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lundi, 21 avril 2008

Année du Mari #4 - Être maman

796ae04734b39f4356eb1c44f848a8b7.jpg Je ne pense pas qu'il y ait un rêve plus grand pour moi que celui d'être mère. Être un grand écrivain internationalement connu est un énorme rêve, certes, mais ce sont deux ambitions totalement différentes.
Est-ce que je pourrais vivre sans vivre de l'écriture ? Je ne crois pas.
Est-ce que je pourrais vivre sans être mère ? Je suis certaine que non.
J'ai mis mes coeur et corps à l'ouvrage pour le premier, mais pour le second, je ne peux rien faire toute seule.

Lorsque j'étais chez mes cousins, je prenais plaisir à m'occuper des petits. Des fois, Aussie me donnait envie de m'arracher les cheveux. J'avais fini par comprendre ce que voulait dire « the terrible two ». Mais toute mauvaise humeur se dissipait, aussi cliché que ça puisse sonner, lorsqu'elle m'appelait et me demandait de la prendre dans les bras. Sa tête contre mon cou, je me laissais fondre.
Lorsque je restais avec le Monégasque, my little Monacan prince, je le regardais jouer sur son tapis, essayer de prendre sa girafe fétiche, et je sentais que les larmes pouvaient menacer à tout instant... Je me tenais à distance, assise par terre, mais suffisamment près pour qu'il ne se sente pas seul, et je le regardais. Je pouvais rester là, le menton sur mes genoux, mes bras autour de mes jambes, sentant l'émotion me gagner à chaque fois qu'il essayait de se retourner par ses propres moyens (c'est justement lorsque je suis partie qu'il a commencé à le faire !!). Ça ne fait rien, les couches... la bagarre avec les soupes vertes et les pots de fruits qui ne peuvent pas passer ses lèvres hermétiquement fermées... je revois sa petite moue lorsqu'il n'a pas compris une grimace, ses éclats de rire et ses paroles que je n'arrive pas à comprendre...

Et puis, je regarde ma cousine, mes cousines, mes frères, ma soeur... tout ce monde avec des enfants à leur tour, et je me rends compte que le temps a passé, que nous ne sommes plus des gamins, que le Grand 3 est plus proche que le Grand 2, et que le monde ne sera plus comme avant... Je me suis attachée à chaque bébé que j'ai croisé, à chaque bébé à qui j'ai changé une couche, à chaque bébé qui m'a souri dans son innocence... Mes neveux, nièces et petits cousins ont presque tous un peu de moi. Et j'ai tout d'eux.

Mme le Général veut des petits-enfants ? Je serai heureuse de le lui en donner.
Si ça ne tenait qu'à moi...

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