mardi, 09 octobre 2007

Voeux de bonheur

1cfcf8cda702bb7753cda334f7b25d33.jpg Hier soir, je regardais avec attention Le droit de savoir, sur TF1. Le sujet était Amour, sexe et argent. Ce qui m'intéressait le plus, c'était les femmes Négro-africaines qui cherchaient des maris "à la peau blanche".
J'avais envie de dire que ce n'était pas tout le temps vrai, que ces femmes voulaient de véritables maris. Mais ça arrive fréquemment, cette quête d'immigration vers l'El Dorado européen. Elles sont prêtes à tout pour quitter leurs pays. Elles se marieraient avec n'importe qui n'importe où. Alors elles cherchent et cherchent des maris potentiels sur le net. Malheureusement, beaucoup d'entre elles finissent dans la rue en tant que prostituées, d'après l'Association Africa Prostitution.
Je ne dis pas que c'est tout le temps le cas, mais ça arrive.


Le reportage était centré sur le Cameroun.
En Angola, nous avons le même problème. Ou presque. Il y a des Angolaises qui se marient par intérêt à des expats portugais, mais plus nombreux sont les cas des jeunes femmes qui "vont" avec n'importe quel Blanc, même mariés. Beaucoup d'étrangers sont en Angola pour des périodes aléatoires, laissant femme et enfants dans leurs pays d'origine. Alors ces Angolaises, qui ne sont certainement pas jalouses, deviennent leurs "femmes officieuses" le temps d'un séjour.
Dans mon immeuble en Angola, il y a un Italien qui a plusieurs copines. Si l'une arrive à l'improviste alors que l'autre y est déjà, il y a des bagarres. Tout ça pour ça? Encore un exemple, j'ai connu une fille qui sortait avec un Bulgare. Il lui avait tout donné: maison meublée, voiture, etc. Mais il avait une famille en Bulgarie. Mais on s'en moque!

Pour toutes celles qui se marient par amour véritable, c'est le chemin de croix. Car on a tellement vu de cas de mariages blancs (intérêts, sortir de son pays, immigration...), que les pauvres amoureux véritables doivent tout faire pour prouver que leur union est sincère.
Le jour que je me suis "mariée", ma soeur, supposément ma complice, a dit à notre grande soeur La Parisienne: "Tu as vécu 10 ans à Paris et tu n'as pas réussi à avoir la nationalité. Jo, elle, elle s'est mariée ce week-end à un Français!".
Bien sûr, mes aînés n'ont pas du tout été contents. Le Diplomate m'a promis que si jamais je faisais un truc pareil sans autorisation, il prendrait l'avion pour venir me cogner... Et c'est sans compter aussi que les lois de nationalités par mariage ont bien changé...
Mais soyons réalistes: je vis en France légalement. Avec ou sans mari français, je suis ici. Même si je ne vivais pas en France, je pourrais venir pour les vacances. Mais ni tout le monde a cette chance et j'en suis consciente.

Dans mon nouveau roman, Lukeny, le personnage principal, est suspectée d'être une de ces "busca-brancos" (recherche-blancs) qui pullulent dans les rues de Luanda car elle a eu la mauvaise idée d'épouser l'homme qu'elle aimait avec les défauts suivants: blanc + riche + 20 ans plus âgé + étranger... (même si dans l'histoire, c'est lui l'Africain, c'est elle l'Européenne).
Jeanne me disait l'autre jours qu'en Afrique du Sud, lorsqu'elle sortait avec son père (Blond aux yeux bleus), on pensait qu'il était son "sugar daddy", les Blancs âgés qui sortent avec des jeunes Métisses ou Noires. N'est-ce pas humiliant? Aussi humiliant que mon père quand il dit qu'on va le confondre avec mon chauffeur parce qu'il est noir...

Ne pourrait-on pas, un jour, juste souhaiter un couple newlywed, sans préjugés et sans arrière-pensées, "tous nos voeux de bonheur"?