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vendredi, 30 novembre 2007

NaNoWriMo '07 (#6) - La fin et la suite (dans cet ordre-là)

705492eac517b4f342b2de8c8ec9e68c.gif Et voilà... les trente jours de folie sont terminés... laissant derrière nous un grand vide. A l'Ombre du Baobab a atteint les 85 000 mots espérés et les 250 pages pile. Et tcharan, totalement terminé (à 5h pile du matin for the record)! L'ensemble paraît cohérent, mais à ne pas oublier que c'est un premier jet... Je posterai quelques extraits un de ces quatre!
C'est la première fois qu'on utilise un chat-room et c'était extra. Et puisque ce serait trop triste de se quitter d'un coup et ne se revoir que l'année prochaine, nous avons créé une secte (eish!) et dans 8 jours, je monte à Paris pour la TGIO Party (Thank God it's over!)! J'ai hâte d'y être puisque je n'ai pas pu participer aux Write-ins (on se rejoint dans un endroit et on écrit) et aux meet-ups parisiens. Je me demande si on pourrait le faire rien que pour les provinciaux qui arrivent! :D

Une chose est certaine, cette année l'écriture a cessé d'être solitaire (et tant pis pour ceux qui ne sont pas d'accord).
Ah... et une deuxième chose est certaine... Le NaNo m'apporte chance. Fille du Vent que le dise... elle a des choses à raconter et de très bien... ;)

Ce n'est jamais ma faute

7413bb2636e85ff83ad9d7bc60e7d686.jpg C'est vrai, c'est celle à Ali la loca, une de mes "copinautes" (© Laura Kita Kejuo), Américaine vivant au Mozambique avec son fiancé brésilien. Elle a tout pour me plaire cette fille! :)
(Ali, há coisas que vão saír como as suas, tá avisada, não copiei! :D)

8 passions de ma vie
L'écriture, hello?!
Le voyage de tout genre, que ce soit dans un palace dans une ville cosmopolite, ou en voiture en pleine cambrousse.
Ma famille de dingues
La lecture (ça a un rapport certain avec l'écriture, l'un ne va pas sans l'autre)
La solitude et le silence (pas tout le temps, mais souvent)
L'humour dans toutes ses formes (Gad, would you marry me? ;))
Cuisiner, je prends des heures et des heures pour préparer un repas... c'est vrai que ça prend du temps, mais cuisiner participe (pour moi) au plaisir de manger.
Wally the Second, mon laptop adoré :D

3bf6a0166a3808d730454a13c8ac0e50.gif8 choses à faire avant de mourir
Me marier (et ça recommence, vous allez en entendre parler!)
• Être mère et maman (j'insiste, c'est différent)
New York Times best selling author (quoi?!)
• Faire le tour du monde au moins une fois ;)
• Refaire les pas de ma vie... depuis l'Alaska où mes parents on fait "connaissance" jusqu'au jour présent, passant par tous les pays qui ont eu une importance dans mon éducation.
• Rencontrer les blogueurs que j'adooooooore.
• Vivre de l'écriture (oui, oui)
• Être heureuse, tout simplement.

8 choses que je dis tout le temps
• Eish wena!
• Ça se saurait.
• L'autre Schtroumpf
• Regarde-moi et dis-moi si j'ai l'air inquiet/Tu n'arriveras pas à me faire culpabiliser
• Jay-sus!
• Shap shap
• Coca (forcément)
• Oh mah gosh!

9376f0eb68e64d5bba00746cbbaf9dc7.jpg 8 livres lus récemment
♥ ASENSI, Matilde (Espagne) - Le dernier Caton
• QUINT, Michel (France) - Effroyables jardins
• ADAM, Olivier (France) - Je vais bien, ne t'en fais pas
• ASENSI, Matilde (Espagne) - Le salon d'ambre
• DASWANI, Kavita (Inde) - Mariage à l'indienne
JOHNSTON, Jennifer (Irlande) - Petite musique des adieux
FRITSCH, Sébastien (France) - Le Mariage d'Anne d'Orval
LABRO, Philippe (France) - Franz et Clara


8 musiques qui signifient beaucoup pour moi
• "Home" de Michael Bublé
• "Pretty Boy" de M2M (In loving memory...)
• "Hallelujah" de Jeff Buckley
• "One last cry" de Marina Elali
• "Dust in the wind" de Scorpions
• "Gabriel" de Lamb
• "Por amor" de Tó Semedo
• "Coração radiante" de Grupo Revelação
(Je dois ajouter celle-là: "Amor perfeito" de Dois a um)

8 qualités que je cherche dans un ami
(Kif pour le mari, si jamais...)

• Intelligent
• Sincère (honnête, authentique, yadda yadda)
• Avec de l'humour (drôle plutôt!)
• Curieux (du genre veut savoir ce qu'il se passe dans le monde!)
• Aimant (ou voulant) voyager (ma clique est à 95% vadrouilleuse)
• Autodidacte (qui cherche à savoir autre chose que son domaine)
• Qui aime danser ou veut bien apprendre (le kizomba surtout!!)
• Qu'il m'accepte comme je suis (avec mes silences et mes moments de solitude)

(Ça a plutôt l'air d'être pour un catalogue dans une agence matrimoniale, mais c'est valable pour les amis, sérieux. Et puis... avant d'être mari, être ami ce serait un bon début ;))

8 personnes à passer...
J'ai ma petite idée, mais servez-vous! :)

jeudi, 29 novembre 2007

Music Hall - 26: The Idan Raichel Project

#26 - The Idan Raichel Project
Extrait du film "Black on white" sur The Idan Raichel Project.
J'adooooooooooore. Comment ne pas? Idan, would you marry me? ♥
Habayta haloc hazor

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Instant(s) détente...?

Ça fait des années que je cherche cette vidéo et je la retrouve enfin!! It was about time! :D
Frank Caliendo, entre Bush et Clinton ;)
"I am not here... What's here? Isn't here just there without a t?"

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Lettre au Père Noël

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(Je ne vois pas pourquoi je ne peux pas recycler la lettre de l'année dernière ;))

Très cher petit Papa Noël...

Je sais, je sais. Il est un peu tard pour la petite lettre, mais ça ne fait rien. Je vais encore tenter ma chance.
Tu sais, je n'ai jamais cru que tu existais. Depuis petite, que ce soient les années de grosses vaches ou anorexques, je savais que les cadeaux ne venaient pas de toi.
Soyons logique, Petit Papa Noël... Mes premiers Noëls étaient entre l'Angola, Cuba, le Portugal et le Brésil... Jusqu'aux dernières nouvelles, il n'y avait pas de neige! Et notre cheminée à La Havane... hé bein, ce n'était que de la déco! Comment, dans des conditions pareilles, nous qui ne connaissions pas le froid, pouvions croire qu'un Papa Noël se promenait dans les cieux avec des rennes et Rudolph, de toit en toit?!
Est-ce ma faute?

Mais maintenant, je veux bien croire que tu existes! Tu vois, je fais un effort!
Les cadeaux peuvent arriver toute l'année aussi, ça ne tient pas qu'au 24 décembre... Même si quand nous étions petits, nous attendions avec impatience les 12 coups de minuit pour ouvrir nos cadeaux... Les bons vieux temps...
A présent, rien n'est plus comme avant...

Alors, c'est comme ça... (c'est là que la lettre est actualisée ;))
J'avais une grande liste... mais suite à la crise de ma mère, j'ai décidé de la raccourcir. Faut pas trop vouloir, dans la vie. Tu seras d'accord avec moi, hein petit Papa? :P
A part quelques livres pour le Challenge ABC - Littérature africaine, mes envies ne sont pas toutes matérielles. Je dois me trouver "quelqu'un"... je tâcherai de faire des efforts du côté de la froideur qui me caractérise (Reine des Neiges, ça me plaît bien quand même...)... Hein? Ça calmerait tous les esprits, le mien en premier!
Et puis un petit tour à Amsterdam? Ça fait déjà un moment que j'y vais pas, j'ai besoin de ma dose ;)

Last but not least: la protection de mes étoiles. C'est très important!
(Fin de l'actualisation)

23f869e63a2724c0c01378011ebdd2dc.jpg En te remerciant d'avance, cher Petit Papa Noël...
Tu vois, je veux vraiment vraiment croire que tu existes...

Clic. (Envoyé)
God bless technology!

Jo Ann v.

mardi, 27 novembre 2007

Under pressure

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"Je veux avoir des petits-enfants."

Celle qui dit la phrase qui tue, ce n'est autre que ma mère. Ma soeur m'avait déjà raconté que Mme le Général lui avait déjà fait part de ses voeux de Noël. Je résiste à l'envie d'écarter mon portable de l'oreille et de le regarder, me demandant qui a pu prendre la place de ma mère. La vie n'a pas pris le chemin que je voulais (je me suis déjà suffisamment plainte sur ce blog), mais une chose est (était) certaine, c'est que je pensais commencer à fonder ma famille vers 29/30 ans. Je m'étais dit que j'allais prendre le temps, puisque le temps le prend aussi.
Mais soudain, tous mes aînés sont casés et mon jumeau annonce à ma mère qu'il va se marier... si possible, cet été. C'est f... raté pour moi! Comme le dit bien ma soeur, I'm next.
Je n'ai jamais ressenti la pression. Celle d'être la prochaine sur une liste. Je ne peux pas arrêter mon wagon, puisqu'il y a tout un train qui attend derrière. Je risque de faire rouiller les rails. Fait exceptionnel, ma fratrie a réussi à tenir une certaine hiérarchie en ce qui consiste les mariages/bébés. C'est à la chaîne, sans aucun débordement. Les trois premiers ont déjà des enfants, le quatrième va se marier et la cinquième... that's me! Me, moi, eu, io...
Je dis à ma mère "Je ne pense pas me marier avant 30 ans."
Ma mère: "Mais c'est vieux! Ici, l'âge est 25!" (c'est franchement f... raté pour moi, je suis déjà vieille fille)
Moi: "Quels 25? C'est trop jeune! En tout cas pour un garçon!"
C'est vrai quoi, comment mon frère va se marier à un âge pareil?!
Ma mère: "Alors toi, dans deux ans?"
Quoi? On marque une date déjà? On aurait dit au début de l'année, pendant que j'étais en stage en Angola, j'avais demandé à ma mère ce que faisait un témoin de mariage puisque Molotov allait convolé l'été... et je ne sais pas comment, ma mère avait commencé à dire qui il fallait inviter pour mon mariage!
Moi: "Mais je n'ai personne à vous présenter!"
Ma mère: "Trouve-s'en!"
O_o
Permettez-moi, sincèrement, d'être bouche bée devant tels propos. Ma mère, Mme le Général, jamais, au grand jamais, ne suggérerait ses filles à trouver des significant others.
Ma mère continue: "Je veux des petits-enfants."
Moi: "Mais, tu as les enfants de La Parisienne, du Diplomate..." (Le fils du Pilote ne compte pas puisqu'il est au Mozambique) (Bondiou, être l'aînée de ma mère n'est pas une mince affaire!)
Ma mère: "Je ne les vois jamais!"
Reste à savoir, si jamais j'ai des enfants dans la limite de péremption, si je suis suffisamment près de ma mère pour qu'elle les voit tant qu'elle veut.
Je parle à ma soeur qui me dit: "Soba et moi, on va t'attendre."
Mais c'est comme si on me disait: "grouille-toi quand même parce qu'on est pressés" ;) Je me sens comme Anju de Mariage à l'Indienne, de Kavita Daswani, tout d'un coup. Goodness gracious me! Je suis une Catherinette!

(En parlant avec mon jumeau, et après l'avoir menacé dans le genre "DJ Daf, je t'aurais un jour, je t'aurais", il me lance: "Soeur, tu as jusqu'en août. Ça se peut qu'on se marie ensemble."
Je le frappe par écrans interposés, ou c'est pas encore possible?!)


LABRO, Philippe (France) ♥

L'auteur: En arrivant en France, je connaissais même pas le nom de Philippe Labro, c'est tout dire. Alors un rappel pour ceux qui sont comme moi (avec le temps, et vivant ici, j'ai appris à reconnaître le visage dudit! ). Philippe Labro part à l'âge de dix-huit ans aux Etats-Unis pour ses études et fait le tour du pays. A son retour, il a été reporter à Europe 1, France Soir, RTL, Paris-Match, TF1 et A2. Il a écrit et réalisé 7 longs-métrages de cinéma. Il a écrit Un Américain peu tranquille, L'étudiant étranger, Quinze ans, entre autres...

Des cornichons au chocolat

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Manuella
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• (Écrit à la première personne) Manuella est une fille somme toute comme les autres. Dix-sept ans, Terminale. Elle a des amies avec qui elle parle tous les jours au lycée et encore tous les soirs au téléphone pendant 3 heures. C'est plus facile de se parler au téléphone qu'en vive voix...
Mais, il y a un point qui les différencie de toutes ses amies. Elle est la seule vierge du groupe. Et ça lui colle à la peau. (Légèrement) Mal dans sa peau, elle se croit nulle, s'attend à son propre échec, se compare à un paquebot... Mais des vacances en Corse lui donneront ce qui lui manque. Et ce n'est pas tant la "première fois"...

• Acheté il y a maintenant quatre ans, villagoise arrivant dans une ville française où l'accès à la littérature est si facile et fascinant, j'ai acheté ce livre parce que l'extrait me disait quelque chose, que je me sentais un peu Manuella, "je suis nulle. Toutes mes amies me disent que je suis géniale et belle et sympa et positive, et mes parents disent la même chose et tout le monde me croit formidablement sûre de moi, si seulement ils savaient à quel point je me trouve nulle. J'ai tout faux." On aurait dit moi en train d'écrire dans mon journal intime (je crois bien que j'en avais encore un...), écrivant en rouge et surlignant quinze fois "je me trouve nulle alors que les autres ne me trouvent pas si nulle que ça".
On est toutes un peu cette fille. Qu'on le veuille, ou pas vraiment. On a tous un peu de Manuella.

Au début, je me disais que ce livre était trop Dawson's Creek... les ados savent exactement pourquoi ils agissent de telle ou telle façon, pourquoi ils se comportent si étrangement, s'ils crient, c'est parce qu'il y a réellement une raison psychosomatique à tout ça. C'est juste les parents et les adultes (qu'on s'acharne à devenir, mais on regrette a posteriori) qui ne nous comprennent pas et qui ont tout oublié. Nos souffrances, nos malheurs d'ados. Du temps qu'on était mal dans notre peau (heureusement pour moi, je n'ai jamais eu d'acnée...), qu'on se l'arracherait bien pour être quelqu'un d'autre. Quelqu'un de plus sûr de nous.
Mais est-ce vraiment ce qu'on veut?
Manuella dit, p.228 "si c'est ça être adulte, (...) rendez-moi mon enfance".
Manuella est attachante, elle a ses rêves, elle veut trouver la pureté dans toute chose... Elle semble être naïve, elle veut faire partie de la statistique (les filles de 17 ans qui ne sont plus vierges), mais elle sait ce qu'elle veut. Elle ne prend pas la vie à la légère, elle contemple les couleurs qu'on lui offre avec poésie et calme. Avec amour, même.

Que dire de ce livre, à part que je l'ai adoré et que la fin, je ne l'aurais pas écrite autrement.

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Franz et Clara
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Moi Clara toi Franz
Labro nous présente deux âmes perdues et solitaires, qui n'ont pas eu de chance dans leur enfance. On ne les voit que sur un banc devant un lac, à côté du Concert Hall. Elle, violonniste de vingt ans perdue dans sa "vase", le coeur brisé par son unique amour. Lui, surdoué de douze ans, qui profite des pauses déjeuners pour s'échapper au collège.
Lui est amoureux, mais elle est "trop vieille", ou peut-être lui qui est trop enfant. Il n'aime pas être le "petit bonhomme", mais elle lui fait comprendre qu'ils ne vivraient jamais l'"amour amoureux" qu'il lui propose...

Dix ans plus tard, lors d'un concert à Boston, ils se recroisent. Elle a trente ans, lui en a vingt-deux. Qu'est-ce qui pourrait les arrêter?

Douceur d'un lac
Ce récit est doux, comme le lac en été. On sent, devine la tendresse qui grandit entre les deux, pendant qu'ils partagent leurs déjeuners sur ce banc. Pourtant, on ne sait rien de leur vie. On a la sensation qu'ils ne vivent qu'à cet instant, pendant cette courte pause entre les répétitions de Clara et les cours de Franz. Le reste n'a pas d'importance. Comme des poupées qui ne prennent vie que lorsqu'on tire sur la corde.
Et puis... la fin m'a coupée le souffle. Comme si je venais de tomber dans l'eau et je ne pouvais plus respirer. Oh que oui!
Roman court, à lire un jour de soleil. ;)

dimanche, 25 novembre 2007

FRITSCH, Sébastien (France)

Le blog


Le Mariage d'Anne d'Orval
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Dans la même famille

Dans le temps, j'aimais bien les romans médiévaux. J'avais envie de lire celui-ci. Mais force est de constater que Labyrinthe de Kate Mosse (toujours pas terminé!) n'aidera en rien ses congénères! C'est alors avec la peur au ventre (mondiou, que du dramatisme) que j'ouvre ce livre et...
Je suis soulagée! Même si les termes d'usage me semblent moins moyenâgeuses que chez Kate Mosse, rien ne m'arrête dans ma lecture. Amen for that!

Intensément belle
Enguerrand, Baron d'Orval, est la cruauté faite homme. Il tue par goût du sang quand il ne tue pas de métier. Lorsque sa (très) jeune épouse, Eve, accouche d'une fille, on sent presque l'envie du Baron de les trucider toutes les deux. Quoi? Le premier enfant n'est pas un mâle?
Mais devant la beauté de la petite, Anne, Baron fait un virement à 180°. Mauvais, homme de peu de foi, il fera de tout pour que sa seigneurie prospère. Pour les beaux yeux de sa fille.
Et au 17ème anniversaire de la damoiselle, il envoie ses chevaliers dans les quatre coins du royaume pour trouver le mari idéal.

Trop beau?
A chaque fois, je me disais: il va y avoir un pépin. Soit on va cherche un bel homme, riche et puissant, mais bête comme ses pieds et cruel comme Enguerrand dans le temps, soit, c'est un gentil garçon qui n'a rien à offrir. Ça ne pouvait pas être aussi simple... voir débarquer un valeureux jeune homme, beau comme un Dieu et courageux malgré son jeune âge... non, ça n'aurait pas d'intérêt.
Et puis, le mystère qui se faufile, la nuit où tous les chats sont gris, où l'honneur et vengeance riment à peu près pareil, l'ignorance et le doute aussi... Tout le monde soupçonne tout le monde, le château est sur le qui-vive... Je ne peux pas ne pas raconter par énigmes, sinon ce ne serait pas drôle pour le futur lecteur ;)

Parfois long...
J'ai pris beaucoup de temps à lire ce roman, j'avoue. Autant j'ai lu les premières cent pages assez rapidement, le style propre du roman m'a un peu ennuyée par moments, lorsqu'il y avait des passages où quelqu'un racontait une histoire. Je trouvais trop long, les personnages pris par leur propre enthousiasme. Jusqu'à un moment, je songeais que je donnerai 3.5, mais les 50 dernières pages ont tout changé! Alors que j'aurais dû en train de sombrer dans les bras de Morphée, à 9h je me suis dit que j'allais terminer de lire parce que j'avais besoin de savoir ce qu'il se passait avec Anne d'Orval.
Mes doutes se sont confirmés (à la toute dernière page) (oui, je suis très bonne profileuse), et même s'il y avait encore des passages où je me disais "et mince, c'est reparti pour une histoire!", tout devenait... plus beau! La tragédie du passé a (presque) toujours une beauté qui coupe le souffle. Et c'est que j'ai remarqué lorsque Eve entendait les derniers événements illustrés de l'histoire passée. Je me suis dit "C'est juste parfait!"
Et l'épilogue! Je suis restée bouche bée!
Il n'y a jamais rien de mieux pour se cacher, que de se cacher dans la gueule du loup. Il va pas chercher de ce côté-là. Quel retournement de situation! J'ai adoré! (oui, les dernières pages d'un livre peuvent me faire basculer très vite!)

Sur la vague
Et puis... j'adore aussi cette idée qu'on est en contact direct avec les auteurs de livres qu'on lit (et apprécie, c'est tout de suite mieux! ;)), parce qu'on peut avoir une autre vision de la chose. Comme pour Marie-Christine Buffat et sa Piqûre, j'ai dû lui poser une question (en privé, bien entendu) sur la fin du livre (qui m'a réconfortée dans mon côté profileuse et dans mon coup de coeur ;)), et là... je vais devoir (si, si!) écrire à Sébastien lui-même (ça fait tout de suite plus chic) à propos de l'histoire... Ah oui!

vendredi, 23 novembre 2007

Music Hall - 28 à 32

#32 - Xavier Naidoo - Dieser Weg
La faute à ma soeur et à la clique parisienne! J'adooooooooore!

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mercredi, 21 novembre 2007

Confessions de Noël #1

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Je ne suis pas sortie depuis des jours. Je me suis terrée, une fois n'est pas coutume, dans le silence, dans le noir, dans la solitude. Je me réveille avec des envies de dormir, je dors tout en voulant rester éveillée. Je pleure les yeux secs, je crie la voix sourde.
Et puis, je me suis dit qu'il faut que je me lève, que je sorte, j'affronte les éléments.
De la fenêtre, je ne vois que du gris... et du vent. Le sapin (si c'en est un) de la cour intérieure ne fait que balancer. Devant, derrière. Il ne tient pas sur place. Le matin s'est levé sans soleil. A 10h du matin, il est déjà 18h.
Tout comme moi.
Je fais un effort, je me prépare, tiens. Je me trouve belle. C'est étonnant, j'ai dû perdre un kilo ce week-end, aussi vite que ça. Je m'habille en noir (oui, encore), j'attache mon turban (noir, toujours) et je cherche mon pardessus (noir, corbeau) inutilisé depuis l'hiver dernier... Voilà, je suis prête. Il est temps.

J'arrive en bas, j'ouvre la porte. Le trottoir est mouillé. Si je dois remonter au quatrième pour récupérer mon parapluie, je ne sors plus du tout et j'hiberne encore une semaine. Non, je fonce. Il est temps. Tiens, il ne fait pas froid.
Je marche, je traverse la police et les militaires à la gare, j'esquive les quelques manifestants histoire de ne pas me trouver dans la foule, j'esquive toute conversation, tout contact. Je n'ai pas le temps à perdre.
Et puis, sur la Comédie, on s'occupe des décorations de Noël... l'Opéra s'habille d'étoiles. Oh mince! Déjà?!
Je veux rentrer, je dépasse les obstacles, les ateliers, j'esquive encore... encore et toujours. Je vais mal, et personne ne s'en rend compte. Voilà des jours que je ne suis qu'un fantôme, et personne ne l'a remarqué...

Je ne vois que de la décoration de Noël, des guirlandes, des boules géantes, la future place du Père Noël... j'achète des boîtes, du papier de soie... ce n'est que novembre, je n'ai pas encore goûté des marrons, et déjà tout est rouge, doré, blanc et argent.

C'est Noël.
Encore.
Et je ne sais pas où est-ce que je vais, avec qui je serai.
Je commence à détester Noël.
Je veux mon enfance.
Je veux ma mère.

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