mardi, 11 novembre 2008
11 novembre: Indépendance de l'Angola

Tous les ans à cette date, je (re)poste ce poème, un des rares que j'ai écrit en français (pour ne pas dire le seul). Contrairement à la prose, je trouve très dur de faire de la poésie en français et j'ai toujours l'impression (les ans passants n'aidant en rien) que c'est au mieux un poème naïf, au pire vraiment mauvais. Mais on assume comme on peut...
Lorsque j'ai écrit ce poème, il était sûrement d'actualité pour moi. Les années sont passées, les temps on changé et moi j'ai changé avec... J'entretiens aujourd'hui un rapport assez ambigu par rapport à l'Angola. C'est mon pays, je l'aime. Et de toute façon, je n'ai pas le choix. Je ne suis qu'Angolaise. Je n'ai pas d'autre nationalité derrière laquelle me réfugier. Et pourtant, je l'aurais voulu. Parce que j'aurais voulu avoir une excuse pour trouver toujours quelque chose à redire sur l'état de l'Angola aujourd'hui.
Parce que si je devais choisir aujourd'hui, je choisirai la France, et surtout Montpellier... c'est là où se trouve ma maison, ce foyer que j'ai tant cherché, le port auquel jeter les amarres de la maison que je traîne sur les épaules depuis tant d'années. Parce qu'une vie de saltimbanque n'a pas que du bon. En 26 ans, n'avoir passé que 8 ans dans son pays d'origine, on a plus souvent le goût d'ailleurs. Mais à Montpellier, je n'ai pas ce goût d'ailleurs, j'ai ce goût tant espéré d'ici.
Il y a trente-trois ans à peine, l'Angola devenait indépendante du Portugal. Je fêterai l'âge adulte de la Mwangolé (comme on l'appelle en calão -argot-) à ma manière. L'Angola est toujours au chaud mon coeur et je crois avec sincérité que de meilleurs jours viendront. Mais je ne veux pas laisser derrière moi l'épanouissement que je ressens lorsque je suis ici. Que faire ?
Reste ici mon ambiguité... elle n'est pas prête de changer... (poème dans la suite)
00:03 Publié dans Angola & autres Afriques | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jo ann von haff, poésie, i ♥ angola, indépendance, 11 novembre 1975, i ♥ montpellier
dimanche, 02 novembre 2008
Angola Express
02XI2008
Ne me demandez pas au nom de quoi je suis levée tôt un dimanche (!!), mais toujours dans Tout le monde veut sa place, on a posé la question "quel conflit a été le point de départ des Médecins sans frontières ?" (ou quelque chose comme ça), et une des réponses possibles était la Guerre d'Angola. Bien sûr, ce n'est pas glorieux, but hey ! Et pour ceux qui ne savent pas, c'est la guerre du Biafra ;-)
12:44 Publié dans Angola & autres Afriques | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : i ♥ angola, tv show
lundi, 06 octobre 2008
Angolagate
Vous avez entendu parler d'Angola ces jours-ci ? Une fois n'est pas coutume, rien que de bonnes choses...
Je ne sais pas par où commencer pour parler de l'Angolagate. Bless Wikipédia pour le résumé !
Il y a des jours où le silence vaut mieux que des mots qui ne veulent plus rien dire.
On n'a plus que ses yeux pour pleurer.
16:34 Publié dans Angola & autres Afriques | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : i ♥ angola, angolagate
mardi, 23 septembre 2008
Je suis monégasque ;-)
Oh, le rêve.
(C'est ironique.)
Comme maintenant vous le savez, je suis angolaise. Ce n'est pas un pays imaginaire, il existe bel et bien. Parfois, on a l'impression que je ne fais que parler mal de l'Angola, mais ce n'est pas vrai. J'aime mon pays natal, c'est Luanda, la capitale, que je n'aime pas. Et la dure réalité fait que j'ai vécu à peine un tiers de ma vie dans mon pays natal, dans la ville de mon père (j'suis du sud). Ça n'aide franchement pas.
On comparait dans mon autre blog (collectif et en portugais) Luanda à Dubaï pour la bonne raison qu'après la guerre, on est en plein chantier et on veut tout faire, tout construire. Même les choses les plus laides qu'il vous ait jamais été donné de voir de votre vie ! C'est un boom immobilier qui va de paire avec le boom économique (après tout, nous sommes producteurs de pétrole et de diamants, all good things !).
Mais on m'a montré ce reportage de France 24, où on ne parle pas de Dubaï, mais de "Monaco de l'Afrique".
Au départ je me suis demandée dans quel contexte on comparerait Luanda à Monaco sans paraître fou... Si je me sens en sécurité à Montpellier, je me sens plus qu'en sécurité dans les rues monégasques. Avec les moyens, je me verrai bien y élever mes enfants (en gagnant à une grande cagnotte d'Euromillions, surtout !). Mais Luanda ?! Ce n'est pas de la paranoïa, mais je ne me sens jamais en sécurité dans la rue si je ne suis pas avec le chauffeur qui fait office de garde du corps. J'ai vu de mes yeux vus, un jeune homme drogué avec les yeux à peine ouverts en train de vendre des machettes entre les voitures.
Mais tout s'explique lorsqu'on sait qu'un appartement de moins de 100 m² vaut 20 000 USD (+- 14 000 €) de loyer par mois...
En parlant avec mon frère Le Diplomate, fonctionnaire lui aussi, et qui adore sa ville, il ne peut qu'être d'accord avec moi. Jamais au grand jamais, on mettrait Monaco et Luanda dans la même phrase. A Monaco, on pense sécurité, propre, calme... Et quand on pense Luanda... mon frère dit juste "l'opposé".
Je trouve que ce n'est pas faire justice au Rocher.
Mais j'dis ça...
00:00 Publié dans Angola & autres Afriques | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : i ♥ angola, luanda, monaco, pétrole
vendredi, 05 septembre 2008
Todos ao Voto
J'avais attendu ce jour avec impatience... Ce jour où je pourrais être citoyenne comme de millions d'autres jeunes dans le monde... Je me souviens que j'avais quasiment passé une nuit blanche après être allée en boîte pour aller me registrer dans les listes électorales avec mes cousines... La photo de ma carte d'électrice montre des cernes monstres qui prouvent la courte nuit...
Malheureusement, je ne vais pas pouvoir participer aux premières élections législatives depuis 1992 en Angola... Je suis là. Et eux là-bas.
L'élection présidentielle est l'année prochaine. Cette fois, j'irais voter avant de revenir à Montpellier... A un moment ou un autre, il faudra que j'explique que je suis deux et plus qu'une...
12:55 Publié dans Angola & autres Afriques | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : I ♥ Angola, Elections, 2008
samedi, 23 août 2008
Carnets de Voyages
17 - Juillet/Août 2008
Un été savoyard
16 - Juin 2008
Un Week-end en Lorraine
15 - Mai 2008
Une réunion d'anciens d'Angola à Paris !
14 - Avril 2008
Une kizomba à Paris
13 - Mars/Avril 2008
Baby Bliss à Monaco
12 - Février 2008
Déjeuner à Nice : Nice, Villefranche sur Mer, Roquebrune Cap Martin, Fontvieille, Monte Carlo
11 - Janvier 2008
En famille : Nice, Carnolès, Roquebrune Cap Martin, Beausoleil, Fontvieille, Monte Carlo
10 - Noël 2007/2008
Réveillon sur les Champs Elysées et l'émeute
20:20 Publié dans Carnets de Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Carnets de Voyages, Vadrouille, Pays-Bas, I ♥ Angola, Paris, Savoie
jeudi, 12 juin 2008
Music Hall - 0 : Kizomba & Zouk
♦ 0 : Zouk & Kizomba ♦ 1 - 25 ♦ 26 : Idan Raichel Project ♦ 27 : Afrique du Sud ♦ 28 - 32 ♦ 33 : Merry Christmas ♦ 34 - 37 ♦ 38 : Fille du Vent
#8 - Philippe Monteiro - "Volta"
Parce que ça faisait longtemps, et qu'aujourd'hui je le vaux bien :-)
17:10 Publié dans Culture & Dépendances | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Music Hall, I ♥ Angola, Kizomba & Zouk, Cap Vert
dimanche, 11 mai 2008
Ce que j'aime (ou pas) en Angola
Des photos de mon pays, I ♥ Angola ;) (pour voir en grand)
Des photos récentes de Luanda, à voir ;-)
Ce que j'aime en Angola...
1 - Angola signifie famille pour moi, c'est très important.2 - C'est un pays avec de milliers d'histoires à raconter, et j'adore écouter les Aînés les raconter.
3 - Il y a des traditions que je ne changerai pour rien au monde.
4 - Les repas de famille pendant le week-end qui peuvent commencer le samedi après-midi et terminer le dimanche soir (ou lundi matin!).
5 - Quand les différentes générations se joignent pour jouer la Sueca, un jeu de cartes par équipe.
6 - Les fêtes, les soirées où le Kizomba (Afro-Zouk) est de rigueur!
7 - La façon des Angolais de se débrouiller.
8 - La créativité des Angolais, petits et grands... il y a même des paraboles faites de boîtes de sardines! Et ça marche!
9 - L'Angola est un pays qui vient de s'ouvrir à la vie, donc à (re)construire. Tout est à (re)faire, alors les projets, foncez-y!
10 - Le plus beau coucher de soleil!
11 - Des paysages magnifiques que la guerre n'a pas détruit, même si on le voulait.
12 - Neuf fois champions d'Afrique de Basket. On est les meilleurs!
13 - Si un férié tombe un dimanche, on le remet le lundi. Les Angolais travaillent encore moins que les Français !
Ce que je n'aime pas en Angola...
1 - C'est un désastre urbain, écologique et démographique.
2 - L'étroitesse d'esprit des gens qui même s'ils savent que ça va mal, ils ne feront rien pour avancer.
3 - On ne laisse jamais les autres s'épanouir dans leurs projets par jalousie et/ou envie.
4 - La sorcellerie, les marabouts, plus grand problème de mon peuple.
5 - Le pays est gouverné par le même homme depuis 1... 2... 3... 29 ans!
6 - Corruption partout partout, les pots-de-vins font la loi; On ne voit pas la couleur de l'argent du pétrole et des diamants.
7 - On trouve du pétrole partout et tout le temps.
8 - 16 - Je ne peux pas vivre 3 mois de suite en Angola sans avoir envie de m'exiler.
9 - Démocratie de pacotille, on n'a pas de liberté d'expression et la censure est implicite.
Hé bé... si je n'aimais pas mon pays, on se le demanderait...
00:45 Publié dans Angola & autres Afriques | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : I ♥ Angola
mardi, 15 avril 2008
Rédac du Mois : Vous vous réveillez un matin, et vous constatez que vous avez été transformée en enfant...
Cette fois-ci, l'imagination est au rendez-vous et je ne suis pas la seule à m'y pencher :
Laurent, Noelia, Bergere, Bertrand, JvH, Jean-Marc, Hibiscus, Anne, Julien, Joël, Chantal, Looange, William, Catie, Lelynx, Cecfrombelgium, Gally, La Nymphette, Julie70, Gazou, JulieMeunier, BlogBalso, Celine, Vladyk, Lydie, Lucile, Guy Cardinal, Optensia, Linda, Denis, Yibus, Julie, Isabelle, Froggie, Christophe, Aurélie N, Le chat qui, Lodi
La fiction étant mon art, je me suis dit que j'allais écrire un conte du genre la série des « Kawabi ». Pourtant, je n'ai pas envie d'écrire de la fiction pure et dure. Ces derniers mois, je suis obsédée par l'enfance que j'ai râté... une enfance qui me reste au travers de la gorge et qui me rend vulnérable... Peut-être est-ce le moyen de mettre un visage sur l'enfance que je n'ai pas eu ?
Une fois n'est pas coutume, je paresse au fond de mon lit. L'AC est au maximum, comme d'habitude, et je suis enroulée dans mes couettes... et soudain je me rends compte que je ne suis pas où je devrais... Dans ma chambre à Montpellier, je n'ai pas de clime... Je n'ai pas besoin de deux couettes... et détail : à Montpellier, j'ai un lit double.
Je me redresse, je manque de m'écrouler par terre (j'avais vraiment un lit aussi étroit ?!) et regarde autour... Les persiennes ne sont pas fermées. Je vois un ciel gris au loin. Seigneur, me revoilà à Luanda !
Normalement chez ma mère, on ferme les persiennes dans l'après-midi pour éviter les attaques des moustiques avant le coucher du soleil, et puis on ferme les vitres avant d'aller se coucher pour allumer la clime. Mais lorsque je vais me coucher, je rouvre les persiennes et ferme les vitres en vitesse. Je n'aime pas être totalement dans le noir lorsque vient le jour. Je n'ai jamais eu de notion spatio-temporelle, ça n'a pas changé en 26 ans, j'ai donc besoin d'avoir une référence pour savoir how late it is !
Je cherche mon portable sous mon oreiller mais je ne le trouve pas... c'est vrai que mon portable ne marche pas en Angola, mais ma mère me prête une puce (normalement, elle me prête aussi un portable pourri parce que je risque de me faire voler le mien si je fais la c*rie de répondre dans la rue)... et j'ai besoin de savoir quelle heure il est, puisque je ne porte pas de montre et je n'ai pas de réveil dans ma chambre... Mais je ne vois rien... Rien du tout. J'entends le bruit dans le couloir.
Ce bruit qui tue et qui a toujours tué : ma mère a une radio dans tous les coins de la maison... et s'il y a un truc que je hais absolument, c'est me réveiller avec le jingle des infos ! Bon, je n'aime pas me réveiller avec quoi que ce soit de bruyant, mais vous le savez déjà ;-). Ma mère pousse la porte de ma chambre, lance un « tu es déjà réveillée ? Dépêche-toi, tu vas être en retard pour aller à l'école. » Elle laisse la porte ouverte, éteint la clime et ouvre grand mes fenêtres sur l'air sec et chaud de Luanda et les klaxons de notre avenue, une des plus longues et larges et bruyantes de la capitale. Je hais me réveiller de cette manière aussi ! En repartant, elle laisse la porte ouverte, laissant libre court aux ondes hertziennes et les infos du matin.
Je crois que je viens de décrire mon plus grand cauchemar, mais à vrai dire, c'est comme ça que Mme le Général me réveille pendant les vacances... et si je me souviens bien, très tôt je me suis levée toute seule comme une grande pour aller à l'école.
Je me lève et me regarde dans la glace de l'armoire... Goodness gracious me !!! Je suis redevenue enfant ! Même pas de poitrine pour faire semblant ! Je suis une enfant... plus grand cauchemar que celui d'être réveillée par ma mère ! En un quart d'heure, je suis prête pour sortir. Je bois mon lait chaud et je prends l'ascenceur. Le chauffeur m'attend pour m'emmener à l'école. Mes parents n'ont jamais pris cette peine-là. Je suis enfant avec ma tête de presque trentenaire, je ne sais pas si ce que je ressens c'est du trac... c'est où déjà, l'école française ? C'est où ma salle ? C'est qui mon instit ? Qui sont mes amis ?
A l'époque, ma vie se concentrait à l'intérieur de l'enceinte de l'école primaire et tous les ans ou presque, les têtes changeaient pour cause de départ des expats ou des diplomates... je n'avais pas d'amis "pour la vie", je n'avais pas d'amis d'enfance à part une, Blue, la Suissesse qui est devenue Angolaise après sa majorité (va savoir !)... J'avais une enfance solitaire. Ma mère nous interdisait de quitter l'appartement, de nous mêler à la foule, d'aller où les autres allaient... Nous grandissions dans une bulle superprotégée dont je ne me suis jamais défaite...
Et si les choses avaient été faites différemment ? Si ma mère nous avait laissés le champ libre ?
Aujourd'hui, je n'ai rien. Je n'ai rien qui me rattache à mon enfance, mes amitiés étaient éphémères et je n'avais pas de contact avec les enfants des voisins... Ce n'est qu'à l'âge de 16 ans, lorsque j'ai commencé à vivre seule, que je me suis fait une vie, avec des amis que je garde encore et toujours, même 10 ans plus tard.
De mon enfance, je n'ai pas de souvenirs.
Je pourrais essayer d'imaginer ce que ça ferait, mais le plus j'essaie, le plus je me rends compte que c'est douloureux, que ça m'obsède depuis longtemps et que j'en veux terriblement à ma mère de m'avoir coupée du monde... Si je ne ressens pas le manque des autres lorsque je m'en vais, si on dit que je suis tellement indépendante car je suis solitaire et silencieuse, ce n'est qu'une conséquence parmi tant d'autres de mon enfance.
Pour une fois, la psychologie a eu raison de moi...
(Vous êtes intéressé/e/s par la Rédac du Mois ? Plus d'infos sur le site !)
12:00 Publié dans Entre mes Lignes | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rédac du mois, internet, enfance, luanda, i ♥ montpellier, i ♥ angola, écriture
mardi, 08 janvier 2008
A la machette
Les chaînes d'info, c'est comme les radios. C'est le même enregistrement qui tourne toutes les demi-heures jusqu'à ce que passent 6 (ou 12) heures. Une fois qu'on entend toutes les musiques du moment sur une station radio, on doit changer de station pour ne pas avoir les mêmes enregistrements.
Mais le pire, c'est que je suis accro aux chaînes infos. De BFM TV à iTélé, de Skynews à Euronews, de CNN à BBC World, pendant les Fêtes, je zappais entre toutes jusqu'à ce que je me fatigue.
Et puis... le Kenya est arrivé. Après les faux résultats de l'élection présidentielle, Kibaki qui s'autoproclame avant la fin du comptage, les machettes qui sortent de je ne sais où...
Bubbles a lancé à un moment donné : "C'est là qu'ils ont pris les machettes rouillées."
Je n'ai pas tout de suite compris. Et puis il explique: "Ce sont celles que tu dois essayer plusieurs fois avant de couper."
Ach ! Surtout lorsque dans Skynews, ils ont réellement montrer un homme en train de se faire lyncher...
Qu'est-il arrivé pour que ça arrive comme ça ? Ça doit venir de plus loin, cette envie tribale. On ne se réveille pas avec cette rage du jour au lendemain.
Maintenant je pense à l'Angola, dont les premières élections (législatives) sont en septembre. Nous sommes tout juste sortis d'une guerre civile. En avril, on fêtera les 6 ans de pais "et réconciliation nationale". Mais les machettes sont toujours vendues dans les rues. Elles sont toujours utilisées lors des règlements de comptes. Lors des dernières élections (en 1992 !), nous sommes repartis en pleine guerre civile (et j'ai dû vivre au Portugal avec ma mère et ma soeur).
Mais chez nous, il n'y est pas question d'ethnies. Chez nous, je viens de le remarquer (ces derniers jours), nous adoptons la région dans laquelle nous naissons. Nous devenons de cet endroit. Je suis née dans le Sud, je serai toujours du Sud malgré le fait que j'ai grandi dans le Nord. Ma mère est Bailunda (du Sud aussi) mais juste parce qu'elle y est née et qu'elle y a grandi. Mais mon grand-père était de la frontière namibienne, il était Cuanhama, et ma grand-mère est née proche de la frontière du RDC. Donc... de quel groupe tribal sommes-nous ?
Aucune idée.
Si jamais ça doit partir en c*, ce sera par qui est du Nord ou du Sud, qui est Métis ou Noir, qui est de tel ou tel parti. Le reste ?
Nous autres sauvages de première heure... allons-nous laisser les machettes reposer ? Il est temps d'enlever la machette du drapeau...
Sinon, je suis de retour à Montpellier.
Il fait chaud.
00:06 Publié dans Ladybird talking (seriously) | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ladybird talking (seriously), machette, élections, i ♥ angola, kenya