lundi, 05 mai 2008
En vadrouille #15 - Vado a Parigi
#4 - 1er mai - Soir (Courbevoie)
Vous voulez rire ? En lisant la newsletter d'une librairie portugaise online (non, je ne voulais rien acheter !)(je vous assure !), un titre m'a sauté aux yeux. L'auteur (homme) doit être tellement fier dans son coin !
Le Diable s'habille aussi en Zara de João Pedro Wanzeller.
Speechless !
#3 - 1er mai - Aube (Courbevoie)
C'est toujours lorsque je laisse Wally à la maison que j'ai envie d'écrire !
#2 - 30 avril - Soir (Courbevoie)
J'ai mangé mon premier fortune cookie... Je ne me souviens plus de ma fortune... Y'avait "mot" et "intelligence" dedans...
#1 - 30 avril - Après-midi (dans le train)
J'ai trouvé l'inspiration pour mon personnage Henry de « A White Picket Fence » ! Il était dans le train, accompagné de ses deux enfants. Lorsque je l'ai vu, avec son sac de Mary Poppins (ou Sport Billy comme dirait ma cousine Pats), où tout ce qui est divertissement sortait, je me suis dit qu'il était parfait pour Henry, veuf avec deux jeunes enfants...
#0 - Route vers Paris... La raison, la voici !J'emmènerai avec moi : « Me talk pretty one day » de David Sedaris qui est en cours (he's hilarious !); « White Teeth » de Zadie Smith et « O Feitiço da Rama de Abóbora » de Tchikakata Balundu, pseudo de mon tuteur/professeur de psychologie à la fac en Angola ;-) Le titre pourrait être traduit par un.. « L'Enchantement de la feuille de citrouille »... Ça promet...
Je ne suis pas sûre de tout lire, mais puisque Wally reste à la maison et j'ai 7h de train, on verra comment je m'en sors ;-)
Pas de billet jusqu'à mon retour !
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dimanche, 13 avril 2008
En vadrouille #14 - Oh mah gosh, the shame !
Je n'ai passé qu'une journée à Montpellier... ce n'est pas étonnant qu'on me demande si j'y vis encore. Mon frère est de passage à Paris, entre les Pays-Bas et le Portugal, donc me voilà... et dire que je dois revenir dans deux semaines...
Mais le problème n'est pas mes séjours à Paris ou le problème que je commence à avoir avec les trains (je ne peux pas y écrire), mais le fait que je ne sais plus danser le kizomba ! En essayant de suivre les pas du Diplomate, je tentais instinctivement les pas du zouk !
Oh the shaaaaaaaaaaaame !
(C'est tout pour le moment)
03:10 Publié dans Carnets de Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : En vadrouille, Carnets de voyages, Kizomba, Zouk, Paris
jeudi, 10 avril 2008
En vadrouille #13 - En vrac
Je suis de retour à Montpellier après 20 jours de pur baby bliss !
Mes cousins vont quitter Monaco. Après l'Australie, l'Angola et le Rocher, ils prennent la direction des Pays-Bas, à La Haye... Ça va presque faire un an que je n'y ai pas mis les pieds, de quoi me racheter vis-à-vis de mes autres cousins à A'dam et Rotterdam, et ma tante à Meerssen (près de Maastricht, au cas où ;-)) ! Et puis, je me suis mise en tête que je devais au moins essayer de croiser le Gentleman au coin d'un canal à A'dam. Projet fou ? Pourquoi pas, je suis bien Jo Ann v. ?!
Mes cousins vont me manquer, ces moments de complicité avec ma cousine surtout. Dans ma famille, que ce soit du côté du Grand Philosophe ou de Mme le Général, nous avons toujours été ceux qui bougeaient le plus alors nous n'avons pas grandi avec des week-ends chez ma grand-mère (à plus forte raison qu'elle vit dans le sud de l'Angola) ou avec des cousins. Nous avons eu des périodes... A Cuba, y'avait ma grand-mère et tante Soviet... En Angola, oncle-papa vivait avec nous, mais ses filles montaient à la capitale de temps en temps... Au Portugal, nous avons renoué avec oncle Z et ma Tante des Courses... ainsi de suite... Depuis 2002 et surtout 2006 j'ai renoué avec la famille hollandaise...
Mais ainsi vont nos vies... des périodes purement géographiques qui se suivent... Et ces semaines passées avec Pats a ouvert une porte à une nouvelle période...
Et les petits vont me manquer plus que je ne leur manquerai. Je plaisantais ce matin avec Pats : « dans 20 ans, je croiserai dans un aéroport un "Tin'Jon" et je saurais que c'est un des deux... »
Aussie a trouvé un nom que je chéris plus que tout et qui englobe toute mon affection pour eux. Ces moments où elle courait dans mes bras pour chercher du confort, où elle m'appelait de tous ces poumons pour que je sois en "toilet duty", où elle voulait se disputer avec sa mère « je veux dormir avec Tin'Jon ! »... Et ces moments où je pouvais finalement allumer mon ordinateur dans la soirée et Mac demandait à sa fille « où est Tin'Jon ? » et la petite répondait « Avec Wally ! »
Et puis les sourires baveux du Monégasque, ses coups de tête... des fois, je me disais que j'allais rentrer à Montpellier griffée et couverte de bleus... Et quand il parle ou fait semblant de parler, et quand il gigote dans les sens de l'aiguille d'une montre... Les astuces pour le faire manger sa compote de fruits lorsque sa mère n'est pas dans le coin... On dit « boum boum boum », ça le fait rire et on rentre la cuillière. Mais il n'est pas dupe, le petit. Aussi vite conditionné, il ferme la bouche hermétiquement...
Je viens à peine de rentrer... après l'heure de pointe Monte Carlo - Nice, et cinq heures et demi pour arriver à Montpellier après minuit (et un c* qui a décidé qu'il devait voir James Bond, of all movies, sans écouteurs (abruti de mes deux) dans le train !), l'atmosphère familiale que Pats a créé loin des siens me manque.
Monte Carlo était sous un épais nuage gris et sous l'eau à mon départ... Je voulais prendre une photo de la vue de la gare sur le port que je trouve magnifique, mais le Rocher demeurait invisible tellement il faisait maussade. Et même si je suis au courant que dans le reste de l'Hexagone le temps était aussi mauvais, je me suis dit que jamais un paysage avait été aussi état d'âme...
A bientôt à La Haye...
*~*
Ne pas pouvoir accéder à son blog fait de ses choses : un surplus de vacuité à déverser d’une manière ou d’une autre. Ça viendra comme ça viendra ;-)
1 ► Sharon Maas, I wanna be just like her !! ♥♥♥
2 ► Tin'Jon est de retour à Monaco ;-)
3 ► Confessions de Pâques (j'ai perdu les dernières de Carême quelque part...)
4 ► Paris et l'Afrique...
5 ► {Entre nous}, mon bff et moi ;-)
6 ► Taguée par Sébastien Fritsch
21:30 Publié dans Carnets de Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : En vadrouille, Carnet de voyages, Monaco, Ma famille de dingues
samedi, 23 février 2008
Carnets de Voyages
Quelques voyages commentés par ici et par là...
ALBUM PHOTO de l'Angola
1982 - 2007 (quelques trous noirs)
• Naissance: Lobito (Angola)
• Johannesburg & Pretoria & Bronkhospruit & Cape Town (Afrique du Sud) - Francfort & Heidelberg & Mannheim & Hanovre (Allemagne) - Lobito & Luanda & Mussulo & Caxito & Luena & Lukusse & Dande & Benguela & Sumbe & Léua & Lumege (Angola) - Bruxelles & Bruges & Mouscron(Belgique) - Rio de Janeiro & Búzios & São Paulo & São Salvador da Bahia (Brésil) - La Havane (Cuba) - Irún & Madrid & Barcelone (Espagne) - Paris & Montpellier & Toulouse & Tarbes & Lourdes & Hendaye (France) - Rome (Italie) - Monte Carlo & Fontvieille (Monaco) - Windhoek (Namibie) - Meerssen & Maastricht & Amsterdam & Purmerend & Rotterdam (Pays-Bas) - Lisbonne & Barreiro & Vilamoura & Obidos (Portugal) - New York & Boston & Maine (USA)
Index: en vadrouille :
1 - Juin 2006
Coupe du Monde d'Allemagne, Angola vs. Mexique à Hanovre
2 - Été 2006
Opération Pays-Bas & Angola - Pays-Bas : Meerssen, Maastricht, Amsterdam - Angola : Luanda, Sumbe, Benguela, Lobito, Luena, Léua, Lumege, Lukusse
3 - Noël 2006/2007
Paris & Rotterdam
4 - Mars/Mai 2007
Stage en Angola : Luanda
5 - Juin 2007
Fin de Printemps à Paris & Amsterdam
6 - Été 2007
Paris & Le Grand Nord : Lille, Tourcoing, Roubaix, Paris
7 - Août 2007
Mariage chez les Ch'ti : Lille, Tourcoing, Mouscron, Leers
8 - Octobre 2007
21ème anniversaire de ma soeur à Paris
9 - Décembre 2007
Entre Wrimos : Paris et bis
2008
10 - Noël 2007/2008
Réveillon sur les Champs Elysées et l'émeute
11 - Janvier 2008
En famille : Nice, Carnolès, Roquebrune Cap Martin, Beausoleil, Fontvieille, Monte Carlo
12 - Février 2008
Déjeuner à Nice : Nice, Villefranche sur Mer, Roquebrune Cap Martin, Fontvieille, Monte Carlo
21:50 Publié dans Carnets de Voyages , Sur la Vague | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Carnets de Voyages, Vadrouille, Pays-Bas, I ♥ Angola, Paris
mercredi, 20 février 2008
En vadrouille #12 - 10 heures pour un déjeuner à Nice

On est fous ou on n'est pas ! Dimanche, je pars à 9h, je reviens à minuit pour un déjeuner à Nice. 10 heures de train (!!). Il faut que je choisisse des livres de suite...
12 février
Je vous ecris d un clavier dont je ne connais pas les secrets. J aurais du rentrer chez moi dimanche soir, mais j ai rate mon TER et donc ma correspondance pour Toulon. Du coup, me revoila a Monaco pour quelques jours. On aurait dit que j ai pris la fuite.
Reste a savoir de quoi...
16 février
Vous voulez rire ?
Devinez où j aurais du etre cette nuit ?
Devinez où je me trouve...
- typographie QWERTY sur un clavier AZERTY, ça donne des trucs bizarres...
20 février
Commençons par le début, will ya ?
Le 10 février dernier, je prenais de bonne heure le train pour Nice. Ça me faisait 4h30 de trajet pour un déjeuner entre blogueuses. Ça ne me dérangeait pas le moins du monde faire 5h30 pour le retour et arriver après minuit chez moi.
Mais au moment de reprendre la navette entre Villefranche sur Mer et Nice (qui ne dure que 7 minutes je crois), nous avons mal vu les horaires, en faisant abstraction que c'était dimanche. Lorsque nous nous sommes aperçues du cas, c'était clair que j'allais perdre ma correspondance.
Qu'ai-je fait ?
J'ai appellé ma cousine Pats à Monaco et lui ai dit ce qu'il arrivait : "je viens squatter chez toi".
En arrivant, j'ai été accueillie les bras ouverts et son mari Mac m'a lancé "je pensais que c'était mon anniversaire" parce que j'étais supposée ne venir qu'à la fin du mois...
Le matin, j'avais mis une de mes brosses à dents (j'en ai plusieurs) dans mon sac, en me disant que ça pourrait me servir. J'allais mettre le chargeur de mon portable aussi, sait-on jamais.
Lundi est passé. Mardi est passé. Mercredi, je me suis décidée à aller acheter un ticket de train pour le retour à Montpellier. C'est là que je me suis rendue compte qu'à Monte Carlo, les parkings descendent aussi bas que 14 niveaux et ça m'a f* les jetons !
Au moment de choisir une date, j'ai dit "vendredi 15". Tant qu'à faire.
C'est Pats qui n'était pas contente : "pourquoi tu ne restes pas le week-end ?"
J'aime beaucoup être avec eux, mais... I need my home. Surtout que je n'étais pas prête à rester autant de temps away.
Vendredi est arrivé, Mac a décidé qu'il partait le week-end à Lisbonne pour des affaires, donc sans que je sache réellement comment (moi qui étais prête à partir), Pats m'a dit "tu restes" (oui, comme à Questions pour un Champion). Et voilà. J'avais même la flemme de me trouver un autre billet.
Lundi arrivant, une semaine imprévue chez ma cousine, je lui ai dit "il faut absolument que j'achète un billet."
Mardi j'ai acheté le billet pour mercredi.
Encore un peu, Pats allait encore me kidnapper.
Mercredi c'est aujourd'hui.
Honey... I'm hoooooooooooooooooooooooome !
20:30 Publié dans Carnets de Voyages , Montpellier (& ma Vie en France) | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : En vadrouille, Carnet de voyages, Nice, Monaco
En vadrouille #11 - On my way to Monte Carlo

#7 - Les parkings
Ah non, my bad. Oubliez les -5.
La gare de Monte Carlo a -14.
Ils creusent fond et construisent haut.
Est-ce que ça ne risque pas de s'effrondrer un jour ?
#6 - International University of Monaco
Et oui, ça existe aussi. Vous savez quels sont les cursus ?
Luxe et patrimoine.
Tu m'étonnes.
#5 - J'adore
Ici aussi les madames font les courses à Carrefour.
Mais en sacs Louis Vuitton et Dior ;-)
#4 - Zig zaguant
Il faut bien caser ces milliers d'habitants quelque part, à Monaco. Le plus haut, c'est le mieux. Ça fait alors des pentes vertigineuses, à se casser le coup, et pour descendre au Port, en voiture, ce n'est pas une mince à faire. Avec ma cousine, ça semblait tellement facile, ça glissait tout juste. Et puis, trouver une place de parking dans ce coin-là du monde est un jeu pour ceux qui ont le coeur bien accocroché. Ça descend jusqu'à -5, histoire d'optimiser l'espace, encore une fois.
C'est étonnant ce qu'on peut faire sur 2 km² de terre dans un endroit à la base inhospitalier. Des roches, des falaises, et des routes en serpentine.
Et puis, en allant chercher le mari de ma cousine au boulot, c'est là que tout coince. Bondiou, j'ai eu un haut le coeur. La nausée vraiment facile. Mac se prend pour ses pilotes de Formule 1, accélérant même lorsque ça tourne à 270°. Encore une fois je me dis, que je ne ferai jamais de la course.
A vrai dire, ce soir-là, je me suis écroulée encore avant minuit, ayant passé toute la soirée nauséeuse.
La prochaine fois, je prends le bus.
#3 - Prince charming
Seriously.
Lorsque j'ai dit à Pats "j'arrive, je viens te voir. Sait-on jamais si je rencontre le Prince..." c'était pour plaisanter. I mean... Monaco a beau n'avoir que 2 km², ça doit être bien plus facile d'y rencontrer Albert II que Sarkozy à Montpellier, mais si on y va dans ce but précis, autant se chercher de nouvelles fantaisies. Franchement. Le Palais princier est ouvert aux visites, mais je ne sais pas si on y croise de têtes couronnées (ça se peut, hein...).
Alors rencontrer un prince c'est une plaisanterie. Et on rit bien ;-)
Pourtant, en parlant avec Pats, elle me dit qu'il y a réellement des femmes qui ont pour but ultime dans leur vie d'épouser le Prince, je n'arrive pas à relever mon menton du sol.
Une de ses connaissances américaines a quitté les US pour faire la baby-sitter chez un retraité de F1 dans le seul but de rencontrer le prince et... de l'épouser ! Et elle y croit dur comme fer.
Qui suis-je pour l'interdire de rêver, moi qui ne vis que de rêves, mais je suis un minimum réaliste. Je ne vais pas tout abandonner pour un homme inaccessible qui ne sait même pas que j'existe... ou bien ?!
Et puis une autre des connaissance de Pats veut épouser un riche Monégasque, mais si c'est le Prince, tant mieux.
J'ai demandé au mari de Pats de me présenter un de ses workmates (ce qui a mené à un énorme débat) pour le mois prochain (hmm, hmm...).
Mais en vérité, avec le bébé dans les bras, mon petit Monégasque à moi (même s'il n'a pas droit à la nationalité qui ne se transmet que par le sang), je me suis dit que j'avais mon Prince à moi...
#2
Il est trois heures du matin. Ma nièce saute dans mon lit en pensant que c'est sa mère, se blottit contre moi.
Je me suis couchée assez tôt, le trajet Montpellier-Monaco est plus long et plus fatiguant que Montpellier-Paris, durant presque cinq heures. D'abord en Corail Téoz jusqu'à Nice, ensuite un train/navette jusqu'à Monte Carlo. J'étais KO la nuit tombée et je n'ai pas attendu minuit pour me retirer.
Vers cinq heures (ou quelque chose comme ça), Aussie (la nièce née en Australie, n'est-ce pas ?) réclame son père. Là, j'ai beau essayer, je ne peux pas matérialiser un homme à mes côtés. C'est là qu'elle se rend compte que je ne suis pas sa mère (tant pis pour moi qui ai essayé de donner un moment de répit aux parents), elle se lève et quitte la chambre en flèche.
Je ressaie de me redormir, mon sommeil est tellement agité.
Et puis à huit heures du matin, alors que la maisonnée s'agite avec Dora l'Exploratrice à gogo, les rires du Monégasque (le neveu de quatre mois né à Monaco, n'est-ce pas ?), que je veux bouder (je ne supporte pas me réveiller avec du bruit... il faudrait que je m'y habitue si je veux des enfants, n'est-ce pas ?), j'entends un "You've got a message", la sonnerie que j'ai enregistrée pour me signaler les SMS.
A bout de force, je cherche la coccinelle en peluche, je tire sur la ficelle et j'ai mon portable au bout.
« Bien sûr que tu me manques. Amuse-toi. »
C'est Krat, l'homme de mes rêves.
Dommage qu'on ne se mariera pas.
#1 - 23 janvier 2008Demain, je pars à Monaco pour quelques jours. Je n'ai pas encore décidé si je prenais Wally avec moi ou pas. Mais je pense que pour une fois, mon fidèle compagnon restera à Montpellier...
19:55 Publié dans Carnets de Voyages | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : En vadrouille, Carnet de voyages, Monaco, Monte Carlo, Albert II, Prince, International University of Monaco
dimanche, 06 janvier 2008
En vadrouille #10bis - Sur les Champs Elysées (ou comment Soba est devenu Robocop) (deuxième partie)

Une foule s'est mise à courir à contre-courant, dans toute la largeur de l'avenue, et nous quatre marchions en plein centre des Champs. Instinct de survie à la noix, L. et moi nous cachons derrière ma soeur qui était derrière Soba. C'était le seul garçon, et au diable l'égalité des sexes.
"Les filles, restez calmes, restez calmes." il ne cesse de répéter.
Je tiens L. entre mes bras, et ne sens que passer la centaine de moutons qui courent loin de la police. Soba nous dit soudain de commencer à avancer. Nous nous tenons par les mains, Soba menant la cadence, firmement, la tête haute. Et puis, il y a eu la police...
Tous ceux à qui Soba avait souhaité la Bonne Année, que ce n'était pas facile et tout et tout, les boucliers, les casques et les matraques en poings... nous nous sommes trouvés exactement entre les casseurs et la police, à deux pas des deux. Et il y avait la police à la paysanne, reconnaissables à leurs matraques, mêlés à la foule qui courait. L. et moi nous sommes séparées de Soba et Jess sans que nous comprenions réellement.
Mais au moment où j'ai vu une matraque à quelques centimètres de moi, j'ai commencé à courir, et j'ai foncé droit devant, dans la police à bouclier. "Faites le tour, faites le tour !" qu'ils crient.
Hé oh, ça va pas ?! Vous faite dix mètres de long, j'ai tout le loisir de me faire tabasser aujourd'hui ! L. passe avant moi entre deux agents, moi tout de suite après, cherche ma soeur et Soba du regard, leur crie de passer sur le trottoir.
Soba lui, toujours déterminé, la tête haute, le regard qui fait peur. Au moment où nous nous sommes retrouvés tous les quatre, il y a eu un mouvement de panique, ma soeur a perdu son escarpin. Je portais mes baskets (qu'est-ce que je suis bien inspirée, souvent !). Nous ne voyons Soba nulle part dans la foule. Je veux bien prêter mes nouvelles chaussure, mais ma soeur a 10 centimètres de plus que moi, et deux pointures deux plus aussi ! Je suis inquiète de voir ma soeur marcher pieds nus alors qu'il y a tellement de verre cassé sur le trottoir.
Et puis... sorti de la foule, l'escarpin manquant à la main, Soba revient, les épaules larges, la tête haute, le regard qui tue.
Je ne sais pas si je veux rire de la situation ou n'être que soulagée de le revoir, vu que nous avions déjà perdu les quatre autres. Mais il était là. Le talon en poing.
"Si on te voit avec de la détermination dans les yeux, et un talon aiguille, on fait un tour et on ne te touche pas." qu'il dit "Je peux mourir (piétiné pour le coup), mais vous courez." Yeah Robocop.
Je ne porte pas de talons, je devrais peut-être commencer ?! For self defence ?
Nous décidons de quitter au plus vite les Champs, les uns serrés aux autres, et nous diriger au Duplex pour retrouver les autres. Les téléphones ? N'essayons même pas.
Allons à contre-courant des gens qui arrivaient sur les Champs ignorant ce qu'il se passait, nous avons pris une rue parallèle pour aller jusqu'à l'Avenue Foch.
Sans qu'on se rende compte, il était déjà 1h du matin, c'était minuit en Angola.
Nous retrouvons les quatre autres, puis j'essaie d'appeler ma mère (mon père est au Brésil) mais elle appelle sur le portable de ma soeur, qui est bien tentée de lui raconter ce qu'il vient de se passer, mais Mme le Général s'inquiète très rapidement et serait capable de nous enfermer chez nous, même à distance. Et puis, le Nouvel An sur les Champs, once in a lifetime ;-) Pour l'occasion, je me referai un réveillon à Copacabana comme aux bons vieux temps.
Au Duplex, la file faisait le tour du bloc, nous sommes allés à l'Etage, de l'autre côté des Champs qu'on a dû redescendre (sur le trottoir, cette fois, c'est toujours sur la rue que ça se passe), nous attendons jusqu'à 2h (oui, le temps passe vite), je change de chaussures (encore !!) et nous dansons jusqu'à l'aube...
Nous arrivons à la maison à presque 7h, je reste un peu dans le couloir pour me retirer, dans le silence et la solitude (mes amis malmenés), pendant que les autres se lancent dans une partie de Trivial Pursuit...
En conclusion, mon Réveillon, même avec l'épisode Robocop, était beaucoup mieux que Noël qui heureusement, c'était l'année dernière (déjà !). A oublier !Allez ! Bonne année ! :-)
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vendredi, 04 janvier 2008
En vadrouille # 10 - Sur les Champs Elysées (première partie)

Tout devait bien commencer.
Pour une fois, nous nous sommes dits "on fait des plans". Nous autres Négro-Africains, ça ne nous connaît pas souvent, donc ça a le mérite d'être noté dans les annales.
Soba : "On va où ?"
Jess : "Au Portugais."
Soba : "Ah non, non."
Moi : "Cousin, je peux te dire que je n'apprécie pas spécialement le Portugal. Mais leur cuisine est une des meilleures au monde."
(Désolée pour cette déclaration de désamour comme ça, mais ça n'a pas changé depuis l'année dernière... pardon à la famille à 2/3 portugaise.)
Soba prend alors la carte de visite de Saudade, et quand il s'écrie "130€ par personne", il dit "Oui, mais non. Merci." La plupart de nous sommes étudiants sans le sou : fin de mois, factures, impôts, trains et Fêtes. Ça fait de sacrés dégâts.
Ma soeur lance alors : "Allons au Yakro."
J'étais moyennement chaude pour un restaurant africain. Mais je vais toujours où va la majorité.
Soba appelle, pas de problème. Réservation pour dix, il n'y a pas de soucis. Nous serons les bienvenus.
Yeah.
Right.
Africain ô !
Laborieusement, le 31, nous voilà prêts. J'ai eu la mauvaise idée d'acheter de nouvelles chaussures le jour-même, mais je n'avais que mes baskets. Réveillon, fête, restaurant, after party... ça n'allait pas le faire. Mais just in case, j'ai mes baskets dans mon sac à main. Nous les filles avons de grands sacs. Maintenant vous connaissez leur utilité.
Première étape... un taxi. Puisque nous allions en taxi vers le restaurant, j'avais mes nouvelles chaussures. Mais lorsque nous avons changé d'avis et pensé aux transports en commun, je me suis assise, et comme la villageoise que je suis, j'ai mis mes baskets. Le temps qu'arrive un taxi.
Hmpft.
Dans la voiture, je rechange mes chaussures. Pour arriver devant le restaurant où c'était marqué "A vendre".
Hmpft au carré. Là, nous rions plutôt que pleurer, parce que "nos frères"... Pour une fois que nous avions fait des plans ! Que nous avions des réservations ! Quel a été l'imbécile qui a dit "Venez donc, il y a de la place pour dix, sans problèmes".
Ce sont ceux-là... je ne dirai rien.
Je remets alors les baskets (Nouvel An sur les Champs, ou comment changer de chaussures dix fois dans la même soirée). Nous allons sur les Champs Elysées. Wink ! Comment faire un 31 décembre sur l'avenue la plus belle (en tout cas pendant les Fêtes de fin d'année), overcrowded ?!
Allons donc, nous allons trouvé.
Au premier restaurant qui nous semble classe, le Ziti, dans une des petites rues perpendiculaires aux Champs. Pour sept (entre-temps, le nombre a réduit, vous avez remarqué ?), que dans une quarantaine de minutes... Meh... Essayons de trouver. Mais même le Paradis du Fruit sur Georges V (je crois) est sur réservation (avec garde devant).
Nous marchons, montons l'avenue, redescendons, et puis... nous repartons au Ziti à 22h ! ;-) Les premiers, vous savez ce qu'on dit...

Et c'est là que nous avons passé les douze coups de minuit, que les garçons ont bien crié au peuple "bonne année !" (depuis le matin au fait). Quelques minutes plus tard, nous (re)voilà sur les Champs Elysées, criant encore, Soba devant les agents de police "Ce n'est pas facile, mais bonne année."
Non non, je n'aime pas me faire remarquer.
Les plans ? Chassez le naturel... vous savez ce que c'est là aussi.
Soba : "Bubbles et Smurf, allez au Duplex voir ce qu'il en est... Nous, nous allons à l'Étage pour voir. Le premier qui a une entrée appelle l'autre."
Ma soeur et moi n'étions pas d'accord.
"A cette heure-là, le réseau est saturé, c'est impossible. On y va tous ensemble."
"D'accord."
Nous marchons, criant... vous avez compris.
Et nous avons perdu la moitié du groupe: Bubbles, Smurf, A. et Ace. Soba, Jess, L. et moi décidons de continuer vers le Duplex, nous allions bien nous retrouver. J'ai entendu un tir et j'ai dit à L: "Et ça commence." Ce n'était pas les feux d'artifice. Nous continuons de marcher.
Et puis soudain... l'émeute.
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dimanche, 09 décembre 2007
En vadrouille #9bis - TGIO (+ un extrait)

Je vous en parlerai plus longuement.
Je sais juste que c'était génial. Je ne regrette pas d'avoir traversé le pays, d'avoir quitté le Soleil et le bon temps pour cette grisaille-ci.
Merci, merci, merci, les NaNo!
Du coup, un extrait! Je suis d'excellente humeur! ;-)
Chez Lilibel, chez Azh, chez Maikie (à compléter au fur et à mesure que la flemme se dissipe parmi nous...)
Je pense encore à tout ça, et à d’autres choses davantage plus sombres, lorsque Casanova [mon voisin] rentre chez moi, un paquet de viennoiseries à la main.
Je passe alors dans la salle de bains et commence à me brosser les dents, esquivant mon reflet. Mon miroir est couvert de mots en Velléda, des citations chinées ici et là, au gré de mes lectures ou des films que je regarde. J’arrive à peine à remarquer mon visage, mais je devine sans difficulté mon teint cireux, mes cernes et mes joues creuses. En six mois, j’avais perdu vingt kilos. J’ai une taille mannequin et je n’ai rien fait pour. N’est-ce pas vexant ?
Casanova, loin de se douter du cours de mes pensées, s’assoie au bord de la baignoire et mange paisiblement ses croissants au beurre.
Il est vraiment séduisant, mon Casanova. Il a cet air de poète romantique perdu et désespéré, ses longues boucles bleutées lâchées sur son dos. Il s’habille exclusivement en noir. Fa [ma soeur]dit souvent que c’est du gâchis. Un peu de couleur renforcerait ses yeux verts et son teint mat.
- Merci de m’avoir transportée à l’aube. – je dis, démêlant mes longs cheveux crépus (c’est ça aussi d’être métisse)…
- Marie Claire [sa copine] avait dit qu’elle allait passer dans la matinée, et je ne savais pas à quelle heure. Et croiser une autre femme dans mon lit…
Il dit ça sans un sourire, sans une expression. A se demander si c’est du sérieux ou de l’humour. Mais de toutes les manières, je connais Marie Claire et je sais bien qu’elle peut avoir une attaque de jalousie pour n’importe quel détail. Mais je ne peux pas me passer du soutien de Casanova, c’est tout aussi impossible pour moi que d’ouvrir la fenêtre.
- Je suis désolée. – je lance enfin.
- De ? – il attaque un pain au chocolat.
- Je suis trop dépendante de toi. Je dois savoir me passer de toi, même quand j’en ai besoin. Je prendrais très mal, si j’arrivais chez mon Autre et il y a sa voisine dans son lit.
Il garde le silence.
Je reprends mes cheveux, les brosse encore un moment puis fais une tresse hollandaise.
- Maintenant ouste. Je veux me doucher.
Il se lève, nonchalant, et en fermant la porte, il lance :
- De toute façon, j’ai déjà tout vu…
Je ne sais pas si j’ai le courage de rougir ou si c’est trop demander à mes vaisseaux sanguins…
01:05 Publié dans Carnets de Voyages , Montpellier (& ma Vie en France) , NaNoWriMo , Rencontres | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : NaNoWriMo 2007, A l'Ombre du Baobab, TGIO, Paris
samedi, 08 décembre 2007
En vadrouille #9 - Entre Wrimos à Paris
Chaque fois que je dois prendre le train, j'ai toujours la sensation que je vais le râter! Peut-être parce que j'habite près de la gare et qu'il me faut 5 minutes pour y aller, et 3 pour être dans le train. Ce qui fait que j'ai peur d'y aller à la dernière minute, surtout lorsque je viens de rêver (deux fois la même nuit!) que j'avais râté mon train. Normalement, quand je dois rejoindre ma soeur, elle m'appelle toutes les deux heures pour dire "n'oublie pas le train".
Oui, c'est dingue, mais c'est comme ça... ;-)
#1 - De retour à Parigi (5/6 décembre '07)
Aussi étonnant que ça puisse paraître, me voilà de retour à Paris. Même Mme le Général ne peut s'empêcher de commenter. Est-ce que j'aurais trouvé chaussure à mon pied dans la capitale? Mouais, bon. Ça risque pas, à moins que le Père Noël me rende service! Mais je suis à Parigi pour me rencontrer avec les Wrimos!
Après m'être réveillée dans un Paris maussade, sans Soleil et sous la pluie, j'ai tout de suite regretté le Soleil de mon Montpellier d'amour! Mais... j'avais rendez-vous avec... mon collègue des nuits blanches de NaNo! Celui avec qui j'écrivais jusqu'au lever de Soleil (et en ces temps, on sait à quelle heure ça le fait)! L'Apprenti m'a donné rendez-vous en ville (goodness gracious me! Peut-on avoir idée de me faire partir en plein Paris?!). Ma soeur m'a accompagnée jusqu'à Châtelet, j'ai survécu (sans me perdre, un exploit!) jusqu'à Odéon, et c'était super! :-)
Collègue, j'ai hâte que ce soit Samedi!
Bon, sinon, c'est pas ça. Mais je dois préparer un curry pour des estomacs sans fond. J'ai oublié comment on cuisine pour des gens qui mangent...
#2 - Soirée d'horreur (et matinée d'épouvante)
Oui, que des épithètes de nuit d'Halloween!
Donc après le chocolat viennois avec L'Apprenti, je rentre chez ma soeur, me baladant plutôt que pressant le pas. Il ne pleuvait plus et j'adore traverser La Défense la nuit. C'est réellement magique. Et puis, en arrivant à la maison, il n'y a que Mini-me, le cousin de Soba, qui arrive quelques instants plus tard du travail. Ma soeur est supposée préparer le dîner, mais elle est encore à Saint Cloud avec Zyx (va avoir une envie d'habiter à St Cloud!). Garbo et Gee sont des garçons pleins de ressources, et quoi d'autre qu'aller chez Mickey D's, acheter 5 hamburgers pour mon beau-frère, un menu pour Gee et moi. On va dire que c'est juste l'apéro.
Grand bien ne nous fasse, ma soeur ne rentre pas là tout de suite, elle me fait me dévouer à la cause. Je prépare le curry (entre vous et moi, c'était très bon), et Gee le riz (je ne prépare jamais de riz en public).
Nous ont rejoint Zyx et sa soeur Sev, on a bien mangé, bien rigolé, et commencent les histoires d'horreur de l'Angola. L'insécurité, le fait qu'on ne puisse pas utiliser le portable dans la rue, le fait qu'on puisse être frapper par un voleur parce qu'on a le mauvais modèle de portable ou le mauvais forfait, la loi qui permet la police de tuer tout flagrant délit, les machettes qui se vendent dans les carrefours par des jeunes drogués bien sniffés...
On a quand même terminé la soirée en train de regarder Gad Elmaleh, tout en étant chacun à son ordinateur.
Je me suis endormie sans trop savoir comment, et je n'ai été réveillée que par le ronflement de Mini-me à l'autre canapé. J'ai dû me lever pour le secouer deux ou trois fois (j'ai une réputation)... et au petit matin, le Schtroumpft a vidé le ballon d'eau chaude...
La fenêtre était fermée. Je l'aurais jeté sinon...
#3 - Teshnik (7 décembre '07)
Je dois imprimer des extraits de mon NaNo-roman pour l'emmener au dîner du samedi. J'ai du mal à les trouver, les extraits... je vais voir mon beau-frère qui est en train de jouer devant son PC.
Moi: "Oh, cousin... tu pourrais imprimer quelques feuilles pour moi?"
Soba: "Oui, bien sûr. Envoie-moi un e-mail."
Et avant que je réagisse:
"Ça me fait pitié. On est dans la même maison, et je te demande un mail..."
Oui, le progrès n'a pas que du bon...
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