mercredi, 07 mai 2008
La Comédie du Livre de Montpellier 2008

Donc, qui parmi vous, chers lecteurs, sera dans le coin ?
La Comédie va du 30 mai au 1er juin et j'ai hâte d'y être !
(Quelques noms dans la suite...)
02:29 Publié dans Autour du Livre , Montpellier (& ma Vie en France) | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Comédie du Livre, Montpellier, Place de la Comédie, Livres, Auteurs, A à Z, Conférence
mardi, 06 mai 2008
Schornsteinfeger...
Schwarz, schwarz, schwarz, sind alle meine Kleider,
Schwarz, schwarz, schwarz liebt jederman.
Darum lieb' ich alles was so schwarz ist,
Denn mein Lieb ein Schornsteinfeger ist. * ♪♫♫♪♫
Les Ramoneurs, le retour.
J'ai failli tuer un hommer hier.
20:00 Publié dans Montpellier (& ma Vie en France) | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ramoneurs, Montpellier, Législation, Conduit d'évacuation
vendredi, 25 avril 2008
=♦= Montpellier en vrac =♦=

25 avril 2008
Après une semaine sous une pluie battante, voilà un soleil de plomb.
Beaucoup disent "mais tu dois être habituée"... Non, m'sieurs, dames. Ce n'est pas parce que je suis d'Afrique australe que je supporte mieux la chaleur. A vrai dire, je n'aime pas du tout... Ach !
18:51 Publié dans Montpellier (& ma Vie en France) | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Montpellier, En vrac
mardi, 15 avril 2008
Rédac du Mois : Vous vous réveillez un matin, et vous constatez que vous avez été transformée en enfant...
Cette fois-ci, l'imagination est au rendez-vous et je ne suis pas la seule à m'y pencher :
Laurent, Noelia, Bergere, Bertrand, JvH, Jean-Marc, Hibiscus, Anne, Julien, Joël, Chantal, Looange, William, Catie, Lelynx, Cecfrombelgium, Gally, La Nymphette, Julie70, Gazou, JulieMeunier, BlogBalso, Celine, Vladyk, Lydie, Lucile, Guy Cardinal, Optensia, Linda, Denis, Yibus, Julie, Isabelle, Froggie, Christophe, Aurélie N, Le chat qui, Lodi
La fiction étant mon art, je me suis dit que j'allais écrire un conte du genre la série des « Kawabi ». Pourtant, je n'ai pas envie d'écrire de la fiction pure et dure. Ces derniers mois, je suis obsédée par l'enfance que j'ai râté... une enfance qui me reste au travers de la gorge et qui me rend vulnérable... Peut-être est-ce le moyen de mettre un visage sur l'enfance que je n'ai pas eu ?
Une fois n'est pas coutume, je paresse au fond de mon lit. L'AC est au maximum, comme d'habitude, et je suis enroulée dans mes couettes... et soudain je me rends compte que je ne suis pas où je devrais... Dans ma chambre à Montpellier, je n'ai pas de clime... Je n'ai pas besoin de deux couettes... et détail : à Montpellier, j'ai un lit double.
Je me redresse, je manque de m'écrouler par terre (j'avais vraiment un lit aussi étroit ?!) et regarde autour... Les persiennes ne sont pas fermées. Je vois un ciel gris au loin. Seigneur, me revoilà à Luanda !
Normalement chez ma mère, on ferme les persiennes dans l'après-midi pour éviter les attaques des moustiques avant le coucher du soleil, et puis on ferme les vitres avant d'aller se coucher pour allumer la clime. Mais lorsque je vais me coucher, je rouvre les persiennes et ferme les vitres en vitesse. Je n'aime pas être totalement dans le noir lorsque vient le jour. Je n'ai jamais eu de notion spatio-temporelle, ça n'a pas changé en 26 ans, j'ai donc besoin d'avoir une référence pour savoir how late it is !
Je cherche mon portable sous mon oreiller mais je ne le trouve pas... c'est vrai que mon portable ne marche pas en Angola, mais ma mère me prête une puce (normalement, elle me prête aussi un portable pourri parce que je risque de me faire voler le mien si je fais la c*rie de répondre dans la rue)... et j'ai besoin de savoir quelle heure il est, puisque je ne porte pas de montre et je n'ai pas de réveil dans ma chambre... Mais je ne vois rien... Rien du tout. J'entends le bruit dans le couloir.
Ce bruit qui tue et qui a toujours tué : ma mère a une radio dans tous les coins de la maison... et s'il y a un truc que je hais absolument, c'est me réveiller avec le jingle des infos ! Bon, je n'aime pas me réveiller avec quoi que ce soit de bruyant, mais vous le savez déjà ;-). Ma mère pousse la porte de ma chambre, lance un « tu es déjà réveillée ? Dépêche-toi, tu vas être en retard pour aller à l'école. » Elle laisse la porte ouverte, éteint la clime et ouvre grand mes fenêtres sur l'air sec et chaud de Luanda et les klaxons de notre avenue, une des plus longues et larges et bruyantes de la capitale. Je hais me réveiller de cette manière aussi ! En repartant, elle laisse la porte ouverte, laissant libre court aux ondes hertziennes et les infos du matin.
Je crois que je viens de décrire mon plus grand cauchemar, mais à vrai dire, c'est comme ça que Mme le Général me réveille pendant les vacances... et si je me souviens bien, très tôt je me suis levée toute seule comme une grande pour aller à l'école.
Je me lève et me regarde dans la glace de l'armoire... Goodness gracious me !!! Je suis redevenue enfant ! Même pas de poitrine pour faire semblant ! Je suis une enfant... plus grand cauchemar que celui d'être réveillée par ma mère ! En un quart d'heure, je suis prête pour sortir. Je bois mon lait chaud et je prends l'ascenceur. Le chauffeur m'attend pour m'emmener à l'école. Mes parents n'ont jamais pris cette peine-là. Je suis enfant avec ma tête de presque trentenaire, je ne sais pas si ce que je ressens c'est du trac... c'est où déjà, l'école française ? C'est où ma salle ? C'est qui mon instit ? Qui sont mes amis ?
A l'époque, ma vie se concentrait à l'intérieur de l'enceinte de l'école primaire et tous les ans ou presque, les têtes changeaient pour cause de départ des expats ou des diplomates... je n'avais pas d'amis "pour la vie", je n'avais pas d'amis d'enfance à part une, Blue, la Suissesse qui est devenue Angolaise après sa majorité (va savoir !)... J'avais une enfance solitaire. Ma mère nous interdisait de quitter l'appartement, de nous mêler à la foule, d'aller où les autres allaient... Nous grandissions dans une bulle superprotégée dont je ne me suis jamais défaite...
Et si les choses avaient été faites différemment ? Si ma mère nous avait laissés le champ libre ?
Aujourd'hui, je n'ai rien. Je n'ai rien qui me rattache à mon enfance, mes amitiés étaient éphémères et je n'avais pas de contact avec les enfants des voisins... Ce n'est qu'à l'âge de 16 ans, lorsque j'ai commencé à vivre seule, que je me suis fait une vie, avec des amis que je garde encore et toujours, même 10 ans plus tard.
De mon enfance, je n'ai pas de souvenirs.
Je pourrais essayer d'imaginer ce que ça ferait, mais le plus j'essaie, le plus je me rends compte que c'est douloureux, que ça m'obsède depuis longtemps et que j'en veux terriblement à ma mère de m'avoir coupée du monde... Si je ne ressens pas le manque des autres lorsque je m'en vais, si on dit que je suis tellement indépendante car je suis solitaire et silencieuse, ce n'est qu'une conséquence parmi tant d'autres de mon enfance.
Pour une fois, la psychologie a eu raison de moi...
(Vous êtes intéressé/e/s par la Rédac du Mois ? Plus d'infos sur le site !)
12:00 Publié dans Entre mes Lignes | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Rédac du Mois, Blog, Enfance, Luanda, Montpellier, I ♥ Angola
dimanche, 06 avril 2008
{Entre nous} 26 - 30
NB: Vous pouvez voir qui est qui par ici! (de 1 à 25)
#30 - Bff (mars 2008)
Alors que je parlais avec Krat, il voulait à tout prix savoir la réponse à une question à laquelle je ne voulais pas répondre. Alors il me sort une « mais je suis ton meilleur ami ! » And I was like « ah bon ? » Pas que je veuille être méchante, après tout je l’adore (ne serait-il pas l’homme de mes rêves), mais nous n’avions jamais utilisé les termes « best friends » entre nous.
« Tu es mon meilleur ami ? » je demande.
« Oui ! Je suis peut-être bizarre et étrange, mais je suis ton meilleur ami ! » (pour une fois, je suis d’accord avec vous, c’est kif pareil ce qu’il a dit).
Et à moi de répondre : « Oh gosh, you’re so sweet. »
Vous aurez trouvé mieux ?
#29 - Womankind (décembre 2007)
Moi: "Homme de mes rêves, dis-moi des choses?"
Krat: "Les femmes sont compliquées."
Moi: "Les femmes sont des animaux étranges. Bon sang, qui les a créées?!"
Krat: "Dieu a créé quelque chose de bien, quelque de doux, quelque chose d'aimant, quelque chose avec qui être."
Moi: "C'est sûr. Il a créé le chocolat et les ours en peluche."
(D'accord, je sors...)
00:20 Publié dans Des Histoires comme ça | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Histoires comme ça, Entre nous, Montpellier, Afrique du Sud
vendredi, 15 février 2008
Meet the bloggers
#9 - PP
#8 - Joy Suzanne
Mademoiselle est la première blogueuse anglophone (elle est américaine) que je rencontre, parce que oui, je lis beaucoup la blogosphère francophone, mais je savoure l'anglophone et la lusophone (dont je fais moyennement partie parce que je participe à un autre blog...). Un après-midi avec une amie British, entre souvenirs douloureux d'enfance, grandes rigolades et conseils de lecture, terminé par un repas vietnamien (on n'avait pas le temps pour le sushiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii). Superbe moment pour une journée ensoleillée d'hiver montpelliérain ! :-)
#7 - NaNoWriMos
Avant d'être des blogueurs (surtout des Livejournaleurs !), en tout cas pour moi, les Wrimos étaient des... Wrimos, voyons ! Nous avions passé un mois de novembre d'enfer et sur les chatrooms, et les retrouver enfin donnait un sens à tout ce qu'on avait déjà partagé. Et puis, les occasions de se retrouver ne manquent pas, que ce soit ciné ou restau. Et puis, pour une fois que je regrette de ne pas être sur Paris, parce qu'ils ont toujours des activités intéressantes ! Bouh !
#6 - Bernard, Coeur de Chêne, DDA, Superbuse
J'en rêvais, Laurence l'a fait ! Une rencontre de blogueurs dans le Sudeuh ! J'avoue que c'était des blogueurs que je ne connaissais que depuis que j'avais lu sur Biblioblog qu'ils seraient de la partie, mais je n'ai eu aucun mal à rentrer dans ce cercle d'amitié déjà formé, et le plus de temps on passait ensemble, le plus je reculais l'heure de rentrer chez moi ;-)
#5 - Labosonic
La plus éducative et culturelle de mes rencontres, parce que monsieur m'a fait visité le Louvre et Beaubourg en un après-midi de dimanche. Je n'oublierai jamais, non m'sieur, qu'à la fin je crois que j'avais pris des hallucinogènes ;-) C'est pas possible qu'on sache tant de choses sur tout. Ça me donne des complexes !
#4 - Laura
Copinaute vadrouilleuse citoyenne du monde, ayant vécu dans autant de pays que moi (;-))
Venue du Cameroun en vacances, et les coïncidences n'existant pas, elle passait quelques jours à Montpellier. Et hop, retour à la Crêperie de la Comédie, pour manger des crêpes et des glaces (pas bien, Laura !), parlant d'écriture (la copinaute étant auteure de trois ouvrages) et de méthodes de travail.
A gente se vê por aí ;-)
#3 - Tatiana de Rosnay
A l'occasion de la Comédie du Livre, je voulais absolument rencontrer Tatiana de Rosnay dont j'avais déjà lu trois livres et beaucoup aimé deux ! Mais Tatiana est tellement spontanée et généreuse, que j'avais plutôt la blogueuse devant moi et donc je n'étais pas intimidée par l'écrivain (j'ai de ces crises de panique, bondiou).
C'était super !
#2 - Laurence
Incroyable qu'on soit presque voisines et on a pris tant de temps à se rencontrer ! Chose faite autour d'un vert au Pré Vert, du côté du Carré Sainte Anne, juste avant la Comédie du Livre en juin ! :-)
#1 - Kanuthya
Portugaise dans l'agglomération de Montpellier, c'était la première blogueuse que j'ai rencontrée par le biais de ma soeur. Première rencontre et première bonne surprise. C'est tellement facile de manger une crêpe à la Crêperie de la Comédie et de parler de choses communes, d'Angola, du Portugal et de la France... Je l'adore, j'espère qu'elle sera plus active dans la blogosphère, ce qui voudra dire que ses problèmes se sont tassés...
Et c'est aussi elle qui a traduit ma nouvelle « Luena » en italien pour la revue Buràn.
Grazie mille ! :-)
00:00 Publié dans Montpellier (& ma Vie en France) , Rencontres | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Meet the bloggers, Rencontre, Blogs, Montpellier, France, Paris
lundi, 21 janvier 2008
Don Quiche & Crossroads
Les temps ont changé. Nous sommes tous arrivés à un stade de nos vies où les décisions s'imposent. Les uns se marient, les autres achètent des maisons, les derniers trouvent de bons postes de travail. Et parmi ces derniers, il y a ceux qui peuvent avoir le culot de dire "non" à Total comme le Boss.
Loin se trouve le chemin du lycée, pour d'autres, c'est la fac qui s'éloigne.
Et toi, Don Quiche, tu es parti.
Tu dois arriver (si ce n'est déjà fait !) à Abidjan pour ton premier poste. Je sais bien que si d'un côté tu es content, après tout, tu as cherché pendant un an !, de l'autre, quitter Montpellier et surtout la France, te chagrine. Mais la vie est ainsi faite... de choix. A nous de faire qu'ils soient bons.
Nous autres globe-trotteurs de berceau n'avons jamais l'esprit tranquille. Après avoir vécu dans des pays si différents, te revoilà rentré au pays. J'espère que la réadaptation te sera facile, même si tu comptes repartir dans quelques années.
Au lycée, nous n'étions pas amis. Nous nous disions bonjour ou au revoir. Et puis, nous n'avions rien à nous raconter ! Tu vivais à Prétoria, et moi à Sandton, tu faisais ES, moi L. Si nous n'étions pas venus à Montpellier, avec Bok, le Chef et SAM, jamais nous aurions pu devenir amis.
Ce que la vie ne nous fait pas !
Et maintenant, tu es mon conseiller financier ;-).
Ton poulet à la moutarde me manquera. Dommage, j'ai perdu un chef particulier de cinq étoiles.
En attendant, je te souhaite beaucoup de chance.
Et à très bientôt !
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dimanche, 04 novembre 2007
Rencontre méditerranéenne?
J'en rêvais, Laurence du Biblioblog l'a fait! :D
La journée n'a pas pu mieux commencer. Il faisait très très beau à Montpellier, limite si ma tunique n'était pas trop chaude! J'ai eu du mal à me réveiller (couchée à 7h pour cause de NaNo, n'est-ce pas?), mais je suis parvenue à me préparer (un oeil fermé, et l'autre ouvert) et à marcher jusqu'à chez Laurence... et sans me perdre (ce qui est un exploit!)
Autour d'une tasse de thé (ou de café, c'est selon), y'avait... Laurence (of course, c'était chez elle), son mari B., DDA (qui a de magnifiques photos!), Coeur de Chêne de Grenoble, Bernard de Bruxelles, me-myself-and-I et SuperBuse (sans blog).
Et puis, Laurence a eu cette fabuleuse idée de faire un tour à la plage. Eh ouais, une rencontre méditerranéenne et on ne voit pas la Méditerranée? Ça le fait pas... Bon je parle, mais ça fait 2 ans que j'y ai pas mis les pieds... le sable, ach!
(La photo qui suit a été prise EXPRES comme ça, avec le soleil... Sait-on jamais ;) Il y a des agents secrets infiltrés parmi nous!)
SuperBuse, Coeur de Chêne, B., Laurence, plus derrière DDA, Bernard)

Alors il fallait voir la séquence émotion-revival avec tous les génériques de dessins animées de l'an 1000, j'ai même cru à un moment, que les nuages allaient faire une apparition vengeresse ;)
Of course, je n'ai pas chanté. Ça se saurait :P

De retour chez Laurence, nous avons dîné, et puis commence une série que je n'avais vu du fait que je jouais dedans (oui, trop psychanalytique tout ça ;)). C'était le jeu du dictionnaire, un participant pioche un mot que personne ne connaît et les autres doivent imaginer la définition la plus vraisemblable.
Il y a eu de ces trucs :P
J'attends que SuperBuse se manifeste avec les preuves de nos déviances...
Une très, très belle journée, remplie de jeux de mots, de blagues sur les Blondes et les Belges, terminée tard dans la soirée.
Merci les amis :D
(Gasp!)
Bonus: Parce que nous du Sud, de Montpellier à la Corse passant par Marseille, nous sommes très cultivés ;)
PISOLITHE : corps analogue aux oolithes, mais de plus grande dimension et de forme irrégulière.
MOLYSMOLOGIE : science des pollutions.
NEGONDO : érable d'amérique du nord à feuilles panachées de blanc.
PYCNOSE : altération du noyau de la cellule.
LUT : enduit très résistant servant à boucher hermétiquement les vases.
TRIPANG : nom commercial d'une grosse holothurie comestible.
UPAS : poison végétal utilisé par les indigènes pour empoisonner leurs flêches.
BAJOYER : paroi latérale d'une chambre d'écluse.
18:15 Publié dans Rencontres | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Rencontres, Montpellier, Blog, Biblioblog, DDA, Coeur de Chêne, Blog des Livres
jeudi, 11 octobre 2007
Luanda 1 X 2 Montpellier

Luanda 1 X 2 Montpellier (le match continue)
C'est facile de s'habituer à cette vie.
Jeudi matin, alors que Molotov et moi songions à aller squatter la préfecture à 7h, nous nous sommes achetées des croissants nature et au beurre que nous avons mangé pendant notre parcours à pieds de quelques minutes.
En revenant, vers 10h, nous avons passé quelques minute à Gibert Joseph, j'ai acheté un livre sur Montpellier pour ma mère, un stylo plume pour moi (pour avoir à nouveau un stylo fétiche, sinon...), nous sommes allées dans une boulangerie pour acheter du pain de fantaisie et nous sommes rentrées à la maison, les pains sous les bras.
Vendredi soir, après mon retour du centre de Lady Jay, je suis allée acheter de la boisson et des oeufs pour Tequila qui préparait une soirée crêpe chez elle. J'étais sur la Comédie (le coeur de la ville) et je me suis promenée avec une douzaine d'oeufs à bout de bras, sans me soucier de mon air ridicule ou quoique ce soit.
Ici, je suis libre. Je comptais mes pas me disant le combien j'étais chanceuse de pouvoir utiliser mon portable dans la rue, de me promener avec du pain sous le bras, être moi tout simplement, où que je sois.
Chez moi, toute seule, avec mes amies, dans la rue, j'ai le droit et la possibilité d'être libre.
La semaine prochaine, je serai dans mon pays... Mais ce n'est pas (encore) chez moi, car malgré tout mon dévouement à l'Angola, chez moi c'est à Montpellier, au Village. Je serai à Luanda, que toute capitale qui se veut moderne, n'arrive pas encore à se comparer à Montpellier, aec ces 200/300 000 habitants.
Je ne pourrais pas descendre à 20h50 pour acheter du jambon au supermarché qui ferme à 21h pétantes. Pour le moindre produit d'hygiène, je vais devoir demander de l'argent à ma mère, lui demander combien ça fait en Euros, et aller avec la voiture et le chauffeur-garde du corps Mr S. à la supérette la plus proche.
Je ne pourrai pas appeler ma mère ou un de mes frères ou soeur dans la rue pour leur dire que je suis en chemin, sous peine de me faire voler mon portable et encore de me fire tabasser car j'ai le mauvais opérateur. D'ailleurs, je ne mets pas un pied dehors, sur le trottoir sans Mr S., qui m'est devenu essentiel...
Je ne peux pas faire des plans de dernière minute car il faut toujours une voiture, et aussi génial que Mr S. puisse être, il ne travaille pas 24h/7, il est humain. Je dois dépendre de la conduite de quelqu'un d'autre.
Je n'ai pas le permis, j'ai peur du volant, surtout quand un ancien de nos chauffeurs m'avait lancé "que la première voiture est pour casser" de toute façon, vu les embouteillages monstres de la capitale.
Quand je ne voyage pas dans les provinces, le temps passé à Luanda semble ralentir. Ça n'avance pas. Mais parce que la maison de ma mère, là où j'ai passablement grandi entre Cuba et le Portugal, et où je reviens depuis que je suis partie des jupes de ma mère il y a 10 ans, n'est plus chez moi. Ce sont les mêmes murs, mais les histoires sont différentes. Sans doute les peintures successives.
Je me suis rendue compte l'année dernière, que ce qui m'étouffait était mon manque de liberté dans mes mouvements. Je ne pouvais pas sortir de ma Tour, je ne pouvais aller nulle part sans Mr S. ou un de mes frères car je ne me sentais simplement pas en sécurité. Ce n'est pas pareil pour tous, Tequila n'est jamais plus chez elle qu'à Luanda et pourtant elle est russe. Pour acheter du coton tige, je dois demander à ma mère... argent, voiture, chauffeur... Mr S. m'accompagne où que j'aille. A la radio, chez ma soeur, à la société de mon frère, chez mon père, chez le coiffeur, à la supérette...
Je ne suis personne à Luanda. Je redeviens enfant dans tous les sens de la dépendance, et ça m'étouffe...
J'espère que cette fois-ci, on travail m'occupera, et que les 2 heures de trajet entre la Tour et l'Université Jean Piaget à Viana compte pour des heures d'études!
Retour au pays natal pour bientôt!
19:20 Publié dans Angola (& autres Afriques) , Montpellier (& ma Vie en France) | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : I ♥ Angola, Luanda, Montpellier, France
Dans ma rue

#3: Les pizzas...
Dans ma rue, il y a un souci... C'est qu'il y a deux pizzarias, de chaque côté de la rue et je peux voir toutes les deux de ma fenêtre. Mais le problème c'est que, même si je dis bonjour au sympathique pizzaiolo d'à côté, ehhhhhh, j'aime pas trop ses pizzas. Je ne peux rien faire. Et celle de l'autre côté de la rue, ehhhhhh...
Ma pizzaria préférée n'est pas dans le voisinage. Alors quand je commande, personne ne sait que c'est moi. Le problème diplomatique survient lorsque je dois descendre les poubelles... Pour qu'on ne sache pas qu'il y ait des boîtes de pizza, je les déchire, je les enfonce dans le sac. Quand vraiment, j'ai pas le temps, je tiens le sac de la main droite, je vois de ma fenêtre si personne est dehors, et je file.
Oui je sais. C'est absurde.
Mais c'est moi tout craché. C'est que je m'entends bien avec mon voisin, et je veux pas lui faire de la peine... O:)
18:22 Publié dans Montpellier (& ma Vie en France) | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Dans ma rue, Montpellier
