura se l'expliquer jusqu'à ce qu'elle apprenne qu'un meurtre a été commis dans sa chambre par un multirécidiviste. Et cette hypersensibilité ne date pas d'hier...

Les femmes de Tatiana de Rosnay
Etant mon cinquième livre de Tatiana, et quatrième roman, j'avoue que j'ai des soucis avec ses personnages principaux. Je me souviens d'avoir lu sur son blog que des lecteurs souvent se plaignaient à propos de ces dames.
Pour moi, Julia était à double tranchant puisque d'un côté je comprenais sa démarche, mais de l'autre j'étais d'avis qu'elle n'avait pas à se mêler des secrets de famille... Puis Colombe et Hélène, des femmes qui s'effacent à outrance... Maintenant Pascaline... Je ne la comprends pas et je ne sais pas si je veux la comprendre... cette envie malsaine de suivre les pas du meurtrier, de le "boucler", de faire une sorte de pélerinage sur les pas des victimes... je ne comprends pas...
Et puis... la fin vaut son pesant de cacahouètes. C'était la fin parfaite à mon avis !

dimanche, 27 avril 2008

CACHIN, Nathalie (France)

Les Trophées de Constance & autres objets de désir ♥♥♥♥

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Nathalie Cachin signe ici son "premier livre publié" comme le dit la couverture. Elle fait partie des blogueurs qui sont découverts sous la toile et offerts une publication. Et son éditeur ne s'est pas trompé : le blog de Nathalie était un vrai bijou (il est fermé) et j'aimais y jeter un coup d'oeil, sourire à sa plume et voyager avec ses voyages multiples.
On retrouve sa plume dans 18 nouvelles, dont le thème est le désir, l'envie, la jalousie et les fantasmes. Des femmes libres qui veulent être l'autre par fantasme, qui sont en couple mais ne savent plus comment s'en aller, des femmes qui veulent une autre vie que les leurs.
Je peux ne pas partager les idées de certaines, mais les histoires se lisent toutes seules, on les imagine comme au cinéma...

mardi, 15 avril 2008

Rédac du Mois : Vous vous réveillez un matin, et vous constatez que vous avez été transformée en enfant...

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Cette fois-ci, l'imagination est au rendez-vous et je ne suis pas la seule à m'y pencher :
Laurent, Noelia, Bergere, Bertrand, JvH, Jean-Marc, Hibiscus, Anne, Julien, Joël, Chantal, Looange, William, Catie, Lelynx, Cecfrombelgium, Gally, La Nymphette, Julie70, Gazou, JulieMeunier, BlogBalso, Celine, Vladyk, Lydie, Lucile, Guy Cardinal, Optensia, Linda, Denis, Yibus, Julie, Isabelle, Froggie, Christophe, Aurélie N, Le chat qui, Lodi

La fiction étant mon art, je me suis dit que j'allais écrire un conte du genre la série des « Kawabi ». Pourtant, je n'ai pas envie d'écrire de la fiction pure et dure. Ces derniers mois, je suis obsédée par l'enfance que j'ai râté... une enfance qui me reste au travers de la gorge et qui me rend vulnérable... Peut-être est-ce le moyen de mettre un visage sur l'enfance que je n'ai pas eu ?

Une fois n'est pas coutume, je paresse au fond de mon lit. L'AC est au maximum, comme d'habitude, et je suis enroulée dans mes couettes... et soudain je me rends compte que je ne suis pas où je devrais... Dans ma chambre à Montpellier, je n'ai pas de clime... Je n'ai pas besoin de deux couettes... et détail : à Montpellier, j'ai un lit double.
Je me redresse, je manque de m'écrouler par terre (j'avais vraiment un lit aussi étroit ?!) et regarde autour... Les persiennes ne sont pas fermées. Je vois un ciel gris au loin. Seigneur, me revoilà à Luanda !
Normalement chez ma mère, on ferme les persiennes dans l'après-midi pour éviter les attaques des moustiques avant le coucher du soleil, et puis on ferme les vitres avant d'aller se coucher pour allumer la clime. Mais lorsque je vais me coucher, je rouvre les persiennes et ferme les vitres en vitesse. Je n'aime pas être totalement dans le noir lorsque vient le jour. Je n'ai jamais eu de notion spatio-temporelle, ça n'a pas changé en 26 ans, j'ai donc besoin d'avoir une référence pour savoir how late it is !
Je cherche mon portable sous mon oreiller mais je ne le trouve pas... c'est vrai que mon portable ne marche pas en Angola, mais ma mère me prête une puce (normalement, elle me prête aussi un portable pourri parce que je risque de me faire voler le mien si je fais la c*rie de répondre dans la rue)... et j'ai besoin de savoir quelle heure il est, puisque je ne porte pas de montre et je n'ai pas de réveil dans ma chambre... Mais je ne vois rien... Rien du tout. J'entends le bruit dans le couloir.
Ce bruit qui tue et qui a toujours tué : ma mère a une radio dans tous les coins de la maison... et s'il y a un truc que je hais absolument, c'est me réveiller avec le jingle des infos ! Bon, je n'aime pas me réveiller avec quoi que ce soit de bruyant, mais vous le savez déjà ;-). Ma mère pousse la porte de ma chambre, lance un « tu es déjà réveillée ? Dépêche-toi, tu vas être en retard pour aller à l'école. » Elle laisse la porte ouverte, éteint la clime et ouvre grand mes fenêtres sur l'air sec et chaud de Luanda et les klaxons de notre avenue, une des plus longues et larges et bruyantes de la capitale. Je hais me réveiller de cette manière aussi ! En repartant, elle laisse la porte ouverte, laissant libre court aux ondes hertziennes et les infos du matin.
Je crois que je viens de décrire mon plus grand cauchemar, mais à vrai dire, c'est comme ça que Mme le Général me réveille pendant les vacances... et si je me souviens bien, très tôt je me suis levée toute seule comme une grande pour aller à l'école.

Je me lève et me regarde dans la glace de l'armoire... Goodness gracious me !!! Je suis redevenue enfant ! Même pas de poitrine pour faire semblant ! Je suis une enfant... plus grand cauchemar que celui d'être réveillée par ma mère ! En un quart d'heure, je suis prête pour sortir. Je bois mon lait chaud et je prends l'ascenceur. Le chauffeur m'attend pour m'emmener à l'école. Mes parents n'ont jamais pris cette peine-là. Je suis enfant avec ma tête de presque trentenaire, je ne sais pas si ce que je ressens c'est du trac... c'est où déjà, l'école française ? C'est où ma salle ? C'est qui mon instit ? Qui sont mes amis ?
A l'époque, ma vie se concentrait à l'intérieur de l'enceinte de l'école primaire et tous les ans ou presque, les têtes changeaient pour cause de départ des expats ou des diplomates... je n'avais pas d'amis "pour la vie", je n'avais pas d'amis d'enfance à part une, Blue, la Suissesse qui est devenue Angolaise après sa majorité (va savoir !)... J'avais une enfance solitaire. Ma mère nous interdisait de quitter l'appartement, de nous mêler à la foule, d'aller où les autres allaient... Nous grandissions dans une bulle superprotégée dont je ne me suis jamais défaite...
Et si les choses avaient été faites différemment ? Si ma mère nous avait laissés le champ libre ?
Aujourd'hui, je n'ai rien. Je n'ai rien qui me rattache à mon enfance, mes amitiés étaient éphémères et je n'avais pas de contact avec les enfants des voisins... Ce n'est qu'à l'âge de 16 ans, lorsque j'ai commencé à vivre seule, que je me suis fait une vie, avec des amis que je garde encore et toujours, même 10 ans plus tard.
De mon enfance, je n'ai pas de souvenirs.

Je pourrais essayer d'imaginer ce que ça ferait, mais le plus j'essaie, le plus je me rends compte que c'est douloureux, que ça m'obsède depuis longtemps et que j'en veux terriblement à ma mère de m'avoir coupée du monde... Si je ne ressens pas le manque des autres lorsque je m'en vais, si on dit que je suis tellement indépendante car je suis solitaire et silencieuse, ce n'est qu'une conséquence parmi tant d'autres de mon enfance.

Pour une fois, la psychologie a eu raison de moi...



(Vous êtes intéressé/e/s par la Rédac du Mois ? Plus d'infos sur le site !)

mercredi, 02 avril 2008

Blogs Pot

23f869e63a2724c0c01378011ebdd2dc.jpg En retard, toujours en retard...
Quelques blogs inclassables que je visite régulièrement. Encore (et toujours) en chantier!


Chez les dames:

DeeDee: la vie trépidante d'une Parisienne à Paris
Gudulle s'en mêle
Low Blog de Pat (en potugais)
Y'a d'la joie chez Choupynette


Chez les monsieurs:

Au Poil SA de Blaise
More things about food and revolutionnary art de Labosonic
Le Golb de Thom
Le Monde de Titus
Oh my bloogness! Le blog pêle-mêle d'Osmany

(to be continued...)

dimanche, 17 février 2008

Blogs littéraires (et autres)

9376f0eb68e64d5bba00746cbbaf9dc7.jpg Voici une liste (non-exhaustive) des blogs (et sites?) littéraires que je visite régulièrement. Écrivains publiés ou pas, reconnus ou en voie de..., des lectrices (et -eurs), des critiques et des éditeurs... tout y passe, par amour du livre :)
Le temps que je note chacun d'eux, et d'en découvrir d'autres, cette liste sera toujours en chantier!!



Blogs de primoromanciers (à la recherche d'éditeurs)

Brise Marine de Galadrielle
Littérature de sous-sol de Marco Serfatis
Primoromancier contre Goliath de Jérôme Cayla
Wrath: survivre dans le monde hostile de l'édition de Lise-Marie Jaillant


Blogs avec exercices de style

J'écris parce que je chante mal de Daniel Rondeau
LKM, tout est fiction de Superk


Blogs littéraires

A l'ombre du cerisier de Laurent
A livre ouvert de Chimère
Au fil des mots de Loupiotte
Chez Clarabel
Chez Livrovore
Chez Lo
Conduite en état livresque de La Livrophile
Côté Lecture d'Elfique
Cunéipage
Enlivrez-vous, des soeurs Milou et Céline
Gouli Blog de M et Mme Patch
J'aime les livres et j'en suis fière de Suny
Journal d'une lectrice de Papillon
Le Biblioblog de Laurence & Co
Lectures et autres de Sylvie
+ Les carnets de lecture de Lhisbei
Les lectures de Camille
Les lectures de Florinette
Les lectures de Majanissa
Les lectures de Sophie
Mes lectures de Stéphanie
Lilly et ses livres
Littérature passion de Clochette
Lusopholies de Lusina, lettres, poésie et musique lusophones
Passion des Livres de Sylvie
Le Souk de Moustafette
+ Thé toi et lis, le blog li-thé-rature de Flo
Trésors de lecture et autres perles d'Anjelica

+ : blogs fermés

Que je découvre...
Au fil de mes lectures de La Liseuse
De page en page de Nina
Happy Few de Fashion Victime
In cold blog
Jules se livre
Le blog des livres (nouveaux) de Bernard
Le p'tit coin lecture de Loutarwen
Les lectures de Caro[line]
Les moments de lectures de la Conteuse
Littérature d'Irlande, de Bretagne et aussi d'ailleurs d'Eireann Yvon
Littérature passion de Clochette
Livres de Malice
Tamaculture de Tamara


Autour du Livre

Arts & Livres (Papeterie et Librairie)
AuteursTV, des interviews d'auteurs
Les blogauteurs
Buzz Littéraire: la Bulle de la littérature Nouvelle Génération
♣ Critiques de livres de blogueurs sur Critico-Blog, par Labosonic.
Les Éditions Héloïse d'Ormesson par Gilles Cohen-Solal
Je résiste à tout sauf à la tentation de persifler sur le monde de l'édition (Ripley, Rastignac et Dorian Gray)
La Lettrine d'Anne-Sophie Demonchy
Lire, le magazine littéraire
Littérature.tv, être vu pour être lu, promotion d'auteurs
Moteur de recherches de blogs de lecture de Camille
La Rentrée Littéraire par la FNAC
Rue des Livres, échanges entre passionnés

vendredi, 15 février 2008

Rédac du Mois: Mon blog, ma drogue

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Laurent, Olivier, Bergere, Bertrand, JvH, Lady Iphigenia, Julien, Chantal, Christophe, Hibiscus, Bluelulie, Anne, Hpy, Joël, Looange, Loïc & Hyun-Jung, V à l'ouest, William, Catie, Nanou, Isabelle, Lelynx, Cecfrombelgium, Gally, Froggie, La Nymphette, Julie70, Aurélie N, Solange et JulieMeunier


Il y a tant à dire à propos de mon blog et de la blogosphère en général !
Comme l'énoncé le dit, mon blog est en effet une drogue. J'essaie de me contenir de plus en plus, de ne poster que tous les deux jours ou les jours impaires (maintenant)(quand il n'y a rien d'intéressant qui arrive... ou un livre lu... ou un tag ;-)), mais j'ai passé par plein de phases différentes !
Au début, lorsque j'avais créé Entre mes lignes, je pouvais poster plusieurs billets par jour, je ne me tarissais pas, et je me demandais comment ça se faisait que les visiteurs augmentaient tous les jours. J'ai beau parler par les coudes, mais je n'ai aucune idée de ce que je dis et quelle en est la profondeur de mes bavardages. Est-ce que j'aurais pu ne parler que de l'écriture ou de lecture ? Non. Je suis trop bavarde dans mon silence (ce sont les mots qui m'intéressent, pas en parler ;-)) et je débordais déjà dans les apartés de mes commentaires de lectures. D'ailleurs, très vite j'avais créé un deuxième blog, Entre leur lignes pour faire la séparation... et puis Marque-Page. Et puis, encore, j'ai décidé de changer, et de réunir mes deux blogs sous un seul, mes apartés auraient un sens et un suivi !

Souvent j'ai l'impression d'être impudique, que je parle trop de moi, et après je me dis que pas tant que ça. C'est un peu confus dans ma tête parfois ! :-P Mais j'espère que je ne jète personne dans l'embarras parce que ce n'est pas du tout mon envie. J'aime parler de choses qui m'arrive avec humour, mais j'essaie de laisser de côté ce qui blesserait les autres (moi, on s'en f* un peu) parce qu'ils n'ont pas demandé à être de la partie. C'est aussi pour ça que je prends un malin plaisir à trouver des surnoms qui colleraient au plus aux personnages et que je n'hésite pas à partager avec eux. Lorsque Lady Jay, Cocktail Molotov, Mr Kiss et Don Quiche passent par mon blog, ils signent avec le surnom que je leur ai donnés. It's so sweet et je m'éclate de rire toute seule devant Wally.

Le blog est aussi une autre drogue lorsqu'il s'agit des blogs des autres. La blogosphère est tellement riche de pépites ! J'essaie d'actualiser mes liens, mais la première chose que je fais lorsque je me connecte, après avoir lu mes e-mails, c'est d'ouvrir mon Netvibes et faire défiler les différentes catégories de blogs (lecteurs, voyageurs, auteurs, dessinateurs...). C'est un vice, ça fait partie d'un rituel.
Et puis, j'ai connu (en vrai de vrai) des blogueurs avec qui je me suis sentie aussi à l'aise que derrière l'écran. Je n'aime pas le terme de "dans ma vraie vie" parce que les blogueurs font partie de ma "vraie vie" même si je ne les ai jamais vus en chair en os et en technicolor. Il y a des fois que j'échange les liens avec ma soeur (qui suit plutôt la blogosphère lusophone) et après les surnoms des blogueurs (souvent blogueuses) rentrent dans nos vies aussi naturellement: "Oh ! Schmilblick a parlé de tel sujet, j'étais sidérée !"

Ma blogosphère fait partie de la routine que je n'ai pas, c'est la seule chose en continu dans ma vie déstructurée et nomade. Mais peut-être que je préfère comme ça... :-)


(Vous êtes intéressé/e/s par la Rédac du Mois ? Plus d'infos sur le site !)

Meet the bloggers

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#9 - PP

#8 - Joy Suzanne
Mademoiselle est la première blogueuse anglophone (elle est américaine) que je rencontre, parce que oui, je lis beaucoup la blogosphère francophone, mais je savoure l'anglophone et la lusophone (dont je fais moyennement partie parce que je participe à un autre blog...). Un après-midi avec une amie British, entre souvenirs douloureux d'enfance, grandes rigolades et conseils de lecture, terminé par un repas vietnamien (on n'avait pas le temps pour le sushiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii). Superbe moment pour une journée ensoleillée d'hiver montpelliérain ! :-)

#7 - NaNoWriMos
Avant d'être des blogueurs (surtout des Livejournaleurs !), en tout cas pour moi, les Wrimos étaient des... Wrimos, voyons ! Nous avions passé un mois de novembre d'enfer et sur les chatrooms, et les retrouver enfin donnait un sens à tout ce qu'on avait déjà partagé. Et puis, les occasions de se retrouver ne manquent pas, que ce soit ciné ou restau. Et puis, pour une fois que je regrette de ne pas être sur Paris, parce qu'ils ont toujours des activités intéressantes ! Bouh !

#6 - Bernard, Coeur de Chêne, DDA, Superbuse
J'en rêvais, Laurence l'a fait ! Une rencontre de blogueurs dans le Sudeuh ! J'avoue que c'était des blogueurs que je ne connaissais que depuis que j'avais lu sur Biblioblog qu'ils seraient de la partie, mais je n'ai eu aucun mal à rentrer dans ce cercle d'amitié déjà formé, et le plus de temps on passait ensemble, le plus je reculais l'heure de rentrer chez moi ;-)

#5 - Labosonic
La plus éducative et culturelle de mes rencontres, parce que monsieur m'a fait visité le Louvre et Beaubourg en un après-midi de dimanche. Je n'oublierai jamais, non m'sieur, qu'à la fin je crois que j'avais pris des hallucinogènes ;-) C'est pas possible qu'on sache tant de choses sur tout. Ça me donne des complexes !

#4 - Laura
Copinaute vadrouilleuse citoyenne du monde, ayant vécu dans autant de pays que moi (;-))
Venue du Cameroun en vacances, et les coïncidences n'existant pas, elle passait quelques jours à Montpellier. Et hop, retour à la Crêperie de la Comédie, pour manger des crêpes et des glaces (pas bien, Laura !), parlant d'écriture (la copinaute étant auteure de trois ouvrages) et de méthodes de travail.
A gente se vê por aí ;-)

#3 - Tatiana de Rosnay
A l'occasion de la Comédie du Livre, je voulais absolument rencontrer Tatiana de Rosnay dont j'avais déjà lu trois livres et beaucoup aimé deux ! Mais Tatiana est tellement spontanée et généreuse, que j'avais plutôt la blogueuse devant moi et donc je n'étais pas intimidée par l'écrivain (j'ai de ces crises de panique, bondiou).
C'était super !

#2 - Laurence
Incroyable qu'on soit presque voisines et on a pris tant de temps à se rencontrer ! Chose faite autour d'un vert au Pré Vert, du côté du Carré Sainte Anne, juste avant la Comédie du Livre en juin ! :-)

#1 - Kanuthya
Portugaise dans l'agglomération de Montpellier, c'était la première blogueuse que j'ai rencontrée par le biais de ma soeur. Première rencontre et première bonne surprise. C'est tellement facile de manger une crêpe à la Crêperie de la Comédie et de parler de choses communes, d'Angola, du Portugal et de la France... Je l'adore, j'espère qu'elle sera plus active dans la blogosphère, ce qui voudra dire que ses problèmes se sont tassés...
Et c'est aussi elle qui a traduit ma nouvelle « Luena » en italien pour la revue Buràn.
Grazie mille ! :-)

dimanche, 23 décembre 2007

Swap de Noël: Littérature scandinave!

be2f0698491e918ccaaf3ef695c308c9.jpg Vive Noël avant l'heure! (J'attends le swap chocolat avec impatience... Et ouais. Une fois commencé, on devient vite accro à ces jeux-là!!)

23 décembre 07
Oh oui, Erzébeth , je t'aime déjà ! :-) Je dois prendre exemple sur toi pour faire de meilleurs colis Swap (encore désolée, Florinette !) J'ai été gâtée, gâtée et j'ai eu plein de coccinelles pour coller un peu partout (mon portable qui en a déjà une en a eu droit à une deuxième ;-)). C'était un festival de bonnes choses !
♦ Deux très beaux verres avec des bougies à l'odeur de violettes (Erzébeth explique que c'est la fleur de Toulouse)
♦ Des bonbons de Noël (au fait, je ne connais pas le nom exact, mais c'est très Christmas-y, j'adore !)
♦ Du thé de Noël qui sent merveilleusement.
♦ Deux marques-pages artisanaux, dont un brodé avec des coccinelles !
♦ Un sachet rempli de coccinelles avec des autocollants (je ne savais pas où les chercher/trouver, merci beaucoup !)
♦ Trois romans : Ombres sur la Prairie de Karen Blixen (choisi pour le mix Afrique/Scandinavie, j'en reviens pas, c'est excellent), La Cité des Jarres d'Arnaldur Indridason (qui était dans ma PAL depuis des lustres !) et Hanna et ses filles, de Marianne Fredriksson.

Merci encore, Mademoiselle, d'avoir été aussi à l'écoute et pour le petit mot sympa ! Je n'aurais pas le Noël que je voulais, mais ton colis est un excellent baume au coeur !

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samedi, 15 décembre 2007

KITA KEJUO, Laura (Cameroun/Brésil)

Le blog
Choc temporel (roman dont le commentaire est ci-dessous), Les héritiers du Mirail (essai) et Comme une odeur d'ammoniac (nouvelle) sont enfin disponibles sur Lulu.com. N'hésitez pas à encourager cette jeune auteure. Sa vitrine est ici !

Choc temporel ♥♥♥♥
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Pendant mon trajet de train, de Paris à Montpellier, disposant enfin d'un Wally, j'ai pu lire le roman numérique de Laura, nouvelle copine dans la blogosphère.

Voyage dans le temps

Dans ce roman, Laura est personnage principal et narrateur. Jeune étudiante à Toulouse, nomade entre le Cameroun, l'Allemagne, le Brésil et la France, Laura croise lors de ses inscriptions à l'université son amour d'enfance. Ilyan, jeune Argentin sur qui elle avait flashé en sixième lorsqu'ils étaient tous deux au Lycée Français de Hambourg.
A partir de là, tout semble allait en vitesse grand V, car pendant 10 ans, Laura avait rêvé d'Ilyan, en gros et en large, et le fait qu'ils se soient croisés à Toulouse relève du destin. Après tout, après la cinquième, ils ne s'étaient plus revus, d'ailleurs, ils n'étaient même pas proches!
Mais si Laura était amoureuse, Ilyan lui, se souvient de quelques détails.
Viennent alors les problèmes autres que les loyers impayés, les études qui traînent, le boulot, les diabètes, les crises familiales... Laura doit ajouter à sa longue liste de problèmes un copain qui est trop philosophe sur les bords, qui ne répond jamais à ses propres questions, qui est là et soudain n'est plus là, qui n'est jamais sûr...
La communication est un réel souci entre les deux. Comment se parler (et en quelle langue?), sans vexer l'autre croyant bien faire?
Mêlant flashbacks, présent et les notes d'Ilyan, l'auteure nous fait vivre les doutes des deux côtés, expliquant et racontant la génèse de cette histoire...

Journal intime bien proche
J'ai deux problèmes cependant, même si le dénouement me donne de l'espoir, après tout, j'ai vécu un déchirement il y a plus de dix ans, avec un "être" que je n'osais pas aborder car j'étais trop jeune et lui trop beau, je n'avais aucune confiance en moi, et puis... et puis. La vie. Tant d'eau est passée sous le pont depuis! Mais c'est drôle parce que j'avais écrit une autofiction à ce propos il y a quelques années, où je le retrouvais et...
1 - C'est l'écriture. Pas dans le style, qui est moderne et jeune, mais dans le côté "journal intime" où tout est noté et raconté plus tard.
2 - J'ai lu plusieurs fois "Javier" alors qu'il s'appelle "Ilyan Rafael" (lapsus révélateur, Laura? :P)

J'ai bien aimé, franchement, et c'est pas parce que tu es comme ma soeur jumelle dans la blogosphère ;)

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