vendredi, 18 juillet 2008

I ♥ Madiba

Parce qu'il n'y a pas une miss sudaf qui ne dise pas que son héros devant l'Eternel est Madiiiiiiba.
Aujourd'hui, je suis groupie.
Happy birthday Madiba ! ♥



(Joyeux anniversaire à mon grand frère Le Diplomate aussi ;-))

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dimanche, 06 avril 2008

{Entre nous} 26 - 30

be59eb91731971ef1784709859de978f.jpg NB: Vous pouvez voir qui est qui par ici! (de 1 à 25)

#30 - Bff (mars 2008)
Alors que je parlais avec Krat, il voulait à tout prix savoir la réponse à une question à laquelle je ne voulais pas répondre. Alors il me sort une « mais je suis ton meilleur ami ! » And I was like « ah bon ? » Pas que je veuille être méchante, après tout je l’adore (ne serait-il pas l’homme de mes rêves), mais nous n’avions jamais utilisé les termes « best friends » entre nous.
« Tu es mon meilleur ami ? » je demande.
« Oui ! Je suis peut-être bizarre et étrange, mais je suis ton meilleur ami ! » (pour une fois, je suis d’accord avec vous, c’est kif pareil ce qu’il a dit).
Et à moi de répondre : « Oh gosh, you’re so sweet. »
Vous aurez trouvé mieux ?

#29 - Womankind (décembre 2007)
Moi: "Homme de mes rêves, dis-moi des choses?"
Krat: "Les femmes sont compliquées."
Moi: "Les femmes sont des animaux étranges. Bon sang, qui les a créées?!"
Krat: "Dieu a créé quelque chose de bien, quelque de doux, quelque chose d'aimant, quelque chose avec qui être."
Moi: "C'est sûr. Il a créé le chocolat et les ours en peluche."

(D'accord, je sors...)

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jeudi, 31 janvier 2008

CAN 2008: Les jeux ne sont pas encore faits...

bbe5d772ce2453bc4bb8df3b6b57f6a6.png 30 janvier 2008
Après le match nul contre l'Afrique du Sud, l'Angola a gagné 3-1 contre le Sénégal. Mais, contrairement à la Côte d'Ivoire et le Ghana, rien n'est encore joué. Il faut qu'on batte la Tunisie... eish !

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lundi, 19 novembre 2007

Mon meilleur souvenir d'anniversaire: Le jour de mes 17 ans...

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C'était parti pour un samedi comme tous les autres, en 1999.
Quand on vivait à Cuba, ma mère préparait de sublimes fêtes d'anniversaire pour La Parisienne, Le Diplomate et moi. Ça se passait dans le jardin du Palais avec magiciens et clowns. Et comme on profitait mon anniversaire pour fêter celui de mai de la Parisienne, et de Juillet du Diplomate, c'était réellement géant, avec des invités de tous les âges (La Parisienne a 6 ans de plus, le Diplomate en a 4).
Pourtant, si je ne fais rien le jour de mon anniversaire, je ne suis pas malheureuse. Franchement. Alors je me prépare toujours, les veilles, à ne rien faire du tout. :P

Je vivais à Joburg depuis un moment, je m'y sentais déjà bien et plus comme une punition. Et ma chambre était mon paradis. Comme j'étais la princesse, seul être féminin des parages, j'avais droit à une chambre de princesse un peu space, car avant je devais toujours partager avec une de mes soeurs ou mon frère, et pour la déco, j'avais ma mère sur le dos. Je me suis laissée aller avec de centaines de cartes postales, de photos, des peintures (dont les miennes), de pièces de monnaie, de croquis, placardés aux murs.

Ce jour-là, le 12 juin 1999, tout a très bien commencé. Je dormais (comme d'hab), quand j'ai senti une présence dans ma chambre. Pour ceux qui me connaissent, quand je dis ça, il y a des visages inquiets. Mais cette fois-ci, je n'étais pas paralysée par la peur. Alors j'ouvre les yeux, je me retourne très discrètement et je vois que mon père sort de la chambre silencieusement (aussi silencieux qu'on peut être, toute présence dans ma chambre est sentie). Je regarde alors sur ma table de chevet et je vois un écrin. Je le prends...
d5eb0628de3f6934ec30233bf4ad8657.jpgC'est mon pendentif fétiche. Celui que je porte encore aujourd'hui et toujours.
Émue et avec un sourire, je me suis rendormie.
Ce jour-là, resto pour tout le monde. On est allé au Rodízio, restaurant brésilien très populaire. Deux de nos amis y chantaient. Alors, je vais chez le coiffeur, je coupe mes cheveux, dans l'après-midi on doit aller chercher une cousine qui est de passage à Joburg. Et sur le chemin, à un des carrefours, il y avait un vendeur de fleurs. De roses. Rouges. Mon père l'appelle "Il y a combien de roses?"
"36."
cc4175ae0eb2c32f270fa4888ceed871.jpg "Je les veux toutes."
Le gars a dû être étonné de terminer sa journée aussi vite. Toute sa marchandise y est passée! Et mon père m'a donné les roses "Tiens, pour toi."
Mais mon père sait pas donner des cadeaux. Du genre, il les achète. Mais pour offrir, c'est pas gagné. Il est, comme qui dirait, embarrassé. Il te donne tes trucs comme si de rien n'était et retourne à ses affaires. Une fois, de retour du Brésil, il m'avait acheté un pagne avec des planètes bleues. Il a posé ça sur la table "c'est pour toi" et il est parti, du genre "fais ce que tu veux avec."

Le soir, allant au resto, toute belle que j'étais à l'époque, mince et élégante (je vous jure, les croissants et les crêpes sont un crime!!!), tout allait bien. Mes frères, mon père, des amis. On mange du rodízio (quand les serveurs passent entre les tables avec des brochettes de viandes grillées... miam!), on écoute nos amis Lana et Roberto chanter, cool.
Mais c'est sans compter que Lana et Roberto, justement, sont nos amis!
Il y a un moment, Roberto souhaite joyeux anniversaire à chacun de son micro et tout le resto applaudit. Moi, je le sentais venir. Parce qu'il dit un nom, on applaudit, c'est terminé. Alors, je suis arrivée à la fin. Bien sûr. Pour déborder, quoi. "C'est l'anniversaire d'une fille qui m'est très chère, que j'adore. Elle est angolaise..." blablabla, il a donné ma biographie. "Elle s'appelle Jo Ann." Tout le monde applaudit. Mais Roberto le malin, il dit "Jo Ann viens chercher ta bouteille de champagne".
M... D'un, j'aime pas le champagne, de deux, j'aime pas me faire remarquer. Et dans le restaurant bondé, il y a 200 clients. J'ai pas eu le choix. J'ai traversé la salle, il m'a embrassée pendant que Lana chantait, il me donne ma bouteille, et tout le restaurant crie "Jo Ann! Jo Ann! Jo Ann!" En arrivant à table, j'étais toute rouge. Plus rouge qu'un coquelicot!
Je pensais que c'était tout! Mais nooooooooooooon!
Au Rodízio, y'avait aussi des danseurs! Et après la première danse, ils prenaient quelqu'un dans l'assemblée. J'ai vu, de mes yeux de lynx, le signe discret que mon père a fait à Roberto. Ce dernier, prend son micro et s'asseoit à notre table. Là, je voyais rouge. Après j'entends "por aqui rapaz" (par ici, mon garçon). Et il me montre. Moi qui suis au coin de la table, je fusille mon père du regard, il s'éclate de rire et je m'en vais à l'abattoir. Danser de la salsa, bondiou!

En tout cas, c'est mon meilleur souvenir d'anniversaire, même si beaucoup d'autres on été extra.

Et quand je pense que je ne voulais rien faire et surtout pas me faire remarquer...
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samedi, 20 octobre 2007

Music Hall - 27: Afrique du Sud

0 : Zouk & Kizomba1 - 2526 : Idan Raichel Project27 : Afrique du Sud28 - 3233 : Merry Christmas34 - 3738 : Fille du Vent

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L'hymne, Nkosi sikeleliAfrica (Dieu bénisse l'Afrique)
Un des plus beaux hymnes que j'ai jamais entendu... En zoulou, xhosa, afrikaans et anglais.


Nkosi sikelel' iAfrika (God bless Africa)
Maluphakanyisw' uphondo lwayo, (May her glory be lifted high)
Yizwa imithandazo yethu, (Hear our petitions)
Nkosi sikelela, thina lusapho lwayo. (God bless us, Your children)

Morena boloka setjhaba sa heso, (God we ask You to protect our nation)
O fedise dintwa le matshwenyeho, (Intervene and end all conflicts)
O se boloke, O se boloke setjhaba sa heso, (Protect us, protect our nation)
Setjhaba sa South Afrika - South Afrika. (Nation of South Africa, South Africa)

01f8b955be0ad6ed7811b2a7ef4b8f78.jpgUit die blou van onse hemel, (Ringing out from our blue heavens,)
Uit die diepte van ons see, (From the depth of our sea,))
Oor ons ewige gebergtes, (Over everlasting mountains,
Waar die kranse antwoord gee, (Where the echoing crags resound,)

Sounds the call to come together,
And united we shall stand,
Let us live and strive for freedom,
In South Africa our land.



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dimanche, 30 septembre 2007

NDEBELE, Njabulo (Afrique du Sud)

► Njabulo NDEBELE est un écrivain et intellectuel sudafricain, diplômé d'anglais et philosophie des universités du Botswana, du Lesotho et du Swaziland, enseignant aux universités de Cambridge et Denver, il est aujourd'hui vice-chancelier de l'Université de Cape Town.
Je suis arrivée au lycée en Afrique du Sud alors qu'ils avaient déjà étudié Brink, Coetzee, Gordimer et quelques autres. En seconde, lecture obligatoire Fools.

Fools ♥♥♥ (en VO)
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• L'histoire se passe dans un township de Johannesburg, comme tant d'autres - Soweto, Alexandra, Mamelodi... -.
Les personnages: un instituteur vieillissant Zamani, qui à présent vit au jour-le-jour dans le ghetto après avoir été militant, une jeune fille violée et enceinte des oeuvres de l'instituteur, un jeune étudiant enthousiaste - le frère de la victime -, et dans la lutte entre le résigné et le nouvel-arrivé, ...

• Ce livre est un écho de la ville dans un ghetto sudafricain, sans fioritures. On sent presque l'alcool, la poussière, la terre à travers les lignes, les conditions misérables des townships..
Je me souviens d'avoir la grimace tout le long du livre (ou presque) parce que l'instituteur lui-seul réussissait à sortir des pages et m'effrayer par son réalisme, par le visage bien réel que j'avais mis sur le personnage.

• Un film a été réalisé par Ramadan Suleman, qu'on a eu la chance de rencontrer au lycée et de lui poser des questions.
Une des questions dont je me souviens: "Pourquoi dans le film, la fille fait une fausse couche alors que dans le livre, l'enfant naît?"
Et à Suleman de répondre "Je voulais punir l'instituteur. Il ne méritait pas cet enfant."
Ça a le mérite d'être clair...

• Quand on vit en Afrique du Sud, principalement à Johannesburg, on ne peut pas ne pas aller au coeur de l'histoire de ce pays. Avec mon père ou avec le lycée qui tenait à coeur les journées historiques sur les pas de Nelson Mandela et de Mahatma Gandhi en Afrique du Sud, je suis allée plus d'une fois à Soweto, township aux deux millions d'habitants, avec le plus grand hôpital d'Afrique, le Baragwanath, célèbre par les révoltes des étudiants noirs qui se refusaient à avoir des cours en afrikaans. Le 16 juin 1976, une photo a fait le tour du monde: celle de Hector Peterson, 13 ans, tué comme tant d'autres enfants par la police. Aujourd'hui, le 16 juin est la journée de l'enfant dans toute l'Afrique.
Comme beaucoup d'endroits, les townships ont aussi leurs quartiers aisés (c'est relatif). Mais quand on visite des maison qui font la taille de mon salon (20 m², mais pas sûr) divisées en trois pour trois familles entières, c'est à se demander jusqu'où la politique de l'Apartheid pouvait aller.
Malheureusement, Soweto n'a pas (beaucoup) changé depuis l'abolition de l'Apartheid. On commence à casser les murs, agrandir les maisons. Les shebeens (des bars) clandestins sont aujourd'hui dans la carte touristique (il faut aller au Wandie's Place, on y mange bien!).
Mais ce sera toujours Soweto.

Et c'est dans cet univers-là, que Njabulo Ndebele fait évoluer son histoire. Du réalisme à la sauce sudaf.