mercredi, 09 avril 2008
« Je » est snob
Alors que je me bagarrais pour faire manger au Monégasque une soupe verte (yikes !), la coiffeuse de ma cousine parlait de chemises Dolce & Gabbana. A un moment, la conversation s'est dirigée vers moi.
« Tu veux des chemises D&G ? » me demande Pats « A 80€ ? Moi, je n'en veux pas. »
« A 80€ ?! » je m'exclame, tant pis pour la soupe verte « A ce prix-là, je peux m'acheter quatre ou cinq chemises (noires) ! »
« Mais elles ne seront pas de D&G. » réplique la coiffeuse.
Je marque une pause. Soudain, j'ai des flashs de Caliméra et je fais un effort pour ne pas être malpolie. Après tout, je suis la fille de Mme le Général !
J'avais envie de faire ma villageoise, poser le bol de soupe du bébé et mettre mes mains sur les hanches. J'avais un discours tout prêt dans ma tête et si je n'ai pas explosé, c'est parce que je suis très bien éduquée, merci.
J'avais envie de lui dire que je n'avais pas besoin d'un logo sur ma poitrine pour savoir qui j'étais et que je savais ce que je valais. Je n'avais pas envie d'un D&G alors que je pourrais m'acheter trois chemises et une dizaine de livres avec cet argent. Je n'avais pas envie d'un D&G tout simplement parce que c'était D&G, comme si c'était le but ultime de mon existence. « Mais elles ne seront pas Dolce & Gabbana ! »
Oh, si tu savais, ma bonne dame, comme j'aurais voulu te les faire avaler, ces chemises-là... Il faut être snob pour ne vouloir que des marques et me croire stupide de vouloir n'importe quelle chemise noire à la surface de la Terre pourvu qu'elle soit d'une grande marque, for goodness' sake !
Et puis, j'ai eu honte.
Je n'avais pas à me sentir outrée parce que mes chemises ne seront jamais D&G, je crois que je n'ai jamais acheté une grande marque de la vie à moins que par mégarde, ou parce que le logo sur ma poitrine ne me définirait jamais... Oui, je sais qui je suis et où je vais (à peu près), mais ça ne me donne pas le droit de juger ou critiquer aussi viralement, même si ce n'est que dans ma tête !
Je me suis alors rendue compte que même si je ne portais pas de marque, que j'étais confiante avec ce que je portais, la snob, c'était moi...
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dimanche, 03 février 2008
« Je » a une bonne étoile
J'ai une bonne grosse merveilleuse énorme et bénie étoile au-dessus de ma tête.
Dans notre tradition afro-brésilienne, on dit "avoir un saint". C'est surtout mon père qui dit que mon "saint est très fort". Reste à savoir le nom dudit, histoire de le remercier en bonne et due forme !
Je fais des choses insensées, inconsciemment (ce qui est pire), et à la toute dernière minute, tout se résoud comme par magie. Je n'ai pas envie de trop en abuser, mais je suis réellement inconsciente parfois (j'avoue), et je suis bien heureuse de retrouver ma bonne étoile/ mon saint, savoir qu'elle/il ne m'a pas abandonnée. En tout cas j'espère que c'est une histoire à vie, sinon je ne suis pas dans la m*.
J'ai même réussi à rentrer dans un avion, sans réservation et pire encore, sans billet, et j'ai fait le voyage en classe affaires. Mon père qui est dans l'aviation depuis au moins 35 ans, il n'a jamais vu ça. Il appelle ma mère, entre surpris et dépassé par mon inconscience "ta fille a un saint tellement fort qu'elle est partie sans billet".
Je ne le referai pas !
A ces moments, je prie bien fort en disant "merci, merci, merci, merci, merci" avec ferveur, en demandant avec autant de ferveur "ne m'abandonne pas, je t'en prie !"
Elle/Il m'offre toujours des issues de secours, toujours un moyen pour le Plan B de se réaliser.
Je ne peux que dire, encore et toujours : merci ! Tu me sors encore de la misère !
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mercredi, 07 novembre 2007
« Je » est barbare

J'ai du mal.
Franchement.
J'avoue, je confesse, tout ce que vous voulez.
J'écris souvent comme je parle, alors les barbarismes sont de mise et je ne sais pas comment m'y prendre. Je ne supporte plus cette "chose". Cette sensation de parler trop de langues et de n'en dominer aucune, de faire des erreurs là où il ne faudrait pas, d'avoir des phrases qui ne veulent rien dire... Je ne supporte plus ce sentiment d'échec que j'ai chaque fois que je lis quelque chose compréhensible pour moi mais pas pour les autres.
Je peux être super fière de faire de rares fautes d'orthographe (à moins que ce ne soit d'étourderie), j'ai toujours un dictionnaire à côté au cas où. Mais je constate (et surtout on me fait constater) que je fais des erreurs de synthaxe et la concordance des temps est un casse-tête. Vous devriez me voir sur NaNo! Chris Baty (l'illustre fondateur du NaNoWriMo) dit clairement qu'on doit taire notre "inner editor". Mais je dois toujours revenir en arrière à cause de ces foutus temps (pardonnez mon latin).
Trop de langues tuent les langues. Voilà la réflexion hautement philosophique que je me fais. Molotov, étudiante en LEA, parfaitement courante en 5 langues fait exactement le même constat. On aurait dit une malédiction, comment croire autrement?
Mais j'ai honte, tellement honte. Comment puis-je me considérer "romancière" si une nouvelle (quoique agréable à lire) devient lourde à cause de mes défauts de langage?
Satanés défauts de langage! Ach!
(C'est ma correctrice qui va être ravie d'avoir du travail supplémentaire...)
00:40 Publié dans Entre mes Lignes , Ladybird talking (seriously) | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : « Je », Écriture, Ladybirdism
jeudi, 11 octobre 2007
Double « Je »
Je n'aime pas mentir. Je passe tellement de temps dans le silence et solitaire, que de toute façon, il n'y aurait pas d'intérêt. Mais j'avoue que si je mens, c'est par omission. Pas par hypocrisie, mais par pure diplomatie (c'est dans les gènes, je n'y peux rien).
Et donc, un des plus grands dilemnes s'annoncent du côté de la tribu...
En 2002, la tribu du côté de ma mère s'est brisée en deux pour une histoire qui n'avait jamais eu lieu, et jusqu'aujourd'hui ça se ressent. Jamais on n'a vécu un schysme aussi grand. Et même si on essaie de panser les blessures, cinq après, c'est toujours délicat. Ma génération (20-30) et la 70-80 essaient de continuer de vivre au-delà des regards des 50-60 pour que notre tribu soit toujours notre tribu.
Je ne vais pas vous raconter le pourquoi du schysme, mais plutôt la génèse de cet arbre aux branches multiples... Il y avait un Patriarche du temps de la colonisation qui receuillait des orphelin(e)s chez lui, les élevant comme ses propres enfants (ou presque). Ma grand-mère et ma tante de Maastricht ont été élevées dans ce grand jardin avec une troisième branche. Le temps passant, les amies ont eu des enfants et étaient les marraines des enfants des autres... Ce lien ne s'est jamais distendu, même avec les enfants et petits-enfants de chacune... jusqu'au fameux hiver austral (été) 2002.
Aujourd'hui, ça risque encore de se corser... et ce n'est plus le conflit de génération, ce sont deux appartenant à la mienne, et ça me fait mal, extrêmement mal.
Parce qu'il y a un mariage incessamment sous peu, parce que ma tante de Rome vient de m'appeler, disant le combien elle aurait voulu que toute la famille et tous les amis soient présents au mariage de son fils, et moi, crétine, je souriais pour qu'elle l'entende, j'acquiesçais, j'étais d'accord, "on va faire la fête"... mon oeil.
Parce que je vais tout simplement refuser d'être présente au mariage d'un de mes cousins, que j'ai perdu tout mon respect pour lui, et que je ne garde que ce petit quelque chose dû à la famille, aux cousins, surtout plus âgés. Je ne vais plus pouvoir le regarder en face sans que mes yeux ne transmettent mon dégoût le plus profond. Et ceux qui m'ont déjà vu tournée vers la lune, savent de quel regard (le 43) je parle.
Et les aînés (50-60) ne vont rien comprendre à mon acharnement alors que j'étais dans "la liste".
Je vais refuser son existence, et on ne va pas comprendre pourquoi parce que c'est "un secret" comme tant d'autres dans ce clan-là, une affaire réglée "entre nous" et que ça ne devra jamais être ébruité. Jamais. Les scandales? Trop peu pour nous.
Et je vais continuer de jouer double jeu... parce que c'est ma famille et qu'après 2002, trop de choses ont été bouleversées pour ne pas tout recommencer...
Chiquita... lo siento.
MàJ : Damn! Ils le savent.
L'orage va éclater.
22:30 Publié dans Ladybird talking (seriously) | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : « Je »
« Je » veut de la douceur
Non, il n'y a pas d'erreur dans l'énoncé... "Je" est un personnage d'un roman inachevé, "je" est un autre, "je" est mille et une choses, et en ce moment, "je" veut de la douceur.
Ces dernières semaines ont été proches du calvaire (émotionnel) et tous mes sentiments sont négatifs. Du moins, la plupart. Et je n'en veux plus de tant de négativité.
Je veux un peu de douceur...
Je suis tellement désagréable avec mes amis (Don Quiche en particulier) et je le suis encore plus ces derniers temps. Je suis d'un sarcasme à faire peur, d'un quinzième degré mortel, de la gentillesse d'une pierre... Bref. Je suis exécrable. Ajouté à ça, je n'aime pas qu'on me touche (long story), je n'aime pas qu'on me prenne dans les bras (en tout cas si on me le demande, je dois être partante pour m'abandonner), et je n'aime pas la distribution des bisous (j'embrasse trois fois à la montpelliéraine, c'est déjà bien assez).
L'autre jour, Don Quiche venait de nous dire au revoir, à Lady Jay et moi, et alors que j'étais dans la cuisine (américaine), je le sens qui est là, encore, arrêté.
Moi: "Tu as dit au revoir, non?"
Lui: "Ouais."
Moi: "Donc?" en faisant un geste de la tête, du genre 't'attends quoi pour te casser?'
De l'autre côté du comptoir, dans le salon, Lady Jay riait en sourdine.
Ce genre de remarques, je les fais souvent à Don Quiche. Parce que lui est né avec l'âme de martyre (ou j'en sais trop rien) et moi avec l'âme d'un bourreau. Donc quand il me tend une perche, je tombe dans le panneau sans me gêner. C'est à se demander s'il n'est pas SM... (Eish... vous voyez ce que je veux dire?! Exécrable!)
Enfin...
Je parlais avec Krat (le seul homme avec qui je suis à peu près douce, va savoir pourquoi), et on philosophait (on aime bien ça) à propos de l'amour. Et je me suis rendue compte que je voulais (re)tomber amoureuse.
L'autre-là est trop cartésien (ingénieur en 'mechatronics'?!), mais j'essayais de trouver des mots sur des choses qui n'en ont pas assez.
Malgré cette peur de se blesser, malgré toute la douleur que j'ai pu sentir dans le passé (et que je sens parfois aujourd'hui... le 'jusqu'à ce que la mort nous sépare' fait des ravages), malgré toutes les larmes de mon corps, toutes les prières impossibles, malgré tout le mal que j'ai pensé du Big Boss là-haut, malgré toute la peine que j'ai ressenti ces dernières années, malgré tous les moments de faiblesse et de mémoires et de souvenirs funèbres, j'ai envie de ressentir l'excitation de l'innamoramento, envie de ressentir les papillons dans le ventre (ciel, quel cliché, Jo, tu n'as pas honte?!), les jambes en coton, je veux me perdre dans des cogitations bizarres et pas logiques, dans l'écriture de poèmes niais (en 2004, j'ai dû en écrire une centaine, peut-être moins, en 2007, pas la dizaine...)...
Je veux ce sentiment que je ne m'appartiens plus (je ne me suis jamais appartenue d'ailleurs), qu'il n'y ait pas de mots malgré les vers, qu'il n'y ait pas de chiffres, malgré les fois.
Tomber amoureux c'est toujours une première fois, et je la veux, encore et encore...
Love just hurts the hell out of us, mais je le veux. Encore et encore.
Ce n'est pas raisonnable, mais c'est l'amour.
It just *is*.
Fa freddo nella mia città. Anche nel mio cuore... :'(
Sinon, pour les papillons dans le ventre et les jambes en coton et la voix qui tremble et le visage qui devient rouge, je peux prescrire un exposé à présenter en classe.
Je suis folle de joie, yay.
(Sentez l'ironie.)
16:15 Publié dans Ladybird talking (seriously) | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : « Je »
« Je » est un écho...
« I am a huge echo
willing to be filled...»
© Jo Ann v. in Goodbye (Deception Square)
En passant un fin de journée avec mon ami AC au Jardin de Luxembourg, j'ai été confrontée à une vérité que je méconnaissais: les hommes aiment réellement. Ils croient au coup de foudre. Ils veulent aimer et partager et donner et entourer... en tout cas, quelques-uns! Je regardais AC parler de sa fiancée avec un sourire béat, les yeux qui brillaient, les mots qui se perdaient. Et je trouvais ça beau. Très.
Je n'avais pas vu AC depuis presque dix ans. On était dans la même classe de seconde, au lycée français de Lisbonne... dans une autre vie. On est presque trentenaires (ouch!) alors qu'on était à peine des ados... Les préocupations qui ont changé, les ambitions et les rêves qui ont évolué... On a nos luttes à mener...
Les dernières semaines ont été extrêmement dures pour moi (mentalement parlant), peut-être est-ce la raison que je suis toujours à Paris chez ma soeur et pas chez moi dans le sud. Je suis en état de shear desperation permanent et j'ai des vides que je ne sais pas comment remplir.
Et lorsque j'entends un jeune homme parler de manière si enflammée, je me dis qu'autour de moi, il y a des choses qui vont (très) mal et qui sont atroces. Aimer, c'est ça...
Souvent, quand je parle avec mon ami Baba, que les années ne lui ont pas donné autant de sagesse qu'il le voudrait (mais je l'adore quand même), je lui dis que je suis "une femme de marin". Je supporte les distances, je ne suis pas jalouse pour un sou, je donne de l'espace (parce que j'en ai besoin moi-même), l'importance que je donne au sens "individu": on est un couple, mais on est deux personnalités (souvent) différentes...
Mon plus grand défaut serait sûrement être réservée... je ne sais pas parler aux gens, je ne sais qu'écrire... pour avouer mes sentiments, pour demander pardon, pour expliquer un comportement... Lorsqu'on écrit, on a le temps de se poser et on ne ressent plus besoin de malmener quelqu'un... Et puis, aimer un "marin" (que ce soit littéraire ou figuré: le bien-aimé n'est pas dans la même ville) ne fait que renforcer les rencontres. On n'a pas le temps d'être en colère quand on a si peu de temps por nous...
Peut-être que je ne suis pas la femme idéale pour les hommes comme AC, et pourtant je les trouve touchants.
J'ai un coeur malade... il me faudrait me le faire soigner...
Il est temps.
16:15 Publié dans Ladybird talking (seriously) | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : « Je », Deception Square
« Je » est un faux...
Lady Jay m'a dit que j'ai changé depuis le lycée. Elle dit qu'avant, j'étais plus joyeuse, plus expansive...
Aujourd'hui, je constate sans vraiment m'en rendre compte, je me suis fermée dans le silence. Réellement.
Sur le blog, on dirait que je suis extra-sociale, que je m'entends bien avec tout le monde, que j'ai plein d'activités, que toutes les occasions sont bonnes pour faire la fête.
C'est pas vrai.
Je suis sociale à compte-gouttes. Je ne m'ouvre pas. J'évite les gens. J'ai un certain degré de phobie sociale, et pour améliorer le tout, je suis relativement mysanthrope. Eh oui, personne n'est parfait. Et je crois que Lady Jay en paie les frais, même si ce n'est pas volontiers de ma part. Elle adore parler. Aujourd'hui elle disait "je parle pour combler le silence".
Mais moi, le silence... c'est moi. Je suis économe de mes mots. Je vis en silence, je souffre en silence, j'avance en silence. Ma vie est un silence perpétuel. C'est un vide. Un abîme... D'où croyez-vous me vient l'idée d'une Fille du Vent, qu'à force de refouler ses sentiments, perd le souvenir de toute une vie et devient amnésique? Je n'ai rien inventé. (J'ai appris grâce à LKM que l'originalité était morte :P). Je n'aime pas qu'on me pose des questions, qu'on me touche, qu'on me regarde... Mon monde est secret et il continuera de l'être tant que je n'ai pas tué mes démons. Moi. Personne d'autre. Quand j'ai envie, je parle. Et beaucoup. De tout et de rien. Mais sinon, laissez mon silence. Non, je ne suis pas fâchée, je suis juste silencieuse. Et antisociale sur les bords. Mais je ne mords pas (encore).
Lady Jay m'a encore dit: "ce que j'aime le plus chez toi, c'est quand tu ris aux éclats."
Je ne ris plus aux éclats. C'est presque rare... Je ris souvent, mais... Et je ne pleure plus non plus. Les larmes m'ont fatiguée... Elles m'ont lassée... Et pourtant, y'a deux jours en regardant Grey's Anatomy, dans les dernières minutes d'un épisode extrêmement drôle (pour les annales, c'est le 7ème épisode de la 3ème saison), j'ai voulu verser ma larme de fin. Ne serait-ce parce que C'EST Grey's Anatomy.
Je fais des études de psychologie clinique. Je suis bien placée pour connaître les signes avant-coureurs de la psychose maniaco-dépressive. Je me dis toujours et tout le temps que je suis bien placée pour savoir aussi, que nos professeurs nous ont alerté à longueur de cursus qu'on se verrait avec TOUS les symptomes de TOUTES les psychoses et névroses et autres -oses élégantes. Je suis sûrement narcissique, mélancolique, maniaque, dépressive, perverse, atteinte de troubles obsessionnels, hystérique, phobique de tout genre et davantage encore SI je ne les écoutais pas...
Mais à présent, la question que je me pose est: suis-je vraiment la mieux placée pour dire si je suis dépressive ou pas?
Ou est-ce que mon monde silencieux n'est qu'un monde, une facette de ma double personnalité (après tout, je suis Gémeaux!), qui peut rester 48h sans émettre un seul son? Ce n'est pas embêtant si je vis toute seule, mais maintenant que j'ai une coloc et qui par hasard est Lady Jay, et qui par hasard encore parle par les coudes, je me demande si ce n'est pas inquiétant... Je sais aussi que je suis une bonne tête à claques, et que lorsque je me mets soudain à parler après 20h de silence, c'est désagréable et monosyllabique.
- Ça va?
Moi: Ouais.
- Qu'est-ce que tu fais?
Moi: Rien.
- Tu veux xyz (choix multiple)?
Moi: Non.
On parle fort autour de moi quand je veux voir la télé (pas pour le reste, je n'ai qu'à me déplacer).
Moi: Silence.
On a un téléphone à table.
Moi: Téléphone, s'il vous/te plaît. (je ne supporte pas le téléphone à l'heure du repas)
Et pourtant, je ne crie jamais et je ne sais même pas si je sais le faire! Je lance plutôt des petites phrases sarcastiques, assassines: "et tu crois que c'est intelligent?", "et tu es fier?", "et tu trouves ça drôle?". Je n'insulte jamais, j'aime pas dire des gros mots (même si dernièrement, je jure en sourdine mais on remarque tout le temps!) et que je vanne (mais pas méchamment, là c'est pour taquiner). Les phrases assassines sont plutôt pour les gens que je n'aime pas trop, et que mon hypocrisie inexistante ne permet pas de le garder pour moi (pour une fois). Il y a des jours que quand je cherche volontairement le silence, il ne vient pas et je n'arrive pas à tourner ma langue sept fois dans ma bouche avant de lancer une stupidité...
Hé bein, après un post pareil, je me demande si je ne devrais pas apprendre la langue des signes, que je suis plus bavarde avec les mains qu'avec la bouche...
Trop psychanalytique, tout ça!
Je vais voir King Kong...
Et pour les annales encore, il est 5 heures...
(Et comme on conclut souvent en portugais, à la fin d'une soirée ou quoi-quoi: Pardonnez-moi quelques petites choses... A dire, si on se demande si on n'a pas dit ce qu'il fallait pas après coup... Et que si jamais je vous ai heurté...)
16:10 Publié dans Ladybird talking (seriously) | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : « Je »
Intouchable « Je »
Quand j'étais ado, on ne pouvait pas me toucher sans que je sursaute. Mon coeur battait à la chamade, comme si je venais de passer les dernères minutes dans une montagne russe.
Quand je suis arrivée en France, je pensais que ça allait mieux. Mais non. Au moindre geste d'affection, la seule mention de lever la main, je me retrouvais à un mètre de "lui". On avait beau me dire: "je n'allais rien faire", la seule chose que je trouvais à répondre était d'une banalité affligeante:
"Ce n'est pas toi, c'est moi. Ce n'est pas personnel". Encore heureux!
Dans la voiture, au moment de changer la vitesse, sa main touche malencontreusement mon genou. Je sursaute et je me retrouve bien loin, presque contre la portière.
C'est bête.
Toucher est une contrainte. Et je suis mal barrée.
Chaque fois que je vois mes parents ou mes grands frères, je ne peux pas ne pas leur sauter au cou. Ils me serrent dans leurs bras et je m'y sens bien, en sécurité, protégée. Quand je retrouve Ninja, on ne se salue pas qu'avec les trois bisous sur la joue. On se serre dans les bras.
Je me souviens d'un jour où je me suis effrondrée et qu'un inconnu m'a serrée dans ses bras très fort pour me consoler... jamais un contact étranger ne m'avait apaisée comme en ce jour.
En regardant mes mains, aujourd'hui, j'a eu envie d'apprendre à "toucher", à être affectueuse en gestes sans que ce soit une corvée. Je suis froide et je le sais. Je ne me suis jamais rendue compte... mais il y avait beaucoup d'Alyzée en moi...
Et ça me fout les jetons!
16:10 Publié dans Ladybird talking (seriously) | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : « Je », Gazelle
« Je » suis un personnage d'un roman inachevé
La vie que je mène est un souk à elle toute seule.
Aujourd'hui j'ai pris conscience que si on me disait que c'était pour une caméra cachée, je n'aurais pas réagi...
Je tourne autour de trois filles qui ont tout pour elles. Qui ont tout por réussir. A voir de près, je fais partie de ce groupe-là. Quatre âmes qui partagent une adresse au Village (mon quartier). Quatre âmes qui ont tout pour elles et pourtant, le chemin n'est pas tout droit devant.
A échelles différentes, il y a des obstacles partout.
Nous devons faire partie d'une étude psychosociale...
Je suis le personnage d'un roman inachevé... car notre route est sinueuse et on ne connaît pas la fin... Lady Jay espérait un long fleuve tranquille... moi, rêveuse éveillée, je n'y crois pas. Entre Lady Jay, Caliméra, Molotov et moi, quatre problèmes si différents qu'on n'ose pas les comparer (ça ne se ferait pas).
Je suis bonne pour mettre tout ça sur papier... et peut-être que j'aurais alors LE best-seller de l'année. Après tout, la mode est à l'autofiction, à ce qu'il paraît?
Molotov me dit que je suis sereine... Et en ce moment, ce n'est pas une bonne chose!
Je suis le personnage d'un roman inachevé et je veux me sortir de là... Je ne veux pas qu'on ferme le livre et qu'on m'oublie entre mes lignes...
16:10 Publié dans Ladybird talking (seriously) | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : « Je », Roman
