mardi, 13 novembre 2007

JOHNSTON, Jennifer (Irlande)

Petite musique des adieux ♥♥♥ (The Gingerbread woman)
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A double voix

Ou quadruple, même!
Clara est une femme de 35 ans qui est de retour à Dublin après avoir passé un an à New York. Elle voyageait au gré des envies, pour donner des cours de littérature irlandaise contemporaine dans les universités qui voulaient d'elle. C'est une femme casse-pied, comme le dit sa mère. Elle vient d'avoir une opération très lourde et est convalescente.
Lar est un Irlandais du Nord qui est parti d'un coup de tête de chez lui et a traversé les monts et les vallées pour fuire à sa détresse et à son deuil qui le poursuit malgré tout. Il est hanté par les fantômes de sa femme et de leurs enfants, et veut continuer de haïr.
Ils se croisent par hasard

Melancolique et pluvieux
Il fait presque tout le temps gris dans ce roman... Le caractère et la personnalités grises de Clara, le deuil de Lar, le temps à Dublin, la mer... Tout est absolument gris, triste, énervant et déprimant.
Je n'ai rien senti de bien en terminant ce livre, je n'ai pas été renversée par l'histoire. Je plains Lar, c'est certain, mais je ne supporte pas Clara. Elle a quelque chose d'agressif, de violent, et plus que gris. Elle est froide. Et ça m'a mis mal à l'aise, en tout cas pour Lar qui encore perdu...
Je n'ai pas (vraiment) aimé...

Lar en dit mieux...
"- Les gens peuvent parfois être d'un certain secours, vous savez.
- Je n'ai pas besoin d'aide. Je l'ai dit et redit. Tout le monde déborde de suggestions, de bonne volonté, d'amour. Je veux juste qu'on me laisse... haïr la terre entière en paix.
- C'est normal, dit le médecin. Je n'y vois pas d'inconvénient. La seule chose c'est que je ne veux pas que vous gâchiez l'existence de Clara.
- Comment le pourrais-je? Je la connais à peine. Elle s'est montrée gentille envers moi, d'accord. Elle nous a offert, à moi et au chien, un peu de réconfort. Pourquoi gâcherais-je sa vie? Elle ne me prend pas pour un fou, contrairement aux autres. J'aurais cru que vous l'auriez compris, en tant que médecin. Vous parlez tous d'elle comme d'une convalescente... qu'est-ce que vous croyez que je suis, moi? J'ai eu la moitié de ma vie, de mon être, tranché en deux, sans même une putain d'anesthésie. Je vis dans une douleur affreuse, constante. " p. 198