samedi, 05 juillet 2008

KING, Stephen (États-Unis)

Carrie ♥♥♥♥ (VO)(Disponible en français: Carrie)

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Je n'avais jamais lu un seul de King de ma vie (yeah, shame on me !) donc Lady Jay qui en a lu un awful lot, m'a offert « Carrie » et « Shining » pour mon anniversaire. En montant à Metz, Carrie était dans mon sac. Je l'ai terminé dans le chemin du retour ;-)

Outcast
Carrie White est la fille d'une fanatique religieuse. Depuis toujours, la jeune fille qui porte des tenues très modestes, qui n'a pas d'amis, qui a un comportement craintif, a été la cible de toutes les moqueries de la part de ses camarades de classe.
Le roman commence lorsque Carrie a ses première règles (à l'âge de 16 ans) dans les vestiaires du lycée et est terrorisée. Elle pense qu'elle va mourir et demande de l'aide aux autres filles qui se moquent d'elle et lui lance des tampons et des serviettes hygiéniques à la figure.
Cette scène particulièrement honteuse (pour les autres en tout cas) est le point de départ de tout ce qu'on connait, puisque Sue Snell, qui a participé au "jeter de tampons", se sent redevable et demande à son copain Tommy Ross d'inviter Carrie White au Prom... Mais c'est sans compter qu'il y a Chris Hargensen dans le coin et qu'elle est fichtrement vexée de ne pas faire à sa guise dans la court du lycée... et c'est sans compter aussi que Carrie a un don de télékynésie (?) qu'elle s'est mise à développer depuis l'incident des vestiares...

Goes with the flow
Normalement j'ai peur de lire des grands écrivains en VO parce que j'ai toujours la sensation que je vais rater quelque chose en cours de lecture.
Mais l'écriture de Stephen King est fluide. Il a construit son histoire avec des "extraits" de commission, témoignages pour entrecouper avec l'histoire en elle-même, ce qui donne un air "reportage"/"documentaire".
Par quelques moments ça me semblait long, mais I kinda liked it !


Adaptation cinématographique: Carrie ♥♥♥♦
Brian de Palma a mis en scène une Sissy Spacek étonnante ! Dans le film, elle a trois têtes, et pour sûr que la dernière est la plus effrayante et donne la chair de poule !
Le livre étant séparé en deux parties (l'incident du vestiaire et le prom), le film suit cette séparation très fidèlement. A vrai dire, c'est une des adaptations les plus fidèles que j'ai vues, mais la fin a été un peu (beaucoup) changé pour lui donner un air plus dramatique/hollywoodien. Mais overall, c'était un bon film.

mardi, 20 novembre 2007

BROWN, Dan (États-Unis) ♥

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Le site officiel



Lu:
♥ Da Vinci Code
♥ Anges & Démons
• A Conspiração

Dernières nouvelles:
Tom Hanks va reprendre le rôle du Professeur Langdon pour l'adaptation d'Anges & Démons! Dans le rôle de Vittoria (si je me souviens bien, le livre est dans le salon, et le salon est loin), serait Naomi Watts, vue dans The Ring...
J'ai préféré A&D à DVC, on verra pour l'adaptation qui n'a pas encore commencé (grève oblige)...

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vendredi, 28 septembre 2007

PILKINGTON, Doris (Australie)

Le chemin de la liberté (Rabbit-proof fence)
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NB: Pour les autobiographies, témoignages et récits, je ne note pas sur le contenu bien sûr. On ne peut pas noter des histoires vraies. Je note plutôt le style, la construction ou l'enchainement qui n'est pas toujours évident.

• Dans les années 1930s, les Blancs voulaient à tout prix une Australie blanche. Contrairement à l'Afrique du Sud, qui avait pour régime l'Apartheid ("séparation" en Afrikaans), où les "races" ne se mêlaient pas, les Blancs Australients voulaient à tout prix mélanger les Aborigènes aux Blancs pour que petit à petit les Aborigènes oublient leur histoire, leurs coutumes, leurs traditions, leurs langues... bref, qu'il perdent leur culture et identité... et avec "de la chance", qu'ils perdent aussi le sang aborigène, mariant toujours les Métis à des Blancs.
Et pour cela, ils avaient une méthode bien à eux.
Ils allaient dans les villages aborigènes à la recherche d'enfants métis, les retiraient à leurs familles et les envoyaient à l'autre bout du pays dans des camps d'éducation. Tout comme l'"éducation bantoue" en Afrique du Sud, les Aborigènes apprenaient comment laver les chemises et nettoyer les sols, pour devenir de parfait(e)s domestiques.

• C'est ce qui arriva à Molly, Gracie et Daisy, trois jeunes cousines, métisses. Elles ont été arrachées à leurs mères (les pères étant Blancs et ne vivant pas avec les mères). Comme le demande la courverture: "et si l'État kidnappait votre enfant?".
Le titre original du Chemin de la Liberté est Rabbit-proof fence, Clôture contre les lapins. Elle divise le pays en deux, de nord à sud, pour empêcher l'invasion dévastatrice des lapins sur les zones cultivées. "Réponse typique des Blancs à un problème qu'ils avaient eux-mêmes créé".
Mais pour les trois, qui ont toujours vécu à proximité de la clôture, dont les pères étaient gardiens, la clôture signifiait la maison et la famille.
A peine quelques semaines passées dans le camp, Molly, l'aînée, prend ses deux jeunes cousines, et elles traversent l'Australie, pieds nus! 1600 kilomètres dans le désert, se nourrissant de racines et de rats de l'Outback. Mais elles étaient sûres d'arriver, elles étaient près de chez elles, fuyant les routes et les chemins de fer où des officiers pourraient les repérer, ne restant jamais deux nuits sur place. Lorsqu'on les accueillaient dans une ferme, elles mentaient sur leur identité, si mûres pour leur jeune âge (pas encore adolescentes), et fuyaient aux premières lueurs du soleil.

Doris Pilkington raconte l'histoire incroyable mais vraie de sa mère Molly, l'aînée des trois, qui les mena à bon port. Molly fut déportée à nouveau dix ans après s'être échappée du camp. Cette fois-ci, avec ses deux filles, Doris et Annabelle. Mais Molly, laissant son aînée derrière elle, refit le même chemin avec Annabelle, traversant l'Outback à pieds. Quelques années plus tard, Annabelle fut prise à sa mère. Molly ne la revit plus jamais.
Quant à Doris, elle revit sa mère après trente ans de séparation...

• Le film est sorti en 2002. Réalisé par Philip Noice, Kenneth Brannagh y joue le rôle de l'agent Neville, "protecteur des Aborigènes". Les trois actrices, Everlyn Sampi, Laura Monaghan et Tianna Sansbury sont excellentes dans ce film qui vous fait pleurer à chaudes larmes... car vous savez que c'est vrai, ce n'est pas juste une fiction.

Je vous conseille de lire le livre, et ensuite le film, car même intense, ce dernier fait de grandes ellipses pendant le trajet des fillets à travers le désert et sur leur survie...

Je l'ai lu il y a deux ans quand je me renseignais à propos de l'Australie (qui me fascine), me disant que je devais connaître le bon comme le mauvais, tout comme j'ai fait avec l'Afrique du Sud. La réalité est pour être dite, même si elle choque, pourvue qu'on ne répète pas les mêmes erreurs indéfiniment...
C'est un coup de coeur, 10/5 si possible! J'en ai encore les frissons!

jeudi, 13 septembre 2007

WEISBERGER, Lauren (États-Unis)

Site officiel

Bibliographie | Le Diable s'habille en Prada | People or not people


Le Diable s'habille en Prada
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• Andrea cherchait un travail après avoir terminé ses études. Son plus grand rêve, travailler pour le New York Poster. Elle ferait de tout pour y écrire, elle qui en est si fan. Mais on a beau envoyé des CVs et des lettres de motivation, on n'a pas tout ce qu'on veut.
Finalement, elle a un entretien avec une des assistantes de la rédactrice en chef de Runway, LE magazine de mode, Miranda Priestly, la seule et unique, la reine de la mode, la "papesse du goût", aussi sophistiquée et élégante que détestable, dont elle n'avait jamais entendu parler!
Pour Andrea, qui s'habillait à peu près n'importe comment mais qui une intoxication alimentaire en Inde lui a donné une taille mannequin (du 36, mais elle est encore trop grosse pour le milieu), qui de mode ne comprend rien, que de Runway ne sait rien, avoir ce poste était une aubaine. "L'équivalent à 3 ou 5 ans de galère" pour pouvoir décrocher le poste dont elle rêve depuis tant d'années au Poster.
Mais c'est sans compter qu'à partir de maintenant, elle devra être totalement dévouée à Miranda, jour et nuit, 24/7, au risque de mettre en péril sa relation avec son petit ami de trois ans, Alex, sa meilleure amie Lily, ses parents, sa soeur...
Est-ce qu'une année d'esclavage pur et simple est vraiment nécessaire?

• En fermant le livre, je n'avais qu'une question en tête: "tout ça pour ça?" Franchement! Saboter une vie et son entourage pour... ça?
Andrea m'a autant énervée que Miranda Priestly elle-même! Non seulement elle est nombriliste-masochiste, mais elle oublie tout ce qu'il se passe autour d'elle. Ça me fait penser au personnage de Sunny dans Telemania de Sarah Mlynowski. A partir du moment où on se trouve quelque part, on ne sent plus la tête qui gonfle et qui gonfle et qui gonfle... Et comme dans ce livre, l'entourage est d'une patiiiiiiience!! Je les aurais jetées, toutes les deux, par la fenêtre de suite.
C'était un long catalogue de mode entre deux "actions", description de vêtements, de marques et d'accessoires (sans compter le maquillage) qui me dépassent (moi qui ne supporte pas le shopping)...

Même si je suis encore dubitative, j'avoue avoir atrocement envie de voir le film avec Meryl Streep! Ça doit être plus drôle à regarder qu'à lire...
Je crois?

• Le film avec Meryl Streep, Anne Hathaway
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Le site
Même si j'étais sceptique à la fin du livre, moi à qui mode-fashionistas-shopping donnent de l'urticaire (presque), j'ai hâte de voir le film. Je sens que je vais bien m'amuser...!


Les adaptations ne me réussissent pas, je ne comprends pas pourquoi.



Deux heures de film. La première moitié, je peux dire que c'est assez ressemblant, même si Alex, le copain instit d'Andrea devient Nate, un cuisinier... Et que Lily est... pas étudiante en tout cas! Et il y a aussi un quatrième individu qui fait partie de la bande et qui lui, connait Miranda Priestly.
Quant à Miranda. Ce n'est pas du tout la femme du livre de Lauren Weiserberger, mais je crois que je préfère celle de Meryl Streep que la papesse du roman, car malgré tout, Miranda me semble bien plus humaine! Sa voix est douce (hello? C'est Meryl Streep?) mais elle réussit à nous énerver... Et son regard... D'aucuns, ma clique dira que j'ai le même, celui dont on me parle depuis la seconde, mon regard 43, le regard qui tue. Je ne me suis jamais regardée en train de faire le 43, mais... Whoops. C'est pas agréable.
Andy Sachs a le don de m'exaspérer. Encore. Mais elle est plus gentille que celle du roman, un bon point pour elle. J'adooooooooooooooore Nigel.

Maintenant la deuxième partie du film... Mais qu'est-ce que c'est?!
On voit la moulinette Hollywood et bzzzzzzzzzzzzz, tout passe à la trappe! Ils ont pris des éléments (l'hommage à Miranda, le discours d'Andy, la crise pendant le défilé...) et les ont remixé à leur sauce le séjour à Paris (le départ de Miranda, la Française de Runway, la trahison envers Nigel, le plâtre d'Emily...). La fin n'est pas du tout la même (fallait s'y attendre)... Enfin bref.

Sinon, j'ai adoré le moment où Andrea se transforme et DEVIENT une Runway girl. Elle avait de la classe et quelques ensembles étaient waw.

C'est tout.