samedi, 11 octobre 2008

Schornsteinfeger...

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Schwarz, schwarz, schwarz, sind alle meine Kleider, Schwarz, schwarz, schwarz liebt jederman. Darum lieb' ich alles was so schwarz ist, Denn mein Lieb ein Schornsteinfeger ist. * ♪♫♫♪♫
10 octobre 2008
Pour la première fois, j'ai vu un ramoneur gentil ! Il frappait doucement à la porte... je venais tout juste de me changer pour faire une sieste, mais j'étais ravie que ce soit 14h plutôt que 9h du mat ! Je lui ai récité que la hotte et la chaudière avaient été revus il y avait pas moins de 3 mois (ce qui est un mensonge... mouais). Dans un coin de ma tête, je me demandais déjà où est-ce que j'avais mis les papiers de la dernière fois (y a pas trois mois...) et le gentil gars a juste dit "si c'est fait, c'est parfait, je vous souhaite une bonne journée, vous pouvez repartir dormir". (Blush,blush) J'aurais dû lui dire qu'il était le premier ramoneur gentil que je voyais... Mais c'est tellement plus facile d'avoir des envies de meurtre chez moi, que la gentillesse n'a pas sa place...
6 mars 2008
Les Ramoneurs, le retour. J'ai failli tuer un hommer hier.

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lundi, 25 août 2008

En vadrouille #17 - Un été savoyard

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#15 - Epilogue Il y a deux soirs, j'avais deux manteaux et une écharpe pour me rechauffer en quittant un barbecue sous un chapiteau aux Arcs. Il y a deux nuits, je dormais encore avec deux couvertures dont une pliée ce qui faisait, techniquement, trois couvertures. Et encore, les deux dernières nuits, j'ai eu froid. A Montpellier, j'ai chaud. Je dégouline. Je veux repartir en Savoie. Cette fois-ci, avec Wally sous le bras... (Si je l'avais emmené in the first place, j'y serais encore :-()

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lundi, 07 juillet 2008

=♦= Montpellier en vrac =♦=

c43abee16bb60db9c2d70483309474ca.jpg 7 juillet 2008 I wonder... A 23h30, je reçois un SMS de Joy qui me demande si je suis réveillée et si je veux la rejoindre à la Comédie. Je n'ai pas encore changé ma tenue de ville pour un de mes pagnes, donc j'ai juste à me brosser les cheveux, chausser mes ballerines, et off we go. Ça me prend 15 minutes entre la préparation, prendre Me talk pretty one day pour le lui rendre, arriver à la gare, la traverser et arriver au centre-ville. Que 15 minutes. Et pendant ces 15 minutes-là, trois gars m'accostent. "Hey, Mademoiseeeeeeeeeelle !" "Hey, la Divaaaaaaaa !" Il est 23h40 by then, si pendant la journée je fais semblant de ne rien remarquer, vous pensez bien que ce n'est pas la nuit que je vais faire le contraire ! Est-ce qu'ils ont des radars, ces gens-là ? Est-ce qu'ils ont le radar pour sentir les moments où on se sent bien ? Est-ce qu'ils "sentent" dans l'air lorsqu'on est heureux ? Même si on évite de trop sourire pour ne pas se faire trop remarquer, mais qu'à l'intérieur de nous il y a une révolution qui se prépare ? Est-ce qu'ils voient, tout ça ? Le temps que j'arrive à la Comédie rejoindre Joy, la fraîcheur de la nuit et ma petite révolution m'ont déjà remis sur pied. Au moment du retour, en pressant davantage le pas puisqu'il est presque une heure du matin, j'entends un "mademoiseeeeeeeeeeeeeeelle", mais cette fois-ci, je souris à l'intérieur de moi, je presse le pas, les talons sur les pavés du centre-ville, je regarde les ombres derrière moi, et je claque la porte en rentrant dans mon immeuble. Ma petite révolution est à moi, mon sourire m'appartient, et on ne l'aura pas... pas cette nuit.

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En vadrouille #16 - Un Week-End à Lorraine

#6 - Flashback: dimanche 29 juin

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Le week-end est déjà terminé, les affaires déjà rangées. Snork et moi remercions nos hôtes et Maikie nous conduit à Nancy cette fois-ci. Et si je pensais qu'on avait marché à Metz, ce n'était rien comparé au tour de la ville que nous a fait faire notre guide ! J'ai un seul regret: ne pas avoir bien profité de la Place Stanislas... La veille, la mère de Maikie nous avait parlé de lunettes de soleil à un moment, mais je pense bien que les quelques mots avant n'ont pas atteint mes oreilles. Et j'avais honte de demander de répéter. C'est vrai, il y a des jours où je me dis que je ne comprends rien de ce qu'on me dit alors que je parle le français depuis autant de temps que le portugais (ça vaut ce que ça vaut !). Lorsque nous sommes arrivées sur la Place, doux Ciel, je n'arrivais pas à tenir les yeux ouverts tellement les rayons de soleil réfléchissaient sur le sol. Vraiment, ça en devenait douloureux !! :-| C'était étonnant. Mais je dois avouer que j'étais plus sensible au charme du Vieux Metz que de Nancy... Et puis re-route vers Metz pour que je prenne le train (Corail encore) pour Montpellier... Je suis rentrée à Montpellier à minuit et je me suis écroulée. Ces f* trains ! Voir les photos:
#5 - Flashback: samedi 28 juin 094f7a049b98cf9953d25ca1b3993ea9.jpg Nous sommes dehors avant midi. Croyez-moi, c'est un exploit. Même pas eu besoin de réveil pour me lever de bonne heure (du moins ouvrir les yeux parce qu'entre le réveil et la sortie du lit ça a pris un certain moment). Maikie est une guide hors pair. Elle connait l'histoire de sa région et vous fait marcher avec ça ;-) Nous avons fait un tour du vieux Metz (à prononcer Messe !) (quelques photos ici !), puis nous nous sommes arrêtées sur une aire d'autoroute pour manger un kebab (Mlle adooooooore les kebabs comme moi j'adooooooore les sushi ;-)) et puis nous sommes allées à Manderen pour visiter le Château de Malbrouck ! 595e2a48f05d6171133b130911441da8.jpg Le château m'a donné envie de me replonger dans l'écriture de ma saga (même si les quatre volumes sont terminés). Il y avait une exposition sur l'Homme Merveilleux ainsi qu'une exposition sur la reconstruction du château et le mode de vie de l'époque. Sérieux que je ne connaissais pas du tout l'histoire de Malbrouck (Malbourough plutôt), ancêtre de Winston Churchill et Lady Diana. Je me suis régalée avec l'histoire (surtout avec l'animation qui nous a donné l'ampleur de la bataille qui n'a jamais eu lieu) et j'ai écouté pour la première fois des versions de la chanson « Malbrouck s'en va-t-en guerre », repris du Québec aux Antilles. Non, en Angola, y'avait pas ;-) Nous avons aussi découvert Destino (collaboration de Walt Disney et Salvador Dali) (Un extrait): A la fin de la journée, nous sommes parties chercher Snorkey (un NaNo aussi :-D) à Thionville, nous avons fait un petit tour de la ville et puis nous sommes rentrés chez Maikie... J'ai eu la bonne idée de proposer de jouer au Monopoly Européen qui se trouvait sur la table... tellement bonne idée que Snorkey nous a fait faire faillite. La prochaine fois, je prends mon Monopoly Montpellier (çui-là où il y a un quartier avec mon immeuble et surtout ma fenêtre) et on verra ce qu'on verra. Hmpft ! #4 - Flashback: vendredi 27 juin e65a1f78e96ccbeda1678d6fe8126b67.jpgOuf, un moment pour moi ! :-) Il était temps que je parle de mon week-end en Lorraine ! Donc, vendredi matin, j'inaugure ma carte Escapades (oui, vous allez encore en entendre parler !!). Lady Jay et moi prenons le train à 9h24 (précision suisse) mais contrairement à elle qui reste à Avignon (une heure de train !!), j'ai dû trouver des astuces pour pouvoir m'endormir pendant les 8 heures de trajet restantes ! Je n'ai jamais rien eu contre les Corail, mais celui-là est une calamité. Les sièges sont confortables... mais pendant une heure seulement ! Ils ne s'inclinent pas, on ne peut pas bouger. J'ai enroulé un pagne et mon écharpe douce et j'ai improvisé un oreiller pour caler à mon cou (j'ai quand même eu un semblant de torticoli, mais ça aurait pu être pire !). Et puis, ô joie, ô désespoir, à un moment je me réveille avec un gars qui voyage avec son chien dans les bras ! Doux ciel, lorsque le chiot se met à manger (ou du moins à essayer) le bout de ma tunique, j'ai des envies de meurtre. Je n'ai dormi que deux heures, j'e suis fatiguée, j'ai le corps qui me fait mal, et peu importe si le chiot est réellement (non, vraiment !) mignon tout plein, comme une peluche. Avec l'aggravante que le train a quelques minutes de retard, je sors enfin du train et je trouve Maikie qui m'attend sur le quai. Je ne l'ai pas vue depuis la TGIO (bah oui, entre NaNos ;-)) Nous prenons la route pour quitter la ville, et je me dis que lorsque j'aurais un temps, j'allais compter toutes les villes en -ange du coin ! Parce qu'il y en a ! :-) Je trouve toujours intéressant de voir comment d'autres familles vivent, en comparaison avec la mienne qui n'a rien de typique. Mes parents se sont séparés il y a plus de dix ans, je n'ai jamais eu tous mes frères et soeurs sous un même toit, ma famille est toute éparpillée dans le monde (ça m'arrange pendant les vacances), et tous les déplacements (pas pour les vacances cette-fois, mais pour vivre) ont détruit énormément de choses pour moi. Je me suis sentie bien, j'ai beaucoup ri, même si vers 23 heures, moi qui vis de nuit, je n'ai pas pu résister à l'appel de la nuit. Samedi matin, Maikie me montrerait Metz... qu'on prononce Messe ! :-) #3 - 29 juin 16 heures de train inconfortable... doux ciel ! Mais une superbe visite en Lorraine (Metz, Thionville et Nancy)... More about it later ;-) PS: « Carrie » is cool ! ae87fa2dcaf429c2faaa1db358bbdbcd.jpg #2 - Les livres dans mon sac (17h de train, ça doit servir à quelque chose ;-)) Je fais des progrès, je ne prends que des romans en VO: « Peacocks Dancing » de Sharon Maas, « Carrie » de Stephen King que Lady Jay m'a offert pour mon anniversaire et « The Picture of Dorian Gray » d'Oscar Wilde que j'ai commencé il y a 15 ans déjà et j'ai toujours pas terminé... Je ne dis pas cette fois-ci sera la bonne non plus ;-) #1 - 27 juin Vendredi matin, je monte à Metz... et je laisse Wally à la maison, une fois n'est pas coutume ;-) Ça faisait longtemps que je n'avais pas mis les pieds hors du Languedoc, tiens ! (avec une carte Escapades, ça sera pas si drôle...) Bon, j'ai des échéances à négotier là...

lundi, 05 mai 2008

En vadrouille #15 - Vado a Parigi

8821056d0b52c349895873c5e8c2c3a7.jpg #4 - 1er mai - Soir (Courbevoie)

Vous voulez rire ? En lisant la newsletter d'une librairie portugaise online (non, je ne voulais rien acheter !)(je vous assure !), un titre m'a sauté aux yeux. L'auteur (homme) doit être tellement fier dans son coin ! Le Diable s'habille aussi en Zara de João Pedro Wanzeller. Speechless !
#3 - 1er mai - Aube (Courbevoie)
C'est toujours lorsque je laisse Wally à la maison que j'ai envie d'écrire !
#2 - 30 avril - Soir (Courbevoie)
J'ai mangé mon premier fortune cookie... Je ne me souviens plus de ma fortune... Y'avait "mot" et "intelligence" dedans...
#1 - 30 avril - Après-midi (dans le train)
J'ai trouvé l'inspiration pour mon personnage Henry de « A White Picket Fence » ! Il était dans le train, accompagné de ses deux enfants. Lorsque je l'ai vu, avec son sac de Mary Poppins (ou Sport Billy comme dirait ma cousine Pats), où tout ce qui est divertissement sortait, je me suis dit qu'il était parfait pour Henry, veuf avec deux jeunes enfants...
d86f2d6451b1174150b3cb1b4f042b0a.jpg #0 - Route vers Paris... La raison, la voici ! J'emmènerai avec moi : « Me talk pretty one day » de David Sedaris qui est en cours (he's hilarious !); « White Teeth » de Zadie Smith et « O Feitiço da Rama de Abóbora » de Tchikakata Balundu, pseudo de mon tuteur/professeur de psychologie à la fac en Angola ;-) Le titre pourrait être traduit par un.. « L'Enchantement de la feuille de citrouille »... Ça promet... Je ne suis pas sûre de tout lire, mais puisque Wally reste à la maison et j'ai 7h de train, on verra comment je m'en sors ;-) Pas de billet jusqu'à mon retour !

mercredi, 20 février 2008

En vadrouille #12 - 10 heures pour un déjeuner à Nice

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9 février
On est fous ou on n'est pas ! Dimanche, je pars à 9h, je reviens à minuit pour un déjeuner à Nice. 10 heures de train (!!). Il faut que je choisisse des livres de suite...
12 février
Je vous ecris d un clavier dont je ne connais pas les secrets. J aurais du rentrer chez moi dimanche soir, mais j ai rate mon TER et donc ma correspondance pour Toulon. Du coup, me revoila a Monaco pour quelques jours. On aurait dit que j ai pris la fuite. Reste a savoir de quoi...
16 février
Vous voulez rire ? Devinez où j aurais du etre cette nuit ? Devinez où je me trouve...
- typographie QWERTY sur un clavier AZERTY, ça donne des trucs bizarres... 20 février
Commençons par le début, will ya ? Le 10 février dernier, je prenais de bonne heure le train pour Nice. Ça me faisait 4h30 de trajet pour un déjeuner entre blogueuses. Ça ne me dérangeait pas le moins du monde faire 5h30 pour le retour et arriver après minuit chez moi. Mais au moment de reprendre la navette entre Villefranche sur Mer et Nice (qui ne dure que 7 minutes je crois), nous avons mal vu les horaires, en faisant abstraction que c'était dimanche. Lorsque nous nous sommes aperçues du cas, c'était clair que j'allais perdre ma correspondance. Qu'ai-je fait ? J'ai appellé ma cousine Pats à Monaco et lui ai dit ce qu'il arrivait : "je viens squatter chez toi". En arrivant, j'ai été accueillie les bras ouverts et son mari Mac m'a lancé "je pensais que c'était mon anniversaire" parce que j'étais supposée ne venir qu'à la fin du mois... Le matin, j'avais mis une de mes brosses à dents (j'en ai plusieurs) dans mon sac, en me disant que ça pourrait me servir. J'allais mettre le chargeur de mon portable aussi, sait-on jamais. Lundi est passé. Mardi est passé. Mercredi, je me suis décidée à aller acheter un ticket de train pour le retour à Montpellier. C'est là que je me suis rendue compte qu'à Monte Carlo, les parkings descendent aussi bas que 14 niveaux et ça m'a f* les jetons ! Au moment de choisir une date, j'ai dit "vendredi 15". Tant qu'à faire. C'est Pats qui n'était pas contente : "pourquoi tu ne restes pas le week-end ?" J'aime beaucoup être avec eux, mais... I need my home. Surtout que je n'étais pas prête à rester autant de temps away. Vendredi est arrivé, Mac a décidé qu'il partait le week-end à Lisbonne pour des affaires, donc sans que je sache réellement comment (moi qui étais prête à partir), Pats m'a dit "tu restes" (oui, comme à Questions pour un Champion). Et voilà. J'avais même la flemme de me trouver un autre billet. Lundi arrivant, une semaine imprévue chez ma cousine, je lui ai dit "il faut absolument que j'achète un billet." Mardi j'ai acheté le billet pour mercredi. Encore un peu, Pats allait encore me kidnapper. Mercredi c'est aujourd'hui. Honey... I'm hoooooooooooooooooooooooome !

vendredi, 12 octobre 2007

En vadrouille #8 - De retour à Paris

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Même moi, je m'étonne. Mais cette fois, c'était pour la bonne cause.... (comme toutes les autres d'ailleurs!) C'était l'anniversaire d'Elite, je ne pouvais pas ne pas être là! Vendredi 5: Je prends le train pour Paris, j'entame bien (très bien même) La dernière valse de Mathilda, et j'arrive à Paris, sans retards, à 22h06. Ma soeur vient me chercher à la Gare de Lyon, ça fait toujours plaisir. Je ne compte plus le nombre de fois que j'ai fait le chemin jusqu'à la Défense, puis jusqu'à Courbevoie toute seule, mais... c'est mieux ne pas être toute seule avec ma vanity, Wally et un sac de couchage (qui me servira bien bien!) Elite ne sait pas exactement comment va se passer la soirée de samedi, elle est stressée, ne sait plus d'où donner de la tête. Je me demande bien ce qu'il avait à stresser, puisqu'elle avait déjà tout préparé... Hmm... Arrivées à la maison, ses invités-squatteurs, Sunny et Le Vicomte (revenus après un an en Chine) ne seraient pas là pour la soirée... Dormons dormons... Tu parles! On a des séries à voir! Kinda... Samedi 6: Ma soeur se lève aux aurores, et moi j'ai davantage de mal... On s'est couchées à 5h du mat, vous me voyez me lever avant midi en temps normal? Mais au moment où Elite, Sunny et le Vicomte rentrent, je suis déjà prête pour le combat. On voit bien que ces trois-là sont à Sup de Co. Tout est question de timing, de planning, management, division de travail, de to-do lists... Vicomte attribue une tâche à chacun, et en deux temps trois mouvements, on range l'appartement comme il se doit (ma soeur m'a prise en flagrant délit de nettoyage des toilettes... n'est-ce pas criminel? Moi?!). Elite a commencé à préparer le repas du soir: morue à la crème fraîche, recette bien portugaise. Le Vicomte a eu du mal avec l'odeur de la chose (même moi ne touche jamais à la morue), mais s'est régalé avec le plat (moi aussi ;)); une lasagne, un gâteau au chocolat (yummy!). Tout était tellement avancé, que Sunny et le Vicomte sont repartis faire du tourisme, Zyx qui nous avait rejoint avec une valise aussi grande que moi remplie de coussins est partie à un rendez-vous, ma soeur s'est endormi, et moi, j'ai surfé sur la vague ;) Sans qu'on se rendre compte, l'heure était là. Black people time. Quand on dit 18h, on sait qui sont les premiers à arriver. Les Blancs. Les Négros-Africains, peu importe le temps passé en Europe, c'est un cas perdu! Mais tout était en ordre, on a bien mangé, bien dansé (oh oui, du zouk!!!), bien rigolé, bien tout... Vers 4h du matin, on était huit encore chez ma soeur. Six (dont moi) ont campé dans le salon. Bless my sleeping bag! J'ai vu de ces cas alcoolisés à faire pitié. Même dans une maison où il n'y avait pas grand chose à boire (avec des pourcentages dedans), je me demande sérieusement comment font-ils pour tomber raides comme ça?! Dimanche 7: Sunny et moi avions nettoyé la cuisine avant de dormir, donc on pouvait se laisser aller un peu dans la chaleur des couettes (ou sacs...), si ce n'était des énergumènes qui philosophaient allègrement sur des thèmes dont je ne veux même pas me souvenir. Après avoir lancé un "il y a des gens qui essaient de dormir" qui n'a pas eu effet, je me suis levée, enragée. "Je vais dormir dans la salle de bains. Celui qui essaie d'y rentrer, je le fracasse." Je prends mon sac, mes coussins et oreillers et j'attends que Sunny quitte la salle de bains pour m'y installer. Hey! On y dort bien!! Mais, je n'y suis pas restée longtemps. J'avais rendez-vous avec Mr Labosonic (de Critico-blog) himself. J'ai pas (trop) fait ma villageoise inculte, et j'ai accepté (après moult hésitations) son invitation au Louvre. Et force est de constater que... je ne le regrette pas! Il est un excellent guide (non, je ne cire pas les pompes), et semble tout connaître. Nous n'avons pas suivi le chemin des "best-sellers" (comme il dit... cf Monna Lisa), vu quelques statuettes orphelines (primitives?) et un homme de Pâques (j'étais toute chose), finalement croisé le regard de la Joconde (à contre-coeur hein? :P) et j'ai découvert (et suis tombée en amour devant) quelques peintres...
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(Le Lorrain)
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(Canaletto... même si la perspective n'est pas tout à fait ça;)) (Tableaux trouvés sur Web Gallery of Art) Quelques heures plus tard (deux? trois?), nous nous sommes arrêtés pour prendre un verre. Labosonic a pris un Coca (ah! c'était pas moi! ;)) et moi un... perdu: chocolat viennois ;) On a papoté un bon moment et on était parti pour un tour. Cette fois-ci, Beaubourg.
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De cette visite, j'ai appris trois choses: 1) jamais je ne verrai le Centre comme avant grâce au passionné qu'est Labosonic, 2) c'est la plus belle vue de Paris au coucher du Soleil que j'ai jamais vu!, 3) je ne ferai plus jamais Louvre+Beaubourg en un seul après-midi! Je ne saurais dire pourquoi, mais cette visite a laissé des marques.
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(Kadinsky - Je ne sais pas pourquoi, mais son oeuvre est pour moi, "Cuba". Je vois ses (quelques) tableaux et je me revois dans mon enfance à La Havane... étrange, non?) C'est à la fin de l'après-midi que ça se corse. Il y a deux ou trois tableaux qui me font penser à des choses bizarres. "Invasion" de Mario Merz me semblait à quelqu'un qui venait de se faire dévorer.
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Je n'arrive pas à trouver la représentation de l'École de Precillia (de Dado), mais je vous assure que j'étais convaincue que c'était des monstres! Labosonic a donc décidé que la visite était terminée, que j'étais victime d'une surcharge émotionnelle due au fait que j'ai vu pas mal de tableaux en quelques heures à peine, et on s'est dirigés vers la sortie (non sans passer par la boutique, qui est un musée à elle toute seule). (Photos sur Centre Pompidou.fr) Je m'arrête (bien malgré moi!!!) pour m'acheter une crêpe au Nutella (hallal), et c'est déjà l'heure de se séparer. C'était franchement bien. Sinon, je n'ai pas eu de cauchemars cette nuit-là et j'ai pu rentrer à Montpellier tranquillement le lendemain ;)

jeudi, 11 octobre 2007

En vadrouille #7: Un mariage chez les Ch'ti

#1 - Un mariage chez les Ch'ti

Je repars en vadrouille le 23, ça faisait déjà 20 jours que c'était pas arrivé! Cette fois-ci, point question de vacances! Mais c'est le mariage de ma potesse Cocktail Molotov en personne (vous savez, la squatteuse professionnelle?) à Tourcoing et je suis témoin. Moi qui ne suis allée qu'à 2 mariages de toute ma vie (pour les autres mariages, je reste la cousine mystérieuse)! Et Molotov se marie avec l'incontournable Mr Kiss, nom que mon ex-mari Mr C lui a donné le jour de mon mariage. Ah, vous saviez pas? Ha! Pour ceux qui prennent le train en cours de route, je vous rediffuserai demain et après-demain les épisodes de la mini-série, ça vous détendra avant la rentrée ;)
#2 - Du Sud au Nord
A croire que je suis en panne créative, je ne trouve pas les mots pour parler de mon séjour dans le Nord. C'est peut-être mon Windows Vista/Microsoft office qui me fait ça, qui sait? Sans Word, je suis en panne (malheur!). Jeudi 23, je rentre mon sac de couchage dans ma vanity, je prends Tokyo c'est loin et Petit et Méchant dans mon sac à main. Cinq heures et demie de train plus tard (je n'aime trop pas les longs trajets en train - le plus long étant Toulouse-Lisbonne, 19 heures -), je débarque à Lille. Mr Kiss et Molotov viennent me chercher. Molotov: "J'avais dit à Mr Kiss que pour te repérer, il fallait chercher une Métisse habillée en tout en noir, un grand sac à mains et jamais chargée." Moi: "C'est bien, tu commences à me connaître." On me conduit chez la mère de Mr Kiss à Tourcoing, et ils repartent à Lille chercher la mère, la tante et la cousine de Russie de Molotov. Et puisque j'ai été adoptée par la mère de Mr Kiss, je mets la main et la pâte pour aider avec le dîner (somptueux), le premier de beaucoup à base de mouton (le détail a son importance). Une heure plus tard, la mère de Molotov, Dame O (qui m'a adoptée aussi, j'ai le chic avec les parents/oncles/tantes de mes amis ;)), la cousine et la tante (qui me faisait penser à tante Sidonie de Bob et Bobette) sont arrivées enfin. C'est aussi le premier de beaucoup d'échanges polyglottes farfelus, entre russe, arabe, portugais, français, anglais, accent Ch'ti et accent du sud, plus l'argot angolais. Semaine cosmopolite, il n'y a rien à dire. Après un dîner prenant, les Russes sont parties à l'hôtel, Mr Kiss, Molotov et moi sommes partis du côté de Mouscron, première ville belge après la frontière. Pour être sincère, je n'ai toujours pas répéré la zone de la rue où Mr Kiss disait: "Tu vois, là on est encore en France. Là, on est en Belgique." C'est tout dans le même quartier, j'ai aucun moyen de me répérer à moins d'avoir mon portable qui indique Proximus...
#3 - Excès de zèle
Le 24, c'était plus galère comme journée. D'abord il y aurait la bénédiction de l'imam (je n'y ai pas assisté donc je pourrais rien dire à propos), suivi d'un repas (à base de mouton) gigantesque chez la mère de Mr Kiss. Molotov et Mr Kiss sont partis en ville pour les derniers détails et sont venus à ma rescousse avant que mes jolies mains ne soient trop abîmées par les carottes. Je n'ai rien contre éplucher des carottes, mais lorsque ça vient à quelques kilos, même la petite soeur de Mr Kiss était en droit de bouder. Je me suis alors éclispée avec mon duo, direction le centre-ville, avec Dame O, Tante Sidonie et la cousine-clone de Molotov mais en blonde. Et très blonde, des fois (désolée, mais je suis à moitié blonde aussi, no prejudice allowed !)... Mais la journée ne pouvait pas bien se passer, sérieux. Le père de Molotov est arrivé d'Angola et devait attendre sa soeur qui venait du Mali avec son frère (qui est français) (vous avez compris le coup, où je reexplique?) à l'aéroport. Mais ô joie, merveille de l'excès de zèle, les frontières ne sont plus à l'aéroport à ce qu'il paraît, mais dès la sortie de l'avion. La tante qui est venue pour le mariage et pour une visite médicale pour son fils handicappé a été INTERDITE d'entrée sur le territoire MALGRÉ ses papiers en ordre, un visa donné en bonne et due forme, de l'argent sur elle et des preuves par une organisation qu'elle était venue pour rester deux semaines et repartir! On l'a ACCUSÉE d'utiliser son fils pour pouvoir IMMIGRER en France. La tante qui est fonctionnaire au Mali, qui voulait juste faire des consultations et assister à un mariage est restée des heures derrière les barreaux (le no man's land, à ce qu'il paraît) avant d'être RECONDUITE au Mali! Hello?! Il y a des cas que OUI, ça existe ce genre de traffic, et plus près qu'on le croit. Mais elle avait toutes les preuves qu'elle n'était que de passage! Ceux qui lisent ce blog et me suivent depuis le début savent à quel point j'aime la France et mes (premières) démarches pour devenir française. Quoique de centre-gauche, j'ai défendu le président ici-même, ainsi que la démocratie (que certains ne comprennent assurément pas et que c'est moi, venue d'une république bananière qui doit leur expliquer le coup). Mais je suis aussi étrangère et plusieurs fois remarqué que l'honnêteté ne paie (presque) jamais, et ce sont toujours les mêmes qui trinquent. Ouvrez donc les yeux... les "ennemis" ne sont pas ceux qui veulent rentrer, ce sont ceux qui sont déjà là et qui vivent malhonnêtement d'allocations d'état. Et ceux-là, personne ne les remarque. Me regardez pas, j'ai pas de bourse ou d'allocation d'aucun genre, et tout mon argent (qui vient de l'étranger), je le dépense en France. Si je ne fais pas tourner l'économie de l'Hexagone ma parole, je comprends pas...
#4 - Place à la Fête
Avec tout ça, je viens presque à oublier les bons moments que j'ai passé avec la petite soeur et le frère ado de Mr Kiss, avec qui j'ai lavé la vaisselle, épluché des carottes, détruit des oignons grands comme ma tête, et qui étaient surpris de voir que moi, Jo Ann, si sérieuse (le noir, forcément), si vieille (malheur, 25 ans!), puisse chanter du Kéry James, Skadrille et Sniper! Le 24, après le pétage de plombs de Molotov à cause de sa tante rapatriée illico presto au Mali, et sur le point d'annuler la bénédiction de l'imam (hello?! Elle s'appelle Cocktail Molotov, c'est sûr qu'elle explose!), nous avons tous repris nos esprits. Des tantes de Mr Kiss préparaient le couscous et du mouton (à noter le mouton) dans une marmite qui pourrait me tenir toute entière (peut-être désossée)... Et je fais quand même 170 cm (169 selon l'organisateur). Les cousins, les cousines, les petits cousins, les petites cousines, oncles, tantes, le frère de Molotov qui est arrivé et a marqué les esprits par sa bogossitude chronique, le père de Molotov qui arrive enfin avec l'oncle/tante/cousins de Paris, juste à temps pour filer chez le père de Mr Kiss pour la bénédiction et le retour. On mange des quantités affligeantes de couscous (et de mouton, suivez donc!!), je me goinfre de makrouts, ma soeur arrive enfin avec son jumeau fonctionnel, ainsi que la deuxième témoin, VB, et une autre amie d'enfance F (ça se note que j'ai plus d'idées pour des surnoms!). C'est alors le moment de la Cérémonie du henné, pour porter chance et fortune aux futurs mariés (cafouillages lors de la "gauche" de Molotov pour la bague de fiançailles qu'elle a mis à droite). Et lorsque la cousine K a mis de la pâte d'henné dans ma paume, en me refermant la main, elle a levé les yeux et m'a dit "toi, tu seras la prochaine". Hmm...comment dire? Il y a un problème de logistique en ce moment: je suis célibataire! (Avis au prince charmant, envoie toujours ton CV, on pourrait être dans les temps pour le prochain ;)) A la fin de la soirée, Molotov dormirait à l'hôtel, et moi avec. A l'hôtel, c'est clair. On a colonisé six chambres (merci Dame O!). Pendant que Molotov et Mr Kiss se disaient au revoir, on causait en bons voisins. Et à force d'entendre le russe, je suis partie squatter dans la chambre de F et VB. Je ne les connaissais pas encore, et on a vite accroché! Molotov nous a rejointes et on a parlé jusqu'à 2h30! Pas sérieux lorsque Molotov doit se lever à 6h30 et que la cérmonie est à 10h15 (à noter, j'y reviendrai)! Le 25, excitation à l'hôtel. Tante L, l'autre tante russe de Paris, essaie de montrer au Bogosse comment danser le rap (hmm...) et tombe, s'ouvrant le genou. Son talon s'est pris dans la jupe. Il n'était pas encore 9h30. VB me remet les cheveux en place, F est a-do-rable avec sa robe bleue, Dame O est excitée, le père et l'oncle de Molotov sont partis avec la voiture parce qu'ils ramenaient la mariée à la mairie. Nous autres, on avait le bus! La meilleure idée de tout le mariage! Un bus pour conduire les invités à la mairie, puis chez la mère de Mr Kiss (où il y aurait un buffet froid), et enfin chez une des tantes où il y aurait la fête. Mais personne n'a demandé si c'était 9h30 "black people time" (comme dirait Bogosse) ou "normal time", parce qu'il y a une certaine différence! A 9h45, on était encore sur le parking de l'hôtel perdu au milieu de la brousse, à Roncq (pour ceux qui connaissent le coin!)... Molotov m'appelle, stressée, sur le point d'exploser (pléonasme). 10 h. Rien. Oualou. Et le mariage qui est à 10h15 à Tourcoing! La cousine de Molotov, de 6 ans (et demi) a déjà marre de sa robe de princesse. Tequila et Bonetti qui étaient arrivés de Paris, sortis de la gare direct vers la mairie m'appellent. On avait peur qu'ils n'arrivent pas à temps, eux! 10h30. RAS. Molotov m'appelle. Ils ont appelé la mairie, ils seraient en retard (ah bon?) et le bus arrive tout de suite. C'est Mr Kiss qui nous fait le service, nous guide vers le bus et se met au milieu de la route pour "nous protéger". Oui, bon, à Roncq ça ne risquait pas, mais je l'ai quand même forcé, en tant que son témoin à lui aussi, à l'intérieur. Tant qu'à faire, après tous ces maux de tête, faudrait pas perdre le marié maintenant!
#7 - Mr & Mrs Kiss (Molotov no more)
Après l'aval de Molotov et Mr Kiss dans ce commentaire-là, je continue donc ;) (Ne sont-ils pas gentils de laisser un mot alors qu'ils sont en lune-de-miel à Venise? ;)) En rentrant dans le bus, il y a tout le reste des invités qui chantent et qui dansent au son du zouk (hmm...). De loin, la mère de Mr Kiss me fait un signe "carte d'identité?" Après tout le mal que je me suis donnée à la préfecture (allée quatre fois, attendu en tout presque six heures), je n'allais pas oublié le plus important! ;) J'envoie un SMS à ma soeur, pour lui dire d'aller tout de suite à la mairie et qu'on était en retard. Elle m'appelle, me dit qu'elle est en chemin. Et 5 secondes plus tard, je reçois un autre SMS: "je rigole, je suis à l'arrière du bus!!" Honte sur moi. Nous arrivons alors à la mairie, la mariée est toute jolie et toute stressée, avec un sourire figé, le bouquet qui tremble. Et le défilé des photos qui commencent... et dans le "tas" il y a... un homme! Tout le monde veut prendre des photos avec lui, il a les cheveux poivre et sel, un sourire waw, je me dis que c'est le maire ou un sénateur tellement il est charismatique (hmm...). Il a le charme de George Clooney avec les yeux et le sourire de Richard Gere. Mais je n'ai pas le temps pour ça, on demande aux témoins de se présenter, de montrer pièces d'identité, VB qui avait oublié les siennes, Molotov qui allait péter un câble. Et puis, ils ne font que voir le nom et la photo, finalement VB n'aurait pas eu besoin du sien. J'étais O_O... Quoi? Tout ce caca nerveux et on veut même pas savoir si je suis en règle?! Je veux mes 6 heures passées à la préfecture tout de suite! (J'rigooooooooooooole). Tout le monde rentre, tonton B (le père de Molotov) rentre avec elle en dernier. Et c'est beau de voir cette foule cosmopolite, arabe, française, russe, angolaise, malienne (et autres nationalités africaines)... Des Noirs, des Métis, des Maghrébins, des Blancs... je trouve ça extra. On était le plus "rainbow" de tous les mariages qui allaient avoir lieu! C'est la première fois que j'assiste à un mariage en France, et puis je suis témoin. Ce qui m'arrange parce que j'ai une superbe vue ;) Tonton B a conduit Molotov devant l'adjoint du maire (sous "Le monde est stone"?) et a appelé Mr Kiss qui savait trop pas quoi faire (c'est pas la seule fois, attendez encore!). Alors tonton B lui a pris la main et posa la main de Molotov dans la sienne. Du genre "à toi maintenant, mon gars!" La cérémonie a commencé, la Mitrailleuse (une des amies de Mr Kiss qui sautait dans tous les coins pour prendre des photos) n'arrêtait pas d'aller et venir. Ses photos doivent être magnifiques car elle n'a pas raté une seule seconde. Après le blabla habituel et parfois drôle, on dénomme les témoins. Euh... moi, je suis devenue Yoann, VB son nom a été transformé aussi, seuls les deux hommes ont été épargnés. A ce qu'il paraît, j'ai fait l'esquisse d'un regard 43 lorsque j'ai entendu Yoann, mais je me suis ressaisie. Ouf! Faut pas lancer de regards assassins lorsqu'il ne faut pas... Après veux-tu, veux-tu pas, Molotov doit répéter, fort qu'on entende. Ouiiiiiiiiiiiiii! Yeah, ça de fait. Ensuite vient Mr Kiss. L'adjoint: "Vous avez le joker, juste une chance de dire oui, alors faut faire fort." Je ne sais pas comment il n'a pas crié. Allons signer, suivis des témoins (avec "Les Rois du Monde"?! Pitié, qui s'occupe de la bande son?). Je prends le bouquet de Molotov qui n'a pas cessé de trembler, elle signe, puis VB. Elle sourit pour le photographe, puis signe. Après mon tour. J'aime pas les photos (ah bon?), je ne lève pas les yeux suffisamment longtemps, le photographe me donne une deuxième chance, fait une tête de désolation, et je signe. Après la Préfecture de l'Hérault, la mairie de Tourcoing a droit à mes insignes ;) C'est là que ça coince. La petite cousine de Molotov arrive avec les alliances, les témoins rejoignent leurs places, personne ne comprend ce qu'il se passe, on se dit que c'est juste pour la photo. Lorsque l'adjoint se rend compte qu'ils s'échangent les alliances, il quitte sa place, et court vers eux pour continuer la procédure. Du coup, on n'a rien vu! :O Et puis les nouveaux Mr & Mrs Kiss s'en allaient quand VB a lancé "et le bisou?!" Elle est partie en courant, l'a fait remarqué à l'adjoint, qui décidément ne savait plus où donner de la tête, lui aussi court derrière le couple et leur fait savoir qu'ils ont oublié le "vous pouvez embrasser la mariée". Molotov se retourne doucement et tue VB du regard, j'ai failli m'éclater de rire! Et alors ils ont mis "Aimer" (toujours de Roméo et Juliette, dire si ça craint pas un peu, c'est qui le DJ à la mairie?!) Tonton B m'avait présenté un charmant monsieur des Pays-Bas qui avait travaillé en Angola. Très sympa, l'homme, très intéressant (et des yeux bleus waw!) The thing is qu'il vous prend la main, vous parle droit dans les yeux et ne lâche pas! Alors, après la fin de la cérémonie, il m'a vu parler avec VB et F, a demandé si elles étaient angolaises (et là si vous avez suivi, vous allez comprendre le dénouement). Je dis: "Non, au fait, VB est moitié hollandaise!" (Je suis trop forte) Je les présente, ils commencent à parler en Nederlands. Vous parlez néerlandais. Oui bien sûr. Comment vous êtes-vous connues? A l'école. (Bon sang, j'suis trop forte en néerlandais aussi!) Et moi... ni d'une ni de deux, je m'éclipse, ma main sauve! Et c'est reparti pour les photos, le jumeau fusionnel de ma soeur en prend aussi avec un sourire ravageur (à ma soeur: don't even girl, I know you!), Tequila et Bonetti me parlent de l'esquisse du 43 à l'annonce de Yoann "on s'est dit que t'allais pas être contente", ma soeur idem. Je ne l'avais réellement pas remarqué! On prend photos encore (ça se termine jamais?), on prend le bus et on va chez la mère de Mr Kiss pour un buffet froid. C'était bien drôle...

Luanda 1 X 2 Montpellier

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Luanda 1 X 2 Montpellier (le match continue) C'est facile de s'habituer à cette vie. Jeudi matin, alors que Molotov et moi songions à aller squatter la préfecture à 7h, nous nous sommes achetées des croissants nature et au beurre que nous avons mangé pendant notre parcours à pieds de quelques minutes. En revenant, vers 10h, nous avons passé quelques minute à Gibert Joseph, j'ai acheté un livre sur Montpellier pour ma mère, un stylo plume pour moi (pour avoir à nouveau un stylo fétiche, sinon...), nous sommes allées dans une boulangerie pour acheter du pain de fantaisie et nous sommes rentrées à la maison, les pains sous les bras. Vendredi soir, après mon retour du centre de Lady Jay, je suis allée acheter de la boisson et des oeufs pour Tequila qui préparait une soirée crêpe chez elle. J'étais sur la Comédie (le coeur de la ville) et je me suis promenée avec une douzaine d'oeufs à bout de bras, sans me soucier de mon air ridicule ou quoique ce soit. Ici, je suis libre. Je comptais mes pas me disant le combien j'étais chanceuse de pouvoir utiliser mon portable dans la rue, de me promener avec du pain sous le bras, être moi tout simplement, où que je sois. Chez moi, toute seule, avec mes amies, dans la rue, j'ai le droit et la possibilité d'être libre. La semaine prochaine, je serai dans mon pays... Mais ce n'est pas (encore) chez moi, car malgré tout mon dévouement à l'Angola, chez moi c'est à Montpellier, au Village. Je serai à Luanda, que toute capitale qui se veut moderne, n'arrive pas encore à se comparer à Montpellier, aec ces 200/300 000 habitants. Je ne pourrais pas descendre à 20h50 pour acheter du jambon au supermarché qui ferme à 21h pétantes. Pour le moindre produit d'hygiène, je vais devoir demander de l'argent à ma mère, lui demander combien ça fait en Euros, et aller avec la voiture et le chauffeur-garde du corps Mr S. à la supérette la plus proche. Je ne pourrai pas appeler ma mère ou un de mes frères ou soeur dans la rue pour leur dire que je suis en chemin, sous peine de me faire voler mon portable et encore de me fire tabasser car j'ai le mauvais opérateur. D'ailleurs, je ne mets pas un pied dehors, sur le trottoir sans Mr S., qui m'est devenu essentiel... Je ne peux pas faire des plans de dernière minute car il faut toujours une voiture, et aussi génial que Mr S. puisse être, il ne travaille pas 24h/7, il est humain. Je dois dépendre de la conduite de quelqu'un d'autre. Je n'ai pas le permis, j'ai peur du volant, surtout quand un ancien de nos chauffeurs m'avait lancé "que la première voiture est pour casser" de toute façon, vu les embouteillages monstres de la capitale. Quand je ne voyage pas dans les provinces, le temps passé à Luanda semble ralentir. Ça n'avance pas. Mais parce que la maison de ma mère, là où j'ai passablement grandi entre Cuba et le Portugal, et où je reviens depuis que je suis partie des jupes de ma mère il y a 10 ans, n'est plus chez moi. Ce sont les mêmes murs, mais les histoires sont différentes. Sans doute les peintures successives. Je me suis rendue compte l'année dernière, que ce qui m'étouffait était mon manque de liberté dans mes mouvements. Je ne pouvais pas sortir de ma Tour, je ne pouvais aller nulle part sans Mr S. ou un de mes frères car je ne me sentais simplement pas en sécurité. Ce n'est pas pareil pour tous, Tequila n'est jamais plus chez elle qu'à Luanda et pourtant elle est russe. Pour acheter du coton tige, je dois demander à ma mère... argent, voiture, chauffeur... Mr S. m'accompagne où que j'aille. A la radio, chez ma soeur, à la société de mon frère, chez mon père, chez le coiffeur, à la supérette... Je ne suis personne à Luanda. Je redeviens enfant dans tous les sens de la dépendance, et ça m'étouffe... J'espère que cette fois-ci, on travail m'occupera, et que les 2 heures de trajet entre la Tour et l'Université Jean Piaget à Viana compte pour des heures d'études! Retour au pays natal pour bientôt!

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mercredi, 10 octobre 2007

Gare à Roissy

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Partir. N'y a-t-il pas des jours comme ça? Où on a absolument envie de ne rien faire et de tout plaquer, tout laisser derrière nous? Partir sans attaches, sans passé, sans souvenirs, sans liens, sans bagages, sans fardeaux? Recommencer, ailleurs, tout refaire, repartir du zéro, se chercher une nouvelle virginité. Oui, il y a des jours comme ça. On regarde les bateaux, on a envie de lever l'ancre, partir au gré du vent, là où sûrement l'herbe, est plus verte, le climat plus clément, la vie plus paisible... Moi qui suis adepte du partir toujours, chercher un nouveau nid, un nouveau lit où poser mon oreiller, loin du lit précédent, moi qui suis gitane, fille du vent des nomades, qui ai besoin de m'envoler, d'aller conquérir de nouveaux espaces, de nouvelles cultures, parler de nouvelles langues, manger de nouveaux gâteaux... Voilà vingt mois, oui 20! que je n'ai pas quitté le territoire français, et franchement, ça commence à se ressentir. Je me souviens 2003! Année de ma reconquête! J'ai commencé mon année en Italie, je suis passée par l'Allemagne, atterri à Paris, puis à Toulouse. Je suis partie en Belgique, j'ai pris le train pour Tarbes, pour le Portugal, j'ai traversé l'Espagne en 19 heures, je suis partie à Lourdes, je suis repartie en Belgique, en voiture cette fois-ci, traversé le Luxembourg, passé à Paris le temps d'un dîner, aller en Espagne, Madrid pour une nuit, et de nouveau au Portugal. Du Portugal, je suis revenue en 2004, toujours en voiture, non-stop de Lisbonne à Montpellier. Au tout, 50 heures de route. Je suis rentrée en Angola pour l'été, j'ai commencé le premier des vingt fois que j'ai pris l'avion en six semaines. J'ai visité "mes" provinces, le Moxico, Benguela où je suis née, fait un pélerinage à Sainte Anne au Bengo, j'ai pris l'avion pour l'Afrique du Sud, retrouvé mes traces à Johannesburg et à M'Pumalanga, avant de revenir à Montpellier, légère comme une plume et des photos plein la tête et l'appareil photo! Voilà moi. Comment je vis, comment je suis, comment je respire. Je n'ai pas pu rentrer en 2005 pour des raisons personnelles, mais mes bagages étaient déjà prêts. J'étais supposée partir, prendre cet avion que j'aime et ces sept heures et demie de voyage que j'adore, la semaine suivante. Mais la vie est faite de hauts et de bas, comme une montagne russe. Cette année, rien ne m'empêchera de rentrer en Angola et embrasser ce pays que j'aime malgré mon criticisme, je vais poser mon oreiller à Luanda, ville que je ne supporte pas, mais qui ne cesser d'être la ville où j'ai vécu le plus d'années. Huit ans. Je n'ai pas fait mieux ailleurs. C'est un record à battre. Huit ans dans un pays. C'est étonnant, et encore c'était entrecoupé! Six ans une fois, deux ans une autre... En attendant, je suis assise là, en attendant que l'heure tourne.