vendredi, 12 septembre 2008
CHATTAM, Maxime (France)
Le site officiel de Maxime Chattam
Avec Chattam, c'est décidé. Je ne lirai que le morbide. Les théories du complot, je laisserai de côté sinon je serai déçue et je n'aurais plus envie de lire quoique ce soit d'autre de lui...
Ce serait dommage ;-)
Lu:
• L'Âme du Mal
• Les Arcanes du Chaos
• Le 5è Règne
• In Tenebris (nouveau commentaire dans la suite !)
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lundi, 30 juin 2008
THILLIEZ, Franck (France)
► Le site officiel Lu: • Train d'enfer pour ange rouge • Deuils de miel Train d'enfer pour Ange rouge ♥♥♥♥ Macabre
Dans la ligne de l'Âme du Mal de Maxime Chattam, Thilliez nous plonge dans un milieu secret et puant, où la souffrance physique et morale d'autrui fait jouir quelques têtes perverses. Le commissaire Sharko ne cesse de poursuivre un nouveau serial-killer sadique, du jamais vu, encore, en France. Remonter la piste de l'Homme sans visage, s'annonce nauséeux pour ceux qui ne connaissent pas ou sont repoussés par le milieu sadomaso, par le bondage et par le fait de violer l'intégrité physique de quelqu'un (par des crochets d'acier, des lances en bois...) par un plaisir malsain.Lourde atmosphère
J'ai l'impression que ça m'a pris 15 ans pour lire ce livre, entre scènes terribles et cauchemardesques et une enquête qui piétine. Mais à ma décharge, je savais depuis le début qui était le monstre derrière tout ça. Tout est dans le titre (et j'ai peur d'en avoir déjà trop dit) ;-) Sharko est deux. L'un est policier, il décrit ce qu'il voit de manière mécanique. De l'autre, c'est homme blessé dont la femme a disparu depuis six mois et il ne sait pas si elle est vivante ou pas. Il y a des moments où l'atmosphère sordide devient poétique... ce que j'ai trouvé tout aussi lourd parfois ;-)Un extrait, p. 242
Eish wena. Par les Editions Pocket : Deuils de Miel ♥♥♥« Un jour, en fouillant la commode de notre chambre, j'y avais découvert la vieille boîte en carton dans laquelle était soigneusement pliée la robe de mariée de Suzanne. J'avais frôlé du bout des doigts la dentelle de Valenciennes, remuant le feu ardant des souvenirs et m'étais transporté par le biais du rêve dans l'aube claire, tellement lointaine, de mon passé jadis heureux. (...) Une fleur reste ce qu'elle est, même privée de ses feuilles, même fanée ou brûlée par l'oeil rouge du soleil. Les souvenirs s'estompent mais ne disaparaissent pas, ils vont et viennent comme ces langues d'écume qui s'échouent sur une plage avant de repartir grandies par leur substance même. Ils tissent ce que nous sommes, bien plus que ce que nous avons été... »
Ah, mais oui, mais non. Il y a des romans qu'on aime moins, mais on donne toujours plus de chance à l'auteur, sait-on jamais ? Mais là... je pense sérieusement que c'est mon dernier Thilliez... il y a une lourdeur qui me gêne. Ce n'est pas l'aspect macabre (ça se saurait), mais le style. Peut-être parce que c'est (encore) Sharko le narrateur et Sharko m'exaspère plus qu'il ne me fait pitié. Et pourtant, il devrait. Mais non. Sharko, je ne l'aime pas du tout. Et c'est difficile d'apprécier quoique ce soit avec un narrateur qu'on n'aime pas et qu'on ne s'intéresse que très peu aux conséquences de ses actes. Peut-être que je devrais lire un autre sans Sharko, mais là... nah...
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