dimanche, 11 mai 2008

Ce que j'aime (ou pas) en Angola

Des photos de mon pays, I ♥ Angola ;) (pour voir en grand)



Des photos récentes de Luanda, à voir ;-)

Ce que j'aime en Angola...

85f412c822b344fc3b840a8671c5074f.jpg 1 - Angola signifie famille pour moi, c'est très important.
2 - C'est un pays avec de milliers d'histoires à raconter, et j'adore écouter les Aînés les raconter.
3 - Il y a des traditions que je ne changerai pour rien au monde.
4 - Les repas de famille pendant le week-end qui peuvent commencer le samedi après-midi et terminer le dimanche soir (ou lundi matin!).
5 - Quand les différentes générations se joignent pour jouer la Sueca, un jeu de cartes par équipe.
6 - Les fêtes, les soirées où le Kizomba (Afro-Zouk) est de rigueur!
7 - La façon des Angolais de se débrouiller.
8 - La créativité des Angolais, petits et grands... il y a même des paraboles faites de boîtes de sardines! Et ça marche!
9 - L'Angola est un pays qui vient de s'ouvrir à la vie, donc à (re)construire. Tout est à (re)faire, alors les projets, foncez-y!
10 - Le plus beau coucher de soleil!
11 - Des paysages magnifiques que la guerre n'a pas détruit, même si on le voulait.
12 - Neuf fois champions d'Afrique de Basket. On est les meilleurs!

Ce que je n'aime pas en Angola...

1 - C'est un désastre urbain, écologique et démographique.
2 - L'étroitesse d'esprit des gens qui même s'ils savent que ça va mal, ils ne feront rien pour avancer.
3 - On ne laisse jamais les autres s'épanouir dans leurs projets par jalousie et/ou envie.
4 - La sorcellerie, les marabouts, plus grand problème de mon peuple.
5 - Le pays est gouverné par le même homme depuis 1... 2... 3... 29 ans!
6 - Corruption partout partout, les pots-de-vins font la loi; On ne voit pas la couleur de l'argent du pétrole et des diamants.
7 - On trouve du pétrole partout et tout le temps.
8 - 16 - Je ne peux pas vivre 3 mois de suite en Angola sans avoir envie de m'exiler.
9 - Démocratie de pacotille, on n'a pas de liberté d'expression et la censure est implicite.



Hé bé... si je n'aimais pas mon pays, on se le demanderait...

mardi, 15 avril 2008

Rédac du Mois : Vous vous réveillez un matin, et vous constatez que vous avez été transformée en enfant...

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Cette fois-ci, l'imagination est au rendez-vous et je ne suis pas la seule à m'y pencher :
Laurent, Noelia, Bergere, Bertrand, JvH, Jean-Marc, Hibiscus, Anne, Julien, Joël, Chantal, Looange, William, Catie, Lelynx, Cecfrombelgium, Gally, La Nymphette, Julie70, Gazou, JulieMeunier, BlogBalso, Celine, Vladyk, Lydie, Lucile, Guy Cardinal, Optensia, Linda, Denis, Yibus, Julie, Isabelle, Froggie, Christophe, Aurélie N, Le chat qui, Lodi

La fiction étant mon art, je me suis dit que j'allais écrire un conte du genre la série des « Kawabi ». Pourtant, je n'ai pas envie d'écrire de la fiction pure et dure. Ces derniers mois, je suis obsédée par l'enfance que j'ai râté... une enfance qui me reste au travers de la gorge et qui me rend vulnérable... Peut-être est-ce le moyen de mettre un visage sur l'enfance que je n'ai pas eu ?

Une fois n'est pas coutume, je paresse au fond de mon lit. L'AC est au maximum, comme d'habitude, et je suis enroulée dans mes couettes... et soudain je me rends compte que je ne suis pas où je devrais... Dans ma chambre à Montpellier, je n'ai pas de clime... Je n'ai pas besoin de deux couettes... et détail : à Montpellier, j'ai un lit double.
Je me redresse, je manque de m'écrouler par terre (j'avais vraiment un lit aussi étroit ?!) et regarde autour... Les persiennes ne sont pas fermées. Je vois un ciel gris au loin. Seigneur, me revoilà à Luanda !
Normalement chez ma mère, on ferme les persiennes dans l'après-midi pour éviter les attaques des moustiques avant le coucher du soleil, et puis on ferme les vitres avant d'aller se coucher pour allumer la clime. Mais lorsque je vais me coucher, je rouvre les persiennes et ferme les vitres en vitesse. Je n'aime pas être totalement dans le noir lorsque vient le jour. Je n'ai jamais eu de notion spatio-temporelle, ça n'a pas changé en 26 ans, j'ai donc besoin d'avoir une référence pour savoir how late it is !
Je cherche mon portable sous mon oreiller mais je ne le trouve pas... c'est vrai que mon portable ne marche pas en Angola, mais ma mère me prête une puce (normalement, elle me prête aussi un portable pourri parce que je risque de me faire voler le mien si je fais la c*rie de répondre dans la rue)... et j'ai besoin de savoir quelle heure il est, puisque je ne porte pas de montre et je n'ai pas de réveil dans ma chambre... Mais je ne vois rien... Rien du tout. J'entends le bruit dans le couloir.
Ce bruit qui tue et qui a toujours tué : ma mère a une radio dans tous les coins de la maison... et s'il y a un truc que je hais absolument, c'est me réveiller avec le jingle des infos ! Bon, je n'aime pas me réveiller avec quoi que ce soit de bruyant, mais vous le savez déjà ;-). Ma mère pousse la porte de ma chambre, lance un « tu es déjà réveillée ? Dépêche-toi, tu vas être en retard pour aller à l'école. » Elle laisse la porte ouverte, éteint la clime et ouvre grand mes fenêtres sur l'air sec et chaud de Luanda et les klaxons de notre avenue, une des plus longues et larges et bruyantes de la capitale. Je hais me réveiller de cette manière aussi ! En repartant, elle laisse la porte ouverte, laissant libre court aux ondes hertziennes et les infos du matin.
Je crois que je viens de décrire mon plus grand cauchemar, mais à vrai dire, c'est comme ça que Mme le Général me réveille pendant les vacances... et si je me souviens bien, très tôt je me suis levée toute seule comme une grande pour aller à l'école.

Je me lève et me regarde dans la glace de l'armoire... Goodness gracious me !!! Je suis redevenue enfant ! Même pas de poitrine pour faire semblant ! Je suis une enfant... plus grand cauchemar que celui d'être réveillée par ma mère ! En un quart d'heure, je suis prête pour sortir. Je bois mon lait chaud et je prends l'ascenceur. Le chauffeur m'attend pour m'emmener à l'école. Mes parents n'ont jamais pris cette peine-là. Je suis enfant avec ma tête de presque trentenaire, je ne sais pas si ce que je ressens c'est du trac... c'est où déjà, l'école française ? C'est où ma salle ? C'est qui mon instit ? Qui sont mes amis ?
A l'époque, ma vie se concentrait à l'intérieur de l'enceinte de l'école primaire et tous les ans ou presque, les têtes changeaient pour cause de départ des expats ou des diplomates... je n'avais pas d'amis "pour la vie", je n'avais pas d'amis d'enfance à part une, Blue, la Suissesse qui est devenue Angolaise après sa majorité (va savoir !)... J'avais une enfance solitaire. Ma mère nous interdisait de quitter l'appartement, de nous mêler à la foule, d'aller où les autres allaient... Nous grandissions dans une bulle superprotégée dont je ne me suis jamais défaite...
Et si les choses avaient été faites différemment ? Si ma mère nous avait laissés le champ libre ?
Aujourd'hui, je n'ai rien. Je n'ai rien qui me rattache à mon enfance, mes amitiés étaient éphémères et je n'avais pas de contact avec les enfants des voisins... Ce n'est qu'à l'âge de 16 ans, lorsque j'ai commencé à vivre seule, que je me suis fait une vie, avec des amis que je garde encore et toujours, même 10 ans plus tard.
De mon enfance, je n'ai pas de souvenirs.

Je pourrais essayer d'imaginer ce que ça ferait, mais le plus j'essaie, le plus je me rends compte que c'est douloureux, que ça m'obsède depuis longtemps et que j'en veux terriblement à ma mère de m'avoir coupée du monde... Si je ne ressens pas le manque des autres lorsque je m'en vais, si on dit que je suis tellement indépendante car je suis solitaire et silencieuse, ce n'est qu'une conséquence parmi tant d'autres de mon enfance.

Pour une fois, la psychologie a eu raison de moi...



(Vous êtes intéressé/e/s par la Rédac du Mois ? Plus d'infos sur le site !)

lundi, 17 mars 2008

(r) Xi-Coração de la Kianda

71f3334e7f0a5922c021d054b4d10cda.jpg Une des pages de mon site, rien que pour vous! :P C'est dire si Word ne me manque pas...
Je vous parlerai du roman sur lequel je travaille en ce moment. Je n'ai (presque) jamais été aussi appliquée de ma vie! Pour mes autres romans, je les développais au gré de mes envies et de mon humeur.


Genèse
A vrai dire, Xi-♥ est un projet qui grandit depuis bien des années dans mon coeur. Tant le livre comme les personnages se sont vus évoluer au fil du temps, mais ils sont restés les mêmes en essence. Au départ, c'était quatre histoires complètement différentes. Quatre histoires avec des femmes qui ne se connaissaient ni d'Eve ni d'Adam, qui vivait soit en Angola soit au Portugal. Mais une de mes spécialités est le recyclage!
En effet, j'ai tellement (eu) d'idées que beaucoup de personnages se perdent. Je me dois alors de les ressusciter et de les mettre dans des histoires qui vivent. Je fais tout le temps ça. De même que Tatiana, Kianda, Katila et Patrícia n'avaient rien pour se rencontrer et les voilà, amies pour la vie.

Xi-♥
Le xi-coração est l'étreinte amicale et amoureuse, remplie de saudades lorsqu'on est loin. C'est le symbole des bras croisés sur le corps. Quant à Kianda, c'est la déesse de la mer, équivalente de Yemanjá au Brésil, symbole de Luanda, la capitale de l'Angola. Le tout ne veut rien dire d'autre que "bons baisers d'Angola".

L'histoire
Vous avez compris! C'est l'histoire de quatre femmes, quatre amies depuis le lycée français de Lisbonne. Leurs seuls points communs sont leurs origines angolaises et leur naissance l'année de l'indépendance, en 1975. On les retrouve dix ans après le bac, à Luanda, à Lisbonne et à Londres. Chacune essaie de se faire une place dans leurs mondes respectifs, jonglant entre projets et rêves d'enfance, faisant le bilan avant de fêter leurs trente ans... Tout ça sous fond d'actualité angolaise, tout juste après la fin de la guerre civile en 2002...

Les personnages
♦ Tatiana Branco de Oliveira, la Cartésienne. Elle est une Métisse aux yeux bleus moitié russe et à moitié angolaise. Elle est la fille d'une des plus illustres familles haut-bourgeoises de l'Angola. Son père, ancien héros de l'Indépendance, a été ambassadeur quatre fois, et est actuellement ministre d'Etat. Après avoir vécu presque dix ans aux Etats-Unis, elle accepte un poste dans sa compagnie pétrolière à Luanda après la guerre. Toutes les occasions sont bonnes pour faire des affaires.
♦ Kianda Branco de Oliveira, la Romantique. C'est la cousine de Tatiana. Issue de la branche moins noble des Bô, n'a pas grandi dans le même luxe. Noire et à tendance obèse, elle a toujours été complexée par son physique. Elle vit toujours au Portugal où elle vainc sa timidité par la manière forte...
♦ Katila Dias, la Meilleure Amie. Elle est née dans les quartiers populaires d'Angola, seule fille parmi ses quatre frères. Légèrement garçon manqué, joueuse de basket universitaire, elle est rentrée en Angola après ses études en France. De retour aux sources, l'ethnic-chic vadrouille la brousse angolaise en long et en large pour venir en aide à ceux qui en ont besoin. Même en étant noire, on la voit comme une Blanche. Une étrangère.
♦ Patrícia Neto Martin, la Fille Populaire. Orpheline depuis l'âge de trois ans, élevée par son frère et sa belle-soeur, elle a laissé derrière elle les cicatrices de l'assassinat de ses parents. Extravertie, théârale, elle met tous les gens qui l'entourent dans sa poche et sans le vouloir, vole toujours la vedette. A l'époque du lycée, elle n'avait jamis mis les pieds en Angola, berceau de toute sa famille noire et blanche.


Ça vous donne envie de découvrir davantage? ;)
(Dites oui... :P)

samedi, 23 février 2008

Carnets de Voyages

51c1afa8c3acb1e06afc2ed9adcfcde1.jpg Quelques voyages commentés par ici et par là...

ALBUM PHOTO de l'Angola

1982 - 2007 (quelques trous noirs)

Naissance: Lobito (Angola)
• Johannesburg & Pretoria & Bronkhospruit & Cape Town (Afrique du Sud) - Francfort & Heidelberg & Mannheim & Hanovre (Allemagne) - Lobito & Luanda & Mussulo & Caxito & Luena & Lukusse & Dande & Benguela & Sumbe & Léua & Lumege (Angola) - Bruxelles & Bruges & Mouscron(Belgique) - Rio de Janeiro & Búzios & São Paulo & São Salvador da Bahia (Brésil) - La Havane (Cuba) - Irún & Madrid & Barcelone (Espagne) - Paris & Montpellier & Toulouse & Tarbes & Lourdes & Hendaye (France) - Rome (Italie) - Monte Carlo & Fontvieille (Monaco) - Windhoek (Namibie) - Meerssen & Maastricht & Amsterdam & Purmerend & Rotterdam (Pays-Bas) - Lisbonne & Barreiro & Vilamoura & Obidos (Portugal) - New York & Boston & Maine (USA)

Index: en vadrouille :
1 - Juin 2006
Coupe du Monde d'Allemagne, Angola vs. Mexique à Hanovre
2 - Été 2006
Opération Pays-Bas & Angola - Pays-Bas : Meerssen, Maastricht, Amsterdam - Angola : Luanda, Sumbe, Benguela, Lobito, Luena, Léua, Lumege, Lukusse
3 - Noël 2006/2007
Paris & Rotterdam
4 - Mars/Mai 2007
Stage en Angola : Luanda
5 - Juin 2007
Fin de Printemps à Paris & Amsterdam
6 - Été 2007
Paris & Le Grand Nord : Lille, Tourcoing, Roubaix, Paris
7 - Août 2007
Mariage chez les Ch'ti : Lille, Tourcoing, Mouscron, Leers
8 - Octobre 2007
21ème anniversaire de ma soeur à Paris
9 - Décembre 2007
Entre Wrimos : Paris et bis

2008
10 - Noël 2007/2008
Réveillon sur les Champs Elysées et l'émeute
11 - Janvier 2008
En famille : Nice, Carnolès, Roquebrune Cap Martin, Beausoleil, Fontvieille, Monte Carlo
12 - Février 2008
Déjeuner à Nice : Nice, Villefranche sur Mer, Roquebrune Cap Martin, Fontvieille, Monte Carlo

lundi, 04 février 2008

4 février : Le début de la Lutte Armée

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(Commentaire écrit le 4 février 2007)
Le 4 février est une date importante dans l'histoire de mon pays. En 1961, ce fut le début de la lutte armée pour l'indépendance de l'Angola. Des centaines de jeunes ont envahi les prisons pour libérer les prisonniers politiques. Partout il y a des rues et avenues qui célèbrent le "quatro de fevereiro", comme l'aéroport international de Luanda.

6d14089e1315e2e69a56c8de44937462.jpg Mais l'autre symbole de l'Angola, c'est le drapeau et ses couleurs. Adapté du drapeau du Parti (MPLA), avec en plus la roue dentée (ou je ne sais plus quel est son nom) et la... machette. Après un référendum, "on" a décidé de changer le drapeau. Adieu le noir et le rouge teintés de jaune. A présent, entre le drapeau cap-verdien et le thaïlandais, du bleu-blanc-rouge avec un soleil jaune. C'est dire si on n'est pas frustrés.
Incroyablement dans mon entourage, ce sont les jeunes, ceux qui n'ont pas connu la guerre d'indépendance et qui étaient trop jeunes pour comprendre le communisme, qui sont les plus sceptiques.
Après une année patriotique (Coupe du Monde aidant), les jeunes Angolais ont commencé à comprendre ce que signifiait être Angolais. Pour certains (comme moi), il était temps d'apprendre l'hymne national.
On a tellement pris de temps pour apprendre à aimer notre drapeau et notre pays, que maintenant on veut nous imposer un drapeau qui ne nous représente pas, avec lequel on ne s'identifie pas (encore).
Mais dernièrement, je me suis mise à bien observer mon drapeau.
L'histoire de l'Afrique est peuplée de guerre à machettes... En Angola, au Rwanda, au Sierra Leone, au Liberia... Que des vies achevées par un coup de sabre... de plus en plus je me dis que mon drapeau est sanglant et violent. Je le savais déjà, mais ça devient oppressant. Mon drapeau flotte à ma fenêtre fièrement, parce que c'est le mien... mais je ne suis plus tout à fait contre si jamais on le change réellement.

Les coups de machette n'en valent pas la peine.



MAJ 4 février 2008 :
L'Angola joue contre l'Egypte en quarts de finale au CAN.
Que notre journée nous porte chance !

vendredi, 01 février 2008

Réunion des Anciens de l'École française de Luanda, Angola

85f412c822b344fc3b840a8671c5074f.jpg God bless Facebook. Oui, encore ;-)
Lorsque j'ai remarqué qu'on était de plus en plus d'anciens sur FB, je me suis dit "et si 2008 était l'année de nos retrouvailles" ? Pour certains, je ne les ai pas vus depuis 15 ans ! D'autres n'étaient pas dans la même classe. Mais qu'importe ! Toutes les générations comprises, l'enthousiasme est là et la réunion pourrait avoir lieu le week-end du 1er mai à Paris (pour ceux qui vivent en Espagne, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suisse, en Angola, au Canada, aux États-Unis... Oui, nous sommes tous vadrouilleurs, on ne change pas...).

Donc pour ceux qui passent par ici (dans les stats, l'école française est parmi les premiers mots-clefs), et qui veulent participer à la réunion, contactez-moi au joannsvh (at) yahoo (dot) com ! :-)

Et à très bientôt ;-)

jeudi, 31 janvier 2008

CAN 2008: Les jeux ne sont pas encore faits...

bbe5d772ce2453bc4bb8df3b6b57f6a6.png 30 janvier 2008
Après le match nul contre l'Afrique du Sud, l'Angola a gagné 3-1 contre le Sénégal. Mais, contrairement à la Côte d'Ivoire et le Ghana, rien n'est encore joué. Il faut qu'on batte la Tunisie... eish !

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mardi, 08 janvier 2008

A la machette

85f412c822b344fc3b840a8671c5074f.jpg Les chaînes d'info, c'est comme les radios. C'est le même enregistrement qui tourne toutes les demi-heures jusqu'à ce que passent 6 (ou 12) heures. Une fois qu'on entend toutes les musiques du momets sur une station radio, on doit changer de station pour ne pas avoir les mêmes enregistrements.
Mais le pire, c'est que je suis accro aux chaînes infos. De BFM TV à iTélé, de Skynews à Euronews, de CNN à BBC World, pendant les Fêtes, je zappais entre toutes jusqu'à ce que je me fatigue.

Et puis... le Kenya est arrivé. Après les faux résultats de l'élection présidentielle, Kibaki qui s'autoproclame avant la fin du comptage, les machettes sui sortent de je ne sais où...
Bubbles a lancé à un moment donné : "C'est là qu'ils ont pris les machettes rouillées."
Je n'ai pas tout de suite compris. Et puis il explique.
"Ce sont celles que tu dois essayer plusieurs fois avant de couper."
Ach ! Surtout lorsque dans Skynews, ils ont réellement montrer un homme en train de se faire lyncher...
Qu'est-il arrivé pour que ça arrive comme ça ? Ça doit venir de plus loin, cette envie tribale. On ne se réveille pas avec cette rage du jour au lendemain.

Maintenant je pense à l'Angola, dont les premières élections (législatives) sont en septembre. Nous sommes tout juste sortis d'une guerre civile. En avril, on fêtera les 6 ans de pais "et réconciliation nationale". Mais les machettes sont toujours vendues dans les rues. Elles sont toujours utilisées lors des règlements de comptes. Lors des dernières élections (en 1992 !), nous sommes repartis en pleine guerre civile (et j'ai dû vivre au Portugal avec ma mère et ma soeur).
Mais chez nous, il n'y est pas question d'ethnies. Chez nous, je viens de le remarquer (ces derniers jours), nous adoptons la région dans laquelle nous naissons. Nous devenons de cet endroit. Je suis née dans le Sud, je serai toujours du Sud malgré le fait que j'ai grandi dans le Nord. Ma mère est Bailunda (du Sud aussi) mais juste parce qu'elle y est née et qu'elle y a grandi. Mais mon grand-père était de la frontière namibienne, il était Cuanhama, et ma grand-mère est née proche de la frontière du RDC. Donc... de quel groupe tribal sommes-nous ?
Aucune idée.

Si jamais ça doit partir en c*, ce sera par qui est du Nord ou du Sud, qui est Métis ou Noir, qui est de tel ou tel parti. Le reste ?
Nous autres sauvages de première heure... allons-nous laisser les machettes reposer ? Il est temps d'enlever la machette du drapeau...


Sinon, je suis de retour à Montpellier.
Il fait chaud.

vendredi, 21 décembre 2007

Joyeux Noël à Bagdad...

85f412c822b344fc3b840a8671c5074f.jpg 19 septembre 2006, je parlais de la nouvelle loi en Angola où la police a droit d'abattre tous les vouleurs en flagrant délit et je titrais Bienvenue au Texas, en Bagdad... ou quelque chose comme ça...
Le 18 dernier, deux acteurs ont été tués par la police, lorsqu'ils étaient en plein tournage. Ils portaient des armes (à blanc, on dit à blanc ?) et la police les a pris pour des criminels. Plus d'info ici !
Bienvenue chez moi.

Ça l'air très far West, très exotique tout ça.
Joyeux Noël quand même ?

lundi, 10 décembre 2007

Music Hall - 0 : Kizomba

Kizomba veut dire fête dans une de nos langues angolaises (je me demande laquelle...). Avec le temps, c'est devenu LA danse de toutes les fêtes, de toutes les soirées, de toutes les séductions. Aussi appelé Afro-Zouk dans d'autres contrées, le Kizomba est la danse que les frères n'aiment pas voir les soeurs danser.
Mes frères ne sont pas l'exception. Le Pilote m'a appris à danser de telle manière, que je ne savais danser qu'avec lui. Pas de risque de m'aventurer dans les bras de quelconque mâle pour le plaisir d'une danse.
J'essaierai de trouver des vidéos (ce qui n'est pas évident) de mes kizombas préférés, spécialement du Cap Vert, qui ont fait que mon adolescence et mes premières véritables fêtes soient d'un autre monde.

***
#7 - Beto Dias - ♥ "Ki vida"
(Désolée pour la très mauvaise qualité de celui-là, mais j'adoooooooooooore cette musique!)
Traduit du créole cap verdien (à ma façon-façon, à vos risques et périls;) puisque je suis pas douée):
Quelle belle vie nous pourrions avoir
pleine de bonheur, liberté et amour
si tu m'aimais...



♥ Eka normal

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