mardi, 11 décembre 2007
I ♥ French Wrimos
Il n'y a pas d'autres mots. Je suis addicted au groupe des Frenchies. Et ça me rassure de savoir que je ne suis pas la seule!
Tous les jours, le premier réflexe lorsque j'allume Wally, c'est de voir mes e-mails (of course), mais tout de suite suivi de la connexion du chatroom. Venu de l'époque barbare, mIRC est de retour en force. Je ne l'avais plus utilisé depuis 1999, tout au plus! Je ne sais plus quoi faire sans les messages du groupe que notre Chef Scout a créé pour qu'on garde le contact le reste de l'année, entre les soirées chat, Facebook, les e-mails, et après la TGIO, tout ça s'est renforcé. J'imagine que pour les Parisiens c'est encore plus fort car ils avaient des séances d'écriture toutes les semaines et vont les continuer pour éditer leurs romans.
Pour une fois, la première fois de mon existence, réellement, j'aurais envie d'être à Paris plus longtemps!
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dimanche, 09 décembre 2007
En vadrouille #9bis - TGIO (+ un extrait)

Je vous en parlerai plus longuement.
Je sais juste que c'était génial. Je ne regrette pas d'avoir traversé le pays, d'avoir quitté le Soleil et le bon temps pour cette grisaille-ci.
Merci, merci, merci, les NaNo!
Du coup, un extrait! Je suis d'excellente humeur! ;-)
Chez Lilibel, chez Azh, chez Maikie (à compléter au fur et à mesure que la flemme se dissipe parmi nous...)
Je pense encore à tout ça, et à d’autres choses davantage plus sombres, lorsque Casanova [mon voisin] rentre chez moi, un paquet de viennoiseries à la main.
Je passe alors dans la salle de bains et commence à me brosser les dents, esquivant mon reflet. Mon miroir est couvert de mots en Velléda, des citations chinées ici et là, au gré de mes lectures ou des films que je regarde. J’arrive à peine à remarquer mon visage, mais je devine sans difficulté mon teint cireux, mes cernes et mes joues creuses. En six mois, j’avais perdu vingt kilos. J’ai une taille mannequin et je n’ai rien fait pour. N’est-ce pas vexant ?
Casanova, loin de se douter du cours de mes pensées, s’assoie au bord de la baignoire et mange paisiblement ses croissants au beurre.
Il est vraiment séduisant, mon Casanova. Il a cet air de poète romantique perdu et désespéré, ses longues boucles bleutées lâchées sur son dos. Il s’habille exclusivement en noir. Fa [ma soeur]dit souvent que c’est du gâchis. Un peu de couleur renforcerait ses yeux verts et son teint mat.
- Merci de m’avoir transportée à l’aube. – je dis, démêlant mes longs cheveux crépus (c’est ça aussi d’être métisse)…
- Marie Claire [sa copine] avait dit qu’elle allait passer dans la matinée, et je ne savais pas à quelle heure. Et croiser une autre femme dans mon lit…
Il dit ça sans un sourire, sans une expression. A se demander si c’est du sérieux ou de l’humour. Mais de toutes les manières, je connais Marie Claire et je sais bien qu’elle peut avoir une attaque de jalousie pour n’importe quel détail. Mais je ne peux pas me passer du soutien de Casanova, c’est tout aussi impossible pour moi que d’ouvrir la fenêtre.
- Je suis désolée. – je lance enfin.
- De ? – il attaque un pain au chocolat.
- Je suis trop dépendante de toi. Je dois savoir me passer de toi, même quand j’en ai besoin. Je prendrais très mal, si j’arrivais chez mon Autre et il y a sa voisine dans son lit.
Il garde le silence.
Je reprends mes cheveux, les brosse encore un moment puis fais une tresse hollandaise.
- Maintenant ouste. Je veux me doucher.
Il se lève, nonchalant, et en fermant la porte, il lance :
- De toute façon, j’ai déjà tout vu…
Je ne sais pas si j’ai le courage de rougir ou si c’est trop demander à mes vaisseaux sanguins…
01:05 Publié dans Carnets de Voyages , Montpellier (& ma Vie en France) , NaNoWriMo , Rencontres | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : NaNoWriMo 2007, A l'Ombre du Baobab, TGIO, Paris, France
