dimanche, 12 octobre 2008

DASWANI, Kavita (Inde) ♥



Lu:
♦ Mariage à l'Indienne
♦ Salaam, Paris
♦ The Village Bride of Beverly Hills (nouveau commentaire dans la suite ▼)

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vendredi, 03 octobre 2008

SCHROEDER, Lisa (Etats-Unis)

Le site officiel de Lisa Schroeder

I heart you, You haunt me ♥♥♥♥♦

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Je sais...
Katia en avait parlé un jour et le résumé m'avait touchée beaucoup. Une jeune fille, Ava, perd son copain, Jackson, et puis un jour, l'esprit de Jackson revient.
C'est un sujet qui me tient à coeur, dont j'ai déjà partagé quelques textes autour de mort et de peine et de deuil, et souvent, malgré moi, c'est un thème récurrent. Et à la fin de ce roman orginal (écrit en vers), je ne peux que dire 'sweet'. Trop de mots sont dénecessaires...

« Alone, we were good.
Together, we were fantastic. »
p.16

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dimanche, 21 septembre 2008

McCALL SMITH, Alexander (Ecosse/Zimbabwe)



The No.1 Ladies' Detective Agency ♥♥♥♥ (VF: Mma Ramotswe Détective)

A la mort de son père, Precious Ramotswe vend le troupeau de son héritage, s'achète une maison et une agence où elle serait la première femme détective du Botswana.
Mma Ramotswe est brillante à sa manière. Tout comme l'agent secret Jaime Bunda de Pepetela, on a l'impression qu'elle suit des pistes à la limite du fantasque, mais à la fin, parvient à réussir à résoudre ses cas.
Eish !

mercredi, 13 août 2008

McKINLEY, Tamara (Australie)

Le site officiel



Lu:
♥ La dernière valse de Mathilda
♦ Jacaranda Vines


La dernière Valse de Mathilda ♥♥♥♥♥ (VO: Matilda's last walz)

• Pour ceux qui me connaissent, savent que l'Australie est mon dreamland, bout du monde rêvé. L'Afrique du Sud étant mon bout du monde vécu ;) (logique). En regardan la couverture à la caisse de la FNAC (pour payer d'autres livres), le nom de Mathilda (whoops, j'allais faire une gaffe!) et valse m'a fait tilt. A part la terre rouge (presque) caractéristique de l'Outback, Waltzing Mathilda est l'hymne (officeux) de l'Australie. Et puis, c'était marqué "saga de l'année en Suède", rien que ça ;)
• Sous la plume de Tamara McKinley se dessine plusieurs visages de l'Australie, celles des colons du début du siècle XX et ceux d'une nouvelle génération citadine des années 1950s.
Au début, il y a Churinga, station de moutons au milieu de nulle part de la Nouvelle Galles du Sud. Et il y a aussi Mathilda "Molly" Thomas, fillette de 13 ans, menue, qui enterre sa mère-courage, Mary, aux côtés de son père Mervyn, un vétéran de la Grande Guerre, revenu handicappé et devenu ivrogne par la même occasion. Dès lors, sans Mary pour la protéger, les deux se livrent une guerre sans merci.
Mervyn veut vendre la station pour payer ses dettes de jeu. Mais c'est sans compter que Mary avait tout prévu et que le domaine appartient à Mathilda.
Si jeune et petite, et déjà avec tant de poids sur ses épaules...

Cinquante ans plus tard, il y a Jenny... à Sydney.
Jenny, jeune peintre, vient de subir une double tragédie. La mort de son mari et de leur fils de deux ans. Elle découvre, stupéfaite, que son mari avait acheté une propriété dans l'Outback et qu'il avait de (grandes) économies.
Troublée, Jenny décide d'aller à Churinga pour quelques jours, pour savoir ce qu'elle doit faire, panser ses blessures et essayer de comprendre la double vie de son mari. Ils avaient tous les deux des envies de "revenir à la terre" (Jenny ayant grandi dans un orphelinat de l'état), mais Peter ne lui avait jamais parlé de ses économies. Et pour la propriété, il avait décidé de la lui offrir le jour du 25º anniversaire de Jenny. Mais il est mort trop tôt...

Dans la station, Jenny découvre les journaux de Mathilda et comprend pourquoi les habitants du coin pensent que Churinga est maudite...

• Oh Jay-sus!
J'ai lu cette saga de 550+ pages, le temps de faire Montpellier-Paris en train, d'arriver chez ma soeur à Courbevoie, de manger, et avant de dormir! C'est un page turner. J'avais envie de savoir davantage, de comprendre la malédiction, de connaître l'histoire de Mathilda, de savoir ce que Jenny, après de telles découvertes, ferait de Churinga, alors qu'il y avait des offres alléchantes pour sa vente.
A un moment, je me suis dit que c'était trop roman de gare, trop Harlequin (oui, j'assume pleinement, j'ai lu des centaines d'Harlequin dans le temps! Shame on me, booh). On sait bien que le directeur de la station, le Brun ténébreux Brett Wilson, serait parfait pour aider Jenny à faire son deuil.
On sait bien, que malgré toute la douleur, ils sont faits pour être ensemble. Mais on ne sait pas comment.
Et on ne sait pas comment non plus, Mathilda scèllera le destin de tous les zigotos de Churinga et comment son âme tourmentée hantera encore et encore les habitants de cette partie de la New South Wales...
Trop de questions, trop de doutes, trop d'angoisses... C'est une histoire d'horreur (presque!), de fatalité, de cruauté, d'injustice... Tant de choses, tant de sentiments dans cet univers si particulier de terre rouge...
Mais que faire...
C'est un très très grand coup de coeur.
Et tant pis si je suis prévisible ;)


Jacaranda Vines ♥♥♥♦ (VO)

Déçue...
Après Matilda, j'avais hâte de redécouvrir la plume de McKinley. Pourtant, la magie n'a pas opéré.
La nonagénaire Cordelia Witney entraîne sa petite-file Sophie dans un voyage aux origines de leurs vignes, les Jacaranda Vines, une corporation familiale et puissante d'Australie au bord de la rupture. Les tragédies et les secrets de la famille, de l'Angleterre du XIXème siècle à l'Australie du nouveau Millénaire, c'est en gros l'histoire de l'île-continent qui est racontée.
Pourtant, énormément de blancs sont laissés, énormément de non-dits qui laissent le lecteur (en tout cas moi) sur la fin... C'est dommage.

vendredi, 25 juillet 2008

MAAS, Sharon (Guyane) ♥

Souvent, il ne faut pas beaucoup pour adhérer à la prose d'un écrivain. Il suffit d'un livre qu'on n'a pas pu poser avant de l'avoir terminé, et l'univers de cet auteur est indéniablement ancré en nous.
C'est le cas de Sharon Maas, comme celui de
Matilde Asensi. Mais je me sens bien plus proche de Sharon Maas, ses origines multiples, son côté vadrouilleur, sa littérature métissée... Je peine à trouver des romans qui seraient un tant soit peu à mon image (la réelle, pas l'écrite)... Du coup, comme je l'ai fait pour d'autres écrivains (je suis groupie de temps en temps...), je lui ai envoyé un e-mail en la remerciant d'avoir écrit une histoire qui m'avait fait pleurer et rire.
Guess what, non seulement elle a répondu (les écrivains répondent souvent) mais j'ai pu avoir une sorte de conversation. Pas du genre "j'aime votre livre", "merci, vos mots me touchent", "je vais acheter le prochain", "cool" ! (oui, ça existe, je ne citerai pas de nom !)
Et donc, j'ai décidé de lui demander des astuces de "page turner" et elle a pris son temps pour me donner des conseils et de me diriger là où ça pourrait m'aider.
Needless to say... je suis encore plus fan !


Site officiel

Lus :
♥ Of marriageable Age
• Peacocks Dancing


Of Marriageable Age ♥♥♥♥♥ (VF: Les noces indiennes)

Oh my Gosh !! J’ai lu « Of marriageable age » de Sharon Maas avec une soif jamais vue (de ma part) pour un pavé en anglais depuis belle lurette ! C’est décidé. Quand je serai grande, je serai Sharon Maas (mieux, Jo Ann von Haff avec une pointe de Maas) tellement son livre m’a captivée !

Une histoire en trois temps !

Ce sont trois histoires, trois époques et contextes différents. Une même contrainte : aussi jeunes soient-ils, ils sont tous en âge de se marier !
D’une, Savitri est la fille du cuisinier des Lindsays, à Madras dans les années 1920s. David, le fils des maîtres. Frère et sœur de lait, ils s’aiment depuis la plus petite enfance, et encore plus depuis qu’ils ont eu conscience qu’ils étaient « mâle » et « femelle ». Mais malgré toute la dévotion de Mme Lindsay à vouloir que Savitri ait une éducation et ne soit pas mariée avant l’âge de 18 ans, leur union est impossible. Over her dead body !
De deux, Sarojini, dernière fille de M et Mme Deodat Roy, en Guyane dans les année 1960s. Ma est une femme silencieuse, mère aimante, femme dévouée et très pieuse. Elle est un courant d’air et même sa fille pense qu’elle est invisible. Et comment a-t-elle laissé son père la maltraiter de la sorte ? Vouloir la marier à l’âge de 14 ans ! Mais elle trouve dans la fille de Lucy Quentin – ministre de la santé qui lutte pour la liberté des jeunes Indiennes –, Trixie, une alliée malgré leurs vues qui tout oppose. Saroj dit qu’elle ne se mariera jamais et se consacre à ses études, et Trixie est une artiste en herbe qui ne rêve que de mariage et de prince charmant. Dans ce cas Ganesh, le frère de Saroj. Mais Deodat n’acceptera jamais cette union, ni la communauté indienne : Trixie est noire. Et entre les Indiens et les Négro-américains en Guyane, c’est la guerre ouverte.
De trois, Nataraj, garçon qui a vécu ses premières années dans un orphelinat chrétien dans l’Inde des années après guerre. Un jour, un Docteur Sahib vient le chercher, lui qui pense que personne ne le veut et qu’il a un affreux secret. Il grandit avec le Docteur qui se dévoue corps et âme aux pauvres de la région, proche de Madras, et lorsque le Sahib l’envoie en Angleterre, c’est pour qu’il devienne médecin à son tour et qu’il revienne pour l’aider dans la tâche…

Coup de cœur !

Oh my gooooooooooosh ! I want to be just like Sharon Maas !
Bien sûr j’étais restée admirative et me sentais bien petite devant le talent d’Asensi qui me semblait (et me semble toujours !) inatteignable ! Surtout que je ne fais pas de romans historiques et je ne pense pas que je le ferai un jour. La tâche m’effraie. Je fais des recherches pour mes romans, je pose des questions à droite et à gauche, mais le reste vient de ma propre empathie. J’ai tendance à ressentir tout ce que l’autre ressent, même lorsque je ne connais pas son genre de douleur. Je le perçois.
Avec Sharon Maas, c’est le roman comme je les aime et comme je veux écrire, des sagas, des personnages qui se croisent, qui se haïssent, qui s’aiment, qui partent… c’est un constant changement, comme dans ma vie. Et une belle histoire n’a pas besoin d’avoir un happy end. Je suis partisane du « unhappy end » souvent (pas tout le temps non plus ;-))

Des extraits

« She was supposed not to listen. She had asked Appa, once, if that was the voice of God himself, and he said no. It was only the Muslims. They were not Muslims, so they should not listen. Khan was a Muslim and so was Ali the potter down Old Market Street and Mr Bacchus who had been the school teacher in the government school, which was why Appa hadn’t liked her going to school, because she had a Muslim teacher. Savitri could not understand it. When the muezzin started, the call entered the space behind her thought-body and she knew it was really God calling. So why should one thought-body call itself Muslim, and respond, and one thought-bidy call itself non-Muslim, and no respond ? But grown-ups were foolish. She knew she should not think that, because ine had to respect grown-ups, but she knew they were foolish because all they saw were bodies and thought-bodies which they gave names and labels to and divided into good and bad, when in fact, behind every thought-body, lived God. Even the untouchables were impure like dogs, Appa said, but Savitri knew it wasn’t true, because behind the thought-body everybody was pure, even the sweepers and the dogs, and only thought-bodies were impure. Like mud : opaque. Appa thought his thought-body was pure, and his body, just because he wore a dirty sacred thread across his shoulder.
But the muezzin’s call was pure, and Savitri prayed with the Muslims every morning when it was still dark and it was the only sound in the world. She prayed with Kahn and Ali and Mr Bacchus, because she knew Appa could not penetrate her thought-body and see what she was doing.
(…) When the mueezin’s call was over there was a space of silence, but not quite silence because there were faint noises waking all over Madras, like little tender strains of sound raising in tendrils, tentatively at first, then gathering courage until all the city was crowned by a dome of daybreak noise. But something was different today, and Savitri listened. An early cock crowing, a flutter of wings, a brain-fever bird with his hysterical three-tiered cry ascending into madness. Water from a tap, a bucket dangling down a well, a rope fluttering behind it. The swish-swish of thresholds and bridges being swept. A baby crying, a lady shouting at her drunken husband. One horn, another, a rickshaw’s klaxon, the creaking of a bullock cart, horses’ hooves. ‘Hare-Rama-Hare-Krishna’ from a temple, an puja bells, the hollow blaring of a conch, rattling drums. »
p. 151-152

« He simply could not write a further word. Writer’s block, he thought. It happens to the most brilliant of writers. » p.153



Peacocks Dancing ♥♥♥♥ (VF: La danse des paons)

C'était d'espérer que mon deuxième roman de Sharon Maas m'emballerait moins que Of Marriageable Age. Après tout, après un très grand coup de coeur, c'est plus facile d'avoir une lecture moyenne plutôt qu'un deuxième très grand coup de coeur.

Encore une fois, Maas explore mes coutumes indiennes et guyannaises avec deux histoires parallèles. Il y a celle de Rita qui a en elle l'histoire de son pays (elle a du sang africain, amérindien, anglais et indien) qui sera à tout jamais vu comme "très noire", "des cheveux désastreux", "pas jolie", "rêveuse", "fille illégitime" de Ronnie Maraj, un Indien. Ronnie, qui a lapidé la fortune familiale a épousé Marylin, une riche héritière indienne, et ensemble ils auront Isabelle, la beauté et la grâce personnifiées, et "purement" Indienne, donc avec plus de chance que Rita de se marier (de préférence avec un Blanc Occidental)(c'est incroyable comment les idées et le spréjugés sont les mêmes en Guyane et en Afrique !). Rita aime sa soeur de dix ans sa cadette comme une mère et toute sa vie elle fera tout pour elle... Absolument TOUT.
L'autre histoire, est celle de Rani et Kamal... Rani était une princess vouée à un futur magnifique avec un jeune maharajah, mais la vie a voulu qu'elle soit veuve très jeune alors qu'elle était enceinte. Kamal, son petit-fils (ses parents sont morts), est le seul héritier de sa fortune (grâce à la soie) et elle veut qu'il s'implique, en l'enfermant dans leur palais de Mahapradesh à Madras. Cependant, le garçon est rebelle, il ne veut pas de cette vie-là... En grandissant, il part... en Amérique.
Deux histoires parallèles qui montrent le combien on est emprisonné de nos préjugés et surtout des préjugés des autres, de notre société. On peut se sentir rabaissé juste parce qu'on ne fait pas partie d'un certain type de gens, et Ciel que ça peut être pénible...

samedi, 05 juillet 2008

KING, Stephen (États-Unis)

Carrie ♥♥♥♥ (VO)(Disponible en français: Carrie)

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Je n'avais jamais lu un seul de King de ma vie (yeah, shame on me !) donc Lady Jay qui en a lu un awful lot, m'a offert « Carrie » et « Shining » pour mon anniversaire. En montant à Metz, Carrie était dans mon sac. Je l'ai terminé dans le chemin du retour ;-)

Outcast
Carrie White est la fille d'une fanatique religieuse. Depuis toujours, la jeune fille qui porte des tenues très modestes, qui n'a pas d'amis, qui a un comportement craintif, a été la cible de toutes les moqueries de la part de ses camarades de classe.
Le roman commence lorsque Carrie a ses première règles (à l'âge de 16 ans) dans les vestiaires du lycée et est terrorisée. Elle pense qu'elle va mourir et demande de l'aide aux autres filles qui se moquent d'elle et lui lance des tampons et des serviettes hygiéniques à la figure.
Cette scène particulièrement honteuse (pour les autres en tout cas) est le point de départ de tout ce qu'on connait, puisque Sue Snell, qui a participé au "jeter de tampons", se sent redevable et demande à son copain Tommy Ross d'inviter Carrie White au Prom... Mais c'est sans compter qu'il y a Chris Hargensen dans le coin et qu'elle est fichtrement vexée de ne pas faire à sa guise dans la court du lycée... et c'est sans compter aussi que Carrie a un don de télékynésie (?) qu'elle s'est mise à développer depuis l'incident des vestiares...

Goes with the flow
Normalement j'ai peur de lire des grands écrivains en VO parce que j'ai toujours la sensation que je vais rater quelque chose en cours de lecture.
Mais l'écriture de Stephen King est fluide. Il a construit son histoire avec des "extraits" de commission, témoignages pour entrecouper avec l'histoire en elle-même, ce qui donne un air "reportage"/"documentaire".
Par quelques moments ça me semblait long, mais I kinda liked it !


Adaptation cinématographique: Carrie ♥♥♥♦
Brian de Palma a mis en scène une Sissy Spacek étonnante ! Dans le film, elle a trois têtes, et pour sûr que la dernière est la plus effrayante et donne la chair de poule !
Le livre étant séparé en deux parties (l'incident du vestiaire et le prom), le film suit cette séparation très fidèlement. A vrai dire, c'est une des adaptations les plus fidèles que j'ai vues, mais la fin a été un peu (beaucoup) changé pour lui donner un air plus dramatique/hollywoodien. Mais overall, c'était un bon film.

mardi, 27 mai 2008

LEGGET, A.R. (États-Unis)

Lu:
Blood of Power. Unredeemed
♥ Blood of Power. Seraphim


Blood of Power. Unredeemed ♥♥♥♥♦ (VO)
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Quatrième de couv

There was a prophecy foretold, of redemption for the fallen. But the price that must be paid would require Blood of Power. Can the one who holds this power make the choice, the sacrifice, and ultimately, deliver redemption?
Tempest did not know her life would be found in the love of two men. One whose darkness lured her, the other gentle and wise. All three entwined by a prophecy older than man. A prophecy, which if fulfilled, could mean the forgiveness of those damned for a mistake as old as time.

Tempest
Le souci d'avoir des amis écrivains, c'est le nombre de livres qu'on choisit de lire en priorité... Et quand ça ne vient pas, on a peur de froisser l'auteur. L'autre souci, c'est la peur de ne pas aimer le livre... :-|
Ce coup-ci, après une longue saison sèche (côté panne de lecture parce qu'il n'arrête pas de pleuvoir de ce côté-ci de la Méditerranée), alors que je plongeais moi-même dans un univers fantastique, j'ai repris ma lecture de la destinée de Tempest et du conflit entre ces deux anciens frères, Paul et Michael. Lequel est authentique, lequel ne l'est pas ? Les dernières pages avancent rapidement, on sent l'action et la prophétie essayer de s'accomplir. Là encore le souci est: de quelle manière la prophétie va se réaliser ? Car A.R. (de son prénom Andra) arrive à faire planer le doute... A un moment, la seule personne en qui nous ayant confiance est Tempest. Les autres ont des passés troubles, descendants maudits des Anges tombés...
Et vous l'avez compris: ma peur était infondée parce que j'ai vraiment aimé ce livre et j'attends la suite avec impatience, étant le premier de la trilogy Blood of Power.Le deuxième tome Blood of Power. Seraphim sera disponible cet été et elle est en pleine écriture du troisième et dernier tome de la saga... Goodie.

Auto-publication
L'auteure a décidé de se faire autopublier à travers Lulu... et heureusement pour moi qui préfère lire sur papier que sur écran. Le souci est qu'il y a un léger problème de mise en page, mais ça se lit rapidement. 269 pages de doute, d'attente, d'anxiété... et d'espoir ! Ça vaut le coup de l'encourager :-)

dimanche, 11 mai 2008

SEDARIS, David (Etats-Unis)



Joy me fait découvrir David Sedaris, bit by bit ;-)

Lu :
• Me talk pretty one day
• When you are engulfed in flames


Me talk pretty one day ♥♥♥♥ (VO)(VF: Je parler français)

David Sedaris nous présente 22 nouvelles autobiographiques avec humour et tendresse, de son enfance en Caroline du Nord jusqu'au jour où il part vivre à Paris avec Hugh, son compagnon. De ses origines grecques, de son enfance "banale" comparée à Hugh, des animaux de compagnie, de ses années "art contemporain et drogues", de ses années de petits boulots, et d'autres encore, il est impossible de ne pas sourire.
Lorsque arrive la deuxième partie où il raconte ses débuts chaotiques en France, ne serait-ce par la langue, on a droit à un humour proche de celui de Stephen Clarke, mais en vrai. Ce n'est pas un roman, il l'a vécu. Mais j'ai souvent la sensation qu'il est aussi clueless que le héros Paul West ;-)

Des extraits
« Our parents discouraged us from using the titles 'ma'am' or 'sir' when addressing a teacher or shopkeeper. Tobacco was acceptable in the form of a cigarette, but should any of us experiment with plug or snuff, we would automatically be disinherited. Mountain Drew was forbidden, and our speech was monitored for the slightest hint of a Raleigh accent. Use the word 'y'all', and before you knew it, you'd find yourself in a haystack Frenchkissing an underage goat. » pp 6061 (You can't kill the Rooster)

Ceci est pour ma mère ;-) : « The passage of time has not altered my father's obsessive attention to my sisters' weight and appearance. He wonders why the girls don't drop by more often, and then when they do, he opens the door asking, 'It's just my imagination, or have you put on a few pounds ? » pp.136-137 (A Shiner like a Diamond)

« 'Excuse me, but what's Easter ?'
(...) The Poles led the charge to the best of theur ability. "It is," said one, "a party for the little boy of God who calls his self Jesus and... oh, shit." She faltered and her fellow countryman came to her aid.
"He calls his self Jesus and then he be die one day on two... morsels of... lumber."
The rest of the class jumped in, offering bits of information that would have given the pope an aneurysm.
"He die one day and then he go above of my head to live with your father."
"He weared of himself the long hair and after he die, the first day he come back here for to say hello to the peoples."
"He nice, the Jesus." » p. 177 (Jesus shaves)


When you are engulfed in flames ♥♥♥♥ (VO)
Il n'y a pas beaucoup à dire ! :-)
Il faut aimer le style de Sedaris. Il parle de lui, toujours de lui, de sa famille et de son compagnon, avec humour et tendresse, de la France au Japon...
Voilà qui est court, net et précis ma foi ;-)

dimanche, 30 septembre 2007

NDEBELE, Njabulo (Afrique du Sud)

Fools ♥♥♥ (VO)
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• L'histoire se passe dans un township de Johannesburg, comme tant d'autres - Soweto, Alexandra, Mamelodi... -.
Les personnages: un instituteur vieillissant Zamani, qui à présent vit au jour-le-jour dans le ghetto après avoir été militant, une jeune fille violée et enceinte des oeuvres de l'instituteur, un jeune étudiant enthousiaste - le frère de la victime -, et dans la lutte entre le résigné et le nouvel-arrivé, ...

• Ce livre est un écho de la ville dans un ghetto sudafricain, sans fioritures. On sent presque l'alcool, la poussière, la terre à travers les lignes, les conditions misérables des townships..
Je me souviens d'avoir la grimace tout le long du livre (ou presque) parce que l'instituteur lui-seul réussissait à sortir des pages et m'effrayer par son réalisme, par le visage bien réel que j'avais mis sur le personnage.

• Un film a été réalisé par Ramadan Suleman, qu'on a eu la chance de rencontrer au lycée et de lui poser des questions.
Une des questions dont je me souviens: "Pourquoi dans le film, la fille fait une fausse couche alors que dans le livre, l'enfant naît?"
Et à Suleman de répondre "Je voulais punir l'instituteur. Il ne méritait pas cet enfant."
Ça a le mérite d'être clair...

• Quand on vit en Afrique du Sud, principalement à Johannesburg, on ne peut pas ne pas aller au coeur de l'histoire de ce pays. Avec mon père ou avec le lycée qui tenait à coeur les journées historiques sur les pas de Nelson Mandela et de Mahatma Gandhi en Afrique du Sud, je suis allée plus d'une fois à Soweto, township aux deux millions d'habitants, avec le plus grand hôpital d'Afrique, le Baragwanath, célèbre par les révoltes des étudiants noirs qui se refusaient à avoir des cours en afrikaans. Le 16 juin 1976, une photo a fait le tour du monde: celle de Hector Peterson, 13 ans, tué comme tant d'autres enfants par la police. Aujourd'hui, le 16 juin est la journée de l'enfant dans toute l'Afrique.
Comme beaucoup d'endroits, les townships ont aussi leurs quartiers aisés (c'est relatif). Mais quand on visite des maison qui font la taille de mon salon (20 m², mais pas sûr) divisées en trois pour trois familles entières, c'est à se demander jusqu'où la politique de l'Apartheid pouvait aller.
Malheureusement, Soweto n'a pas (beaucoup) changé depuis l'abolition de l'Apartheid. On commence à casser les murs, agrandir les maisons. Les shebeens (des bars) clandestins sont aujourd'hui dans la carte touristique (il faut aller au Wandie's Place, on y mange bien!).
Mais ce sera toujours Soweto.

Et c'est dans cet univers-là, que Njabulo Ndebele fait évoluer son histoire. Du réalisme à la sauce sudaf.

vendredi, 28 septembre 2007

SHAKIB, Siba (Iran)

Samira and Samir (lu en anglais)(VO: Samira und Samir)
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• Quand Daria accouche seule de son enfant, avec son mari "le commandant" à ses côtés, sous leur tente quelque part en Afghanistan, le Commandant avait décidé que c'était un garçon. Samir. Car le premier enfant d'un commandant, est toujours un garçon. Il avait été le premier enfant de son père, son père de son grand-père, ainsi de suite.
Quelle ne fut sa déception lorsque Daria lui montra que son fils... était une fille.
Dès ce moment-là, il élèvera Samira en tant que Samir. Dans le campement, tout le monde "le" connaît en tant que Samir. Juste Daria traite sa fille en tant que telle, dans le secret de leur tente.
Samira apprend à chevaucher, à se battre, à tirer avec sa Kalachnikov, devient le meilleur lutteur parmi les jeunes, Samir est le meilleur partout. Et puisque c'est un garçon, Samir a le droit à aller à l'école, à apprendre à lire et à écrire, et rencontre Bashir qui deviendra son meilleur ami.
Daria et le commandant auraient pu avoir d'autres enfants... mais lors d'un combat, le commandant est gravement blessé et perd son orgueil: sa masculinité.
Quelques années plus tard, Samira adolescente, son père est tué. Elle doit alors prendre soin de sa mère et prendre les décisions pour elles. Tout le monde le voit comme le plus beau garçon des alentours, le meilleur partout, le plus courageux, le plus brave. Bashir, si malingre, entend toujours son père "regarde comment Samir est valeureux! Comment il est beau! Comment il est fort!"
Mais Samira est amoureuse de Bashir. Daria lui dit "regarde la vie que tu mènes. Maintenant, regarde la nôtre, en tant que femme. Tu ne seras pas libre. Tu ne pourras rien faire. Tu porteras le voile. Tu seras emprisonnée..."
Que faire? Devenir femme et l'épouse de Bashir qui ne sait toujours pas que Samir est Samira? Et en devenant femme, oublier tous les privilèges?
Ou ignorer son amour pour son ami, continuer d'être un homme et subvenir aux besoins de sa mère? Et maintenant de son grand-père maternel?
Et quand on a deux options difficiles... quelle serait la troisième?

• C'est un livre très beau, plein de poésie. Il y a des moments où on oublie que c'est une histoire "moderne", qu'il y a des avions et des voitures, tant cela se passe dans des campements avec des guerriers, des chevaux, au milieu du désert.
Je lisais me demandant à chaque instant: comment elle s'en sortira de ce piège?

• Une anecdote (parce que j'aime raconter des histoires), en août 2004, j'attendais avec ma mère à l'aéroport de Johannesburg (Afrique du Sud), et comment l'avion pour Luanda (Angola) avait 3 heures de retard (les Angolais sont bien connus pour leur ponctualité), je suis allée dans une des librairies du terminal. Vous pouvez me demander où j'achète le plus de livres. Je vous dirai sans hésiter: dans les gares et les aéroports! Il n'y a pas d'aéroport où j'ai passé où j'ai pas laissé ma marque dans une librairie... Peut-être celui de Luanda. Y'a pas encore de librairie...
Bref. J'ai dû acheter trois ou quatre livres et quand on nous a finalement dit qu'on pouvait prendre l'avion, je range Samir and Samira dans mon sac et je suis les autres. En arrivant sur le tarmac, oh surprise! Il y avait encore le technicien qui démontait le réacteur!
Il faisait chaud malgré le jour d'hiver, ma mère qui avait été opérée il y avait une semaine souffrait un peu. Et moi, toute Métisse que je suis, je suis totalement Bantoue. J'ai attendu dix minutes. A la onzième, j'ai pris le sac en plastique de la librairie, je l'ai posé sur le sol et je me suis assise sur le tarmac, sous le regard étonné de certains. Et je me suis remise à lire "quand ils remonteront l'avion en une seule pièce, faites-le-moi savoir." Ça a dû prendre... 30 minutes?
Au moment où on est finalement rentré dans l'avion, on aurait déjà dû être à Luanda... Le vol ne dure que 3 heures... Ah patience, quand tu nous tiens...

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