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lundi, 29 octobre 2007

QUINT, Michel (France)

Effroyables jardins ♥♥♥♥
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J'ai reçu de la part de Sandrounette par le biais du swap Li-Thé-Rature de Loutarwen. Merci encore! :)

Lost for words

Ce roman est si court, que je ne sais pas si mes mots seront plus longs que ledit.
J'ai entendu ces "effroyables jardins" depuis si longtemps, que lorsque Sandrounette me l'a envoyée, je me suis d'1) étonnée de sa petitesse, de 2) ravie de pouvoir enfin le découvrir!
Le narrateur raconte qu'il n'avait réellement jamais compris son père, André. Ce dernier était instituteur et faisait le clown pendant ses heures libres. Le garçonnet le détestait pour ça: parce qu'il avait honte de son père et qu'André préférait sacrifier ses heures libres à amuser les enfants des autres, alors que ses enfants à lui n'avaient pas droit. Il le voyait comme une forme d'injustice.
Et c'est alors qu'un ami de la famille, gaston, décida alors de lui raconter une histoire. Cette histoire était celle, où, pendant la guerre, les deux jeunes gens résistants, avaient saboté un transformateur. Pris (au pif) par les Allemands, ils sont jetés dans un fossé, histoire de leur faire cracher le morceau, et ils font une rencontre...
Ce roman est bien trop court, bien pudique, pour qu'on puisse réellement s'en émouvoir, mais il ne cesse de toucher par sa simplicité, l'authenticité du petit garçon devenu grand, et enfin de la compréhension entre père et fils...

J'aime...
"Mon père revenait de ses prestations bourré de reconnaissance liquide et satisfait d'être ivre par devoir" p.18
"Le temps qu'on se retourne, ils nous poussaient au mur, les culasses des fusils claquaient et on s'est dit au revoir, André et moi. Vite fait, pas vaillants du jarret. L'héroïsme, le coeur à l'échancrure de la chemise, La Marseillaise que tu leur chantes à la gueule jusqu'au souffle dernier, tu peux toujours rêver, mon garçon. C'est du roman." p. 36
"Et la peur elle est seulement venue là, de sentir qu'on aurait aussi bien pu ne plus rien sentir, elle est venue du coup qu'on se sentait survivre!" p.40

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