jeudi, 15 mai 2008
Rédac du Mois : Voyage dans le temps
Voyagez dans le temps avec Laurent, Olivier, Bergere, Bertrand, JvH, Bluelulie, Hibiscus, Anne, Julien, Chantal, Looange, V à l'ouest, William, Catie, Nanou, Cecfrombelgium, Gally, La Nymphette, Julie70, Gazou, BlogBalso, Celine, Vladyk, Lydie, Lucile, Guy Cardinal, Optensia, Joël, Linda, Denis, Julie, Isabelle, Le chat qui, Lodi, Ckankonvaou, Mahie et moi ! ;-)
Le passé n'est pas mon fort... A chaque période, il y a eu des couacs. La barbarie pour la plupart.
Je regardais les Tudors l'autre soir, et j'avais des frissons à chaque sentence de mort. Celle qu'on voulait affliger à Sir Thomas More (Utopie) était atroce. Bon, ça, c'est la série qui dit. Elle a été bien enjolivée pour la télé... mais je ne dis pas que ça ne marchait pas de cette façon-là...
J'essaie de toutes mes forces de songer à une époque qui me plairait plus que d'autres... mais rien ne me vient... Et puis... si on mélangeait un peu de tout ?
Ça ferait de la fantasy. Et oui. Il faut bien que ça commence quelque part ! Je pense que la fantasy est née de quelqu'un qui a dû être aussi frustré et qu'on voulait régner à notre manière !
Je prendrai les robes sous Henry VIII, la démocratie de l'Antiquité grecque, la liberté des Années 1970s, la cuisine contemporaine française...
A dire vrai... je ne sais pas comment traiter ce sujet, I'm lost for words ;-) Donc au mois prochain ! :-)
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samedi, 19 avril 2008
(r) A White Picket Fence
Struggling. Il n'y a qu'un mot pour décrire ce que je suis en train d'endurer en ce moment en matière d'écriture. Je passe des heures en train de regarder mon document ouvert, les 10 pages déjà écrites et je n'aime pas. Je n'aime pas du tout, du tout ce que j'ai fait jusqu'à présent.
J'ai une certaine idée de ce que je veux faire, mais lorsque je le fais, la structure ne va pas. Du tout. Ça devient impropre pour la consommation. My standards.
Oh mah gosh, I'm talking like Chef Ramsay ! Somebody shoot me !
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mardi, 15 avril 2008
Rédac du Mois : Vous vous réveillez un matin, et vous constatez que vous avez été transformée en enfant...
Cette fois-ci, l'imagination est au rendez-vous et je ne suis pas la seule à m'y pencher :
Laurent, Noelia, Bergere, Bertrand, JvH, Jean-Marc, Hibiscus, Anne, Julien, Joël, Chantal, Looange, William, Catie, Lelynx, Cecfrombelgium, Gally, La Nymphette, Julie70, Gazou, JulieMeunier, BlogBalso, Celine, Vladyk, Lydie, Lucile, Guy Cardinal, Optensia, Linda, Denis, Yibus, Julie, Isabelle, Froggie, Christophe, Aurélie N, Le chat qui, Lodi
La fiction étant mon art, je me suis dit que j'allais écrire un conte du genre la série des « Kawabi ». Pourtant, je n'ai pas envie d'écrire de la fiction pure et dure. Ces derniers mois, je suis obsédée par l'enfance que j'ai râté... une enfance qui me reste au travers de la gorge et qui me rend vulnérable... Peut-être est-ce le moyen de mettre un visage sur l'enfance que je n'ai pas eu ?
Une fois n'est pas coutume, je paresse au fond de mon lit. L'AC est au maximum, comme d'habitude, et je suis enroulée dans mes couettes... et soudain je me rends compte que je ne suis pas où je devrais... Dans ma chambre à Montpellier, je n'ai pas de clime... Je n'ai pas besoin de deux couettes... et détail : à Montpellier, j'ai un lit double.
Je me redresse, je manque de m'écrouler par terre (j'avais vraiment un lit aussi étroit ?!) et regarde autour... Les persiennes ne sont pas fermées. Je vois un ciel gris au loin. Seigneur, me revoilà à Luanda !
Normalement chez ma mère, on ferme les persiennes dans l'après-midi pour éviter les attaques des moustiques avant le coucher du soleil, et puis on ferme les vitres avant d'aller se coucher pour allumer la clime. Mais lorsque je vais me coucher, je rouvre les persiennes et ferme les vitres en vitesse. Je n'aime pas être totalement dans le noir lorsque vient le jour. Je n'ai jamais eu de notion spatio-temporelle, ça n'a pas changé en 26 ans, j'ai donc besoin d'avoir une référence pour savoir how late it is !
Je cherche mon portable sous mon oreiller mais je ne le trouve pas... c'est vrai que mon portable ne marche pas en Angola, mais ma mère me prête une puce (normalement, elle me prête aussi un portable pourri parce que je risque de me faire voler le mien si je fais la c*rie de répondre dans la rue)... et j'ai besoin de savoir quelle heure il est, puisque je ne porte pas de montre et je n'ai pas de réveil dans ma chambre... Mais je ne vois rien... Rien du tout. J'entends le bruit dans le couloir.
Ce bruit qui tue et qui a toujours tué : ma mère a une radio dans tous les coins de la maison... et s'il y a un truc que je hais absolument, c'est me réveiller avec le jingle des infos ! Bon, je n'aime pas me réveiller avec quoi que ce soit de bruyant, mais vous le savez déjà ;-). Ma mère pousse la porte de ma chambre, lance un « tu es déjà réveillée ? Dépêche-toi, tu vas être en retard pour aller à l'école. » Elle laisse la porte ouverte, éteint la clime et ouvre grand mes fenêtres sur l'air sec et chaud de Luanda et les klaxons de notre avenue, une des plus longues et larges et bruyantes de la capitale. Je hais me réveiller de cette manière aussi ! En repartant, elle laisse la porte ouverte, laissant libre court aux ondes hertziennes et les infos du matin.
Je crois que je viens de décrire mon plus grand cauchemar, mais à vrai dire, c'est comme ça que Mme le Général me réveille pendant les vacances... et si je me souviens bien, très tôt je me suis levée toute seule comme une grande pour aller à l'école.
Je me lève et me regarde dans la glace de l'armoire... Goodness gracious me !!! Je suis redevenue enfant ! Même pas de poitrine pour faire semblant ! Je suis une enfant... plus grand cauchemar que celui d'être réveillée par ma mère ! En un quart d'heure, je suis prête pour sortir. Je bois mon lait chaud et je prends l'ascenceur. Le chauffeur m'attend pour m'emmener à l'école. Mes parents n'ont jamais pris cette peine-là. Je suis enfant avec ma tête de presque trentenaire, je ne sais pas si ce que je ressens c'est du trac... c'est où déjà, l'école française ? C'est où ma salle ? C'est qui mon instit ? Qui sont mes amis ?
A l'époque, ma vie se concentrait à l'intérieur de l'enceinte de l'école primaire et tous les ans ou presque, les têtes changeaient pour cause de départ des expats ou des diplomates... je n'avais pas d'amis "pour la vie", je n'avais pas d'amis d'enfance à part une, Blue, la Suissesse qui est devenue Angolaise après sa majorité (va savoir !)... J'avais une enfance solitaire. Ma mère nous interdisait de quitter l'appartement, de nous mêler à la foule, d'aller où les autres allaient... Nous grandissions dans une bulle superprotégée dont je ne me suis jamais défaite...
Et si les choses avaient été faites différemment ? Si ma mère nous avait laissés le champ libre ?
Aujourd'hui, je n'ai rien. Je n'ai rien qui me rattache à mon enfance, mes amitiés étaient éphémères et je n'avais pas de contact avec les enfants des voisins... Ce n'est qu'à l'âge de 16 ans, lorsque j'ai commencé à vivre seule, que je me suis fait une vie, avec des amis que je garde encore et toujours, même 10 ans plus tard.
De mon enfance, je n'ai pas de souvenirs.
Je pourrais essayer d'imaginer ce que ça ferait, mais le plus j'essaie, le plus je me rends compte que c'est douloureux, que ça m'obsède depuis longtemps et que j'en veux terriblement à ma mère de m'avoir coupée du monde... Si je ne ressens pas le manque des autres lorsque je m'en vais, si on dit que je suis tellement indépendante car je suis solitaire et silencieuse, ce n'est qu'une conséquence parmi tant d'autres de mon enfance.
Pour une fois, la psychologie a eu raison de moi...
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lundi, 17 mars 2008
(r) Xi-Coração de la Kianda
Une des pages de mon site, rien que pour vous! :P C'est dire si Word ne me manque pas...
Je vous parlerai du roman sur lequel je travaille en ce moment. Je n'ai (presque) jamais été aussi appliquée de ma vie! Pour mes autres romans, je les développais au gré de mes envies et de mon humeur.
Genèse
A vrai dire, Xi-♥ est un projet qui grandit depuis bien des années dans mon coeur. Tant le livre comme les personnages se sont vus évoluer au fil du temps, mais ils sont restés les mêmes en essence. Au départ, c'était quatre histoires complètement différentes. Quatre histoires avec des femmes qui ne se connaissaient ni d'Eve ni d'Adam, qui vivait soit en Angola soit au Portugal. Mais une de mes spécialités est le recyclage!
En effet, j'ai tellement (eu) d'idées que beaucoup de personnages se perdent. Je me dois alors de les ressusciter et de les mettre dans des histoires qui vivent. Je fais tout le temps ça. De même que Tatiana, Kianda, Katila et Patrícia n'avaient rien pour se rencontrer et les voilà, amies pour la vie.
Xi-♥
Le xi-coração est l'étreinte amicale et amoureuse, remplie de saudades lorsqu'on est loin. C'est le symbole des bras croisés sur le corps. Quant à Kianda, c'est la déesse de la mer, équivalente de Yemanjá au Brésil, symbole de Luanda, la capitale de l'Angola. Le tout ne veut rien dire d'autre que "bons baisers d'Angola".
L'histoire
Vous avez compris! C'est l'histoire de quatre femmes, quatre amies depuis le lycée français de Lisbonne. Leurs seuls points communs sont leurs origines angolaises et leur naissance l'année de l'indépendance, en 1975. On les retrouve dix ans après le bac, à Luanda, à Lisbonne et à Londres. Chacune essaie de se faire une place dans leurs mondes respectifs, jonglant entre projets et rêves d'enfance, faisant le bilan avant de fêter leurs trente ans... Tout ça sous fond d'actualité angolaise, tout juste après la fin de la guerre civile en 2002...
Les personnages
♦ Tatiana Branco de Oliveira, la Cartésienne. Elle est une Métisse aux yeux bleus moitié russe et à moitié angolaise. Elle est la fille d'une des plus illustres familles haut-bourgeoises de l'Angola. Son père, ancien héros de l'Indépendance, a été ambassadeur quatre fois, et est actuellement ministre d'Etat. Après avoir vécu presque dix ans aux Etats-Unis, elle accepte un poste dans sa compagnie pétrolière à Luanda après la guerre. Toutes les occasions sont bonnes pour faire des affaires.
♦ Kianda Branco de Oliveira, la Romantique. C'est la cousine de Tatiana. Issue de la branche moins noble des Bô, n'a pas grandi dans le même luxe. Noire et à tendance obèse, elle a toujours été complexée par son physique. Elle vit toujours au Portugal où elle vainc sa timidité par la manière forte...
♦ Katila Dias, la Meilleure Amie. Elle est née dans les quartiers populaires d'Angola, seule fille parmi ses quatre frères. Légèrement garçon manqué, joueuse de basket universitaire, elle est rentrée en Angola après ses études en France. De retour aux sources, l'ethnic-chic vadrouille la brousse angolaise en long et en large pour venir en aide à ceux qui en ont besoin. Même en étant noire, on la voit comme une Blanche. Une étrangère.
♦ Patrícia Neto Martin, la Fille Populaire. Orpheline depuis l'âge de trois ans, élevée par son frère et sa belle-soeur, elle a laissé derrière elle les cicatrices de l'assassinat de ses parents. Extravertie, théârale, elle met tous les gens qui l'entourent dans sa poche et sans le vouloir, vole toujours la vedette. A l'époque du lycée, elle n'avait jamis mis les pieds en Angola, berceau de toute sa famille noire et blanche.
Ça vous donne envie de découvrir davantage? ;)
(Dites oui... :P)
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samedi, 15 mars 2008
Rédac du Mois : Les bonnes manières, le savoir-vivre, la politesse, la bonne éducation
Ça fait des mois que je veux en parler, la Rédac du Mois l'a fait !
Avec moi, Laurent, Olivier, Bergere, Bertrand, JvH, Jean-Marc, Lady Iphigenia, Julien, Chantal, Christophe, Hibiscus, Bluelulie, Anne, Joël, Looange, V à l'ouest, William, Catie, Nanou, Isabelle, Lelynx, Cecfrombelgium, Gally, Froggie, La Nymphette, Julie70, Aurélie N, Gazou, JulieMeunier, BlogBalso, Celine, Vladyk, Hpy, Loïc & Hyun-Jung, Lydie, Lucile, Guy Cardinal, Optensia, Linda, Denis, Yibus !
Il y a quelques semaines, alors que ma cousine Pats donnait le bain au Monégasque, on s'est mis à parler de (bonne) éducation.
Chez nous, et pour la plupart des Négro-africains (même si ma cousine et ma tante sont portugaises), la bonne éducation commence par le respect que nous avons enver nos aînés. Pendant plusieurs années, je me suis presque arrachée les cheveux avec ma mère parce qu'elle parlait à ma place et rarement pour dire ce que je voulais réellement, mais dans cette éducation bantoue qu'est la mienne, il ne faut jamais, mais jamais, contredire les aînés en public. On résoud les problèmes après, mais pas pendant. Ma mère étant dominatrice (et castratirce avec ça), souvent lors de dîners mondains, il était rare de m'entendre parler, puisque ma vieille savait d'avance ce que je voulais dire.
Pats m'a dit que c'était exactement la même chose avec sa mère. Nos mères se ressemblent, et pourtant c'est mon père qui est le frère aîné de ma tante. Mme le Général et ma tante Des Courses portent le même prénom et je parie que c'est le seul point commun entre les deux. Avec leur autorité.
Lorsque je vois ces mini-Schtroumpfs qui disent "ta gueule, conn*se" à leur mère, et en public, j'ai envie de me lever et de leur donner une baffe ! Je ne comprends pas ce débordement, et je le tolère encore moins. Je dois faire cruche lorsque je suis en public avec ma mère, tellement elle occupe l'espace (dans le figuré) et est lumineuse. Non seulement elle est très jolie (c'est ma mère), mais elle est savante et sait faire des discours (j'suis pas toujours d'accord avec). Mais être un peu cruche auprès d'une telle personnalité montre tout juste que quand ma mère parle, je me tais, et ce n'est pas autrement.
Même lorsque je me dispute avec elle (les raisons sont innombrables), je ne hausse jamais le ton, et même lorsque j'exprime mes arguments, je suis sur le point de demander des excuses pour le fait de ne pas penser comme elle (non, je ne demande pas d'excuses, il ne manquait plus que ça !)
Cependant, malgré toute cette bonne éducation, limite cruchitude, chez nous, les bonnes manières sont pas vraiment ce qu'elles devraient être. En France, on dit bonjour à la caissière du supermarché, on souhaite une bonne journée, on salue et remercie le chauffeur de bus. Et on sourit. Souvent, j'entends les gens se plaindre parce que le service est pitoyable, à la Poste on leur envoie balader et ainsi de suite. Je ne suis pas une fille très souriante, mais lorsque je dois régler mes affaires administratives, j'arrive avec un sourire discret et ma vois baisse d'un ton. Ça fait plus agréable, même devant un refus. On vous le dit avec un sourire. Si, si.
Une fois je me suis fais accoster à Paris avec un « Vous êtes la seule femme qui souriez ! Tout le monde est pressé et a le visage fermé. », Moi, chauvine : « C'est normal, je viens du Sud » ;-) Je crois que le sourire fait partie des bonnes manières, sans aucun doute.
En Angola, il n'y a pas ce côté "bonnes manières", "respect" d'autrui. On va dire que les temps ont changé et même si le respect des aînés est toujours de mise, mais ce n'est pas dans un plus grand cercle. En sortant de la maison, si on ne connait pas le voisin, c'est tant pis pour sa pomme. On va mettre de la musique à fond (afro-zouk de préférence) et tant pis si le voisin se plaint. "Tant que la musique est chez moi, je peux en faire tant que je veux". Plainte pour tapage ? Qu'est-ce donc ? J'ai grandi dans un dixième étage en écoutant les fêtes de mariage du salon de l'autre côté de l'avenue, dans le musseque (bidonville). On entend plus la musique lorsque on est en hauteur, au R/C, on n'entend presque rien. C'est dire le 10ème étage !
Vous parlez d'un savoir-vivre ?
Lorsque je rentre en Angola, et je dis bonjour, bonsoir, en veux-tu en voilà. Les gens ne sont pas habitués. "Bonne continuation", "bonne fin de journée". Le temps qu'ils réagissent, je suis déjà partie. Je ne prends pas les transports en commun, encore heureux. Je crois que je laisserais tomber le sourire pour utiliser mon légendaire regard 43.
Lui, il ne sourit pas. Il est très mal poli, même ;-|
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vendredi, 15 février 2008
Rédac du Mois: Mon blog, ma drogue
Laurent, Olivier, Bergere, Bertrand, JvH, Lady Iphigenia, Julien, Chantal, Christophe, Hibiscus, Bluelulie, Anne, Hpy, Joël, Looange, Loïc & Hyun-Jung, V à l'ouest, William, Catie, Nanou, Isabelle, Lelynx, Cecfrombelgium, Gally, Froggie, La Nymphette, Julie70, Aurélie N, Solange et JulieMeunier
Il y a tant à dire à propos de mon blog et de la blogosphère en général !
Comme l'énoncé le dit, mon blog est en effet une drogue. J'essaie de me contenir de plus en plus, de ne poster que tous les deux jours ou les jours impaires (maintenant)(quand il n'y a rien d'intéressant qui arrive... ou un livre lu... ou un tag ;-)), mais j'ai passé par plein de phases différentes !
Au début, lorsque j'avais créé Entre mes lignes, je pouvais poster plusieurs billets par jour, je ne me tarissais pas, et je me demandais comment ça se faisait que les visiteurs augmentaient tous les jours. J'ai beau parler par les coudes, mais je n'ai aucune idée de ce que je dis et quelle en est la profondeur de mes bavardages. Est-ce que j'aurais pu ne parler que de l'écriture ou de lecture ? Non. Je suis trop bavarde dans mon silence (ce sont les mots qui m'intéressent, pas en parler ;-)) et je débordais déjà dans les apartés de mes commentaires de lectures. D'ailleurs, très vite j'avais créé un deuxième blog, Entre leur lignes pour faire la séparation... et puis Marque-Page. Et puis, encore, j'ai décidé de changer, et de réunir mes deux blogs sous un seul, mes apartés auraient un sens et un suivi !
Souvent j'ai l'impression d'être impudique, que je parle trop de moi, et après je me dis que pas tant que ça. C'est un peu confus dans ma tête parfois ! :-P Mais j'espère que je ne jète personne dans l'embarras parce que ce n'est pas du tout mon envie. J'aime parler de choses qui m'arrive avec humour, mais j'essaie de laisser de côté ce qui blesserait les autres (moi, on s'en f* un peu) parce qu'ils n'ont pas demandé à être de la partie. C'est aussi pour ça que je prends un malin plaisir à trouver des surnoms qui colleraient au plus aux personnages et que je n'hésite pas à partager avec eux. Lorsque Lady Jay, Cocktail Molotov, Mr Kiss et Don Quiche passent par mon blog, ils signent avec le surnom que je leur ai donnés. It's so sweet et je m'éclate de rire toute seule devant Wally.
Le blog est aussi une autre drogue lorsqu'il s'agit des blogs des autres. La blogosphère est tellement riche de pépites ! J'essaie d'actualiser mes liens, mais la première chose que je fais lorsque je me connecte, après avoir lu mes e-mails, c'est d'ouvrir mon Netvibes et faire défiler les différentes catégories de blogs (lecteurs, voyageurs, auteurs, dessinateurs...). C'est un vice, ça fait partie d'un rituel.
Et puis, j'ai connu (en vrai de vrai) des blogueurs avec qui je me suis sentie aussi à l'aise que derrière l'écran. Je n'aime pas le terme de "dans ma vraie vie" parce que les blogueurs font partie de ma "vraie vie" même si je ne les ai jamais vus en chair en os et en technicolor. Il y a des fois que j'échange les liens avec ma soeur (qui suit plutôt la blogosphère lusophone) et après les surnoms des blogueurs (souvent blogueuses) rentrent dans nos vies aussi naturellement: "Oh ! Schmilblick a parlé de tel sujet, j'étais sidérée !"
Ma blogosphère fait partie de la routine que je n'ai pas, c'est la seule chose en continu dans ma vie déstructurée et nomade. Mais peut-être que je préfère comme ça... :-)
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jeudi, 17 janvier 2008
Année du Mari # 2 - Caprice(s)
A la Pension des filles, théoriquement nous sommes quatre. Lady Jay, Jess, Cocktail Molotov et moi. Mais ces dernies temps, tout a changé. Cocktail Molotov s'est mariée avec Mr Kiss, Jess est avec Soba aka Robocop et Lady Jay est avec Don Quiche (on s'y attendait).
Et moi ? (et moi, et moi ?)
Et puis, mes anciens camarades de classe se marient ! Dans tou/te/s les lycées/écoles que j'ai fait, au moins un/e ancien/ne est marié/e ! En Angola, deux couples au compteur. Au Portugal, j'ai la connaissance d'un. En Afrique du Sud, Bok et la Réunionnaise se sont mariés la semaine dernière.
Je ne peux pas dire que personne ne m'aime, ce n'est pas vrai. Il y a quelqu'un de très spécial qui est là depuis des années et des années... Mais c'est de ces amours impossibles, ces histoires qu'on ne lit que dans les romans ou on ne voit que dans les films... On a beau vouloir, mais on ne peut pas...
Ach ! Vous allez devoir lire « White Picket Fence » et l'histoire de Caprice, et vous comprendrez ! Mais pour ça, je dois encore l'écrire ! Et pour ça encore, je dois terminer « Xi-♥ » avant... et avant « Xi-♥ », il y a le « Baobab » enchanté...
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mardi, 15 janvier 2008
Rédac du Mois: Le Petit-Déjeuner
Partageons le petit-déjeuner avec Laurent, Bergere, Bertrand, JvH, Jean-Marc, Lady Iphigenia, Julien, Chantal, Christophe, Hibiscus, Alcib, Bluelulie, Anne, Hpy, Joël, Looange, Loïc & Hyun-Jung, V à l'ouest, Marie, William, Catie, Nanou, Isabelle, Lelynx, Cecfrombelgium, Gally, Froggie et La Nymphette.
Encore une fois, je ne sais pas de quoi parler avec ce sujet pour une simple (et mauvaise) raison, comme je n'ai pas d'horaires, je zappe royalement le plus important des repas de la journée. Mais c'est plutôt parce que je n'ai pas de discipline (je dors et me réveille quand ça me chante) et je n'ai pas de routine. Donc je n'ai pas ce réflexe : je me lève et je petit-déj. Et souvent, mes petit-déjeuners se téléscopent avec l'heure du déjeuner (ou du dîner...).
N'empêche, j'ai déjà essayé quelques traditions et aujourd'hui encore je ne sais pas lequel j'instaurerai quand j'aurais une famille (bah oui... j'ai peut-être pas de routine, mais mes enfants en auront une ! Ne serait-ce qu'avec l'école !). Je suis incapable de dire lequel est mon préféré. Je suis beaucoup Corn Flakes (Kellogg's only) et lait chaud, avec deux tartines beurrées au Kiri (only ;-)) ou à la confiture de fraises. Mais je ne dis pas non à une part de gâteau avec du lait... Ou même des céréales avec de la glace à la vanille...
Au Brésil, nous avions droit au "petit-déjeuner continental". Avec des fruits tropicaux frais et colorés, des céréales et des jus naturels fraîchement pressés. Soit on est pacha, soit on est pas ! Le jus de pastèque est mon préféré (j'en fais encore quand je rentre en Angola). Mais un jour, lorsque j'ai vu la jarre avec un jus d'orange (je pourrais en boire des quantités astronomiques), je me sers rapidement et là... je ne sais pas comment je ne laisse pas tomber le verre ! Une odeur atroce me rentre dans les narines et je manque tourner de l'oeil. Au fait, de la même couleur, c'est le jus de cajou. Je n'ai jamais réussi à goûter le cajou parce que son odeur infeste la pièce où il se trouve (et je n'aime même pas les noix de cajou, c'est dire) ! Alors si aujourd'hui je fais deux fois attention au jus naturel qu'on me sert... ;-)
En Afrique du Sud, nous avions (au tout début de l'expérience saffa) un petit-déjeuner consistant... un steak grillé (hmm...), des tomates grillées (hmmm... au carré), des oeufs frits, du bacon et des tartines beurrés. Maintenant, je me demande si c'était réellement des steaks ou que le bacon ? J'ai du mal à me faire une idée...
Normalement, en hôtel, si je dois me lever aux aurores, je demande un concentré de British breakfast et de American breakfast... Pas encore tenté l'Aussie brekkie, mais ça viendra. Des oeufs frits, bacon, tartines grillées et des pancakes au sirop d'érable. Tant qu'à faire, autant se faire plaisir ;-)
Sinon... la pizza froide au petit-déjeuner fait partie d'une de mes bizarreries. J'adore ça ;-)
Ce n'est pas tout, mais j'ai faim d'un coup !
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jeudi, 27 décembre 2007
(n) Letters to Santa
© Jo Ann v.
Montpellier, France - July 4th 2005
Dear Santa...
I know I am quite late... Christmas was six months ago and I didn't take the time to thank you! After all, I am the most popular girl at school, so you must understand that my agenda is really overbooked lately! Principally since you gave me that wonderful Ferrari! Last year Porsche was really a mess... So outdated! Pleaaaaaase! Thank you for such a gift really!
Can you believe my father decided to change of plane? The Beechcraft is made of paper, he says. If we want to go to the Bahamas, we need a Cessna! I don't mind. Actually, a plane like Air Force One would be tremendous! Do you have those on stock? I hope you do, cause it means a lot for us... At least for me!
AAAAAAAAnyway! Do tell me... was that house in Beverly Hills the last left? You know, I AM the most popular girl in school and I have LOTS of friends! Ten rooms aren't enough if I want them to have a computer, a phone line and a private bathroom! And please! The bungalow for my brother ain't far away enough! Trust ME! Actually, a place for him to stay in Santa Monica would be just fine for me!
Since you're Santa and you can do anything and everything, please, could you erase the imperfection of my face on the cover of the magazine "America Beauty"? Nobody knows it's there, but *I* know! After all, it's my face!!
Who has the greatest blue eyes, the greatest Blonde hair of all America? I know you know it's me! Ashley Garland is in every magazine, in every Hollywood party... Ah, it's so great to be me, so wonderful to be this beautiful and so amazing to be sooooooo loved!
I'm a blessing to this world! Really really! What would Americans do without me?
"Thandie!"
The teen looked her grandmother.
"What are you doing? Don't you know you have to go now? Who's going to bring your father's meal? Stop writing your rubbish, it's about time you grow up! Life ain't in the books! You won't find a job with words! You got me?"
"Yes, gogo." she nodded.
"Now hurry! Your father is in jail, not the house next door!"
Thandie got up, put her pen and rolled up the notebook. She put them on her pockets, took the plastic bag her grandmother left over the table and left.
In the Kombi taxi, Thandie took the notebook out of her pocket and torn the page apart.
Dear Santa,
I know you exist. So please, listen.
My mother died last year of AIDS. My father is in jail cause he is unemployed and stole food for my brother Fezile and me. Fezile is younger than me, he goes to school. But I can't go to school, cause I have to work and help my gogo. Millie pap won't be made out of nothing and we need money. Gogo isn't too young either. She has diabetes and doesn't see too well.
Why does Ashley have all she wants while I am here, without being able to go to school?
Dear Santa, I know that it's not of your competence, but please... don't let me be just another Black girl in Soweto...
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samedi, 15 décembre 2007
Rédac du Mois: Luxe
Je participe à la Rédac du Mois cette fois-ci encore, et on est de plus en plus nombreux à débattre sur un sujet tous les 15 du mois :-) Laurent, Olivier, Bergere, Bertrand, JvH, Jean-Marc, Lady Iphigenia, Julien, Chantal, Christophe, Hibiscus, Alcib, Bluelulie, Anne, Hpy, Isabelle, Joël, Looange, Loïc & Hyun-Jung, Marie, Anne B, V à l'ouest, Froggie, William, Catie, Nanou, Lelynx, Cecfrombelgium et Gally
Lorsqu'on pense à luxe, je parie que la première idée qui nous vient en tête ce sont les bijoux. En tout cas, ça fait partie des premières idées... les diamants et tout le tralala. Je vous ai déjà fait part de ce que je pense des pierres et surtout des diamants (à la sortie de Blood Diamond). Moi qui porte toujours mes bagues à la noix de coco, je me demandais bien quelle était la signification de luxe pour moi. Et ô, eurêka! J'ai trouvé! Exit diamonds are girls best friends (yeah, right), la haute-couture, le caviar et tutti quanti.
C'est le voyage!
Oui, on s'y attendait, mais il faut que je vous explique. Pas le voyage qu'on programme quinze ans à l'avance et on économise chaque copper pendant une année pour pouvoir se l'offrir. Mon idée de luxe est de pouvoir se dire "demain, je pars à Pétaouchnok-les-Bains" si j'en ai envie". Le luxe est de pouvoir s'arrêter en cours de route lors d'un roadtrip et de s'arrêter à un hôtel magnifique "parce qu'on est fatigués". Le luxe c'est tout simplement d'être libre de ses pas et de ses envies, sans avoir à être obligé de rester à la maison et de rêver qu'un jour peut-être...
J'ai eu la chance de pouvoir faire de ces voyages. Et oh surprise, c'est toujours avec mon père que ça arrive. Étonnant!
Noël 2003-2004... Nous décidons de prendre la voiture et de faire un petit tour... Montpellier-Bruxelles-Paris-Madrid-Lisbonne-Montpellier. Nous voulons faire une escale à Barcelone, mais finalement, non. Marche directe vers Montpellier.
L'année suivante, Noël 2004-2005, nous prenons la voiture pour le Portugal (cette fois-ci direct) et c'est là! qu'au retour, nous nous arrêtons dans un des plus beaux hôtels de Barça. Ce soir-là, ma soeur a écrit toute la nuit, et moi j'ai eu l'inspiration pour écrire un nouveau roman qui se passerait à Barcelone et dans un hôtel qui aurait besoin d'être décoré... (il faudrait que je m'y remette, depuis le temps!)

12:00 Publié dans Entre mes Lignes | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Rédac du Mois, Luxe, Olivier de Montréal, Laurent, Pierre, Diamant, Voyage
