mardi, 13 mai 2008

Before and After Gordon Ramsay

d89b50a785be0505fe0bcd12842e972a.jpg J'ai déjà parlé de Gordon Ramsay... ou plutôt, de Hell's Kitchen. Ce que je n'ai pas dit... c'est que ma soeur et moi sommes totally addicted. Ah non, ça je pense que j'ai dit aussi... Mais depuis, c'est pire ! Nous avons cumulé des heures de Ramsay's Kitchen Nightmares (UK), Kitchen Nightmares (US), Hell's Kitchen (US), The F Word (UK) et d'autres Ramsay delicacies...
Pour ceux qui me connaissent (ailleurs que sur un écran), savent que je ne supporte pas les gros mots qui servent de ponctuation. Le hic d'être fan du top chef, c'est que je prends des défauts de language et ça me plaît moyennement. Donc je vais me laver la bouche avec du savon de Marseille, tout en continuant à suivre Gordon...
(Merci à lui de m'avoir redonné la passion pour la cuisine ! ♥)

(Vidéos suivent)

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dimanche, 06 janvier 2008

En vadrouille #10bis - Sur les Champs Elysées (ou comment Soba est devenu Robocop) (deuxième partie)

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Une foule s'est mise à courir à contre-courant, dans toute la largeur de l'avenue, et nous quatre marchions en plein centre des Champs. Instinct de survie à la noix, L. et moi nous cachons derrière ma soeur qui était derrière Soba. C'était le seul garçon, et au diable l'égalité des sexes.
"Les filles, restez calmes, restez calmes." il ne cesse de répéter.
Je tiens L. entre mes bras, et ne sens que passer la centaine de moutons qui courent loin de la police. Soba nous dit soudain de commencer à avancer. Nous nous tenons par les mains, Soba menant la cadence, firmement, la tête haute. Et puis, il y a eu la police...
Tous ceux à qui Soba avait souhaité la Bonne Année, que ce n'était pas facile et tout et tout, les boucliers, les casques et les matraques en poings... nous nous sommes trouvés exactement entre les casseurs et la police, à deux pas des deux. Et il y avait la police à la paysanne, reconnaissables à leurs matraques, mêlés à la foule qui courait. L. et moi nous sommes séparées de Soba et Jess sans que nous comprenions réellement.
Mais au moment où j'ai vu une matraque à quelques centimètres de moi, j'ai commencé à courir, et j'ai foncé droit devant, dans la police à bouclier. "Faites le tour, faites le tour !" qu'ils crient.
Hé oh, ça va pas ?! Vous faite dix mètres de long, j'ai tout le loisir de me faire tabasser aujourd'hui ! L. passe avant moi entre deux agents, moi tout de suite après, cherche ma soeur et Soba du regard, leur crie de passer sur le trottoir.
Soba lui, toujours déterminé, la tête haute, le regard qui fait peur. Au moment où nous nous sommes retrouvés tous les quatre, il y a eu un mouvement de panique, ma soeur a perdu son escarpin. Je portais mes baskets (qu'est-ce que je suis bien inspirée, souvent !). Nous ne voyons Soba nulle part dans la foule. Je veux bien prêter mes nouvelles chaussure, mais ma soeur a 10 centimètres de plus que moi, et deux pointures deux plus aussi ! Je suis inquiète de voir ma soeur marcher pieds nus alors qu'il y a tellement de verre cassé sur le trottoir.

Et puis... sorti de la foule, l'escarpin manquant à la main, Soba revient, les épaules larges, la tête haute, le regard qui tue.
Je ne sais pas si je veux rire de la situation ou n'être que soulagée de le revoir, vu que nous avions déjà perdu les quatre autres. Mais il était là. Le talon en poing.
"Si on te voit avec de la détermination dans les yeux, et un talon aiguille, on fait un tour et on ne te touche pas." qu'il dit "Je peux mourir (piétiné pour le coup), mais vous courez." Yeah Robocop.
Je ne porte pas de talons, je devrais peut-être commencer ?! For self defence ?

Nous décidons de quitter au plus vite les Champs, les uns serrés aux autres, et nous diriger au Duplex pour retrouver les autres. Les téléphones ? N'essayons même pas.
Allons à contre-courant des gens qui arrivaient sur les Champs ignorant ce qu'il se passait, nous avons pris une rue parallèle pour aller jusqu'à l'Avenue Foch.
Sans qu'on se rende compte, il était déjà 1h du matin, c'était minuit en Angola.
Nous retrouvons les quatre autres, puis j'essaie d'appeler ma mère (mon père est au Brésil) mais elle appelle sur le portable de ma soeur, qui est bien tentée de lui raconter ce qu'il vient de se passer, mais Mme le Général s'inquiète très rapidement et serait capable de nous enfermer chez nous, même à distance. Et puis, le Nouvel An sur les Champs, once in a lifetime ;-) Pour l'occasion, je me referai un réveillon à Copacabana comme aux bons vieux temps.

Au Duplex, la file faisait le tour du bloc, nous sommes allés à l'Etage, de l'autre côté des Champs qu'on a dû redescendre (sur le trottoir, cette fois, c'est toujours sur la rue que ça se passe), nous attendons jusqu'à 2h (oui, le temps passe vite), je change de chaussures (encore !!) et nous dansons jusqu'à l'aube...
Nous arrivons à la maison à presque 7h, je reste un peu dans le couloir pour me retirer, dans le silence et la solitude (mes amis malmenés), pendant que les autres se lancent dans une partie de Trivial Pursuit...

d86f2d6451b1174150b3cb1b4f042b0a.jpgEn conclusion, mon Réveillon, même avec l'épisode Robocop, était beaucoup mieux que Noël qui heureusement, c'était l'année dernière (déjà !). A oublier !

Allez ! Bonne année ! :-)

vendredi, 04 janvier 2008

En vadrouille # 10 - Sur les Champs Elysées (première partie)

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Tout devait bien commencer.

Pour une fois, nous nous sommes dits "on fait des plans". Nous autres Négro-Africains, ça ne nous connaît pas souvent, donc ça a le mérite d'être noté dans les annales.

Soba : "On va où ?"
Jess : "Au Portugais."
Soba : "Ah non, non."
Moi : "Cousin, je peux te dire que je n'apprécie pas spécialement le Portugal. Mais leur cuisine est une des meilleures au monde."
(Désolée pour cette déclaration de désamour comme ça, mais ça n'a pas changé depuis l'année dernière... pardon à la famille à 2/3 portugaise.)

Soba prend alors la carte de visite de Saudade, et quand il s'écrie "130€ par personne", il dit "Oui, mais non. Merci." La plupart de nous sommes étudiants sans le sou : fin de mois, factures, impôts, trains et Fêtes. Ça fait de sacrés dégâts.
Ma soeur lance alors : "Allons au Yakro."
J'étais moyennement chaude pour un restaurant africain. Mais je vais toujours où va la majorité.
Soba appelle, pas de problème. Réservation pour dix, il n'y a pas de soucis. Nous serons les bienvenus.

Yeah.
Right.
Africain ô !

Laborieusement, le 31, nous voilà prêts. J'ai eu la mauvaise idée d'acheter de nouvelles chaussures le jour-même, mais je n'avais que mes baskets. Réveillon, fête, restaurant, after party... ça n'allait pas le faire. Mais just in case, j'ai mes baskets dans mon sac à main. Nous les filles avons de grands sacs. Maintenant vous connaissez leur utilité.
Première étape... un taxi. Puisque nous allions en taxi vers le restaurant, j'avais mes nouvelles chaussures. Mais lorsque nous avons changé d'avis et pensé aux transports en commun, je me suis assise, et comme la villageoise que je suis, j'ai mis mes baskets. Le temps qu'arrive un taxi.
Hmpft.
Dans la voiture, je rechange mes chaussures. Pour arriver devant le restaurant où c'était marqué "A vendre".
Hmpft au carré. Là, nous rions plutôt que pleurer, parce que "nos frères"... Pour une fois que nous avions fait des plans ! Que nous avions des réservations ! Quel a été l'imbécile qui a dit "Venez donc, il y a de la place pour dix, sans problèmes".
Ce sont ceux-là... je ne dirai rien.

Je remets alors les baskets (Nouvel An sur les Champs, ou comment changer de chaussures dix fois dans la même soirée). Nous allons sur les Champs Elysées. Wink ! Comment faire un 31 décembre sur l'avenue la plus belle (en tout cas pendant les Fêtes de fin d'année), overcrowded ?!
Allons donc, nous allons trouvé.
Au premier restaurant qui nous semble classe, le Ziti, dans une des petites rues perpendiculaires aux Champs. Pour sept (entre-temps, le nombre a réduit, vous avez remarqué ?), que dans une quarantaine de minutes... Meh... Essayons de trouver. Mais même le Paradis du Fruit sur Georges V (je crois) est sur réservation (avec garde devant).
Nous marchons, montons l'avenue, redescendons, et puis... nous repartons au Ziti à 22h ! ;-) Les premiers, vous savez ce qu'on dit...

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Et c'est là que nous avons passé les douze coups de minuit, que les garçons ont bien crié au peuple "bonne année !" (depuis le matin au fait). Quelques minutes plus tard, nous (re)voilà sur les Champs Elysées, criant encore, Soba devant les agents de police "Ce n'est pas facile, mais bonne année."
Non non, je n'aime pas me faire remarquer.
Les plans ? Chassez le naturel... vous savez ce que c'est là aussi.

Soba : "Bubbles et Smurf, allez au Duplex voir ce qu'il en est... Nous, nous allons à l'Étage pour voir. Le premier qui a une entrée appelle l'autre."
Ma soeur et moi n'étions pas d'accord.
"A cette heure-là, le réseau est saturé, c'est impossible. On y va tous ensemble."
"D'accord."
Nous marchons, criant... vous avez compris.
Et nous avons perdu la moitié du groupe: Bubbles, Smurf, A. et Ace. Soba, Jess, L. et moi décidons de continuer vers le Duplex, nous allions bien nous retrouver. J'ai entendu un tir et j'ai dit à L: "Et ça commence." Ce n'était pas les feux d'artifice. Nous continuons de marcher.
Et puis soudain... l'émeute.

dimanche, 30 avril 2006

Gala Sup de Co

Gala Sup et manger à Montpell'
J'aurais pu prendre le temps de traverser la Comédie (centre/coeur de Montpellier) bien tranquillement.
Non seulement il faisait chaud, mais il avait ce petit vent caractéristique de Montpell, c'était la joie. La Comédie était surpeuplée comme à chaque samedi. Mais il y avait aussi deux terrains de beach volley, de quoi avoir envie de paresser, et non de voir si mon étole avait la même mesure de chaque côté, si j'arrivais à fermer mon sac à main de cocktail (quoique, s'il y a un autre nom pour un sac aussi minuscule où même le trousseau de clés est de trop...), de faire attention à ne pas trop claquer mes talons, ma frange qui soit se trouve devant mes yeux, soit en cornes sur la tête, le vent qui souffle ces "choses" des arbres dans les yeux (vive le printemps). Enfin, comme vous voyez, la joie.
Entre mon appart et le Corum, j'ai cru faire moins de 10 minutes à pieds et ma soeur m'a appelée deux (ou trois?) fois.
J'arrive devant l'accueil, de loin je vois la tête de ma soeur et le costard du géant Vicomte. Je m'approche, je salue ma soeur, le Vicomte, Sunny, Fleur de Lys et Poussin, je découvre que le gala est à 17h et non à 16h, je peste légèrement car j'aurais pu laisser les bigoudis plus longtemps et moins accélerer, et m'arrêter devant la foire aux livres! Mais bon... 11 (ou 13?) livres achetés en avril, faut pas exagérer, non plus.
Alors on rentre au Corum, on va au café (qui nous fait tous penser, nous enfants internationaux s'il en faut, à un café d'aéroport), on parle un peu, Mr Telecom et Non-Africaine nous rejoignent, on parle encore, et enfin l'heure est arrivée. Opéra Berlioz it is (plus grande salle du Corum, je crois), alors que celle de l'année dernière était à la Grande Motte (et pas à Palavas comme j'ai cru me rappeler). Une salle extra. Ça fait longtemps qu'on n'est pas allées au théâtre, ma soeur et moi, il est temps qu'on nous refasse une soirée culturelle à la française!
Je vais passer outre la cérémonie des remises des prix d'excellence, de mérite par des sponsors (entreprises mutlinationales si possible), des diplômes, de l'ouverture à l'Asie en général et à la Chine en particulier, des salaires en "kilos €/ an" et co (franchement, on peut pas dire "mille" comme tout le monde?), des postes de chef de produit, chef de ci et de cela, avec un parcours le plus souvent "Espagne-Irlande", des robes les plus wow les unes que les autres, des chaussures vertes et autres détails, et même l'intermède musical était un métissage des cultures asiatiques. La musique (et les deux musiciens...) étaient super... maintenant les danseuses...

Ma soeur s'est affalée sur son siège, comme si on était sur un vol moyen-terme et qu'elle se préparait à dormir tout le long du voyage. C'est dire! Moi qui comprends rien aux finances et business, je ne faisais que changer la position de mes jambes pour éviter des crampes...

Vers 20h30, on sort. Il fait encore jour, mais les températures ont chuté. Mon haut est un haut, disant... avec ventilation incorporée... Une sorte de tricot mais de maille... enfin, ça sonne bizarre, mais c'est quand même classe (pas du tout subjective comme remarque) et très... ventilée (j'ai déjà dis ça). Alors, à moi mon étole, Fleur de Lys prend la veste de ma soeur, on veut aller manger.
Ma soeur lance "on va au McDo"!
Bon, si en temps normal je dis "pourquoi pas?", là, c'est niet. Habillés comme on est, autant finir la soirée avec élégance (elle s'la pète, j'y crois pas!!). Les garçons (Vicomte et Mr Telecom) voulaient voir le match PSG-OM (je ne ferai pas de commentaires sur le match), nous les filles, on voulait manger. On s'arrête sur la Comédie (un groupe de 7 élégants ça attire les regard), ce qu'on sait, c'est que pour avoir un écran, c'est sûrement dans un bar enfumé et on n'est pas d'accord. Sur la Place Jean-Jaurès, y'a pas vraiment de restaurants, pas de Crêperie, Pizza Pappa (excellents plats italiens, pâtes faites maison), on y est allés (le même groupe) il y a deux semaines, Forster's (l'américain) a fermé définitivement... Fleur de Lys conseille alors un restaurant du côté de Virgin, Marco Polo. Mais on se souvient que Marco Polo avait fermé.
A la place, c'est le Déci-Dément, qui finalement se révèle être EXTRA! Superbe déco, cocktails magnifiques, serveurs très sympas, plats originaux, musique qui donne la bougeotte, éclairage impec. Et cerise sur le gâteau, il y a un écran pour le match.

C'était une excellente soirée! Vraiment. On a énormément parlé de politique (de Sarkozy à Villepin, passant par Ségolène et Le Pen - no rhymes intended), on a parlé de voyages (Sunny part en Australie, Vicomte en Chine, Fleur de Lys aux States...), j'ai assuré ma place à la fin de l'année chez Sunny à Sydney!

J'étais très en "bas" ces derniers temps. Un moment de mauvaise lune qui durait... Les déceptions, les désillusions quand elles s'enchaînent et ne nous donnent pas de répit sont autant de tortures chinoises. Mais là, franchement, je me dis... je ne suis pas malheureuse du tout.

Merci Jess.


PS: non seulement mon appareil photo n'avait plus de piles, mais dans mon sac miniature, il n'y rentrait pas de toute façon. Quand j'aurais des photos (si je les ai), peut-être que...