samedi, 11 octobre 2008

Schornsteinfeger...

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Schwarz, schwarz, schwarz, sind alle meine Kleider, Schwarz, schwarz, schwarz liebt jederman. Darum lieb' ich alles was so schwarz ist, Denn mein Lieb ein Schornsteinfeger ist. * ♪♫♫♪♫
10 octobre 2008
Pour la première fois, j'ai vu un ramoneur gentil ! Il frappait doucement à la porte... je venais tout juste de me changer pour faire une sieste, mais j'étais ravie que ce soit 14h plutôt que 9h du mat ! Je lui ai récité que la hotte et la chaudière avaient été revus il y avait pas moins de 3 mois (ce qui est un mensonge... mouais). Dans un coin de ma tête, je me demandais déjà où est-ce que j'avais mis les papiers de la dernière fois (y a pas trois mois...) et le gentil gars a juste dit "si c'est fait, c'est parfait, je vous souhaite une bonne journée, vous pouvez repartir dormir". (Blush,blush) J'aurais dû lui dire qu'il était le premier ramoneur gentil que je voyais... Mais c'est tellement plus facile d'avoir des envies de meurtre chez moi, que la gentillesse n'a pas sa place...
6 mars 2008
Les Ramoneurs, le retour. J'ai failli tuer un hommer hier.

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lundi, 07 juillet 2008

=♦= Montpellier en vrac =♦=

c43abee16bb60db9c2d70483309474ca.jpg 7 juillet 2008 I wonder... A 23h30, je reçois un SMS de Joy qui me demande si je suis réveillée et si je veux la rejoindre à la Comédie. Je n'ai pas encore changé ma tenue de ville pour un de mes pagnes, donc j'ai juste à me brosser les cheveux, chausser mes ballerines, et off we go. Ça me prend 15 minutes entre la préparation, prendre Me talk pretty one day pour le lui rendre, arriver à la gare, la traverser et arriver au centre-ville. Que 15 minutes. Et pendant ces 15 minutes-là, trois gars m'accostent. "Hey, Mademoiseeeeeeeeeelle !" "Hey, la Divaaaaaaaa !" Il est 23h40 by then, si pendant la journée je fais semblant de ne rien remarquer, vous pensez bien que ce n'est pas la nuit que je vais faire le contraire ! Est-ce qu'ils ont des radars, ces gens-là ? Est-ce qu'ils ont le radar pour sentir les moments où on se sent bien ? Est-ce qu'ils "sentent" dans l'air lorsqu'on est heureux ? Même si on évite de trop sourire pour ne pas se faire trop remarquer, mais qu'à l'intérieur de nous il y a une révolution qui se prépare ? Est-ce qu'ils voient, tout ça ? Le temps que j'arrive à la Comédie rejoindre Joy, la fraîcheur de la nuit et ma petite révolution m'ont déjà remis sur pied. Au moment du retour, en pressant davantage le pas puisqu'il est presque une heure du matin, j'entends un "mademoiseeeeeeeeeeeeeeelle", mais cette fois-ci, je souris à l'intérieur de moi, je presse le pas, les talons sur les pavés du centre-ville, je regarde les ombres derrière moi, et je claque la porte en rentrant dans mon immeuble. Ma petite révolution est à moi, mon sourire m'appartient, et on ne l'aura pas... pas cette nuit.

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mardi, 03 juin 2008

La Comédie du Livre de Montpellier 2008

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Le Sud a failli à sa réputation, une fois n'est pas coutume. Lorsque j'ai vu le Soleil vendredi, j'avais un mince espoir que le beau temps dure le temps de la Comédie du Livre, un genre de trêve après des semaines de pluie sans fin. Vendredi, je n'étais rentrée en ville qu'à 18h, je n'avais eu le temps que d'aller sur le stand BD pour que Mara dédicace le premier tome de Clues pour une amie. Samedi déjà, ça commençait à ne pas le faire, le ciel était gris, l'air lourd et humide, un temps qui colle à la peau visqueux. Laurence du Biblioblog m'avait laissé un message le matin alors que je dormais encore et avant de quitter mon antre j'essayais de la contacter. Pas de réponse. Je savais que j'allais voir Tatiana de Rosnay vers 15 heures et aller au stand de Stephen Clarke, mais comme j'avais déjà dit, le programme de cette année ne me faisait ni chaud ni froid (ni me tenait au sec) et je m'étais dit que j'allais être bored out of my mind ! Je m'étais dit que je n'allais rien acheter depuis ma dernière crise de livrophagie involontaire donc c'était moyennement réglé. 1ea2231cd2e1744eb917a0972f4ec280.jpgAlors que j'attendais qu'un couple finisse de parler avec Tatiana, Laurence me fait un coucou. On se serait donnée rendez-vous, on se serait ratées à coup sûr ! Puis ce fut à mon tour devant Tatiana, qui se lève avec "You're here !" Yeps, that me. Laurence nous a alors pris LA photo qui manquait à nos albums (really) et puis Tatiana a posé la question qui tue: "à quelle heure tu te lèves le matin ?" You know me, j'suis pas du matin (il est 5h au moment où j'écris ce billet). Laurence lance un "Jo Ann ? Le matin ?" Je ne sais pas si j'ai le temps de rougir à cet instant-là... Mais bon, pour Tatiana, j'ai fait l'effort de sortir de chez moi avant 11h le dimanche, alors que je m'étais couchée après 6h (je faisais un marathon Le Seigneur des Anneaux... blame them !) et qu'il pleuvait averse. Non, sérieux... le Sudeuh a réellement failli à sa réputation ! Madame avait froid aux pieds, j'aurais bien fait l'aller-retour à la maison prendre des chaussettes mais je ne porte pas de bas fins (je suis une fille à baskets) pour les ballerines. On a donné des sacs à l'effigie de Sauramps en guise de bottes (mode Printemps-Été), et mine de rien, au courant de la matinée, Tatiana n'était pas la seule ! ;-) On a passé un long moment (deux heures, j'crois ?) en train de papoter dans le stand, regardant la pluie diluvienne et parlant écriture et projets d'avenir. Une chose que je n'ai pas avoué à Tatiana à ce moment-là. Lorsque je me suis assise sur la chaise d'Isabelle Alonso (qui n'était pas encore arrivée) derrière le stand, une vive émotion s'est emparée de moi. Une sensation de "un jour, je serai là, et ce sera pour bientôt". De ces images qui remplissent nos têtes et nos rêves, songeant "comment je vais faire lorsque ce sera mon tour ?!" La timidité qui me consomme et me fait rougir out of proportion, je bégaie quand je suis le centre de l'attention, car je ne me sens pas à cette place-là de popularité... Et pourtant, je veux y être, j'ai hâte d'y être. C'est un rêve à portée de mains... Un jour, bientôt, je me lèverai tôt après un marathon d'une trilogie sensass, braverai le mauvais temps pour m'asseoir derrière une pile de mes romans que je vais signer d'un grand "merci beaucoup, JA". En attendant, je suis rentrée chez moi avec deux nouveaux livres dédicacés pour frimer (really) en me disant que la journée a été plutôt réussie (Tatiana, I did go back to sleep !). Tatiana, merci pour cette matinée pluvieuse, a glimpse sur un futur proche :-)
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mardi, 15 avril 2008

Rédac du Mois : Vous vous réveillez un matin, et vous constatez que vous avez été transformée en enfant...

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Cette fois-ci, l'imagination est au rendez-vous et je ne suis pas la seule à m'y pencher : Laurent, Noelia, Bergere, Bertrand, JvH, Jean-Marc, Hibiscus, Anne, Julien, Joël, Chantal, Looange, William, Catie, Lelynx, Cecfrombelgium, Gally, La Nymphette, Julie70, Gazou, JulieMeunier, BlogBalso, Celine, Vladyk, Lydie, Lucile, Guy Cardinal, Optensia, Linda, Denis, Yibus, Julie, Isabelle, Froggie, Christophe, Aurélie N, Le chat qui, Lodi
La fiction étant mon art, je me suis dit que j'allais écrire un conte du genre la série des « Kawabi ». Pourtant, je n'ai pas envie d'écrire de la fiction pure et dure. Ces derniers mois, je suis obsédée par l'enfance que j'ai râté... une enfance qui me reste au travers de la gorge et qui me rend vulnérable... Peut-être est-ce le moyen de mettre un visage sur l'enfance que je n'ai pas eu ? Une fois n'est pas coutume, je paresse au fond de mon lit. L'AC est au maximum, comme d'habitude, et je suis enroulée dans mes couettes... et soudain je me rends compte que je ne suis pas où je devrais... Dans ma chambre à Montpellier, je n'ai pas de clime... Je n'ai pas besoin de deux couettes... et détail : à Montpellier, j'ai un lit double. Je me redresse, je manque de m'écrouler par terre (j'avais vraiment un lit aussi étroit ?!) et regarde autour... Les persiennes ne sont pas fermées. Je vois un ciel gris au loin. Seigneur, me revoilà à Luanda ! Normalement chez ma mère, on ferme les persiennes dans l'après-midi pour éviter les attaques des moustiques avant le coucher du soleil, et puis on ferme les vitres avant d'aller se coucher pour allumer la clime. Mais lorsque je vais me coucher, je rouvre les persiennes et ferme les vitres en vitesse. Je n'aime pas être totalement dans le noir lorsque vient le jour. Je n'ai jamais eu de notion spatio-temporelle, ça n'a pas changé en 26 ans, j'ai donc besoin d'avoir une référence pour savoir how late it is ! Je cherche mon portable sous mon oreiller mais je ne le trouve pas... c'est vrai que mon portable ne marche pas en Angola, mais ma mère me prête une puce (normalement, elle me prête aussi un portable pourri parce que je risque de me faire voler le mien si je fais la c*rie de répondre dans la rue)... et j'ai besoin de savoir quelle heure il est, puisque je ne porte pas de montre et je n'ai pas de réveil dans ma chambre... Mais je ne vois rien... Rien du tout. J'entends le bruit dans le couloir. Ce bruit qui tue et qui a toujours tué : ma mère a une radio dans tous les coins de la maison... et s'il y a un truc que je hais absolument, c'est me réveiller avec le jingle des infos ! Bon, je n'aime pas me réveiller avec quoi que ce soit de bruyant, mais vous le savez déjà ;-). Ma mère pousse la porte de ma chambre, lance un « tu es déjà réveillée ? Dépêche-toi, tu vas être en retard pour aller à l'école. » Elle laisse la porte ouverte, éteint la clime et ouvre grand mes fenêtres sur l'air sec et chaud de Luanda et les klaxons de notre avenue, une des plus longues et larges et bruyantes de la capitale. Je hais me réveiller de cette manière aussi ! En repartant, elle laisse la porte ouverte, laissant libre court aux ondes hertziennes et les infos du matin.
Je crois que je viens de décrire mon plus grand cauchemar, mais à vrai dire, c'est comme ça que Mme le Général me réveille pendant les vacances... et si je me souviens bien, très tôt je me suis levée toute seule comme une grande pour aller à l'école.
Je me lève et me regarde dans la glace de l'armoire... Goodness gracious me !!! Je suis redevenue enfant ! Même pas de poitrine pour faire semblant ! Je suis une enfant... plus grand cauchemar que celui d'être réveillée par ma mère ! En un quart d'heure, je suis prête pour sortir. Je bois mon lait chaud et je prends l'ascenceur. Le chauffeur m'attend pour m'emmener à l'école. Mes parents n'ont jamais pris cette peine-là. Je suis enfant avec ma tête de presque trentenaire, je ne sais pas si ce que je ressens c'est du trac... c'est où déjà, l'école française ? C'est où ma salle ? C'est qui mon instit ? Qui sont mes amis ? A l'époque, ma vie se concentrait à l'intérieur de l'enceinte de l'école primaire et tous les ans ou presque, les têtes changeaient pour cause de départ des expats ou des diplomates... je n'avais pas d'amis "pour la vie", je n'avais pas d'amis d'enfance à part une, Blue, la Suissesse qui est devenue Angolaise après sa majorité (va savoir !)... J'avais une enfance solitaire. Ma mère nous interdisait de quitter l'appartement, de nous mêler à la foule, d'aller où les autres allaient... Nous grandissions dans une bulle superprotégée dont je ne me suis jamais défaite... Et si les choses avaient été faites différemment ? Si ma mère nous avait laissés le champ libre ? Aujourd'hui, je n'ai rien. Je n'ai rien qui me rattache à mon enfance, mes amitiés étaient éphémères et je n'avais pas de contact avec les enfants des voisins... Ce n'est qu'à l'âge de 16 ans, lorsque j'ai commencé à vivre seule, que je me suis fait une vie, avec des amis que je garde encore et toujours, même 10 ans plus tard. De mon enfance, je n'ai pas de souvenirs. Je pourrais essayer d'imaginer ce que ça ferait, mais le plus j'essaie, le plus je me rends compte que c'est douloureux, que ça m'obsède depuis longtemps et que j'en veux terriblement à ma mère de m'avoir coupée du monde... Si je ne ressens pas le manque des autres lorsque je m'en vais, si on dit que je suis tellement indépendante car je suis solitaire et silencieuse, ce n'est qu'une conséquence parmi tant d'autres de mon enfance. Pour une fois, la psychologie a eu raison de moi... (Vous êtes intéressé/e/s par la Rédac du Mois ? Plus d'infos sur le site !)

lundi, 31 mars 2008

{Entre nous} 26 - 30

be59eb91731971ef1784709859de978f.jpg NB: Vous pouvez voir qui est qui par ici! (de 1 à 25) #30 - Bff (mars 2008) Alors que je parlais avec Krat, il voulait à tout prix savoir la réponse à une question à laquelle je ne voulais pas répondre. Alors il me sort une « mais je suis ton meilleur ami ! » And I was like « ah bon ? » Pas que je veuille être méchante, après tout je l’adore (ne serait-il pas l’homme de mes rêves), mais nous n’avions jamais utilisé les termes « best friends » entre nous. « Tu es mon meilleur ami ? » je demande. « Oui ! Je suis peut-être bizarre et étrange, mais je suis ton meilleur ami ! » (pour une fois, je suis d’accord avec vous, c’est kif pareil ce qu’il a dit). Et à moi de répondre : « Oh gosh, you’re so sweet. » Vous aurez trouvé mieux ? #29 - Womankind (décembre 2007) Moi: "Homme de mes rêves, dis-moi des choses?" Krat: "Les femmes sont compliquées." Moi: "Les femmes sont des animaux étranges. Bon sang, qui les a créées?!" Krat: "Dieu a créé quelque chose de bien, quelque de doux, quelque chose d'aimant, quelque chose avec qui être." Moi: "C'est sûr. Il a créé le chocolat et les ours en peluche." (D'accord, je sors...)

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dimanche, 04 novembre 2007

Rencontre méditerranéenne?

e9fa0236acddce24838346b5d87854ec.jpg J'en rêvais, Laurence du Biblioblog l'a fait! :D La journée n'a pas pu mieux commencer. Il faisait très très beau à Montpellier, limite si ma tunique n'était pas trop chaude! J'ai eu du mal à me réveiller (couchée à 7h pour cause de NaNo, n'est-ce pas?), mais je suis parvenue à me préparer (un oeil fermé, et l'autre ouvert) et à marcher jusqu'à chez Laurence... et sans me perdre (ce qui est un exploit!) Autour d'une tasse de thé (ou de café, c'est selon), y'avait... Laurence (of course, c'était chez elle), son mari B., DDA (qui a de magnifiques photos!), Coeur de Chêne de Grenoble, Bernard de Bruxelles, me-myself-and-I et SuperBuse (sans blog). Et puis, Laurence a eu cette fabuleuse idée de faire un tour à la plage. Eh ouais, une rencontre méditerranéenne et on ne voit pas la Méditerranée? Ça le fait pas... Bon je parle, mais ça fait 2 ans que j'y ai pas mis les pieds... le sable, ach! (La photo qui suit a été prise EXPRES comme ça, avec le soleil... Sait-on jamais ;) Il y a des agents secrets infiltrés parmi nous!) SuperBuse, Coeur de Chêne, B., Laurence, plus derrière DDA, Bernard)

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Alors il fallait voir la séquence émotion-revival avec tous les génériques de dessins animées de l'an 1000, j'ai même cru à un moment, que les nuages allaient faire une apparition vengeresse ;) Of course, je n'ai pas chanté. Ça se saurait :P
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De retour chez Laurence, nous avons dîné, et puis commence une série que je n'avais vu du fait que je jouais dedans (oui, trop psychanalytique tout ça ;)). C'était le jeu du dictionnaire, un participant pioche un mot que personne ne connaît et les autres doivent imaginer la définition la plus vraisemblable. Il y a eu de ces trucs :P J'attends que SuperBuse se manifeste avec les preuves de nos déviances... Une très, très belle journée, remplie de jeux de mots, de blagues sur les Blondes et les Belges, terminée tard dans la soirée. Merci les amis :D (Gasp!) Bonus: Parce que nous du Sud, de Montpellier à la Corse passant par Marseille, nous sommes très cultivés ;) PISOLITHE : corps analogue aux oolithes, mais de plus grande dimension et de forme irrégulière. MOLYSMOLOGIE : science des pollutions. NEGONDO : érable d'amérique du nord à feuilles panachées de blanc. PYCNOSE : altération du noyau de la cellule. LUT : enduit très résistant servant à boucher hermétiquement les vases. TRIPANG : nom commercial d'une grosse holothurie comestible. UPAS : poison végétal utilisé par les indigènes pour empoisonner leurs flêches. BAJOYER : paroi latérale d'une chambre d'écluse.

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jeudi, 11 octobre 2007

Luanda 1 X 2 Montpellier

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Luanda 1 X 2 Montpellier (le match continue) C'est facile de s'habituer à cette vie. Jeudi matin, alors que Molotov et moi songions à aller squatter la préfecture à 7h, nous nous sommes achetées des croissants nature et au beurre que nous avons mangé pendant notre parcours à pieds de quelques minutes. En revenant, vers 10h, nous avons passé quelques minute à Gibert Joseph, j'ai acheté un livre sur Montpellier pour ma mère, un stylo plume pour moi (pour avoir à nouveau un stylo fétiche, sinon...), nous sommes allées dans une boulangerie pour acheter du pain de fantaisie et nous sommes rentrées à la maison, les pains sous les bras. Vendredi soir, après mon retour du centre de Lady Jay, je suis allée acheter de la boisson et des oeufs pour Tequila qui préparait une soirée crêpe chez elle. J'étais sur la Comédie (le coeur de la ville) et je me suis promenée avec une douzaine d'oeufs à bout de bras, sans me soucier de mon air ridicule ou quoique ce soit. Ici, je suis libre. Je comptais mes pas me disant le combien j'étais chanceuse de pouvoir utiliser mon portable dans la rue, de me promener avec du pain sous le bras, être moi tout simplement, où que je sois. Chez moi, toute seule, avec mes amies, dans la rue, j'ai le droit et la possibilité d'être libre. La semaine prochaine, je serai dans mon pays... Mais ce n'est pas (encore) chez moi, car malgré tout mon dévouement à l'Angola, chez moi c'est à Montpellier, au Village. Je serai à Luanda, que toute capitale qui se veut moderne, n'arrive pas encore à se comparer à Montpellier, aec ces 200/300 000 habitants. Je ne pourrais pas descendre à 20h50 pour acheter du jambon au supermarché qui ferme à 21h pétantes. Pour le moindre produit d'hygiène, je vais devoir demander de l'argent à ma mère, lui demander combien ça fait en Euros, et aller avec la voiture et le chauffeur-garde du corps Mr S. à la supérette la plus proche. Je ne pourrai pas appeler ma mère ou un de mes frères ou soeur dans la rue pour leur dire que je suis en chemin, sous peine de me faire voler mon portable et encore de me fire tabasser car j'ai le mauvais opérateur. D'ailleurs, je ne mets pas un pied dehors, sur le trottoir sans Mr S., qui m'est devenu essentiel... Je ne peux pas faire des plans de dernière minute car il faut toujours une voiture, et aussi génial que Mr S. puisse être, il ne travaille pas 24h/7, il est humain. Je dois dépendre de la conduite de quelqu'un d'autre. Je n'ai pas le permis, j'ai peur du volant, surtout quand un ancien de nos chauffeurs m'avait lancé "que la première voiture est pour casser" de toute façon, vu les embouteillages monstres de la capitale. Quand je ne voyage pas dans les provinces, le temps passé à Luanda semble ralentir. Ça n'avance pas. Mais parce que la maison de ma mère, là où j'ai passablement grandi entre Cuba et le Portugal, et où je reviens depuis que je suis partie des jupes de ma mère il y a 10 ans, n'est plus chez moi. Ce sont les mêmes murs, mais les histoires sont différentes. Sans doute les peintures successives. Je me suis rendue compte l'année dernière, que ce qui m'étouffait était mon manque de liberté dans mes mouvements. Je ne pouvais pas sortir de ma Tour, je ne pouvais aller nulle part sans Mr S. ou un de mes frères car je ne me sentais simplement pas en sécurité. Ce n'est pas pareil pour tous, Tequila n'est jamais plus chez elle qu'à Luanda et pourtant elle est russe. Pour acheter du coton tige, je dois demander à ma mère... argent, voiture, chauffeur... Mr S. m'accompagne où que j'aille. A la radio, chez ma soeur, à la société de mon frère, chez mon père, chez le coiffeur, à la supérette... Je ne suis personne à Luanda. Je redeviens enfant dans tous les sens de la dépendance, et ça m'étouffe... J'espère que cette fois-ci, on travail m'occupera, et que les 2 heures de trajet entre la Tour et l'Université Jean Piaget à Viana compte pour des heures d'études! Retour au pays natal pour bientôt!

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Carnet de Noël 2003

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J' avais passé Noël 2001 à Paris, Noël 2002 à Rome, et Noël 2003 paraissait moins cosmopolite. Pour la première fois, mon père Le Philosophe, mon grand frère Le Diplomate et mon petit frère Le Géant (le trio est aussi connu sous le nom des Trois M...), ont débarqué chez nous, à Montpellier. D'un côté, Jess et moi pensions que nous allions passer un Noël pépère dans notre petite ville, et mine de rien, nous ennuyer à mort. Noël pour nous, ce ne sont pas les cadeaux ni la dinde. C'est la famille. En tout cas pour moi. J'ai besoin de ma tribu. Mais bon... Ma mère était allée à Lobito, dans le sud de l'Angola, chez mes grands-parents avec mon oncle-papa. Mon grand-père était très malade. Mais nous, on le savait pas. Nous avons préparé le repas de Noël, nous avons bien mangé, bien ri. Nous avons décidé de partir à Bruxelles (enfin de l'action) dès le 26. Le lendemain, lorsque je me suis réveillée, mon père s'asseoit au bord de mon lit pour me dire que mon grand-père était mort dans la nuit. Il était au courant, mais ma mère lui avait demandé de ne rien nous dire tout de suite. Je parle avec ma mère, puis avec mon oncle-papa. C'est la dernière fois que j'entends la voix grave de l'homme qui m'a (presque) élevée. Il est mort deux mois plus tard. Je ne savais pas trop quoi penser... Mon grand-père je l'adorais, mais je l'avais vu de rares fois, cinq fois tout au plus dans ma vie, contrairement à ma grand-mère qui avait voyagé avec nous dans le monde et a même vécu un temps avec nous à Cuba. En cas de mort, je deviens silencieuse. Je ne réagis pas toujours, on peut même penser que je suis froide. Je pleure un bon coup, et après je n'en parle plus. Ma mère ne voulait pas qu'on soit endeuillés. J'ai rangé mes affaires, je ne me souviens plus de ce jour-là au fait, et le 26, nous avons pris la voiture et nous sommes partis.
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Montpellier à Bruxelles - 26 décembre 2003 (9h20 de voiture) Nous sommes arrivés aux Citadines Toison d'Or vers minuit. Le lendemain, j'abandonne les miens pour faire un tour de la ville avec mon ami Le Sage et sa femme bruxelloise. Rien de mieux que de s'évader et de ne réfléchir à rien. On a terminé notre Brussels Tour prenant un café (thé pour moi) au Hilton, où j'avais laissé mon père et son associé parler depuis le déjeuner (soit 4 heures!).
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Oubliez Manneken Pis... Sa soeur est fierce!
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Bruxelles à Paris - 28 décembre (3h) Nous décidons de quitter Bruxelles dans l'après-midi, histoire de dîner à Paris. Nous mangeons au Latina Café sur les Champs Élysées (en souvenir des bons vieux temps avec Jess et ma grande soeur La Parisienne), on fait une pause Tour Eiffel (pour tous les villageois qui se respectent), et nous repartons aussi sec. Prochaine escale, Madrid.
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Paris à Madrid - 28 décembre (14h30) Qu'est-ce qu'il faisait beau (sentez mon ironie)! Nous avons fait le plus long parcours. A la fin, on ne savait plus quel était notre nom. Depuis que j'ai été opérée aux genoux en 2001, je n'arrive plus à les plier longtemps sans que je ne sente qu'on m'arrache les jambes... Nous avons choisi une auberge au nom argentin, Buenos Aires, nous avons dormi (pour entendre mon petit frère parler avec le concierge en espagnol parfait, ce qui nous a étonné) et pour le dîner, nous avons choisi un restaurant cubain, Habana Madrid Café. Je ne suis pas sûre que le paon soit un plat national, mais c'était bon quand même.
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Madrid à Lisbonne - 29 décembre (4h) Nous sommes arrivés dans la province (manière de dire dans la banlieue marginale au nord du Tage) où mon oncle (l'autre frère de ma mère) et mes tantes (les soeurs de mon père) vivent depuis presque trente ans. J'ai vécu dans le "Vale das Amoreiras" (Val des Mûriers, mais on le surnomme Val des lamentations) pendant un an chez mon oncle Z, parmi tous les Négro-africains et les Gitans qu'on veut pas dans la grande ville. Se réveiller à 6h du matin pour traverser le fleuve et arriver pile à l'heure au lycée français au centre de Lisbonne. Pas étonnant que j'ai redoublé ma seconde. Ah, j'y ai été renversée par un bus aussi... mon oncle a failli perdre ses cheveux... Nous sommes donc passés en coup de vent. Mon oncle était très atteint par la mort de mon grand-père (c'est normal, vous me direz) qu'il n'avait pas vu depuis vingt ans. Il a demandé si je voulais pas rester à la maison lui tenir compagnie. Mon père est très jaloux de ma relation avec mon oncle Z. "C'est toujours ton oncle, toujours ton oncle". Mais tout comme mon oncle-papa (qui a fait tout ce que mon père n'a pas fait pendant que je grandissais), mon oncle Z était la figure paternelle qui remplaçait celle de mon oncle-papa. J'ai commencé à avoir une relation fille-père avec Le Philosophe à l'âge de 16 ans, c'est dire. Les frères de ma mère ont toujours été là pour nous, et ça... Mais finalement, je ne suis pas restée avec oncle Z. Je préférais l'humour douteux de mon père que le visage triste de mon oncle... Nous sommes donc allés au Guincho, banlieue plus fréquentable de la zone nord de Lisbonne.
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Nous avons passé le réveillon chez des amis de mon père au centre-ville (et mine de rien, mes frères, ma soeur et moi, nous nous sommes ennuyés...) Lisbonne à Montpellier - 2 janvier (19h) Et alors que je me plaignais du trajet Paris-Madrid, celui de Lisbonne Montpellier a juste remis les pendules à l'heure. 19 heures de route! Au début, on voulait s'arrêter à Barcelone... mais arrivant à Barcelone et se faisant contrôler par un officier de police (le plus séduisant qu'il m'ait été donné de voir), on s'est rendu compte que mieux valait continuer tout droit. Lorsque l'officier était en train de jongler entre le permis de conduire américain et le permis angolais, disant que l'angolais était plus simple à déchiffrer, j'ai bien eu le temps de l'admirer, ce qui n'a pas plu à mon grand frère quand je lui ai dit qu'il était réellement mignon. Ah les grands frères! J'ai la chance, j'en ai trois grands frères et quatre sont géants de taille! Nous sommes arrivés à 8h du matin à Montpellier...

mardi, 09 octobre 2007

Lettres à France

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Home sweet home! (22 septembre)
Me voilà de retour à la maison! Je suis arrivée hier matin à Paris, puis j'ai pris deux trains pour Montpellier. Ninja est allé me chercher à la gare (même si j'habite à côté), histoire de porter mon sac. Ain't he cute? J'ai trouvé mon cocon, je suis ensuite allé chez Ninja et son frère où ma meilleure amie, ma siamoise, attendait. Tout le monde a déménagé, ce qui fait que notre groupe est davantage concentré dans le quartier et que les dîners seront qlors plus nombreux, no tramways or buses allowed! J'ai un peu rangé... ce qu'un mois fermé ne fait pas à une maison! Maintenant le frigo est en panne (buaaaaaaaaaaaaaaa) et je dois me réhabituer au clavier français aprèes avoir passé deux mois avec un clavier portugais QUERTY... Ah.... home sweet home...

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La Comédie du Livre de Montpellier 2007

Vendredi 1 Juin 2007 au Dimanche 3 Juin 2007 Comédie 2007 : l'Italie à l'honneur

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Pour sa 22ème édition, la Comédie du Livre invite l'Italie à nous faire partager sa littérature, sa culture, son histoire. "Un homme qui n'aime pas l'Italie est toujours plus ou moins barbare", écrit Félicien Marceau.

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