mardi, 25 décembre 2007

Music Hall - 33 : Merry Christmas !

0 : Zouk & Kizomba1 - 2526 : Idan Raichel Project27 : Afrique du Sud28 - 3233 : Merry Christmas34 - 3738 : Fille du Vent We wish you a merry Christmas White Christmas by Shania Twain Silent Night by Enya Joy to the world by Mannheim Streamroller Joy to the world by Michael Bolton, Placido Domingo and Ying Huang

lundi, 24 décembre 2007

Jo Ann v. vous souhaite un Joyeux Noël !

 

dimanche, 23 décembre 2007

Swap de Noël: Littérature scandinave!

be2f0698491e918ccaaf3ef695c308c9.jpg Vive Noël avant l'heure! (J'attends le swap chocolat avec impatience... Et ouais. Une fois commencé, on devient vite accro à ces jeux-là!!) 23 décembre 07 Oh oui, Erzébeth , je t'aime déjà ! :-) Je dois prendre exemple sur toi pour faire de meilleurs colis Swap (encore désolée, Florinette !) J'ai été gâtée, gâtée et j'ai eu plein de coccinelles pour coller un peu partout (mon portable qui en a déjà une en a eu droit à une deuxième ;-)). C'était un festival de bonnes choses ! ♦ Deux très beaux verres avec des bougies à l'odeur de violettes (Erzébeth explique que c'est la fleur de Toulouse) ♦ Des bonbons de Noël (au fait, je ne connais pas le nom exact, mais c'est très Christmas-y, j'adore !) ♦ Du thé de Noël qui sent merveilleusement. ♦ Deux marques-pages artisanaux, dont un brodé avec des coccinelles ! ♦ Un sachet rempli de coccinelles avec des autocollants (je ne savais pas où les chercher/trouver, merci beaucoup !) ♦ Trois romans : Ombres sur la Prairie de Karen Blixen (choisi pour le mix Afrique/Scandinavie, j'en reviens pas, c'est excellent), La Cité des Jarres d'Arnaldur Indridason (qui était dans ma PAL depuis des lustres !) et Hanna et ses filles, de Marianne Fredriksson. Merci encore, Mademoiselle, d'avoir été aussi à l'écoute et pour le petit mot sympa ! Je n'aurais pas le Noël que je voulais, mais ton colis est un excellent baume au coeur !

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samedi, 22 décembre 2007

{Poésie} "C'est Noël et..." par Armando Valladares

1cfcf8cda702bb7753cda334f7b25d33.jpg Quand j'étais au CM1 (je crois), je devais apprendre ce poème par coeur. Je me souviens d'avoir pris le temps de bien décorer la page de mon cahier de poésie, en faisant quatre vignettes sur la faim, le froid, la maladie et le sommeil. Je crois bien que je me suis investie davantage (ne serais-je notée par ma récitation et par la tenue de mon cahier) car Armando Valladares était Cubain et qu'ayant grandi sur cette île, je me sens toujours proche. Ça a beau être perdu dans mon passé, mais Cuba est mon berceau. J'y ai appris à marcher (je suis arrivée à La Havane à l'âge de 8 mois), j'y ai appris à parler espéranto (français, portugais et espagnol tout ensemble, quoi !), j'y ai vécu une enfance insouciante et princière, appartenant à cette élite que sont les expatriés et les diplomates, même africains... Valladares a été un prisonnier politique pendant 22 ans. === C'est Noël et... Armando Valladares C’est Noël et j’ai froid le vent glacial pénètre jusqu’aux os comme une baïonnette. La grille du fond ouverte est comme un trou dans l’épaule qui gèle les poumons. C’est Noël et j’ai faim ils ont apporté de bonne heure notre dîner de réveillon : macaronis bouillis et un bouillon nauséeux froid comme le vent dans les os. C’est Noël et je suis malade la douleur est une torture sans médicaments l’asthme me tourmente plus que le vent. C’est Noël et j’ai sommeil j’ai besoin de dormir mais le froid la faim la toux m’en empêchent... C’est Noël et seul mon coeur a de la chaleur.

vendredi, 21 décembre 2007

Confessions de Noël 2007

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21 décembre 2007 J'ai appris à m'adapter à tout depuis que je suis petite. Je n'ai pas toujours eu ce que je voulais, mais comme dit la maxime, j'ai toujours (en tout cas souvent) eu ce dont j'avais réellement besoin. En ce moment, l'esprit de Noël est en train de prendre la poudre d'escampette. J'avais un peu d'espoir, un tiny tiny, d'avoir quelque chose de proche de ma tradition de Noël... et puis, je ne vais pas l'avoir. Je suis tellement triste après avoir entendu les plans, que j'ai envie de rentrer à Montpellier tout de suite. Peut-être je fais une tempête dans un verre d'eau, peut-être aussi que je vais m'amuser comme une folle, j'en sais rien. Mais là, je veux rentrer. Je veux ma mère plus que jamais. Damn. It's so cold up here. 19 décembre 2007 Derniers jours avant Noël. Mon sapin est monté, je peux rester des minutes en train de regarder la guirlande "chanter". Au fur et à mesure que je reçois des cartes postales des quatre coins du monde, je les ajoute à la déco. La dernière venait d'Australie. Je ne dois pas oublier d'envoyer les miennes. C'est devenu une tradition, à défaut d'autres. J'échange des cartes postales avec des amis à Noël. Ça fait toujours plaisir du véritable courrier ;-) Je pars demain à Paris, voir s'il y fait plus froid. A ce qu'il paraît, il a neigé à Montpellier l'autre jour. Mais le temps que je descende, il n'y avait rien. Ça veut peut-être dire qu'on aura un bon hiver ? L'année dernière, on disait qu'il faisait trop froid (-6°C) pour que ça neige... Je ne comprends pas la logique, mais on va faire semblant, eh ? Bon, je vais laisser reposer tout ça, il serait peut-être temps de faire ma petite valise qui est déjà remplie rien qu'avec le colis d'Erzébeth... Sinon, Petit Papa Noël, ne m'oublie pas ;-)
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5 décembre 2007 Ma famille est extraordinaire. Je le sais et je le dis tout le temps. Pour rien au monde je ne changerai de tribu ou de mode de vie. Mais pour rien au monde, je ne répéterai le même schéma. Croisons les doigts. J'ai toujours grandi avec quelques-uns de mes aînés, pas tous, et pas toujours les mêmes. A Cuba, j'ai grandi avec La Parisienne et Le Diplomate. En Angola, j'ai un peu vécu avec eux, mais ils ont vite rejoint leur mère, puis il y avait Jess. Au Portugal, un week-end sur deux, j'avais Le Diplomate, Le Pilote et DJ Daf avec qui cohabiter. De retour en Angola, il y avait le Géant. En Afrique du Sud, ce n'était plus que Le Pilote et DJ Daf. En France, j'ai cohabité avec Jess mais nos chemins se sont séparés. Je me souviens, parce que je le sens toujours, ce vide énorme qu'est de voir ses frères et soeurs rentrer "chez eux", chez leur mère. Je me suis toujours demandé pourquoi ma famille n'était pas comme les autres, pourquoi je devais toujours dire au revoir. Aujourd'hui, pire encore qu'autrefois, je vois et verrai mes frères et soeurs de moins en moins. C'est le temps qui fait ça. Avant, pour Noël, ils venaient tous le 25. Le 24 ils le passaient chez leur mère. Alors pour moi, le 25 était le réel jour de Noël, la vraie fête qui dure et qui dure. Mais... ils devaient rentrer... Maintenant, je ne sais plus ce que veut dire une vraie fête de Noël, et tous les ans ça me pèse. Depuis 2001, j'ai coupé court aux Fêtes en famille, bien malgré moi. Les titres de séjour qui ne sont jamais prêts pour Décembre, deux semaines c'est trop peu pour aller et revenir. Et puis... les aînés se marient, ont des enfants, chacun sa famille... Noël ne peut plus se diviser en plusieurs journées, c'est impossible. La tribu est trop grande. Je sais ce que je veux pour Noël... Ma propre famille, avec une seule mère, un seul père, et des enfants rien qu'à nous... 21 novembre 2007 Je ne suis pas sortie depuis des jours. Je me suis terrée, une fois n'est pas coutume, dans le silence, dans le noir, dans la solitude. Je me réveille avec des envies de dormir, je dors tout en voulant rester éveillée. Je pleure les yeux secs, je crie la voix sourde. Et puis, je me suis dit qu'il faut que je me lève, que je sorte, j'affronte les éléments. De la fenêtre, je ne vois que du gris... et du vent. Le sapin (si c'en est un) de la cour intérieure ne fait que balancer. Devant, derrière. Il ne tient pas sur place. Le matin s'est levé sans soleil. A 10h du matin, il est déjà 18h. Tout comme moi. Je fais un effort, je me prépare, tiens. Je me trouve belle. C'est étonnant, j'ai dû perdre un kilo ce week-end, aussi vite que ça. Je m'habille en noir (oui, encore), j'attache mon turban (noir, toujours) et je cherche mon pardessus (noir, corbeau) inutilisé depuis l'hiver dernier... Voilà, je suis prête. Il est temps. J'arrive en bas, j'ouvre la porte. Le trottoir est mouillé. Si je dois remonter au quatrième pour récupérer mon parapluie, je ne sors plus du tout et j'hiberne encore une semaine. Non, je fonce. Il est temps. Tiens, il ne fait pas froid. Je marche, je traverse la police et les militaires à la gare, j'esquive les quelques manifestants histoire de ne pas me trouver dans la foule, j'esquive toute conversation, tout contact. Je n'ai pas le temps à perdre. Et puis, sur la Comédie, on s'occupe des décorations de Noël... l'Opéra s'habille d'étoiles. Oh mince! Déjà?! Je veux rentrer, je dépasse les obstacles, les ateliers, j'esquive encore... encore et toujours. Je vais mal, et personne ne s'en rend compte. Voilà des jours que je ne suis qu'un fantôme, et personne ne l'a remarqué... Je ne vois que de la décoration de Noël, des guirlandes, des boules géantes, la future place du Père Noël... j'achète des boîtes, du papier de soie... ce n'est que novembre, je n'ai pas encore goûté des marrons, et déjà tout est rouge, doré, blanc et argent. C'est Noël. Encore. Et je ne sais pas où est-ce que je vais, avec qui je serai. Je commence à détester Noël. Je veux mon enfance. Je veux ma mère.

jeudi, 11 octobre 2007

Carnet de Noël 2003

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J' avais passé Noël 2001 à Paris, Noël 2002 à Rome, et Noël 2003 paraissait moins cosmopolite. Pour la première fois, mon père Le Philosophe, mon grand frère Le Diplomate et mon petit frère Le Géant (le trio est aussi connu sous le nom des Trois M...), ont débarqué chez nous, à Montpellier. D'un côté, Jess et moi pensions que nous allions passer un Noël pépère dans notre petite ville, et mine de rien, nous ennuyer à mort. Noël pour nous, ce ne sont pas les cadeaux ni la dinde. C'est la famille. En tout cas pour moi. J'ai besoin de ma tribu. Mais bon... Ma mère était allée à Lobito, dans le sud de l'Angola, chez mes grands-parents avec mon oncle-papa. Mon grand-père était très malade. Mais nous, on le savait pas. Nous avons préparé le repas de Noël, nous avons bien mangé, bien ri. Nous avons décidé de partir à Bruxelles (enfin de l'action) dès le 26. Le lendemain, lorsque je me suis réveillée, mon père s'asseoit au bord de mon lit pour me dire que mon grand-père était mort dans la nuit. Il était au courant, mais ma mère lui avait demandé de ne rien nous dire tout de suite. Je parle avec ma mère, puis avec mon oncle-papa. C'est la dernière fois que j'entends la voix grave de l'homme qui m'a (presque) élevée. Il est mort deux mois plus tard. Je ne savais pas trop quoi penser... Mon grand-père je l'adorais, mais je l'avais vu de rares fois, cinq fois tout au plus dans ma vie, contrairement à ma grand-mère qui avait voyagé avec nous dans le monde et a même vécu un temps avec nous à Cuba. En cas de mort, je deviens silencieuse. Je ne réagis pas toujours, on peut même penser que je suis froide. Je pleure un bon coup, et après je n'en parle plus. Ma mère ne voulait pas qu'on soit endeuillés. J'ai rangé mes affaires, je ne me souviens plus de ce jour-là au fait, et le 26, nous avons pris la voiture et nous sommes partis.
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Montpellier à Bruxelles - 26 décembre 2003 (9h20 de voiture) Nous sommes arrivés aux Citadines Toison d'Or vers minuit. Le lendemain, j'abandonne les miens pour faire un tour de la ville avec mon ami Le Sage et sa femme bruxelloise. Rien de mieux que de s'évader et de ne réfléchir à rien. On a terminé notre Brussels Tour prenant un café (thé pour moi) au Hilton, où j'avais laissé mon père et son associé parler depuis le déjeuner (soit 4 heures!).
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Oubliez Manneken Pis... Sa soeur est fierce!
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Bruxelles à Paris - 28 décembre (3h) Nous décidons de quitter Bruxelles dans l'après-midi, histoire de dîner à Paris. Nous mangeons au Latina Café sur les Champs Élysées (en souvenir des bons vieux temps avec Jess et ma grande soeur La Parisienne), on fait une pause Tour Eiffel (pour tous les villageois qui se respectent), et nous repartons aussi sec. Prochaine escale, Madrid.
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Paris à Madrid - 28 décembre (14h30) Qu'est-ce qu'il faisait beau (sentez mon ironie)! Nous avons fait le plus long parcours. A la fin, on ne savait plus quel était notre nom. Depuis que j'ai été opérée aux genoux en 2001, je n'arrive plus à les plier longtemps sans que je ne sente qu'on m'arrache les jambes... Nous avons choisi une auberge au nom argentin, Buenos Aires, nous avons dormi (pour entendre mon petit frère parler avec le concierge en espagnol parfait, ce qui nous a étonné) et pour le dîner, nous avons choisi un restaurant cubain, Habana Madrid Café. Je ne suis pas sûre que le paon soit un plat national, mais c'était bon quand même.
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Madrid à Lisbonne - 29 décembre (4h) Nous sommes arrivés dans la province (manière de dire dans la banlieue marginale au nord du Tage) où mon oncle (l'autre frère de ma mère) et mes tantes (les soeurs de mon père) vivent depuis presque trente ans. J'ai vécu dans le "Vale das Amoreiras" (Val des Mûriers, mais on le surnomme Val des lamentations) pendant un an chez mon oncle Z, parmi tous les Négro-africains et les Gitans qu'on veut pas dans la grande ville. Se réveiller à 6h du matin pour traverser le fleuve et arriver pile à l'heure au lycée français au centre de Lisbonne. Pas étonnant que j'ai redoublé ma seconde. Ah, j'y ai été renversée par un bus aussi... mon oncle a failli perdre ses cheveux... Nous sommes donc passés en coup de vent. Mon oncle était très atteint par la mort de mon grand-père (c'est normal, vous me direz) qu'il n'avait pas vu depuis vingt ans. Il a demandé si je voulais pas rester à la maison lui tenir compagnie. Mon père est très jaloux de ma relation avec mon oncle Z. "C'est toujours ton oncle, toujours ton oncle". Mais tout comme mon oncle-papa (qui a fait tout ce que mon père n'a pas fait pendant que je grandissais), mon oncle Z était la figure paternelle qui remplaçait celle de mon oncle-papa. J'ai commencé à avoir une relation fille-père avec Le Philosophe à l'âge de 16 ans, c'est dire. Les frères de ma mère ont toujours été là pour nous, et ça... Mais finalement, je ne suis pas restée avec oncle Z. Je préférais l'humour douteux de mon père que le visage triste de mon oncle... Nous sommes donc allés au Guincho, banlieue plus fréquentable de la zone nord de Lisbonne.
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Nous avons passé le réveillon chez des amis de mon père au centre-ville (et mine de rien, mes frères, ma soeur et moi, nous nous sommes ennuyés...) Lisbonne à Montpellier - 2 janvier (19h) Et alors que je me plaignais du trajet Paris-Madrid, celui de Lisbonne Montpellier a juste remis les pendules à l'heure. 19 heures de route! Au début, on voulait s'arrêter à Barcelone... mais arrivant à Barcelone et se faisant contrôler par un officier de police (le plus séduisant qu'il m'ait été donné de voir), on s'est rendu compte que mieux valait continuer tout droit. Lorsque l'officier était en train de jongler entre le permis de conduire américain et le permis angolais, disant que l'angolais était plus simple à déchiffrer, j'ai bien eu le temps de l'admirer, ce qui n'a pas plu à mon grand frère quand je lui ai dit qu'il était réellement mignon. Ah les grands frères! J'ai la chance, j'en ai trois grands frères et quatre sont géants de taille! Nous sommes arrivés à 8h du matin à Montpellier...