lundi, 18 février 2008

BUSHNELL, Candace (États-Unis)



Bande annonce du film (je n'ai pas aimé le livre, j'ai plus ou moins aimé la série, maybe the movie is a charm ;-)



Sexo e a cidade ♣♣♠ (Sex & the city)
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• L'auteure (et narratrice) est chroniqueuse du New York Observer. Et ce livre regroupe quelques 25 chroniques sur la sexualité des New Yorkais de Manhattan. C'est l'âge de la non-inocence.

• Je regardais de temps en temps la série. Particulièrement la dernière saison, que j'aime voir les derniers épisodes de tout ce qui se passe. Mais à celles qu aiment vraiment la série (comme ma soeur), ne pas s'attendre à lire ce livre et rencontrer Carrie - la chroniqueuse -, Miranda - l'avocate terre à terre - , Samantha - la businesswoman nymphomane - et Charlotte - galleriste fleur bleue -.
Par contre, il y a bien une Carrie (amie de la narratrice) qui est écrivain, une Miranda qui travaille pour le cinéma et une Sam Jones qui déjà dans la fleur de l'âge.
On voit bien que le croquis de la série était fait. La deuxième partie du livre, on parle plus de Carrie et de Mr Big (qui ont une relation durable, stable, sérieuse, pas en cachette comme dans la série) que de la narratrice elle-même.
Ce livre parle des coutumes de "pipoles" de Manhattan, qui font la tournée des bars (toujours les mêmes), qui se croisent et se recroisent à Manhattan et ailleurs. Où un groupe par en vacances, le reste de la jet-set se sent obligée de les suivre, les fêtes à gogo, les Margueritas aussi, les lignes de coke et les joints sont consommés comme des petits pains. Et bien sûr, le livre ne parle que de sexe et de désamour.
Car c'est bien connu, à Manhattan, impossible de se marier. Pour cela, il faut sortir de Manhattan et aller dans les banlieues avec les belles maisons et jardins. C'est là qu'on peut avoir des enfants.
Tout le reste, on couche à droite et à gauche, les hommes importants "modelizers" avec les jeunes mannequins fraîchement débarquées de la province, les belles filles avec les hommes riches car elles ont besoin d'argent - ce sont les gigolas (le terme n'est pas dans le livre) -, les rencontres les plus étranges les unes que les autres dans les toilettes des bars à la mode...
En gros, Candace Bushnell parle de ses amis et de ses rencontres (n'oubliant pas que ce sont de réelles chroniques, et quelques noms ont été modifiés dans les articles), que tous ont un mal qui leur ronge: après la trentaine, comme se marier? Qui veut se marier avec une fille qui a déjà fait la moitié de Manhattan? Après la trentaine, c'est quasiment impossible aux célibataires de se marier et de se faire payer appartement, pension alimentaire, bijoux et autres lorsqu'elles ont passé la date de péremption et que leurs amants cherchent une femme plus jeune, plus belle. Et si possible, plus bête. La conversation les fatigue.
Tout le monde veut une relation stable sans se l'avouer, fatigués des rencontres d'un soir. Mais quand ils en ont, la font capoter quand ça commence à réellement paraître durable et reparte à autre chose.

Enfin... à lire avec modération si on ne veut pas voir le reste de la population mondiale par l'oeil et point de vue de la jet-set de Manhattan (car c'est plutôt "Sex & the Manhattan system"), sinon on angoisse avant l'heure. Sex & drugs pour tous les goûts... (il manque le rock'n rool, mais il n'y en pas...)
Mais il y a quelques passages franchement drôles, alors c'est pas si terrible que ça...


4 loiras ♣♣♠ (4 Blondes)
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• Ce sont 4 histoires de 4 blondes. Trois nouvelles à la première personne et une quatrième avec un narrateur.
La première est un femme (blonde) très belle, mannequin de seconde zone qui cherche des hommes millionnaires pour avoir une maison luxueuse pour l'été aux Hamptons, et ne pas avoir à débourser un centime. Après tout, elle est en faillite constante mais a des goûts de grandeur.
La deuxième (la nouvelle avec narrateur) et un écrivain (à l'américaine - ceux qui écrivent pour les journaux sont écrivains) qui voit son mariage avec un autre écrivain-journaliste se dégrader de jour en jour. On voit aussi le point de vue du mari (qui n'est pas Blond, je crois?). Ils ne se parlent plus, se disant que l'autre a toujours tort mais qu'ils sont incapables de se comprendre après 7 ans de mariage et un fils (dont on ne connaitra jamais le nom).
La troisième est une blonde très jolie (sans blagues) américaine qui s'est mariée avec un prince européen. Mais elle est paranoïaque-émétophobe-cocaïnomane-anoréxique, elle est juste cinglée. J'ai pitié pour le personnage.
La dernière (nouvelle extra-courte comparée aux autres) est une écrivain (à l'américaine) qui se pose la question du pourquoi du comment il y a de si grands décalages entre les Américains et les Anglais en ce qui concerne le sexe et les relations (à plutôt longs termes). Elle part à Londres à la recherche du cliché londonien...

• Mon avis (non, je ne l'ai pas encore donné): Après avoir lu Sex & the City, je me suis dit que l'auteur montrait une image désabusée des trentenaires-célibataires-newyorkais (parce que encore une fois, c'est autour de New York que ça se passe).
A présent, c'est le même fillon, avec des hommes mariés en plus (ça ne donne franchement pas envie de se marier avec un New Yorkais qui passe ses vacances d'été aux Hamptons!), avec un langage plus cru, je me demande par quel miracle il n'a pas basculé dans le vulgaire simple (quoique... je suis peut-être généreuse). Je m'étais déjà dit que ce n'était pas mon genre de lecture. Mais le livre était sur la pile des livres de ma soeur et je voulais quelque chose de "léger" pour combler l'effet NaNoWriMo et tout le temps que je n'ai pas lu (et le temps que ça m'a pris de lire La joueuse de go et Un ange cornu avec des ailes de tôle)...
Misère.

Décidé, j'en ai terminé avec Candace Bushnell...


Adaptation TV : Lipstick Jungle ♣

Décidément, Candace Bushnell est still in. Cependant, après avoir vu Cashmere Mafia, dont je ne suis pas super fan, je n'aime pas du tout...

vendredi, 28 septembre 2007

REICHS, Kathy (États-Unis)

Le site officiel



Lus:
♦ Déjà dead
♦ Os troubles

Déjà dead ♥♥♥ (VO: Déjà dead)

• Le Docteur Temperance Brennan, Tempe, est anthropologiste judiciaire. Native de Caroline du Nord, elle va travailler tout l'été à Montréal. Et son travail c'est rassembler les morceaux de cadavres pour définir âge, sexe, race, etc.
Un jour est trouvé le corps d'une femme qui a été torturée, tuée puis coupée en morceaux et dispersée dans plusieurs sacs poubelle. C'est abominable et malheureusement, le premier de cinq cas aussi macabres.
Mais il n'y a que Temperance qui croit à l'hypothèse d'un serial-killer et se trouve confrontée à des collègues qui ne la prennent pas au sérieux. Alors elle fait elle-même son enquête.
C'est sans compter qu'elle souffre de solitude, c'est une ancienne alcoolique qui donnerait beacoup pour un verre de temps en temps, qui est aussi partie pour faire le point sur son mariage qui bat de l'aile, avec sa fille unique qui veut quitter la fac et une meilleure amie disjonctée anthropologue qui fait des enquêtes plus que dangereuses dans le milieu des prostituées de Montréal...

• Ça avait l'air bon! Très bon! Trop bon! Pas que je sois macabre ni rien (principalement avec une couverture qui dit je méditais plus sur le type qui s'était fait sauter la cervelle. J'y avais pensé plutôt. Pour l'instant, j'en rassemblais les morceaux...)... mais c'est un sujet qui me passionne... criminologie, victimologie...
Comment on résout les enquêtes, comment on associe les cas pour chercher un serial-killer sadique... principalement en 1994 (dans le récit) ou 1997 (écriture), loin de la technologie de pointe que peut utiliser la police scientifique dix ans plus tard, comme on le voit dans les séries telles Les Experts/CSI.
Mais j'étais étonnée (désolée pour mes ignorance et naïveté ) de voir qu'il y avait internet et des ordinateurs portables (puisque l'histoire est en 1994 et non 1997) et ils ne parlent pas de téléphones portables...
Revenant à l'histoire... je suis déçue car Tempe a le don de m'exaspérer! Elle est têtue, elle est (est-ce que je peux dire...) chiante?! Vraiment, elle est à secouer comme un cocotier. Et sa meilleure Gabby est une deuxième tête de mule. Impossible!
Et puis ces loooooooooongues descriptions sur le comment on a découpé un os, quelle scie on utilise, les mauvais/faux départs, les ratages, de comment est passée la scie, comment elle en est sortie, quels moulages on fait, combien d'heures on y passe... ah la barbe. Je me croyais en cours à la fac de sciences!

Enfin bref, je suis restée sur ma faim (sans vouloir faire de vilains jeux de mots...)



Os troubles ♥♥♥ (VO: Bare bones)
Rien à faire.
Après ma dissertation sur Bones, je me disais que j'allas tenter une deuxème fois un livre de Kathy Reichs.
A la fin du deuxième, je suis convaincue que Kathy Reichs productrice est moins embêtante que Kathy Reichs l'auteur!

"Les restes calcinés d'un nouveau-né retuvés dans un poêle; des cadavres d'ours enterrés au fond des bois dns des sacs en plastique; des ossements humains dans une fosse septique; un avion de turisme qui s'écrase en Caroline du Nord..." (4ème de couverture, édition Pocket)
Je crois que le problème (en tout cas le mien en tant que lectrice), c'est qu'il y a trop de suspects, trop de noms qui volent dans tous les sens... la fin, je suis incapable de faire la différence entre l'un et l'autre. Qui est le cousin de qui, qui a tué qui, d'où me sort celui-là? Ah, il était juste là...
Wow! Mes méninges n'ont pas été ménagés, à l'instar de Temperance Brennan qui devait oublier l'ordinateur pour faire un schéma sur papier.
Je ne suis pas allée jusque-là, parce que la seule envie que j'avais était d'en finir! Kathy Reichs prend le temps de dire exactement tout le trajet, par quelle sortie d'autoroute prendre pour telle ville, la description complète des bâtiments officiels, de la police, des universités... On veut bien visualiser la ville de Charlotte et compagnie, mais est-ce nécesaire de dire qu'il y a autant de fenêtres à un bâtiments?
Et ensuite les loooooooooooongues pages qui parlent d'animaux en voie d'extinction, des poisons... On se croirait en plein épisode de CSI (Les Experts). Oui, c'est une de mes séries préférées, mais avez-vous déjà remarqué lorsqu'ils doivent expliquer quelque chose aux autres laïcs? "Je vois de la... oxine..." "Rappelez-moi à quoi ça sert?" "Eh bien... bla bla bla". Des pages entières. Et on a droit à un cours d'histoire (particulièrement intéressant) à propos des Melungeons, population des Apalaches qui sont "tri-raciaux" (Indien, Blanc et Noir). Mais vous verrez (si jamais vous lisez le livre), que tout ce qu'elle dit est quasiment inutile dans le contexte.

A ne pas rater les toutes dernières pages avec une morale impressionante et empreinte d'humanité.
(Vous avez senti l'ironie?)

Je vais plutôt continuer de voir Bones. Ça me plaît!!



Adaptation TV: Bones
J'adhère!
En tout cas pour le moment.
Ce vendredi 19 janvier 2007, M6 a diffusé les trois premiers épisodes de la série américaine Bones, mettant en scène le Dr Temperance Brennan, anthropologue judiciaire. On aurait pu dire "encore une série dans le genre", mais tellement plus intéressant et passionant que Crossing Jordan (Preuve à l'appui sur TF1, eish!) par exemple.
Et contrairement à d'autres séries du même style, Bones est directement adapté de la vie de l'antropologue judiciaire et écrivain Kathy Reichs et produit par la même.

J'avais lu Déjà dead et j'avoue avoir été déçue parce que ça ne correspondait pas entièrement à ce que j'attendais d'un tel personnage. J'étais restée sur ma faim.
Le personnage de Temperance a un peu été modifié (pour les bienfaits de la série peut-être?). Elle a été rajeuni d'une dizaine d'années, n'a pas d'enfants, ne semble pas être une ancienne alcoolique et écrit des romans noirs où son personnage fétiche, est... Kathy Reichs!
J'avoue adhérer complètement à ce nouveau-vieux personnage et j'adore l'humour (quoique facile) de la série. On parle d'affaires troublantes, mais tout le monde le sait: l'humour aide à faire passer les choses! Et pour ce tandem de choc, Emily Deschanel et David Boreanaz (Angel) dans le rôle du sarcastique agent du FBI Booth.

Retrouvez Temperance et sa personnalité de chien (she's my kind of girl after all!) dans les livres de Kathy Reichs (pour le coup, je veux bien retenter ma chance!)

de VASCONCELOS, José Mauro (Brésil)

Mon bel oranger ♥♥♥♥♥ (Meu pé de laranja lima)
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C'est tout doux... tout tendre...
Je n'ose croire que j'ai attendu tout ce temps pour finalement lire Meu pé de laranja lima! Et à présent je comprends Molotov et Lady Jay lorsqu'elles me parlent de ce livre et du combien elles en sortent émues à chaque fois. Elles le lisent tous les ans, histoire de...
Je m'y suis penchée, me demandant ce que ça pouvait bien être. Un jour, à la télé brésilienne, j'avais vu cinq minutes d'une série ancienne adaptée du livre. Mais un garçon qui parlait à un arbre à l'époque, ne m'enchantait pas plus que ça.
Et là, soudain, je comprends.

Je comprends la magie de cette histoire devenue classique.
Du petit Zézé qui s'enfuit dans son monde où il comprend les arbres, pour se protéger des savates de tous les membres de sa famille. C'est qu'il est espiègle, le petit Zézé. Il fait les 400 coups, et on ne le rate pas. On lui donne des fessées qui l'empêcheraient de s'asseoir, il se prend des ceintures à tour de bras... Il a tellement entendu les autres dire que le diable était son parrain, qu'il y croit. Il n'est pas à ça près dans l'invraisemblable. Il joue des mauvais tours aux grands et aux petits. Et même lorsque ce n'est pas lui, c'est toujours lui.
Il n'y a que Glória, sa grande soeur, qui le protège et qui lui montre sa tendresse. Il n'y a qu'elle qui soigne ses blessures, mais lorsqu'il a fait quelque chose qu'il ne devait pas. Après tout, il était si petit... il n'avait que cinq ans...
Il n'y a que sa maîtresse, Cecília Paim, et le Portugâ (le Portugais) qui le comprennent réellement. Et Minguinho, son pied d'oranges douces bien sûr, à qui il raconte toutes ses aventures et ses rêves. Mais Zézé est un garçon précoce. Espiègle mais il comprend tout. Il prend pour lui les malheurs des grandes personnes. La pauvreté enseigne ça, même aux plus petits. Il se défend avec les gros mots. Il s'évade dans le Far West. Et il entraîne son petit frère, le roi Luís, dans ses fantaisies car si petit et déjà si grand, Zézé disait: "il valait mieux lui conserver ses illusions le plus longtemps possible. Quand j'étais petit, je croyais à ces choses"...

Et j'y crois encore.
♥♥♥


Adaptation TV: Mon bel oranger