vendredi, 28 septembre 2007
de VASCONCELOS, José Mauro (Brésil)
Mon bel oranger ♥♥♥♥♥ (Meu pé de laranja lima)
C'est tout doux... tout tendre... Je n'ose croire que j'ai attendu tout ce temps pour finalement lire Meu pé de laranja lima! Et à présent je comprends Molotov et Lady Jay lorsqu'elles me parlent de ce livre et du combien elles en sortent émues à chaque fois. Elles le lisent tous les ans, histoire de... Je m'y suis penchée, me demandant ce que ça pouvait bien être. Un jour, à la télé brésilienne, j'avais vu cinq minutes d'une série ancienne adaptée du livre. Mais un garçon qui parlait à un arbre à l'époque, ne m'enchantait pas plus que ça. Et là, soudain, je comprends. Je comprends la magie de cette histoire devenue classique. Du petit Zézé qui s'enfuit dans son monde où il comprend les arbres, pour se protéger des savates de tous les membres de sa famille. C'est qu'il est espiègle, le petit Zézé. Il fait les 400 coups, et on ne le rate pas. On lui donne des fessées qui l'empêcheraient de s'asseoir, il se prend des ceintures à tour de bras... Il a tellement entendu les autres dire que le diable était son parrain, qu'il y croit. Il n'est pas à ça près dans l'invraisemblable. Il joue des mauvais tours aux grands et aux petits. Et même lorsque ce n'est pas lui, c'est toujours lui. Il n'y a que Glória, sa grande soeur, qui le protège et qui lui montre sa tendresse. Il n'y a qu'elle qui soigne ses blessures, mais lorsqu'il a fait quelque chose qu'il ne devait pas. Après tout, il était si petit... il n'avait que cinq ans... Il n'y a que sa maîtresse, Cecília Paim, et le Portugâ (le Portugais) qui le comprennent réellement. Et Minguinho, son pied d'oranges douces bien sûr, à qui il raconte toutes ses aventures et ses rêves. Mais Zézé est un garçon précoce. Espiègle mais il comprend tout. Il prend pour lui les malheurs des grandes personnes. La pauvreté enseigne ça, même aux plus petits. Il se défend avec les gros mots. Il s'évade dans le Far West. Et il entraîne son petit frère, le roi Luís, dans ses fantaisies car si petit et déjà si grand, Zézé disait: "il valait mieux lui conserver ses illusions le plus longtemps possible. Quand j'étais petit, je croyais à ces choses"... Et j'y crois encore. ♥♥♥
Adaptation TV: Mon bel oranger
04:20 Publié dans Marque-Page | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : José Mauro de Vasconcelos, Coup de coeur, Roman, Jeunesse, Adaptation télé, Littérature brésilienne








