vendredi, 25 avril 2008

Why because ? (Questions existentielles)

23f869e63a2724c0c01378011ebdd2dc.jpg 25 avril 2008
Question existentielle du jour :
Why because on peut trouver du iced tea citron et du Yop citron au Carrefour de la Fontvieille de Monaco (là où les dames choisissent leurs patates avec des sacs Louis Vuitton) et je peux pas les trouver au Inno au centre-ville de Montpellier ? Est-ce que je dois aller au Carrefour à Lattes, aux portes de la ville ? Moi j'dis, c'est de la discrimination ! :-P

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mercredi, 09 avril 2008

« Je » est snob

f9631820cb61afab48a51b4cecbf2af8.jpg Alors que je me bagarrais pour faire manger au Monégasque une soupe verte (yikes !), la coiffeuse de ma cousine parlait de chemises Dolce & Gabbana. A un moment, la conversation s'est dirigée vers moi.
« Tu veux des chemises D&G ? » me demande Pats « A 80€ ? Moi, je n'en veux pas. »
« A 80€ ?! » je m'exclame, tant pis pour la soupe verte « A ce prix-là, je peux m'acheter quatre ou cinq chemises (noires) ! »
« Mais elles ne seront pas de D&G. » réplique la coiffeuse.
Je marque une pause. Soudain, j'ai des flashs de Caliméra et je fais un effort pour ne pas être malpolie. Après tout, je suis la fille de Mme le Général !
J'avais envie de faire ma villageoise, poser le bol de soupe du bébé et mettre mes mains sur les hanches. J'avais un discours tout prêt dans ma tête et si je n'ai pas explosé, c'est parce que je suis très bien éduquée, merci.
J'avais envie de lui dire que je n'avais pas besoin d'un logo sur ma poitrine pour savoir qui j'étais et que je savais ce que je valais. Je n'avais pas envie d'un D&G alors que je pourrais m'acheter trois chemises et une dizaine de livres avec cet argent. Je n'avais pas envie d'un D&G tout simplement parce que c'était D&G, comme si c'était le but ultime de mon existence. « Mais elles ne seront pas Dolce & Gabbana ! »
Oh, si tu savais, ma bonne dame, comme j'aurais voulu te les faire avaler, ces chemises-là... Il faut être snob pour ne vouloir que des marques et me croire stupide de vouloir n'importe quelle chemise noire à la surface de la Terre pourvu qu'elle soit d'une grande marque, for goodness' sake !
Et puis, j'ai eu honte.
Je n'avais pas à me sentir outrée parce que mes chemises ne seront jamais D&G, je crois que je n'ai jamais acheté une grande marque de la vie à moins que par mégarde, ou parce que le logo sur ma poitrine ne me définirait jamais... Oui, je sais qui je suis et où je vais (à peu près), mais ça ne me donne pas le droit de juger ou critiquer aussi viralement, même si ce n'est que dans ma tête !

Je me suis alors rendue compte que même si je ne portais pas de marque, que j'étais confiante avec ce que je portais, la snob, c'était moi...

samedi, 15 mars 2008

Rédac du Mois : Les bonnes manières, le savoir-vivre, la politesse, la bonne éducation

3bf6a0166a3808d730454a13c8ac0e50.gif Ça fait des mois que je veux en parler, la Rédac du Mois l'a fait !

Avec moi, Laurent, Olivier, Bergere, Bertrand, JvH, Jean-Marc, Lady Iphigenia, Julien, Chantal, Christophe, Hibiscus, Bluelulie, Anne, Joël, Looange, V à l'ouest, William, Catie, Nanou, Isabelle, Lelynx, Cecfrombelgium, Gally, Froggie, La Nymphette, Julie70, Aurélie N, Gazou, JulieMeunier, BlogBalso, Celine, Vladyk, Hpy, Loïc & Hyun-Jung, Lydie, Lucile, Guy Cardinal, Optensia, Linda, Denis, Yibus !

Il y a quelques semaines, alors que ma cousine Pats donnait le bain au Monégasque, on s'est mis à parler de (bonne) éducation.
Chez nous, et pour la plupart des Négro-africains (même si ma cousine et ma tante sont portugaises), la bonne éducation commence par le respect que nous avons enver nos aînés. Pendant plusieurs années, je me suis presque arrachée les cheveux avec ma mère parce qu'elle parlait à ma place et rarement pour dire ce que je voulais réellement, mais dans cette éducation bantoue qu'est la mienne, il ne faut jamais, mais jamais, contredire les aînés en public. On résoud les problèmes après, mais pas pendant. Ma mère étant dominatrice (et castratirce avec ça), souvent lors de dîners mondains, il était rare de m'entendre parler, puisque ma vieille savait d'avance ce que je voulais dire.
Pats m'a dit que c'était exactement la même chose avec sa mère. Nos mères se ressemblent, et pourtant c'est mon père qui est le frère aîné de ma tante. Mme le Général et ma tante Des Courses portent le même prénom et je parie que c'est le seul point commun entre les deux. Avec leur autorité.
Lorsque je vois ces mini-Schtroumpfs qui disent "ta gueule, conn*se" à leur mère, et en public, j'ai envie de me lever et de leur donner une baffe ! Je ne comprends pas ce débordement, et je le tolère encore moins. Je dois faire cruche lorsque je suis en public avec ma mère, tellement elle occupe l'espace (dans le figuré) et est lumineuse. Non seulement elle est très jolie (c'est ma mère), mais elle est savante et sait faire des discours (j'suis pas toujours d'accord avec). Mais être un peu cruche auprès d'une telle personnalité montre tout juste que quand ma mère parle, je me tais, et ce n'est pas autrement.
Même lorsque je me dispute avec elle (les raisons sont innombrables), je ne hausse jamais le ton, et même lorsque j'exprime mes arguments, je suis sur le point de demander des excuses pour le fait de ne pas penser comme elle (non, je ne demande pas d'excuses, il ne manquait plus que ça !)

Cependant, malgré toute cette bonne éducation, limite cruchitude, chez nous, les bonnes manières sont pas vraiment ce qu'elles devraient être. En France, on dit bonjour à la caissière du supermarché, on souhaite une bonne journée, on salue et remercie le chauffeur de bus. Et on sourit. Souvent, j'entends les gens se plaindre parce que le service est pitoyable, à la Poste on leur envoie balader et ainsi de suite. Je ne suis pas une fille très souriante, mais lorsque je dois régler mes affaires administratives, j'arrive avec un sourire discret et ma vois baisse d'un ton. Ça fait plus agréable, même devant un refus. On vous le dit avec un sourire. Si, si.
Une fois je me suis fais accoster à Paris avec un « Vous êtes la seule femme qui souriez ! Tout le monde est pressé et a le visage fermé. », Moi, chauvine : « C'est normal, je viens du Sud » ;-) Je crois que le sourire fait partie des bonnes manières, sans aucun doute.
En Angola, il n'y a pas ce côté "bonnes manières", "respect" d'autrui. On va dire que les temps ont changé et même si le respect des aînés est toujours de mise, mais ce n'est pas dans un plus grand cercle. En sortant de la maison, si on ne connait pas le voisin, c'est tant pis pour sa pomme. On va mettre de la musique à fond (afro-zouk de préférence) et tant pis si le voisin se plaint. "Tant que la musique est chez moi, je peux en faire tant que je veux". Plainte pour tapage ? Qu'est-ce donc ? J'ai grandi dans un dixième étage en écoutant les fêtes de mariage du salon de l'autre côté de l'avenue, dans le musseque (bidonville). On entend plus la musique lorsque on est en hauteur, au R/C, on n'entend presque rien. C'est dire le 10ème étage !
Vous parlez d'un savoir-vivre ?
Lorsque je rentre en Angola, et je dis bonjour, bonsoir, en veux-tu en voilà. Les gens ne sont pas habitués. "Bonne continuation", "bonne fin de journée". Le temps qu'ils réagissent, je suis déjà partie. Je ne prends pas les transports en commun, encore heureux. Je crois que je laisserais tomber le sourire pour utiliser mon légendaire regard 43.
Lui, il ne sourit pas. Il est très mal poli, même ;-|

(Vous êtes intéressé/e/s par la Rédac du Mois ? Plus d'infos sur le site !)

dimanche, 02 mars 2008

Hibernation

57488af1ffce844ba40c795cc85bb3a4.jpg Je repars.

29 fév 08
Je ne vais pas bien, mais ne vous en faites pas...
I'll be back.
Stronger ?

samedi, 09 février 2008

Let them be children

b82764a13173d6a4f990dd464315ae23.jpg Oh my gosh !
Je ne sais pas si vous avez vu Envoyé Spécial du 7 février... Un des reportages étaient sur les "maternelles d'élite", dont celle du Lycée français de New York (où même Angelina Jolie et Brad Pitt ont inscrit le petit Maddox). Et j'ai été in awe !

A New York, les « plans de carrière » se préparent dès la maternelle. Inquiets de l’avenir professionnel de leur enfant, des centaines de parents se lancent dans une compétition forcenée pour obtenir une place dans une école maternelle d’élite. Au cœur de Manhattan, ces écoles offrent, à partir de 3 ans et pour près de 20 000$ par an, un cursus scolaire exceptionnel, elles font surtout miroiter la perspective d’intégrer, plus tard, les universités les plus prestigieuses des Etats-Unis. Mais pour entrer dans ces « maternelles supérieures », il ne suffit pas d’être riche, il faut aussi être un élève brillant et réussir le « concours d’entrée », basé notamment sur des tests de QI particulièrement poussés. Une fois intégrés, les enfants sont évalués en permanence. Leurs résultats conditionneront la suite de leur scolarité.

Je suis un enfant de la globalisation, j'ai fait les écoles et les lycées français à Cuba, en Angola, au Portugal et en Afrique du Sud. Peut-être que dans ces établissements-là (qui pourtant ont une bonne réputation parmi les écoles internationales), les envies d'élite n'étaient pas aussi fort, parce qu'être un élève dans ces écoles, signifie qu'on fait déjà partie d'une certaine élite (vu le prix qu'on y paie quand on n'est pas français ou local ou boursier - c'était souvent mon cas). Ça signifie qu'on fait partie du moule des expatriés, des diplomates, des dirigeants, des businessmen et quelques nantis (rayez la mention inutile) (peut-être enfants de célébrités maintenant).
C'est peut-être aussi dans l'air du temps ? Peut-être qu'aux States, il faut être l'élite d'une élite ? Montrer qu'on a les moyens et les moyens ?
D'un côté je suis entièrement d'accord (et pour) sur l'apprentissage des langues en bas âge. Après tout, j'étais trilingue portugais/français/espagnol à l'âge de 3 ans et apprendre de nouvelles langues a toujours été une passion pour moi. Même si l'allemand, pourtant langue de mes aïeux, a toujours été un casse-tête, et qu'après avoir passé le bac, j'ai tout oublié de la langue de Goethe. L'anglais j'ai dû l'apprendre sous la pression, l'italien je comprends et lis, j'écris et lis le grec et l'arabe (reste à savoir si je comprends ce que je lis ;-)), et je trouve le néerlandais une langue extra.
Mais lorsque j'ai appris qu'au lycée de New York, les enfants qu'à la base, élite parmi l'élite, étaient déjà multilingues, ils devaient apprendre le mandarin du CE2 au CM2, sans compter la LV2 en 6ème, j'étais :-O Seriously ? Et ces examens d'entrée pour la maternelle ? Tests de QI ?
Et cette maternelle encore, où les enfants ont des cours de sciences, de lettres ? Ils n'ont que 3/4 ans, bondiou.

Let them be children ! Eish wena !
Je sais que je veux que mes enfants soient scolarisés dans un établissement international. Si je les ai en France, dans une école anglaise ou bilingue. Ailleurs, sûrement la française. Mais... cette génération sera aussi stressée que les vieux, avant le temps et sans nécessité. Je trouve ça triste.

dimanche, 03 février 2008

« Je » a une bonne étoile

f9631820cb61afab48a51b4cecbf2af8.jpg J'ai une bonne grosse merveilleuse énorme et bénie étoile au-dessus de ma tête.
Dans notre tradition afro-brésilienne, on dit "avoir un saint". C'est surtout mon père qui dit que mon "saint est très fort". Reste à savoir le nom dudit, histoire de le remercier en bonne et due forme !
Je fais des choses insensées, inconsciemment (ce qui est pire), et à la toute dernière minute, tout se résoud comme par magie. Je n'ai pas envie de trop en abuser, mais je suis réellement inconsciente parfois (j'avoue), et je suis bien heureuse de retrouver ma bonne étoile/ mon saint, savoir qu'elle/il ne m'a pas abandonnée. En tout cas j'espère que c'est une histoire à vie, sinon je ne suis pas dans la m*.
J'ai même réussi à rentrer dans un avion, sans réservation et pire encore, sans billet, et j'ai fait le voyage en classe affaires. Mon père qui est dans l'aviation depuis au moins 35 ans, il n'a jamais vu ça. Il appelle ma mère, entre surpris et dépassé par mon inconscience "ta fille a un saint tellement fort qu'elle est partie sans billet".
Je ne le referai pas !
A ces moments, je prie bien fort en disant "merci, merci, merci, merci, merci" avec ferveur, en demandant avec autant de ferveur "ne m'abandonne pas, je t'en prie !"
Elle/Il m'offre toujours des issues de secours, toujours un moyen pour le Plan B de se réaliser.

Je ne peux que dire, encore et toujours : merci ! Tu me sors encore de la misère !

mardi, 27 novembre 2007

Under pressure

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"Je veux avoir des petits-enfants."

Celle qui dit la phrase qui tue, ce n'est autre que ma mère. Ma soeur m'avait déjà raconté que Mme le Général lui avait déjà fait part de ses voeux de Noël. Je résiste à l'envie d'écarter mon portable de l'oreille et de le regarder, me demandant qui a pu prendre la place de ma mère. La vie n'a pas pris le chemin que je voulais (je me suis déjà suffisamment plainte sur ce blog), mais une chose est (était) certaine, c'est que je pensais commencer à fonder ma famille vers 29/30 ans. Je m'étais dit que j'allais prendre le temps, puisque le temps le prend aussi.
Mais soudain, tous mes aînés sont casés et mon jumeau annonce à ma mère qu'il va se marier... si possible, cet été. C'est f... raté pour moi! Comme le dit bien ma soeur, I'm next.
Je n'ai jamais ressenti la pression. Celle d'être la prochaine sur une liste. Je ne peux pas arrêter mon wagon, puisqu'il y a tout un train qui attend derrière. Je risque de faire rouiller les rails. Fait exceptionnel, ma fratrie a réussi à tenir une certaine hiérarchie en ce qui consiste les mariages/bébés. C'est à la chaîne, sans aucun débordement. Les trois premiers ont déjà des enfants, le quatrième va se marier et la cinquième... that's me! Me, moi, eu, io...
Je dis à ma mère "Je ne pense pas me marier avant 30 ans."
Ma mère: "Mais c'est vieux! Ici, l'âge est 25!" (c'est franchement f... raté pour moi, je suis déjà vieille fille)
Moi: "Quels 25? C'est trop jeune! En tout cas pour un garçon!"
C'est vrai quoi, comment mon frère va se marier à un âge pareil?!
Ma mère: "Alors toi, dans deux ans?"
Quoi? On marque une date déjà? On aurait dit au début de l'année, pendant que j'étais en stage en Angola, j'avais demandé à ma mère ce que faisait un témoin de mariage puisque Molotov allait convolé l'été... et je ne sais pas comment, ma mère avait commencé à dire qui il fallait inviter pour mon mariage!
Moi: "Mais je n'ai personne à vous présenter!"
Ma mère: "Trouve-s'en!"
O_o
Permettez-moi, sincèrement, d'être bouche bée devant tels propos. Ma mère, Mme le Général, jamais, au grand jamais, ne suggérerait ses filles à trouver des significant others.
Ma mère continue: "Je veux des petits-enfants."
Moi: "Mais, tu as les enfants de La Parisienne, du Diplomate..." (Le fils du Pilote ne compte pas puisqu'il est au Mozambique) (Bondiou, être l'aînée de ma mère n'est pas une mince affaire!)
Ma mère: "Je ne les vois jamais!"
Reste à savoir, si jamais j'ai des enfants dans la limite de péremption, si je suis suffisamment près de ma mère pour qu'elle les voit tant qu'elle veut.
Je parle à ma soeur qui me dit: "Soba et moi, on va t'attendre."
Mais c'est comme si on me disait: "grouille-toi quand même parce qu'on est pressés" ;) Je me sens comme Anju de Mariage à l'Indienne, de Kavita Daswani, tout d'un coup. Goodness gracious me! Je suis une Catherinette!

(En parlant avec mon jumeau, et après l'avoir menacé dans le genre "DJ Daf, je t'aurais un jour, je t'aurais", il me lance: "Soeur, tu as jusqu'en août. Ça se peut qu'on se marie ensemble."
Je le frappe par écrans interposés, ou c'est pas encore possible?!)


lundi, 12 novembre 2007

L'Unité du Portugais (ou, "touche pas à ma langue!")

352a04ae461569bfa4bf0941cfe24a7e.jpg Après m'être plainte sur le fait que j'étais "barbare" et que Nanou ait essayé de me décomplexer un peu, voilà qu'on touche à ma langue maternelle.
J'ai appris à écrire et lire le portugais toute seule. Un jour, en Angola, j'étais assise à table et je me suis dit que tiens, puisque je n'ai pas de cours de portugais à l'école, je peux tout aussi bien essayer de m'éduquer toute seule. Je ne sais pas si j'ai tenté d'écrire ou de lire en premier. Je me souviens juste d'une page de cahier avec mon écriture de petite fille et au fin fond de ma mémoire, des erreurs à faire Camões, notre vénéré poète lusitain, se retourner dans sa tombe.
Je n'avais, bien sûr, pas encore saisi l'importance des accents graphiques ou phoniques en portugais, et que les "r" se doublaient si on voulait pas les rouler. Ça a l'air tout de suite plus simple, j'en conviens. ;)
Aujourd'hui encore, j'ai du mal à lire en portugais. Pas que je bégaie, mais ça me sonne faux (dans ma tête surtout). Peut-être parce que je n'ai pas appris la langue de la même manière que j'ai appris le français, mais le portugais continue d'être fastidieux à lire, et je préfère (ô aberration) lire les lusophones en français (sauf les Angolais et José Saramago).
Ce qui n'implique pas mal écrire en portugais...

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La CPLP (Comunidade dos Países de Língua Portuguesa - Communauté des Pays de Langue Portugaise) n'a (réellement) rien trouvé d'autre (de plus intéressant) que de toucher à l'orthographe du português.
Notre alphabet n'a que 23 lettres (sans le k, le w et le y), mais avec la multitude d'accents, ça en donne dix de plus pour rattraper les autres. Si j'ai décidé d'acheter un ordinateur avec clavier à pavé numérique séparé, c'est justement parce que sur un laptop "normal" français, je ne peux pas écrire les accents qui me sont si chers (n'est-ce pas?) en portugais comme le á, í, ó, ú... le ã et le õ y étaient déjà.
Il y a une séparation nette entre le brésilien et le portugais, non seulement en accents, mais en orthographe et synthaxe. Depuis longtemps, les Brésiliens ont leur propre dictionnaire, et nombre de mots ont été hâchés menus, ne gardant que l'essentiel. Du genre húmido c'est húmido pour nous (Portugal et les autres). Chez les Brésiliens, c'est úmido. Je ne sais pas pour vous, mais je ne me sens vraiment pas d'écrire "umide".
Le "c" et le "p" vont sauter aussi... "Acção" (action) deviendra "ação" (tout de suite plus joli), "baptismo" (baptême) deviendra "batismo" (idem), "facto" (fait de fait divers par exemple) deviendra "fato" (qui est aussi le costume-cravate)... etc...

Souvent, j'ai du mal à écrire en portugais. Ce n'est pas par esprit de contradiction (pour une fois!) mais parce que j'ai eu des cours de portugais aléatoires. Je n'aime pas faire des erreurs d'orthographe (ce qui ne m'empêche pas d'en faire, n'est-ce pas?), peu importe la langue. Souvent le français s'immisce dans mon portugais et l'écriture devient un champ de bataille. Et encore, j'écris (beaucoup) mieux que beaucoup de lusophones qui ne parlent que le portugais et ont fait du portugais toute leur vie! C'est dire la gravité.
Et maintenant... on veut un "accord orthographique entre communautés", une réforme aussi sèche?

Je sais, je me révolte pour rien, ils ont déjà voté.
Non, ils nous demandent pas notre avis. Ils n'avaient pas d'autres chats à fouetter? Les pays lusophones ne brillant pas spécialement par leur puissance économique ou la paix sur leurs territoires?
Il y a dix ans (ou quelque chose comme ça), on avait décidé (en Angola en tout cas) de scinder le mot "história" (histoire) en deux. En faisant "história" pour l'Histoire (avec grand H) et "estória" pour les histoires qu'on raconte. Comme "history" et "story" en anglais.
Jusqu'aujourd'hui, je refuse.
Déjà qu'ils ne veulent pas donner une identité à la langue orale angolaise qui elle utilise le k, le w et le y depuis l'an 1 000 (peut-être pas si vieux), mais transformer notre portugais en brésilien, personne n'a rien contre.

Moi j'ai tout contre.
Oui, je suis conversatrice.
Touchez pas à mon orthographe!

vendredi, 09 novembre 2007

Poussières d'étoile

2d5ecd8e6bbc2090da96b2bf63bfe1b2.jpg J'ai écrit ce billet il y a plus d'un an, lorsqu'un de mes oncles est mort. Et puis ces derniers mois, les morts semblent se succéder dans ma famille, tant du côté du Philosophe que du côté de Mme le Général...
Ces mots d'octobre 2006, je pourrais les réécrire maintenant et ils seront dans le même ton...


J'ai appris par mon grand frère le Diplomate la mort d'un de nos oncles. Mon oncle Joy. Ironie du destin, c'était réellement son nom et pourtant la vie lui a été marâtre.
Quand j'étais petite, il était un habitué à la maison. Lors de nos vacances au Portugal, il se moquait de nous (ma soeur Jess et moi) parce qu'on demandait toujours la même chose au resto: bitoque! C'est un bifteck avec un oeuf frit, des frites et du riz. A chaque fois qu'il nous voyait, et même en grandissant, c'était l'image qu'il avait de nous.

Je ne sais pas ce que je ressens en ce moment. Si c'est de la peine ou de l'indifférence. Mais un picotement me dit que je ne suis pas indifférente à ce qu'il lui est arrivé... Pour des raisons xxx, je n'avais pas de contact avec lui. Pas le même que pour mes aînés (Le Diplomate et la Parisienne). Ils pleurent leur oncle et moi je ne sais pas.
Je me disais que pour une fois, pour une seule année, je n'aurais pas eu de morts à pleurer. Tous les ans, nous avons notre lot de poussières d'étoiles qui s'en vont, soufflées par le vent... le temps d'une minute, d'une seconde. Pour la première fois, je me disais "c'est presque la fin de l'année, on s'en sortira indemne". Mais non. Impossible. On a tenu 16 mois. L'écart le plus douloureux fut de 2 mois, le jour de Noël et février, père et fils, mon grand-père et mon père d'adoption.
Je me disais que je ne sentirais plus cette douleur bizarre au creux de la poitrine depuis la dernière fois que le mot "mort" a frappé mon entourage.

Qui a menti et dit que les bons seraient recompensés? Recompensés de quoi? De qui? Quand? Ou alors, je vais encore entendre ma mère dire "Nous ne pouvons que prier pour que son âme repose en paix?"
Mais qui a dit que c'est ce qu'on voulait entendre? Je suis croyante et je prie toutes les nuits. Au moins le signe de croix. Je prie pour mes étoiles, ces gens qui sont autour de moi et qui font de moi qui je suis, mortes ou vivantes, présentes ou absentes...
Mais à ces moments-là, franchement qui veut savoir si l'âme du défunt va reposer en paix? On s'en moque éperduement... Ce ne sont pas ces mots-là qu'on veut entendre... Il n'y a rien qui puisse aider. Rien qui puisse soulager.
Lors d'un de mes deuils, en 2004 (le deuxième de l'année en l'espace de 7 mois), j'ai maigri sept kilos en une semaine à peine. J'étais un zombie. Un fantôme, comme si j'étais prête à tout instant à rejoindre la poussière.
Le Diplomate posait cette question: quelle est notre mission? Je n'en sais rien, et mine de rien, je n'ai pas la moindre envie de le savoir. Je sais juste que même nous avons droit à souffler un peu avant de devoir enterrer quelqu'un qu'on aime.

Pour éviter les longues listes (les doigts de ma main ne suffisent pas), je vais juste dire à mes étoiles de reposer en paix...

mercredi, 07 novembre 2007

« Je » est barbare

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J'ai du mal.
Franchement.
J'avoue, je confesse, tout ce que vous voulez.
J'écris souvent comme je parle, alors les barbarismes sont de mise et je ne sais pas comment m'y prendre. Je ne supporte plus cette "chose". Cette sensation de parler trop de langues et de n'en dominer aucune, de faire des erreurs là où il ne faudrait pas, d'avoir des phrases qui ne veulent rien dire... Je ne supporte plus ce sentiment d'échec que j'ai chaque fois que je lis quelque chose compréhensible pour moi mais pas pour les autres.
Je peux être super fière de faire de rares fautes d'orthographe (à moins que ce ne soit d'étourderie), j'ai toujours un dictionnaire à côté au cas où. Mais je constate (et surtout on me fait constater) que je fais des erreurs de synthaxe et la concordance des temps est un casse-tête. Vous devriez me voir sur NaNo! Chris Baty (l'illustre fondateur du NaNoWriMo) dit clairement qu'on doit taire notre "inner editor". Mais je dois toujours revenir en arrière à cause de ces foutus temps (pardonnez mon latin).

Trop de langues tuent les langues. Voilà la réflexion hautement philosophique que je me fais. Molotov, étudiante en LEA, parfaitement courante en 5 langues fait exactement le même constat. On aurait dit une malédiction, comment croire autrement?
Mais j'ai honte, tellement honte. Comment puis-je me considérer "romancière" si une nouvelle (quoique agréable à lire) devient lourde à cause de mes défauts de langage?
Satanés défauts de langage! Ach!

(C'est ma correctrice qui va être ravie d'avoir du travail supplémentaire...)

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