mercredi, 07 mai 2008

La Comédie du Livre de Montpellier 2008

2ea1a57aac2aa797793d1dac3e5b6717.jpg
J'avais dit : "Jusqu'au mois prochain !" On est au mois prochain ;-) Mais pour une fois, je vais attendre la fin du mois et mon salaire pour pleinement profiter de la Comédie du Livre, qui a pour pays d'honneur La Russie ! :-) De quoi essayer de motiver Cocktail Molotov à rester quelques jours supplémentaires en France avant de rejoindre son mari...

Donc, qui parmi vous, chers lecteurs, sera dans le coin ?
La Comédie va du 30 mai au 1er juin et j'ai hâte d'y être !

(Quelques noms dans la suite...)

Lire la suite

mardi, 06 mai 2008

Schornsteinfeger...

1da4252ca406a780d4f3ea80b83a8adf.jpg

Schwarz, schwarz, schwarz, sind alle meine Kleider,
Schwarz, schwarz, schwarz liebt jederman.
Darum lieb' ich alles was so schwarz ist,
Denn mein Lieb ein Schornsteinfeger ist. * ♪♫♫♪♫

Les Ramoneurs, le retour.
J'ai failli tuer un hommer hier.

Lire la suite

lundi, 05 mai 2008

En vadrouille #15 - Vado a Parigi

8821056d0b52c349895873c5e8c2c3a7.jpg #4 - 1er mai - Soir (Courbevoie)

Vous voulez rire ? En lisant la newsletter d'une librairie portugaise online (non, je ne voulais rien acheter !)(je vous assure !), un titre m'a sauté aux yeux. L'auteur (homme) doit être tellement fier dans son coin !
Le Diable s'habille aussi en Zara de João Pedro Wanzeller.
Speechless !

#3 - 1er mai - Aube (Courbevoie)
C'est toujours lorsque je laisse Wally à la maison que j'ai envie d'écrire !

#2 - 30 avril - Soir (Courbevoie)
J'ai mangé mon premier fortune cookie... Je ne me souviens plus de ma fortune... Y'avait "mot" et "intelligence" dedans...

#1 - 30 avril - Après-midi (dans le train)
J'ai trouvé l'inspiration pour mon personnage Henry de « A White Picket Fence » ! Il était dans le train, accompagné de ses deux enfants. Lorsque je l'ai vu, avec son sac de Mary Poppins (ou Sport Billy comme dirait ma cousine Pats), où tout ce qui est divertissement sortait, je me suis dit qu'il était parfait pour Henry, veuf avec deux jeunes enfants...

d86f2d6451b1174150b3cb1b4f042b0a.jpg #0 - Route vers Paris... La raison, la voici !
J'emmènerai avec moi : « Me talk pretty one day » de David Sedaris qui est en cours (he's hilarious !); « White Teeth » de Zadie Smith et « O Feitiço da Rama de Abóbora » de Tchikakata Balundu, pseudo de mon tuteur/professeur de psychologie à la fac en Angola ;-) Le titre pourrait être traduit par un.. « L'Enchantement de la feuille de citrouille »... Ça promet...

Je ne suis pas sûre de tout lire, mais puisque Wally reste à la maison et j'ai 7h de train, on verra comment je m'en sors ;-)
Pas de billet jusqu'à mon retour !

vendredi, 25 avril 2008

=♦= Montpellier en vrac =♦=

4db08f1039f1fbe2aace80acd73b3358.jpg

25 avril 2008
Après une semaine sous une pluie battante, voilà un soleil de plomb.
Beaucoup disent "mais tu dois être habituée"... Non, m'sieurs, dames. Ce n'est pas parce que je suis d'Afrique australe que je supporte mieux la chaleur. A vrai dire, je n'aime pas du tout... Ach !

Lire la suite

mercredi, 20 février 2008

En vadrouille #12 - 10 heures pour un déjeuner à Nice

e076bc0b7ed36a50047966c3753c8588.jpg
9 février
On est fous ou on n'est pas ! Dimanche, je pars à 9h, je reviens à minuit pour un déjeuner à Nice. 10 heures de train (!!). Il faut que je choisisse des livres de suite...

12 février
Je vous ecris d un clavier dont je ne connais pas les secrets. J aurais du rentrer chez moi dimanche soir, mais j ai rate mon TER et donc ma correspondance pour Toulon. Du coup, me revoila a Monaco pour quelques jours. On aurait dit que j ai pris la fuite.
Reste a savoir de quoi...

16 février
Vous voulez rire ?
Devinez où j aurais du etre cette nuit ?
Devinez où je me trouve...

- typographie QWERTY sur un clavier AZERTY, ça donne des trucs bizarres...

20 février
Commençons par le début, will ya ?
Le 10 février dernier, je prenais de bonne heure le train pour Nice. Ça me faisait 4h30 de trajet pour un déjeuner entre blogueuses. Ça ne me dérangeait pas le moins du monde faire 5h30 pour le retour et arriver après minuit chez moi.
Mais au moment de reprendre la navette entre Villefranche sur Mer et Nice (qui ne dure que 7 minutes je crois), nous avons mal vu les horaires, en faisant abstraction que c'était dimanche. Lorsque nous nous sommes aperçues du cas, c'était clair que j'allais perdre ma correspondance.
Qu'ai-je fait ?
J'ai appellé ma cousine Pats à Monaco et lui ai dit ce qu'il arrivait : "je viens squatter chez toi".
En arrivant, j'ai été accueillie les bras ouverts et son mari Mac m'a lancé "je pensais que c'était mon anniversaire" parce que j'étais supposée ne venir qu'à la fin du mois...
Le matin, j'avais mis une de mes brosses à dents (j'en ai plusieurs) dans mon sac, en me disant que ça pourrait me servir. J'allais mettre le chargeur de mon portable aussi, sait-on jamais.

Lundi est passé. Mardi est passé. Mercredi, je me suis décidée à aller acheter un ticket de train pour le retour à Montpellier. C'est là que je me suis rendue compte qu'à Monte Carlo, les parkings descendent aussi bas que 14 niveaux et ça m'a f* les jetons !
Au moment de choisir une date, j'ai dit "vendredi 15". Tant qu'à faire.
C'est Pats qui n'était pas contente : "pourquoi tu ne restes pas le week-end ?"
J'aime beaucoup être avec eux, mais... I need my home. Surtout que je n'étais pas prête à rester autant de temps away.
Vendredi est arrivé, Mac a décidé qu'il partait le week-end à Lisbonne pour des affaires, donc sans que je sache réellement comment (moi qui étais prête à partir), Pats m'a dit "tu restes" (oui, comme à Questions pour un Champion). Et voilà. J'avais même la flemme de me trouver un autre billet.
Lundi arrivant, une semaine imprévue chez ma cousine, je lui ai dit "il faut absolument que j'achète un billet."
Mardi j'ai acheté le billet pour mercredi.
Encore un peu, Pats allait encore me kidnapper.

Mercredi c'est aujourd'hui.
Honey... I'm hoooooooooooooooooooooooome !

vendredi, 15 février 2008

Meet the bloggers

be59eb91731971ef1784709859de978f.jpg
#9 - PP

#8 - Joy Suzanne
Mademoiselle est la première blogueuse anglophone (elle est américaine) que je rencontre, parce que oui, je lis beaucoup la blogosphère francophone, mais je savoure l'anglophone et la lusophone (dont je fais moyennement partie parce que je participe à un autre blog...). Un après-midi avec une amie British, entre souvenirs douloureux d'enfance, grandes rigolades et conseils de lecture, terminé par un repas vietnamien (on n'avait pas le temps pour le sushiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii). Superbe moment pour une journée ensoleillée d'hiver montpelliérain ! :-)

#7 - NaNoWriMos
Avant d'être des blogueurs (surtout des Livejournaleurs !), en tout cas pour moi, les Wrimos étaient des... Wrimos, voyons ! Nous avions passé un mois de novembre d'enfer et sur les chatrooms, et les retrouver enfin donnait un sens à tout ce qu'on avait déjà partagé. Et puis, les occasions de se retrouver ne manquent pas, que ce soit ciné ou restau. Et puis, pour une fois que je regrette de ne pas être sur Paris, parce qu'ils ont toujours des activités intéressantes ! Bouh !

#6 - Bernard, Coeur de Chêne, DDA, Superbuse
J'en rêvais, Laurence l'a fait ! Une rencontre de blogueurs dans le Sudeuh ! J'avoue que c'était des blogueurs que je ne connaissais que depuis que j'avais lu sur Biblioblog qu'ils seraient de la partie, mais je n'ai eu aucun mal à rentrer dans ce cercle d'amitié déjà formé, et le plus de temps on passait ensemble, le plus je reculais l'heure de rentrer chez moi ;-)

#5 - Labosonic
La plus éducative et culturelle de mes rencontres, parce que monsieur m'a fait visité le Louvre et Beaubourg en un après-midi de dimanche. Je n'oublierai jamais, non m'sieur, qu'à la fin je crois que j'avais pris des hallucinogènes ;-) C'est pas possible qu'on sache tant de choses sur tout. Ça me donne des complexes !

#4 - Laura
Copinaute vadrouilleuse citoyenne du monde, ayant vécu dans autant de pays que moi (;-))
Venue du Cameroun en vacances, et les coïncidences n'existant pas, elle passait quelques jours à Montpellier. Et hop, retour à la Crêperie de la Comédie, pour manger des crêpes et des glaces (pas bien, Laura !), parlant d'écriture (la copinaute étant auteure de trois ouvrages) et de méthodes de travail.
A gente se vê por aí ;-)

#3 - Tatiana de Rosnay
A l'occasion de la Comédie du Livre, je voulais absolument rencontrer Tatiana de Rosnay dont j'avais déjà lu trois livres et beaucoup aimé deux ! Mais Tatiana est tellement spontanée et généreuse, que j'avais plutôt la blogueuse devant moi et donc je n'étais pas intimidée par l'écrivain (j'ai de ces crises de panique, bondiou).
C'était super !

#2 - Laurence
Incroyable qu'on soit presque voisines et on a pris tant de temps à se rencontrer ! Chose faite autour d'un vert au Pré Vert, du côté du Carré Sainte Anne, juste avant la Comédie du Livre en juin ! :-)

#1 - Kanuthya
Portugaise dans l'agglomération de Montpellier, c'était la première blogueuse que j'ai rencontrée par le biais de ma soeur. Première rencontre et première bonne surprise. C'est tellement facile de manger une crêpe à la Crêperie de la Comédie et de parler de choses communes, d'Angola, du Portugal et de la France... Je l'adore, j'espère qu'elle sera plus active dans la blogosphère, ce qui voudra dire que ses problèmes se sont tassés...
Et c'est aussi elle qui a traduit ma nouvelle « Luena » en italien pour la revue Buràn.
Grazie mille ! :-)

vendredi, 01 février 2008

Réunion des Anciens de l'École française de Luanda, Angola

85f412c822b344fc3b840a8671c5074f.jpg God bless Facebook. Oui, encore ;-)
Lorsque j'ai remarqué qu'on était de plus en plus d'anciens sur FB, je me suis dit "et si 2008 était l'année de nos retrouvailles" ? Pour certains, je ne les ai pas vus depuis 15 ans ! D'autres n'étaient pas dans la même classe. Mais qu'importe ! Toutes les générations comprises, l'enthousiasme est là et la réunion pourrait avoir lieu le week-end du 1er mai à Paris (pour ceux qui vivent en Espagne, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suisse, en Angola, au Canada, aux États-Unis... Oui, nous sommes tous vadrouilleurs, on ne change pas...).

Donc pour ceux qui passent par ici (dans les stats, l'école française est parmi les premiers mots-clefs), et qui veulent participer à la réunion, contactez-moi au joannsvh (at) yahoo (dot) com ! :-)

Et à très bientôt ;-)

dimanche, 06 janvier 2008

En vadrouille #10bis - Sur les Champs Elysées (ou comment Soba est devenu Robocop) (deuxième partie)

d4ba4eb17d5873d5417e00db1a848937.jpg

Une foule s'est mise à courir à contre-courant, dans toute la largeur de l'avenue, et nous quatre marchions en plein centre des Champs. Instinct de survie à la noix, L. et moi nous cachons derrière ma soeur qui était derrière Soba. C'était le seul garçon, et au diable l'égalité des sexes.
"Les filles, restez calmes, restez calmes." il ne cesse de répéter.
Je tiens L. entre mes bras, et ne sens que passer la centaine de moutons qui courent loin de la police. Soba nous dit soudain de commencer à avancer. Nous nous tenons par les mains, Soba menant la cadence, firmement, la tête haute. Et puis, il y a eu la police...
Tous ceux à qui Soba avait souhaité la Bonne Année, que ce n'était pas facile et tout et tout, les boucliers, les casques et les matraques en poings... nous nous sommes trouvés exactement entre les casseurs et la police, à deux pas des deux. Et il y avait la police à la paysanne, reconnaissables à leurs matraques, mêlés à la foule qui courait. L. et moi nous sommes séparées de Soba et Jess sans que nous comprenions réellement.
Mais au moment où j'ai vu une matraque à quelques centimètres de moi, j'ai commencé à courir, et j'ai foncé droit devant, dans la police à bouclier. "Faites le tour, faites le tour !" qu'ils crient.
Hé oh, ça va pas ?! Vous faite dix mètres de long, j'ai tout le loisir de me faire tabasser aujourd'hui ! L. passe avant moi entre deux agents, moi tout de suite après, cherche ma soeur et Soba du regard, leur crie de passer sur le trottoir.
Soba lui, toujours déterminé, la tête haute, le regard qui fait peur. Au moment où nous nous sommes retrouvés tous les quatre, il y a eu un mouvement de panique, ma soeur a perdu son escarpin. Je portais mes baskets (qu'est-ce que je suis bien inspirée, souvent !). Nous ne voyons Soba nulle part dans la foule. Je veux bien prêter mes nouvelles chaussure, mais ma soeur a 10 centimètres de plus que moi, et deux pointures deux plus aussi ! Je suis inquiète de voir ma soeur marcher pieds nus alors qu'il y a tellement de verre cassé sur le trottoir.

Et puis... sorti de la foule, l'escarpin manquant à la main, Soba revient, les épaules larges, la tête haute, le regard qui tue.
Je ne sais pas si je veux rire de la situation ou n'être que soulagée de le revoir, vu que nous avions déjà perdu les quatre autres. Mais il était là. Le talon en poing.
"Si on te voit avec de la détermination dans les yeux, et un talon aiguille, on fait un tour et on ne te touche pas." qu'il dit "Je peux mourir (piétiné pour le coup), mais vous courez." Yeah Robocop.
Je ne porte pas de talons, je devrais peut-être commencer ?! For self defence ?

Nous décidons de quitter au plus vite les Champs, les uns serrés aux autres, et nous diriger au Duplex pour retrouver les autres. Les téléphones ? N'essayons même pas.
Allons à contre-courant des gens qui arrivaient sur les Champs ignorant ce qu'il se passait, nous avons pris une rue parallèle pour aller jusqu'à l'Avenue Foch.
Sans qu'on se rende compte, il était déjà 1h du matin, c'était minuit en Angola.
Nous retrouvons les quatre autres, puis j'essaie d'appeler ma mère (mon père est au Brésil) mais elle appelle sur le portable de ma soeur, qui est bien tentée de lui raconter ce qu'il vient de se passer, mais Mme le Général s'inquiète très rapidement et serait capable de nous enfermer chez nous, même à distance. Et puis, le Nouvel An sur les Champs, once in a lifetime ;-) Pour l'occasion, je me referai un réveillon à Copacabana comme aux bons vieux temps.

Au Duplex, la file faisait le tour du bloc, nous sommes allés à l'Etage, de l'autre côté des Champs qu'on a dû redescendre (sur le trottoir, cette fois, c'est toujours sur la rue que ça se passe), nous attendons jusqu'à 2h (oui, le temps passe vite), je change de chaussures (encore !!) et nous dansons jusqu'à l'aube...
Nous arrivons à la maison à presque 7h, je reste un peu dans le couloir pour me retirer, dans le silence et la solitude (mes amis malmenés), pendant que les autres se lancent dans une partie de Trivial Pursuit...

d86f2d6451b1174150b3cb1b4f042b0a.jpgEn conclusion, mon Réveillon, même avec l'épisode Robocop, était beaucoup mieux que Noël qui heureusement, c'était l'année dernière (déjà !). A oublier !

Allez ! Bonne année ! :-)

vendredi, 04 janvier 2008

En vadrouille # 10 - Sur les Champs Elysées (première partie)

0085cfc999e2bcc02e0371ab5a0f5a27.jpg

Tout devait bien commencer.

Pour une fois, nous nous sommes dits "on fait des plans". Nous autres Négro-Africains, ça ne nous connaît pas souvent, donc ça a le mérite d'être noté dans les annales.

Soba : "On va où ?"
Jess : "Au Portugais."
Soba : "Ah non, non."
Moi : "Cousin, je peux te dire que je n'apprécie pas spécialement le Portugal. Mais leur cuisine est une des meilleures au monde."
(Désolée pour cette déclaration de désamour comme ça, mais ça n'a pas changé depuis l'année dernière... pardon à la famille à 2/3 portugaise.)

Soba prend alors la carte de visite de Saudade, et quand il s'écrie "130€ par personne", il dit "Oui, mais non. Merci." La plupart de nous sommes étudiants sans le sou : fin de mois, factures, impôts, trains et Fêtes. Ça fait de sacrés dégâts.
Ma soeur lance alors : "Allons au Yakro."
J'étais moyennement chaude pour un restaurant africain. Mais je vais toujours où va la majorité.
Soba appelle, pas de problème. Réservation pour dix, il n'y a pas de soucis. Nous serons les bienvenus.

Yeah.
Right.
Africain ô !

Laborieusement, le 31, nous voilà prêts. J'ai eu la mauvaise idée d'acheter de nouvelles chaussures le jour-même, mais je n'avais que mes baskets. Réveillon, fête, restaurant, after party... ça n'allait pas le faire. Mais just in case, j'ai mes baskets dans mon sac à main. Nous les filles avons de grands sacs. Maintenant vous connaissez leur utilité.
Première étape... un taxi. Puisque nous allions en taxi vers le restaurant, j'avais mes nouvelles chaussures. Mais lorsque nous avons changé d'avis et pensé aux transports en commun, je me suis assise, et comme la villageoise que je suis, j'ai mis mes baskets. Le temps qu'arrive un taxi.
Hmpft.
Dans la voiture, je rechange mes chaussures. Pour arriver devant le restaurant où c'était marqué "A vendre".
Hmpft au carré. Là, nous rions plutôt que pleurer, parce que "nos frères"... Pour une fois que nous avions fait des plans ! Que nous avions des réservations ! Quel a été l'imbécile qui a dit "Venez donc, il y a de la place pour dix, sans problèmes".
Ce sont ceux-là... je ne dirai rien.

Je remets alors les baskets (Nouvel An sur les Champs, ou comment changer de chaussures dix fois dans la même soirée). Nous allons sur les Champs Elysées. Wink ! Comment faire un 31 décembre sur l'avenue la plus belle (en tout cas pendant les Fêtes de fin d'année), overcrowded ?!
Allons donc, nous allons trouvé.
Au premier restaurant qui nous semble classe, le Ziti, dans une des petites rues perpendiculaires aux Champs. Pour sept (entre-temps, le nombre a réduit, vous avez remarqué ?), que dans une quarantaine de minutes... Meh... Essayons de trouver. Mais même le Paradis du Fruit sur Georges V (je crois) est sur réservation (avec garde devant).
Nous marchons, montons l'avenue, redescendons, et puis... nous repartons au Ziti à 22h ! ;-) Les premiers, vous savez ce qu'on dit...

a02f1e0b63e77c03b6106a9d743f26dd.jpg


Et c'est là que nous avons passé les douze coups de minuit, que les garçons ont bien crié au peuple "bonne année !" (depuis le matin au fait). Quelques minutes plus tard, nous (re)voilà sur les Champs Elysées, criant encore, Soba devant les agents de police "Ce n'est pas facile, mais bonne année."
Non non, je n'aime pas me faire remarquer.
Les plans ? Chassez le naturel... vous savez ce que c'est là aussi.

Soba : "Bubbles et Smurf, allez au Duplex voir ce qu'il en est... Nous, nous allons à l'Étage pour voir. Le premier qui a une entrée appelle l'autre."
Ma soeur et moi n'étions pas d'accord.
"A cette heure-là, le réseau est saturé, c'est impossible. On y va tous ensemble."
"D'accord."
Nous marchons, criant... vous avez compris.
Et nous avons perdu la moitié du groupe: Bubbles, Smurf, A. et Ace. Soba, Jess, L. et moi décidons de continuer vers le Duplex, nous allions bien nous retrouver. J'ai entendu un tir et j'ai dit à L: "Et ça commence." Ce n'était pas les feux d'artifice. Nous continuons de marcher.
Et puis soudain... l'émeute.

dimanche, 09 décembre 2007

En vadrouille #9bis - TGIO (+ un extrait)

4031e2d7397c80745188d8b95420fea8.jpg

Je vous en parlerai plus longuement.
Je sais juste que c'était génial. Je ne regrette pas d'avoir traversé le pays, d'avoir quitté le Soleil et le bon temps pour cette grisaille-ci.
Merci, merci, merci, les NaNo!
Du coup, un extrait! Je suis d'excellente humeur! ;-)

Chez Lilibel, chez Azh, chez Maikie (à compléter au fur et à mesure que la flemme se dissipe parmi nous...)

Je pense encore à tout ça, et à d’autres choses davantage plus sombres, lorsque Casanova [mon voisin] rentre chez moi, un paquet de viennoiseries à la main.
Je passe alors dans la salle de bains et commence à me brosser les dents, esquivant mon reflet. Mon miroir est couvert de mots en Velléda, des citations chinées ici et là, au gré de mes lectures ou des films que je regarde. J’arrive à peine à remarquer mon visage, mais je devine sans difficulté mon teint cireux, mes cernes et mes joues creuses. En six mois, j’avais perdu vingt kilos. J’ai une taille mannequin et je n’ai rien fait pour. N’est-ce pas vexant ?
Casanova, loin de se douter du cours de mes pensées, s’assoie au bord de la baignoire et mange paisiblement ses croissants au beurre.
Il est vraiment séduisant, mon Casanova. Il a cet air de poète romantique perdu et désespéré, ses longues boucles bleutées lâchées sur son dos. Il s’habille exclusivement en noir. Fa [ma soeur]dit souvent que c’est du gâchis. Un peu de couleur renforcerait ses yeux verts et son teint mat.

- Merci de m’avoir transportée à l’aube. – je dis, démêlant mes longs cheveux crépus (c’est ça aussi d’être métisse)…
- Marie Claire [sa copine] avait dit qu’elle allait passer dans la matinée, et je ne savais pas à quelle heure. Et croiser une autre femme dans mon lit…

Il dit ça sans un sourire, sans une expression. A se demander si c’est du sérieux ou de l’humour. Mais de toutes les manières, je connais Marie Claire et je sais bien qu’elle peut avoir une attaque de jalousie pour n’importe quel détail. Mais je ne peux pas me passer du soutien de Casanova, c’est tout aussi impossible pour moi que d’ouvrir la fenêtre.

- Je suis désolée. – je lance enfin.
- De ? – il attaque un pain au chocolat.
- Je suis trop dépendante de toi. Je dois savoir me passer de toi, même quand j’en ai besoin. Je prendrais très mal, si j’arrivais chez mon Autre et il y a sa voisine dans son lit.

Il garde le silence.
Je reprends mes cheveux, les brosse encore un moment puis fais une tresse hollandaise.

- Maintenant ouste. Je veux me doucher.

Il se lève, nonchalant, et en fermant la porte, il lance :

- De toute façon, j’ai déjà tout vu…

Je ne sais pas si j’ai le courage de rougir ou si c’est trop demander à mes vaisseaux sanguins…

Toutes les notes