mardi, 16 septembre 2008
GUENE, Faïza (France) ♥
Lu: ♥ Kiffe-kiffe demain ♥ Des rêves pour les oufs • Les Gens du Balto (podcast par Michel Field dans la suite - démarre automatiquement) →→ Site officiel
14:30 Publié dans Marque-Page | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Faïza Guène, Coup de coeur, Roman, Rencontres, Hachette Littératures, Littérature française
samedi, 21 juin 2008
de ROSNAY, Tatiana (France/Angleterre) ♥
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Lu :
♥ Elle s'appelait Sarah
• Le Voisin
♥ Mariés, Pères de Famille
• Spirales
(• Dernières nouvelles du 87)
• La Mémoire des Murs
Rencontre: 31 mai/1 juin 2008, Comédie du Livre, Montpellier
Rencontre: 2/3 juin 2007, Comédie du Livre, Montpellier
Je prends mon temps pour sortir de chez moi. Le ciel est gris, les nuages tellement lourds qu'on aurait dit que le déluge était proche. Autant la veille, c'était impec, aujourd'hui, le ciel voulait nous jouer des tours. Le bon côté des choses c'est qu'il ne faisait pas trop chaud. Au fait, c'était très bien comme ça! Je marche calmement vers la Comédie en train de parler à ma soeur au téléphone, j'avance calmement, pas pressée. Bon sang, c'est le sud, il ne manquait plus que ça. Je fais un tour des stands. Ah! Tatiana de Rosnay est à côté de Guillaume Musso. Et il y a du monde! Mais quand je dis Tatiana de Rosnay, c'est juste sa place: elle n'est pas encore arrivée. Je fais encore un tour, repère Bessora, la place de Gaston Kelman, ah Isabelle Alonso! J'avais acheté et lu Roman à l'eau de bleu à sa sortie, en 2003, on pouvait voir les pages légèrement jaunies avec le temps. Faïza Guène est à quelques mètres, elle me reconnaît puis me salue de la main. J'ai trouvé ça très sympa! Et à mon retour en arrière, je la vois enfin! Tatiana qui s'assoit à sa place. Je m'approche tout doucement, me demandant comment j'allais faire pour dire "je suis Jo Ann", mais elle ne m'a pas laissé le temps! "Je sais qui tu es!" Ah, ça rassure :) On s'embrasse et on parle comme si on se connaissait depuis des lustres. Je me suis tout de suite sentie à l'aise, on a parlé de la relique que j'avais réussi à dénicher (Mariés, pères de famille), des blogs et des blogueuses, de ses romans. On a été interrompu par un (charmant) jeune homme (attaché presse?), Tatiana a un RDV, à 16h elle serait de retour. Il y a tellement de monde, que je me décide à quitter la Comédie, ne serait-ce ma ville, n'est-ce pas? Et je suis allée manger des crêpes au Nutella que je n'avais pas mangé depuis février! (Carême, Angola... tout ça ensemble fait des étincelles). J'en profite pour parler avec des amies, aller chez Gibert Joseph et je reviens calmement (c'est le sud qui veut ça!) Je ressors mes livres, superbes dédicaces (je viens tout juste de les lire!), on parle encore un peu et je dis que je serai présente à l'entretien de dimanche. Elle: "Super! Il y aura au moins une!" Mais au moment où je m'en vais, appel de Mme Laurence qui me rejoint. On repart voir Tatiana. Du coup, il y a son éditrice Héloïse d'Ormesson qui passe par là aussi. Mais à 17h, il y a le débat sur la place de la femme dans la littérature, alors on se sépare. C'était chouette, Tatiana, merci!. Mariés, pères de famille ♥♥♥♥♦ (Plon)

Ce sont onze nouvelles, onze femmes qui sont confrontées aux aventures extraconjugales de leurs maris... On leur dit avant même le mariage que les hommes ne sont jamais fidèles. Mais elles croient toutes, à un moment ou un autre, que LEUR mari à elles peuvent être différent... Il n'y a qu'un mari, parmi les 11 qui s'en sort avec les honneurs et qu'on a envie d'être de son côté plutôt que du côté de la femme... Onze histoires qui font peur aux (jeunes) femmes comme moi qui n'ont jamais cru aux promesses de mariage lorsque l'entourage masculin est le parfait exemple de badinage. Je voulais absolument lire ce livre, même étant indisponible à la vente, mais je l'ai trouvé en occasion et je ne pouvais pas laisser passer la chance de l'avoir entre mes mains puisque le sujet m'intéresse et fait partie de ma vie toute entière. Il y a 11 manières de mettre l'homme face au mur et au fait accompli, leur montrer combien ils sont bêtes (dans tous les sens du terme) et prévisibles, et comment les femmes reprennent le dessus, se montrant plus fortes malgré les blessures intérieures.Tatiana » Je pourrai te raconter des histoires réelles de prise de flagrant délit dans ma famille, avec droit aux armes (c'est une famille de militaires, et les armes sont plutôt dans les mains des femmes) et ce que ça provoque. C'est moi qui le dis... Jamais cru au mariage et ça risque pas de changer... Même si je veux un mari sympa ;) Le voisin ♥♥♥♦ (France Loisirs)

Tatiana de Rosnay, à travers son héroïne Colombe, nous parle d'un genre de folie que nous avons (presque) tous frôlé un jour! Celle de vouloir égorger le ou la voisin(e) pour cause de nuisance sonore. Oh, que je me suis revue dans les arrêts de Colombe lorsque vers 3h du matin, on entend de la musique à fond... Pendant de très très longs mois dans mon immeuble, nous étions dotés de deux genres de voisins très bruyants. L'une criait du matin au soir, les quatre étages qui nous séparaient n'ont jamais amorti le bruit, et l'autre écouter du techno à partir de 2h du matin. Manque de bol, son appartement était tout juste de l'autre côté de ma chambre! Lorsque je vivais en chauve-souris, ça ne me gênait pas. Au moment de me coucher, elle arrêtait la musique. Le pire c'est quand je me réveillais avant midi parce que madame avait des ébats animaux. La première fois, ça allait. 30 secondes et puis s'en vont. Vient le jour suivant. Au troisième j'ai tellement tambouriné le mur que ça a dû la leur couper (désolée, suis-je trop crue?) Le silence est venu de manière surprenante, et bouleversante. La voisine qui criait tout le temps s'est séparée de son mari... quant à ma voisine d'à côté, le silence est venu un beau jour avec la police. C'était dimanche, 5h du matin. Non, je 'ai rien vu, rien entendu. A part la musique, mais c'est normal... Le lendemain, la voisine d'en haut m'apprend que celle d'à côté n'est plus.Oh voisinage !
Tout comme Colombe, il y a des fois qu'on est tellement habitués au bruit, qu'on le guette. Qu'on attend, les muscles tendus. Et on a tellement attendu que lorsqu'il ne vient pas, on est frustrés. On a râté toute une nuit pour rien. Et le pire dans cette histoire, c'est que Colombe est la seule à en souffrir. Son voisin du dessus la torture mentalement, mais pour tous ses voisins, c'est un beau gosse, un médecin gentil-gentil. Est-elle victime d'une hallucination? Après tout, dans son nouvel immeuble, elle n'apprivoise pas encore tous les bruits et les sons "normaux"... Et son mari, Stéphane, il ne sert strictement à rien. Il n'est jamais là, ne la croit pas. Chaque fois qu'il revient d'un voyage d'affaires et qu'il la voie fatiguée et dans un piteux état, monsieur ose penser que madame a un amant. She wished! Avec un mari qui ne la croit pas, des voisins qui ne voient pas le bonhomme de la même manière, sa soeur qui pense qui sait tout mieux qu'elle... Colombe s'efface encore et encore. De tapisserie, elle devient transparente. Un automate. C'est pas normal, elle si docile... elle qui ne dit jamais non... Elle a une personnalité tellement effacée, que même si on ne croit pas à son histoire de nuisance sonore, on se demande si un psy ne lui ferait pas de bien... Dans un contexte pareil, encore heureux qu'elle n'ait pas le reflexe de sauter par la fenêtre...Comme on peut voir, cette histoire me parle plus que je ne le pensais. A croire, que malgré une année entière de silence (et du fait que j'ai changé de chambre, j'ai plus de voisins de ce coté-ci), on a toujours peur d'un bruit dérangeant (hormi la musique du week-end)... c'est stressant, fatiguant... Le rythme était un peu long, n'empêche, à l'instar de Colombe et de sa routine. Mais il se lid'une traite! Et comme c'est marqué dans le quatrième de couverture: ne lisez pas ce livre avant de déménager... Extrait:
"Elle ne serait plus "la soeur de Claire", elle serait "la romancière", celle dont on parle, celle qui attire l'attention des parents..." p 31, collection Piment, France Loisirs J'ai souri à ce passage... J'ai toujours été la fille transparente, "tapisserie" comme le pense Colombe. Je n'ai jamais rien fait pour me démarquer des autres et j'ai toujours été jalouse (ou envieuse?) de mes soeurs. De leur beauté, de leur assurance, de leur charisme... Et soudain, avant d'être publiée, je suis devenue "l'écrivain". Celle qu'on ne voit jamais, et que tout le monde demande où je me cache. J'ai pris de l'importance. Pas parce que j'ai écrit des poèmes, des nouvelles et des romans à la pelle... juste parce qu'ils ont compris que finalement... je m'en moquais pas mal de ce qu'ils pouvaient penser de mon effet tapisserie, et que j'ai continué mon chemin sans eux. Aujourd'hui, j'ai toujours quelque chose qui gratte quand je suis avec mes soeurs... mais elles m'emmènent plus loin que ça. Ce sont mes soeurs. Mah gurls...Spirales ♥♥♥ (Pocket) Plate vie
Hélène a une vie qui passe par elle sans qu'elle s'en aperçoive. La cinquantaine, femme d'un éditeur, mère de deux enfants adultes et jeunes grand-mère, toute sa vie, elle s'est dédiée aux autres, à sa famille, à sa paroisse, à sa communauté. C'est l'élégance personnifiée, cultivée et en retrait. Mais le jour où elle croise les yeux verts d'un étranger, elle saute le pas de l'impensable pour une femme comme elle. Elle trompe son mari avec un inconnu dont elle ne connait même pas le nom et son amant mort pendant qu'ils font l'amour. Angoissée, Hélène s'en part en courant laissant la pochette où elle garde ses papiers dans le taudis où il vit, Passage des Désirs. Lorsque la police vient l'appelle, commence alors une nouvelle vie pour Hélène : pleine de remords, hantée par ses fantômes, la folie la guette...Ah la fin !
C'est incroyable comment une vie peut être aussi vide ! Incroyable et effrayant de se rendre compte qu'on n'a rien (ou presque) comme garde-fou. Et cette fin dont j'avais déjà entendu parler a fait son effet. Je me suis dit que je suis plus intelligente que les autres, et ça ne va pas m'inquiéter. Pft ! Aussitôt terminé, je suis partie à la recherche de la réponse de TR que je savais qu'elle avait donné dans quelques blogs. Pour ceux qui ont lu, c'est ici ! Pas mon préféré, mais ça me donne toujours envie d'en lire d'autres.Extrait p. 92
« Au fil des jours, personne ne remarquait son état. Personne ne voyait qu'elle n'allait pas bien. Qu'elle avait des vertiges, mal au coeur, à la tête. Qu'elle avait peur. Qu'elle vivait un cauchemar. Non, on ne voyait rien. On s'en fichait. On s'en tapait le coquillard. C'était toujours elle, après tout, qui veillait sur les autres. Il n'y avait perspnne pour se préoccuper d'elle. Personne. Et pour la première fois, elle sentit sourdre en elle une colère nouvelle. » Oh ! Comme je la comprends !Elle s'appelait Sarah ♥♥♥♥ (France Loisirs)

Pascaline vient de se divorcer. La quarantaine, sans enfants et sans amis, elle n'a pas réellement de vie. Tout juste son boulot où elle est méticuleuse. Son mari dit d'elle qu'elle n'a pas d'imagination. Lorsqu'elle emménage dans son nouvel appartement, elle est prête à recommencer sa vie, y mettre un peu de fantaisie. Pourtant, dès le premier jour, elle se sent mal entre ses murs, en proie de terreurs nocturnes. Elle ne saura se l'expliquer jusqu'à ce qu'elle apprenne qu'un meurtre a été commis dans sa chambre par un multirécidiviste. Et cette hypersensibilité ne date pas d'hier...Les femmes de Tatiana de Rosnay
Etant mon cinquième livre de Tatiana, et quatrième roman, j'avoue que j'ai des soucis avec ses personnages principaux. Je me souviens d'avoir lu sur son blog que des lecteurs souvent se plaignaient à propos de ces dames. Pour moi, Julia était à double tranchant puisque d'un côté je comprenais sa démarche, mais de l'autre j'étais d'avis qu'elle n'avait pas à se mêler des secrets de famille... Puis Colombe et Hélène, des femmes qui s'effacent à outrance... Maintenant Pascaline... Je ne la comprends pas et je ne sais pas si je veux la comprendre... cette envie malsaine de suivre les pas du meurtrier, de le "boucler", de faire une sorte de pélerinage sur les pas des victimes... je ne comprends pas... Et puis... la fin vaut son pesant de cacahouètes. C'était la fin parfaite à mon avis !
00:25 Publié dans Marque-Page | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Tatiana de Rosnay, Rencontres, Coup de coeur, Internet, Editions Héloïse D'Ormesson, France Loisirs
samedi, 07 juin 2008
LEVY, Marc (France) ♥

Encore la première semaine de Juin (2005), je ne connaissais pas l'oeuvre de Marc Levy. J'avais déjà entendu son nom, vu son visage, entendu les titres de ses livres et même appris que Spielberg avait acheté les droits pour Et si c'était vrai.... Ce même 3 juin, alors que je faisais le tour des librairies avec Marina, fan de Marc Levy, je me suis dit qu'il était temps. Ce serait bon pour ma culture générale (cette excuse revient tout le temps, je sais...). Alors j'ai décidé de prendre Et si c'était vrai..., puisque c'est le premier (la logique est une vertue), je l'achète, je le mets dans mon sac et on quitte Sauramps. Continuons notre tour, devant ma FNAC adorée (ce n'est pas que je fasse de la pub, mais vu le montant d'argent que j'y ai dépensé depuis que je suis venue vivre en France...), et Marina s'arrête devant l'entrée "Marc Levy à Montpellier le 20 Juin pour une séance de dédicaces au forum". Elle a voulu pleurer toutes les larmes de son corps, car à ce moment-là, elle ne serait plus en France. Elle me lance "Vas-y pour moi". Oui, chef. Voilà une bonne raison de lire ce que j'ai dans mon sac... Et je ne suis pas déçue.► Interview (Podwrath) réalisée par Lise-Marie Jaillant (Wrath) Et si c'était vrai... ♥♥♥♥
• Et si c'était vrai... parle du fantôme d'une comateuse LAUREN qui ne peut être vue par le nouveau locataire de son appartement ARTHUR. Elle est entre la vie et la mort, et les médecins pensent sérieusement à la faire euthanasier et sa mère EMILY est presque convaincue. • Je ne saurais décrire l'émotion que j'ai senti en lisant les pages les unes après les autres, ensentant dans ma poitrine les battements du coeur d'ARTHUR, en sentant en moi tous les moments les plus durs, les plus émouvants, les plus touchants. J'ai vécu ce livre comme étant moi, comme si c'était de ma vie qu'on parlait, comme si je lisais dans chaque ligne des détails de ma propre vie. Je me suis sentie ARTHUR, j'ai pleuré de la p.24 à la fin, j'ai senti une douleur intense tant je revivais dans ma chair le vide qu'on peut sentir à la mort de quelqu'un qu'on aime. Lorsque ARTHUR essaie d'enlacer LAUREN alors qu'elle disparaît dans les airs... je crois que j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, celles que je pensais être séchées... Je l'ai lu en une nuit et je me suis dit que je voulais savoir quelles surprises encore Marc Levy nous préparait...Où es-tu? ♦Adapatation cinématographique: Just like Heaven ♥♥♥♦ avec Reese Witherspoon & Mark Ruffalo, réalisé par Mark Waters (Dreamworks) Si on ne se base pas sur le livre, c'est un film "mignon". Sans plus. Elizabeth est irritante, David est pathétique (dans le premier sens du terme). Mais si on a le livre à côté, on comprend le sens de "très librement adapté du livre de Marc Levy". Ça fait plus d'un an que j'ai lu le livre (et aimé), mais pour être honnête, j'ai dû faire un effort pour essayer de me souvenir de simples détails comme "est-ce que Lauren était réellement médecin?" On a bien les grandes ligne du livre: David (Arthur) sous-loue l'appartement d'Elizabeth (Lauren), il est le seul à la voir, elle ne sait pas ce qu'il se passe. Il est veuf et se console dans la boisson, est dragué par la voisine, son ami pense qu'il a besoin de voir un psy, il cherche l'aide d'un médium déluré, et essaie de convaincre la soeur d'Elizabeth de ne pas débrancher la machine... Dans le livre, Arthur prend la décision de la kidnapper et la garde avec lui pendant des journées: pas dans le film. David essaie mais ne parvient pas à sortir de l'hôpital. C'est la mère d'Elizabeth qui doit prendre une décision, il n'était pas question de soeur ou nièces (dont une peut la voir). A la fin, on se demande ce qu'il va se passer dans le livre... dans le film, on s'y attendait presque... Enfin. Si on ne se basait vraiment pas sur le livre, ce serait... cool. Sans plus. Je suis déçue.
• Où es-tu? est l'histoire de deux amis d'enfance qui s'aiment. Ça aurait pu être simple, mais comme la vie n'est pas simple, PHILIP fait les beaux-arts à New York alors que SUSAN part en mission humanitaire en Honduras au milieu des tornades pour un an. Ils se promettent de s'écrire régulièrement... Mais les années passent, SUSAN continue ses missions, PHILIP finit par se marier avec MARY et un beau jour, débarque LISA, la fille de SUSAN, morte en mission. • Je compte faire de l'humanitaire, je m'y entraîne à chaque fois que je rentre en Angola et je visite des camps de réfugiés juste pour être sûre que ce n'est pas qu'un projet, mais que je peux le faire. MAIS, avec une peste comme SUSAN, c'est à se demander! Elle donne une si mauvaise image des missions humanitaires, elle est si imbue de sa personne, centrée sur ses envies de faire du bien, que si ce n'était pas elle, il y en a qui seraient morts depuis des lustres, que "moi je" suis importante pour l'humanité, elle dénigre l'importance de la vie de PHILIP, ses missions sont plus importantes que les SDF de New York, etc... Vu comme ça, on se demande. Mais vraiment, SUSAN fait ressurgir des pulsions de violence (oui, je suis très réceptive quand je lis). Ce n'est pas parce qu'on côtoie les gens les plus misérables sur la Terre que les autres ne peuvent pas se plaindre. Ce n'est pas parce que ma voisine s'est fait amputée de la jambe que je ne peux pas dire que j'ai mal à mon orteil (réadapté de Marc Levy). Les gens ne sont pas obligés à taire leurs souffrances parce que quelque part il y a des gens qui souffrent quinze fois plus. Ça ne fonctionne pas comme ça. Ce serait si facile! SUSAN est d'un égoïsme à toute épreuve, et PHILIP est si mou, qu'on se demande là aussi quelle mouche l'a piqué. Il épouse MARY qui fait tout pour lui, mais il est tellement dans le passé qu'il n'a pas eu avec SUSAN, entre quelques rendez-vous entre deux vols de SUSAN, qu'il ne se rend pas compte de la détresse de MARY et avec l'arrivée de LISA, il devient égoïste lui aussi. Sérieusement, j'ai eu envie de frapper le livre contre le mur juste pour voir si ça ferait de l'effet sur la tête de SUSAN et pour voir si PHILIP aurait eu le mérite de se réveiller. Peine perdue.Sept jours pour une éternité ♥♥♥Adaptation télé: Où es-tu ?J'aurais pas dû voir cette adaptation, je risque une indigestion ! J'ai haï Susan dans le livre, ma haine s'est matérialisée avec Suzanne (Elsa Lunghini). Je ne la supporte pas, elle est d'un égoïsme épouvantable (et pas que pour Philippe). Je pense que je vais faire une crise allergique. J'aurais dû regarder le foot (et le match ne m'attire pas du tout), j'aurais mieux profité de mon hamburger maison. (Marc Levy fait même un passage éclair en tant qu'un amant de Suzanne, mais ça ne sauve pas l'histoire) J'avais voulu essayer, peut-être que je serai plus clémente vis-à-vis de Suzanne, mais nops. Je suis maso pas à ce point... What a disgrace...
• Sept jours pour une éternité, Dieu et le Diable font un pacte:en sept jours, avec leurs meilleurs agents, la Terre doit pencher pourle Bien ou pour le Mal. Zofia est l'Ange, Lucas est le Démon. • C'est drôle savoir que l'un entrave l'action de l'autre, ils se retrouvent sur le même chemin sans savoir qui est l'autre, et lorsqu'ils découvrent, déjà un tantinet soit peu amoureux, doivent choisir un des camps. Lucas ira chez les anges? Ou Zofia tombera en enfer? Pas que ce soit un suspense comme il se doit, mais on se demande à chaque coup qui gagne qui non, pourquoi ça et pas l'autre, est-ce que l'ange va être déchu? Est-ce que le démon va se répentir? Est-ce qu'ils seront ensemble? Est-ce que leur devoir envers la Terre est plus importante qu'une histoire d'amour? Bon sang! Que des questions qu'on se pose! Et alors, le Bien ou le Mal???La prochaine fois ♥♥♥♥♦
• JONATHAN, expert en peinture, principalement du peintre VLADIMIR RADINSKI, doit se trouver à Londres pour authentifier les tableaux de son peintre préféré, chez une galleriste CLARA... et mine de rien, ils ont cette sensation de s'être déjà vu quelque part, et même vécu quelque chose... en effet, c'était à Londres... il y a cent ans... • Même si c'est le quatrième livre, je l'ai lu en cinquième tant j'avais du mal. Pas parce que c'était un mauvais livre, mais parce que le thème des âmes-soeurs, des vies antérieures... tout ça me touche au plus profond, et ma vie a fait que j'y croive un peu plus chaque jour, juste pour le plaisir de ne pas désespérer même si ça ne risque pas d'arriver. Dit-on que l'espoir est toujours le dernier à mourrir... Tant avec Paulo Coelho, je pleure le plus souvent à la dernière page, tant avec Marc Levy, je pleure du début à la fin. Je ne crois pas aux coïncidences, mais je ne sais pas comment expliquer le fait que des noms en entier soient écrits noir sur blanc, comme si c'était un clin d'oeil à mon passé pas si lointain, une note d'espoir à qui veut entendre en général, moi en particulier. J'ai pleuré pour cet amour fou, presque interdit, persécuté depuis des vies passées, une course contre la montre... Je lis des mots qui m'ont été murmurée, je sens des douleurs à peine enfouies... ce livre était une porte ouverte à des souvenirs, aussi bons que mauvais, mais qui aussi me donne un petit espoir, qui me laisse entrevoir une possible chance de la vie, un rêve... aussi petit soit-il est toujours un rêve. Et je me laisse à imaginer "et si c'était vrai? Et si je pouvais avoir un jour une nouvelle chance? La prochaine fois..." Oh, la prochaine fois, viendra-t-elle au moins un jour, peut-être? Parce que si l'âme est éternelle, l'amour imortel, peut-être qu'un jour au-delà des temps, j'aurai ma chance? Et si...Vous revoir. Et si c'était vrai... 2 ♥♥♥
• Des années ont passé après la première rencontre entre LAUREN et ARTHUR. Ils ne se sont plus vus, et la vie a fait qu'ils soient de nouveau l'un en face de l'autre... et comme une étrange impression de déjà-vu, ARTHUR est dans le coma et LAUREN est là... • Marc Levy disait qu'il voulait écrire sa version à lui, avant la sortie du film "Just like Heaven" produit par Spielberg, réalisé par Mark Waters, en Juillet. Il voulait que les gens sachent "sa fin" à lui, avant de pouvoir découvrir la fin que Hollywood réserve à ses héros. C'est un livre tendre, romantique, plein de clins d'oeil (à Et si c'était vrai...), plein d'humour (comme les autres d'ailleurs)... il est spécial! Vraiment. Ils ont grandi, mais ils sont toujours les mêmes, ils essaient de se construire et de croire à l'irréel autour d'eux...Mes amis mes amours ♥♥♥♥
• Mathias quitte sa vie parisienne pour vivre auprès de sa fille Emily et son meilleur ami, Antoine, à South Kensington, le quartier français de Londres. Mais rien ne se passe comme prévu. Mathias et Antoine font une colocation en cassant le mur qui séparait leurs maisons jumelles, au grand bonheur de leurs enfants respectifs, Emily et Louis. C'est l'histoire d'amitiés de plusieurs genres sur Bute Street, où les personnages se croisent et se décroisent, lisent sur les autres aveugles à eux-mêmes. • C'est tendre. C'est tout ce que je peux dire. On parle d'amitié et la place des amis lorsque la famille est loin (ou encore, lorsqu'on est expatrié). Ça traduit bien la maxime "il ne faut pas de sang pour en faire une famille". Antoine veut que tout soit impec, il se culpabilise pour tout. Mathias n'a pas grandi dans sa tête et a le vertige. Louis et Emily sont les meilleurs amis du monde, complices et malicieux. Autour d'eux, tournent Yvonne la restauratrice, John l'ancien libraire qui a cédé sa librairie à Mathias, Audrey la journaliste qui fait un reportage sur la communauté française de Londres, Sophie la fleuriste et McKenzie, le seul British de la zone, et encore, il est à moitié français. Dans le podcast de Wrath, Marc Levy dit qu'il voulait explorer cet aspect des expats français, qui pour beaucoup, ne parlent pas l'anglais, se retrouvent sur South Kensington et comme le dit Antoine: "C'est Paris sans les Parisiens". • Ayant moi-même côtoyé la communauté française expatriée depuis ma plus tendre enfance, je ne peux que dire "c'est vrai". Tout est fait pour que "l'îlot français" soit preservé, souvent ne parlant pas la langue du pays malgré toutes les années derrière eux. Même ailleurs, ils vivent français, voient des Français, regardent des chaînes françaises... Bien sûr, c'est une généralisation, mais il faut le vivre pour le croire ;) C'est un roman très tendre, très touchant, Antoine et Mathias ne cessent de se prendre la tête. A des moments, on les prend pour un couple, à d'autres, pour des enfants! Et il y a deux clins d'oeil à ne pas manquer pour ceux qui ont lu les livres précédents: nous aurons des nouvelles de l'inspecteur Pilguez (c'est comme ça qu'on écrit?!) et de Lauren et Arthur!
16:35 Publié dans Marque-Page | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Marc Levy, Rencontres, Coup de coeur, Roman, Robert Laffon, Littérature française, Pocket
mardi, 03 juin 2008
La Comédie du Livre de Montpellier 2008

Alors que j'attendais qu'un couple finisse de parler avec Tatiana, Laurence me fait un coucou. On se serait donnée rendez-vous, on se serait ratées à coup sûr ! Puis ce fut à mon tour devant Tatiana, qui se lève avec "You're here !" Yeps, that me. Laurence nous a alors pris LA photo qui manquait à nos albums (really) et puis Tatiana a posé la question qui tue: "à quelle heure tu te lèves le matin ?"
You know me, j'suis pas du matin (il est 5h au moment où j'écris ce billet). Laurence lance un "Jo Ann ? Le matin ?" Je ne sais pas si j'ai le temps de rougir à cet instant-là... Mais bon, pour Tatiana, j'ai fait l'effort de sortir de chez moi avant 11h le dimanche, alors que je m'étais couchée après 6h (je faisais un marathon Le Seigneur des Anneaux... blame them !) et qu'il pleuvait averse.
Non, sérieux... le Sudeuh a réellement failli à sa réputation ! Madame avait froid aux pieds, j'aurais bien fait l'aller-retour à la maison prendre des chaussettes mais je ne porte pas de bas fins (je suis une fille à baskets) pour les ballerines. On a donné des sacs à l'effigie de Sauramps en guise de bottes (mode Printemps-Été), et mine de rien, au courant de la matinée, Tatiana n'était pas la seule ! ;-)
On a passé un long moment (deux heures, j'crois ?) en train de papoter dans le stand, regardant la pluie diluvienne et parlant écriture et projets d'avenir.
Une chose que je n'ai pas avoué à Tatiana à ce moment-là. Lorsque je me suis assise sur la chaise d'Isabelle Alonso (qui n'était pas encore arrivée) derrière le stand, une vive émotion s'est emparée de moi. Une sensation de "un jour, je serai là, et ce sera pour bientôt". De ces images qui remplissent nos têtes et nos rêves, songeant "comment je vais faire lorsque ce sera mon tour ?!" La timidité qui me consomme et me fait rougir out of proportion, je bégaie quand je suis le centre de l'attention, car je ne me sens pas à cette place-là de popularité... Et pourtant, je veux y être, j'ai hâte d'y être. C'est un rêve à portée de mains...
Un jour, bientôt, je me lèverai tôt après un marathon d'une trilogie sensass, braverai le mauvais temps pour m'asseoir derrière une pile de mes romans que je vais signer d'un grand "merci beaucoup, JA".
En attendant, je suis rentrée chez moi avec deux nouveaux livres dédicacés pour frimer (really) en me disant que la journée a été plutôt réussie (Tatiana, I did go back to sleep !).
Tatiana, merci pour cette matinée pluvieuse, a glimpse sur un futur proche :-)

05:10 Publié dans Autour du Livre | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : La Comédie du Livre, I ♥ Montpellier, Place de la Comédie, Ecrivains, A à Z, Rencontres
vendredi, 15 février 2008
Meet the bloggers
#9 - PP
#8 - Joy Suzanne
Mademoiselle est la première blogueuse anglophone (elle est américaine) que je rencontre, parce que oui, je lis beaucoup la blogosphère francophone, mais je savoure l'anglophone et la lusophone (dont je fais moyennement partie parce que je participe à un autre blog...). Un après-midi avec une amie British, entre souvenirs douloureux d'enfance, grandes rigolades et conseils de lecture, terminé par un repas vietnamien (on n'avait pas le temps pour le sushiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii). Superbe moment pour une journée ensoleillée d'hiver montpelliérain ! :-)
#7 - NaNoWriMos
Avant d'être des blogueurs (surtout des Livejournaleurs !), en tout cas pour moi, les Wrimos étaient des... Wrimos, voyons ! Nous avions passé un mois de novembre d'enfer et sur les chatrooms, et les retrouver enfin donnait un sens à tout ce qu'on avait déjà partagé. Et puis, les occasions de se retrouver ne manquent pas, que ce soit ciné ou restau. Et puis, pour une fois que je regrette de ne pas être sur Paris, parce qu'ils ont toujours des activités intéressantes ! Bouh !
#6 - Bernard, Coeur de Chêne, DDA, Superbuse
J'en rêvais, Laurence l'a fait ! Une rencontre de blogueurs dans le Sudeuh ! J'avoue que c'était des blogueurs que je ne connaissais que depuis que j'avais lu sur Biblioblog qu'ils seraient de la partie, mais je n'ai eu aucun mal à rentrer dans ce cercle d'amitié déjà formé, et le plus de temps on passait ensemble, le plus je reculais l'heure de rentrer chez moi ;-)
#5 - Labosonic
La plus éducative et culturelle de mes rencontres, parce que monsieur m'a fait visité le Louvre et Beaubourg en un après-midi de dimanche. Je n'oublierai jamais, non m'sieur, qu'à la fin je crois que j'avais pris des hallucinogènes ;-) C'est pas possible qu'on sache tant de choses sur tout. Ça me donne des complexes !
#4 - Laura
Copinaute vadrouilleuse citoyenne du monde, ayant vécu dans autant de pays que moi (;-))
Venue du Cameroun en vacances, et les coïncidences n'existant pas, elle passait quelques jours à Montpellier. Et hop, retour à la Crêperie de la Comédie, pour manger des crêpes et des glaces (pas bien, Laura !), parlant d'écriture (la copinaute étant auteure de trois ouvrages) et de méthodes de travail.
A gente se vê por aí ;-)
#3 - Tatiana de Rosnay
A l'occasion de la Comédie du Livre, je voulais absolument rencontrer Tatiana de Rosnay dont j'avais déjà lu trois livres et beaucoup aimé deux ! Mais Tatiana est tellement spontanée et généreuse, que j'avais plutôt la blogueuse devant moi et donc je n'étais pas intimidée par l'écrivain (j'ai de ces crises de panique, bondiou).
C'était super !
#2 - Laurence
Incroyable qu'on soit presque voisines et on a pris tant de temps à se rencontrer ! Chose faite autour d'un vert au Pré Vert, du côté du Carré Sainte Anne, juste avant la Comédie du Livre en juin ! :-)
#1 - Kanuthya
Portugaise dans l'agglomération de Montpellier, c'était la première blogueuse que j'ai rencontrée par le biais de ma soeur. Première rencontre et première bonne surprise. C'est tellement facile de manger une crêpe à la Crêperie de la Comédie et de parler de choses communes, d'Angola, du Portugal et de la France... Je l'adore, j'espère qu'elle sera plus active dans la blogosphère, ce qui voudra dire que ses problèmes se sont tassés...
Et c'est aussi elle qui a traduit ma nouvelle « Luena » en italien pour la revue Buràn.
Grazie mille ! :-)
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samedi, 15 décembre 2007
KITA KEJUO, Laura (Cameroun/Brésil)
► Le blog
► Vitrine Lulu
Lu:
♦ Choc temporel
♦ Comme une odeur d'ammoniac
Choc temporel ♥♥♥♥
Pendant mon trajet de train, de Paris à Montpellier, disposant enfin d'un Wally, j'ai pu lire le roman numérique de Laura, nouvelle copine dans la blogosphère.
Voyage dans le temps
Dans ce roman, Laura est personnage principal et narrateur. Jeune étudiante à Toulouse, nomade entre le Cameroun, l'Allemagne, le Brésil et la France, Laura croise lors de ses inscriptions à l'université son amour d'enfance. Ilyan, jeune Argentin sur qui elle avait flashé en sixième lorsqu'ils étaient tous deux au Lycée Français de Hambourg. A partir de là, tout semble allait en vitesse grand V, car pendant 10 ans, Laura avait rêvé d'Ilyan, en gros et en large, et le fait qu'ils se soient croisés à Toulouse relève du destin. Après tout, après la cinquième, ils ne s'étaient plus revus, d'ailleurs, ils n'étaient même pas proches! Mais si Laura était amoureuse, Ilyan lui, se souvient de quelques détails. Viennent alors les problèmes autres que les loyers impayés, les études qui traînent, le boulot, les diabètes, les crises familiales... Laura doit ajouter à sa longue liste de problèmes un copain qui est trop philosophe sur les bords, qui ne répond jamais à ses propres questions, qui est là et soudain n'est plus là, qui n'est jamais sûr... La communication est un réel souci entre les deux. Comment se parler (et en quelle langue?), sans vexer l'autre croyant bien faire? Mêlant flashbacks, présent et les notes d'Ilyan, l'auteure nous fait vivre les doutes des deux côtés, expliquant et racontant la génèse de cette histoire...Journal intime bien proche
J'ai deux problèmes cependant, même si le dénouement me donne de l'espoir, après tout, j'ai vécu un déchirement il y a plus de dix ans, avec un "être" que je n'osais pas aborder car j'étais trop jeune et lui trop beau, je n'avais aucune confiance en moi, et puis... et puis. La vie. Tant d'eau est passée sous le pont depuis! Mais c'est drôle parce que j'avais écrit une autofiction à ce propos il y a quelques années, où je le retrouvais et... 1 - C'est l'écriture. Pas dans le style, qui est moderne et jeune, mais dans le côté "journal intime" où tout est noté et raconté plus tard. 2 - J'ai lu plusieurs fois "Javier" alors qu'il s'appelle "Ilyan Rafael" (lapsus révélateur, Laura? :P) J'ai bien aimé, franchement, et c'est pas parce que tu es comme ma soeur jumelle dans la blogosphère ;)
17:25 Publié dans Marque-Page | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Laura Kita Kejuo, Rencontres, Internet, Roman, Lulu.com
samedi, 08 décembre 2007
En vadrouille #9 - Entre Wrimos à Paris

Chaque fois que je dois prendre le train, j'ai toujours la sensation que je vais le râter! Peut-être parce que j'habite près de la gare et qu'il me faut 5 minutes pour y aller, et 3 pour être dans le train. Ce qui fait que j'ai peur d'y aller à la dernière minute, surtout lorsque je viens de rêver (deux fois la même nuit!) que j'avais râté mon train. Normalement, quand je dois rejoindre ma soeur, elle m'appelle toutes les deux heures pour dire "n'oublie pas le train".
Oui, c'est dingue, mais c'est comme ça... ;-)
#1 - De retour à Parigi (5/6 décembre '07)
Aussi étonnant que ça puisse paraître, me voilà de retour à Paris. Même Mme le Général ne peut s'empêcher de commenter. Est-ce que j'aurais trouvé chaussure à mon pied dans la capitale? Mouais, bon. Ça risque pas, à moins que le Père Noël me rende service! Mais je suis à Parigi pour me rencontrer avec les Wrimos! Après m'être réveillée dans un Paris maussade, sans Soleil et sous la pluie, j'ai tout de suite regretté le Soleil de mon Montpellier d'amour! Mais... j'avais rendez-vous avec... mon collègue des nuits blanches de NaNo! Celui avec qui j'écrivais jusqu'au lever de Soleil (et en ces temps, on sait à quelle heure ça le fait)! L'Apprenti m'a donné rendez-vous en ville (goodness gracious me! Peut-on avoir idée de me faire partir en plein Paris?!). Ma soeur m'a accompagnée jusqu'à Châtelet, j'ai survécu (sans me perdre, un exploit!) jusqu'à Odéon, et c'était super! :-) Collègue, j'ai hâte que ce soit Samedi! Bon, sinon, c'est pas ça. Mais je dois préparer un curry pour des estomacs sans fond. J'ai oublié comment on cuisine pour des gens qui mangent...#2 - Soirée d'horreur (et matinée d'épouvante)
Oui, que des épithètes de nuit d'Halloween! Donc après le chocolat viennois avec L'Apprenti, je rentre chez ma soeur, me baladant plutôt que pressant le pas. Il ne pleuvait plus et j'adore traverser La Défense la nuit. C'est réellement magique. Et puis, en arrivant à la maison, il n'y a que Mini-me, le cousin de Soba, qui arrive quelques instants plus tard du travail. Ma soeur est supposée préparer le dîner, mais elle est encore à Saint Cloud avec Zyx (va avoir une envie d'habiter à St Cloud!). Garbo et Gee sont des garçons pleins de ressources, et quoi d'autre qu'aller chez Mickey D's, acheter 5 hamburgers pour mon beau-frère, un menu pour Gee et moi. On va dire que c'est juste l'apéro. Grand bien ne nous fasse, ma soeur ne rentre pas là tout de suite, elle me fait me dévouer à la cause. Je prépare le curry (entre vous et moi, c'était très bon), et Gee le riz (je ne prépare jamais de riz en public). Nous ont rejoint Zyx et sa soeur Sev, on a bien mangé, bien rigolé, et commencent les histoires d'horreur de l'Angola. L'insécurité, le fait qu'on ne puisse pas utiliser le portable dans la rue, le fait qu'on puisse être frapper par un voleur parce qu'on a le mauvais modèle de portable ou le mauvais forfait, la loi qui permet la police de tuer tout flagrant délit, les machettes qui se vendent dans les carrefours par des jeunes drogués bien sniffés... On a quand même terminé la soirée en train de regarder Gad Elmaleh, tout en étant chacun à son ordinateur. Je me suis endormie sans trop savoir comment, et je n'ai été réveillée que par le ronflement de Mini-me à l'autre canapé. J'ai dû me lever pour le secouer deux ou trois fois (j'ai une réputation)... et au petit matin, le Schtroumpft a vidé le ballon d'eau chaude... La fenêtre était fermée. Je l'aurais jeté sinon...#3 - Teshnik (7 décembre '07)
Je dois imprimer des extraits de mon NaNo-roman pour l'emmener au dîner du samedi. J'ai du mal à les trouver, les extraits... je vais voir mon beau-frère qui est en train de jouer devant son PC. Moi: "Oh, cousin... tu pourrais imprimer quelques feuilles pour moi?" Soba: "Oui, bien sûr. Envoie-moi un e-mail." Et avant que je réagisse: "Ça me fait pitié. On est dans la même maison, et je te demande un mail..." Oui, le progrès n'a pas que du bon...
12:45 Publié dans Carnets de Voyages, NaNoWriMo | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Carnets de Voyages, Paris, NaNoWriMo, Rencontres, 2007, TGIO
dimanche, 04 novembre 2007
Rencontre méditerranéenne?
J'en rêvais, Laurence du Biblioblog l'a fait! :D
La journée n'a pas pu mieux commencer. Il faisait très très beau à Montpellier, limite si ma tunique n'était pas trop chaude! J'ai eu du mal à me réveiller (couchée à 7h pour cause de NaNo, n'est-ce pas?), mais je suis parvenue à me préparer (un oeil fermé, et l'autre ouvert) et à marcher jusqu'à chez Laurence... et sans me perdre (ce qui est un exploit!)
Autour d'une tasse de thé (ou de café, c'est selon), y'avait... Laurence (of course, c'était chez elle), son mari B., DDA (qui a de magnifiques photos!), Coeur de Chêne de Grenoble, Bernard de Bruxelles, me-myself-and-I et SuperBuse (sans blog).
Et puis, Laurence a eu cette fabuleuse idée de faire un tour à la plage. Eh ouais, une rencontre méditerranéenne et on ne voit pas la Méditerranée? Ça le fait pas... Bon je parle, mais ça fait 2 ans que j'y ai pas mis les pieds... le sable, ach!
(La photo qui suit a été prise EXPRES comme ça, avec le soleil... Sait-on jamais ;) Il y a des agents secrets infiltrés parmi nous!)
SuperBuse, Coeur de Chêne, B., Laurence, plus derrière DDA, Bernard)


18:15 Publié dans I ♥ Montpellier | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Rencontres, I ♥ Montpellier, Biblioblog, Internet
mardi, 09 octobre 2007
OUFKIR, Malika (Maroc)
Rencontre: 21 Mai 2006, Comédie du Livre, Montpellier

NB: Pour les autobiographies, témoignages et récits, je ne note pas sur le contenu bien sûr. On ne peut pas noter des histoires vraies. Je note plutôt le style, la construction ou l'enchainement qui n'est pas toujours évident.
• (Quatrième de couverture) Toute sa vie, Malika Oufkir a été une prisonnière. C'est à l'âge de cinq ans que la fille aînée du général Oufkir est adoptée par Mohammed V et élevée dans le Palais du Roi, à Rabat, dont elle ne sort que rarement. Défilent devant les yeux d'une princesse espiègle et effrayée les courtisanes du Harem, les esclaves du Feu, les gouvernantes à l'accent allemand. A sa sortie du palais, la fière descendante des Berbères compte parmi les héritières les plus courtisées du Royaume. La tentative de coup d'Etat du 16 août 1972 contre Hassan II en décide autrement. Ce sera la mort pour le général Oufkir, et la prison pour sa femme Fatéma, et ses six enfants dont le plus jeune n'a pas trois ans ! Des murailles du désert aux cellules envahies par les scorpions, Malika élève ses frères et soeurs et refuse qu'on les laisse mourir. Ils resteront enfermés vingt ans dans des conditions inhumaines. Schéhérazade moderne, Malika n'a rien oublié : l'angoisse des nuits solitaires, la faim et la soif, les frustrations d'une femme privée d'amour, mais aussi l'humour d'une famille à qui l'on veut infliger le pire des châtiments, l'oubli. Elle évoque aussi cette incroyable évasion à mains nues et l'errance clandestine de Casablanca à Tanger, de Tanger à Paris. Aujourd'hui, dans une fresque qui se lit comme un conte des Mille et Une Nuits, Malika la prisonnière devient enfin une femme libre. C'est un témoignage bouleversant qu'elle a confié à Michèle Fitoussi. • Beaucoup de fois, je me suis plainte... j'ai toujours dit haut et fort ce que je pensais de la politique en Angola, de la censure, des espions, et du fait qu'on ne pouvait pas parler à voix haute ce que tout le monde n'ose pas penser tout bas. Car on ne sait pas avec qui on parle, comment on parle et pourquoi on le fait. Depuis 1992, l'Angola est un pays démocratique. Mais que sur le papier. Et plusieurs fois mon père m'a dit "Jo Ann, tu es politiquement incorrecte"... Et si c'est l'inverse pour le cas de Malika Oufkir, si je parle, on saura sûrement de qui je suis la fille. En Angola tout le monde connait tout le monde, et mieux vaut ne pas sortir de la masse. Quand j'ai lu ce livre, entre l'Afrique du Sud et l'Angola, je me demandais, chaque fois que je tournais les pages "comment est-ce possible?". Pendant vingt ans, les Oufkir ont vécu dans des cellules. Pendant dix ans, ils ont vécu les uns à côté des autres, sans jamais se voir, car les cellules étaient les unes derrière les autres, et ils ne sortaient pas... Ils se parlaient, ont même inventé un téléphone, mais ils ont grandi, leurs visages ont changé, sans qu'ils sachent à quoi ressemblaient les autres... La mère était avec le plus jeune de ses fils si je ne m'abuse, et c'était le choc le jour où ils ont pu se voir, hormi les flaques d'eau par terre pour "apercevoir" les autres à côté... Malika inventait des histoires pour ses jeunes soeurs et frères, pour passer le temps... 20 ans c'est beaucoup, c'est énorme... Comment peut-on être punis par les crimes de nos parents? Des enfants qui n'étaient même pas au courant de la tentative du coup d'État... le plus jeune n'avait que trois ans! Pour les Musulmans online, ce n'est pas le Coran qui dit "les enfants ne seront pas jugés pour les crimes de leurs parents"? J'avais prêté le livre à une amie Marocaine en Afrique du Sud, et c'est son père, diplomate, qui l'a lu. Il faut connaître les histoires de son pays, qu'elles soient bonnes ou mauvaises... En Angola, on n'a pas fini d'en baver...L'Étrangère ♥♥♥♦
NB: Pour les autobiographies, témoignages et récits, je ne note pas sur le contenu bien sûr. On ne peut pas noter des histoires vraies. Je note plutôt le style, la construction ou l'enchainement qui n'est pas toujours évident.
• (Quatrième de couverture) Qui ne se souvient du destin incroyable de Malika Oufkir ? Dans La Prisonnière, écrit avec Michèle Fitoussi, Malika racontait le sort d'une enfant élevée comme une princesse à la cour du monarque Hassan II. A la suite d'un coup d'Etat en 1972 où son père biologique, le général Oufkir, tenta de renverser son père adoptif, le roi du Maroc, on l'emprisonna avec toute sa famille, mère, frères, sœurs, pendant près de vingt ans. Malika a survécu. Mais quel fut le prix à payer ? Comment se promener dans les rues de Paris, Marrakech, Miami ou New York, quand on a encore la peur au ventre ? Quelles sensations éprouve un corps de femme privé de désir pendant vingt ans ? Comment être mère quand on ne peut plus enfanter ? Que peut-elle dire de son passé mutilé à Nawal et à Adam, ses enfants adoptifs ? Liberté, ou amère liberté ? L'Etrangère est le récit vrai d'une Martienne revenue sur terre. Malika Oufkir a beaucoup d'humour, le sens de l'observation, la rage au cœur, et ce " grain de folie " qui lui donne définitivement une place à part. La Prisonnière, publié chez Grasset en 1999, a été traduit en 26 langues. Malika Oufkir vit aujourd'hui entre Miami et Marrakech. • Lorsqu'en zappant, j'ai reconnu le visage de Malika Oufkir sur On ne peut pas plaire à tout le monde, je me suis tout de suite intéressé à l'émission. Elle parlait de son nouveau livre, racontant le combien c'était difficile de réapprendre à vivre dans la société moderne aprèes vingt ans dans un cachot au milieu du désert. Elle nous raconte combien tout ce que nous croyons être normal, comme aller au supermarché, le portable, la carte bancaire, et tant d'autres choses encore, semblait être de l'irréel pour elle. Je voulais acheter le livre bien sûr. Mais ce n'est que lors de la Comédie du Livre 2006 à Montpellier, en croisant son regard dans un stand que j'ai oublié le fait que j'avais acheté quatre autres livres et j'ai acheté L'Étrangère pour me le faire dédicacer. Elle portait des lunettes de soleil. Sans doute je n'aurais oser regarder droit dans ses yeux. Mais je regrette ne pas avoir eu le courage de lui dire le combien je la trouvais admirable, elle et sa famille...
23:40 Publié dans Marque-Page | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Malika Oufkir, Témoignage, Rencontres, Grasset
BESSORA (Gabon/Suisse)

• Muriel est une apatride Rwandaise, voyante à Paris. Bianca Lévêque est une petite bourgeoise nostalgique des temps coloniaux, qui par amour pour son concubin de dix ans, Bernard Frick, est devenue athée et communiste. Aimé Eulalie est un Congolais (ex-Zaïrois) qui veut récupérer la garde se sa fille Valentine. Azraël Frick, frère de Bernard, travaille pour Aimé dans Floriland (fleuriste) et Funland (services funéraires). Muriel, qui fuit les avances de Gilles, homme marié, demande à Aimé de l'héberger dans sa garçonnière (baisodrome) et enfin emménage dans l'appartement d'Azraël en tant que colocataire. Et sans le savoir, tout ce petit monde se connaît, reliés par des histoires qui dorment dans leurs souvenirs perdus (ou pas trop). • Hmm. Je ne sais pas du tout ce que je pense de ce livre. D'un, ça se lit vite et bien. On aimerait savoir ce qu'il se passera, comment se feront les rencontres, quels sont les secrets de Bianca, d'Aimé, de Muriel... Mais après on se rend compte que ces secrets-là nous sont dits (ou presque) depuis le début, on sait qui est qui. La famille de Bianca est une famille qui m'est indigeste. Raciste, pro-coloniale, les Noirs en Afrique ou les Kanaks en Nouvelle-Calédonie sont des indigènes (soit dit en passant, c'est une insulte), ils ne disent pas République démocratique du Congo, mais Zaïre, on oublie Kinshasa, on revient à Leopoldville, Stanleyville. Bianca est une tête à claques. Muriel est une voyante qui ne voit rien ou peu de choses, Bernard et Azraël sont schyzo (pas possible autrement). Bref. Une lecture rapide et curieuse. Mais si c'est ça le style de Bessora, je ne crois pas que je retenterai ma chance...
23:35 Publié dans Marque-Page | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bessora, Roman, Nouvelles, Rencontres, Pocket, Littérature francophone









J'aurais pas dû voir cette adaptation, je risque une indigestion !
J'ai haï Susan dans le livre, ma haine s'est matérialisée avec Suzanne (Elsa Lunghini). Je ne la supporte pas, elle est d'un égoïsme épouvantable (et pas que pour Philippe). Je pense que je vais faire une crise allergique. J'aurais dû regarder le foot (et le match ne m'attire pas du tout), j'aurais mieux profité de mon hamburger maison.
(Marc Levy fait même un passage éclair en tant qu'un amant de Suzanne, mais ça ne sauve pas l'histoire)
J'avais voulu essayer, peut-être que je serai plus clémente vis-à-vis de Suzanne, mais nops. Je suis maso pas à ce point... What a disgrace...