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samedi, 23 février 2008
ASENSI, Matilde (Espagne) ♥
Coup de coeur à la première lecture ! Si j'avais commencé par « Le Salon » ou « Iacobus », peut-être que je n'aurais pas cette fascination par l'univers de Matilde Asensi. Ses romans sont riches d'histoire, et on note bien la journaliste derrière l'histoire, tellement c'est bien documenté !
De quoi avoir des complexes ;-)
Lu :
♥ Le dernier Caton
• Le Salon d'Ambre
• Iacobus
Le salon d'ambre ♥♥♥♥ (VO: El salón de ámbar)
Des Arsènes Lupins sur un échiquier
Ana Maria fait partie du Club d'échecs. Aussi glamour que ça puisse paraître, le Club d'Échecs réunit six passionnés d'art de tout genre, qui sous leur masque de professionnels respectables, sont des faussaires, des voleurs et des receleurs de haut vol.
Roi, le Français, est à la tête des opérations. Läufer (le Fou) l'Allemand est le pirate informatique. Donna (la Dame) l'Italienne est la faussaire. Rook (la Tour) le Britannique est le financier. Cavalo (le Chevalier) le Portugais est l'expert en machinerie. Reste Ana Maria, Péon (le Pion) l'Espagnole... celle qui est la plus exposée puisque c'est elle qui vole les oeuvres convoitées dans le monde entier.
Ils se réunissent sur IRC (Ciel, ça doit faire 10 ans que je n'utilise pas ce truc-là!) et les chats a priori de travail deviennent de la rigolade.
Lorsque le Club doit se réunir en un si court espace de temps après une mission, c'est pour voler le tableau d'un ancien dignitaire Nazi pour le vendre à un Russe, ancien du KGB.
Lorsque Péon s'empare dudit tableau de Krilov, elle se rend compte qu'il y a une deuxième toile cachée et cette toile est la porte, le Sésame pour trouver le Salon d'Ambre, volé par les Nazis et à jamais perdu...
Moins passionant que le Caton
J'aurais lu ce roman-là avant l'autre, jamais je ne me serai empressée de me procurer un deuxième de l'auteur. Bien documenté (aussi), bien détaillé (aussi), le laps de temps est plus court, mais moins entraînant. Il est vrai que je ne m'attendais pas au revirement de situation (en tout cas, pas celui-là), mais voilà.
Ana Maria est le genre d'héroïne que j'aime bien (créer). De bonnes têtes à claques, capricieuses, nombrilistes et tout le tralala, avec, pour qualités, le perfectionnisme et le professionalisme à toute épreuve. On aurait dit mon Alyzée à de nombreux points.
Mais j'avoue, Alyzée est terrible en son genre aussi...
Bonus
Comme je n'ai rien à dire d'autre sur ce roman... Voici à quoi ressemblerait le Salon d'Ambre, fait reconstruire par Poutine lors du Tricentenaire de Saint-Petersbourg.
Hmm... il est temps que j'aille rendre visite à la famille de Molotov du côté de Neva ;)
Iacobus ♥♥♥♥ (VO: Iacobus)
A la recherche du trésor perdu
Nous sommes au début du sècle XIV.
Le moine-soldat (de l'Ordre de l'Hôpital) Galcerán de Born a été chargé par son supérieur et le pape de chercher les trésors cachés des Templiers sur le chemin de Compostelle. En route, il embarque son fils Jonás (conçu avant qu'il ne prononce les voeux) et Sara, une étrange magicienne juive aux cheveux blancs.
Sur le chemin, ils seront deux fois menacés: par les sbires du pape et par les Templiers eux-mêmes.
Fan, je suis fan...
...de Matilde Asensi ! Les voyages initiatiques nous ouvrent des portes sur des années d'histoire, de symboliques, de religion, de culture...
J'ai envie de me plonger davantage dans ses romans (il y a 4 autres non traduits !). Je suis frustrée...
C'est le troisième roman d'Asensi que je lis, et c'est le dernier disponible en français. Je vous ferai grâce de mon niveau d'espagnol qui a fait chute libre depuis que nous avons quitté Cuba ! :'(
Le dernier Caton ♥♥♥♥♥ (VO: El último Catón) (le site du livre)
Que je me sens si petite, en fermant ce livre!
Si petite et insignifiante dans mes (petites) recherches lorsque je décide d'écrire un roman.
Que je me sens si humble, si misérable et si peu talentueuse quand j'ai de telles oeuvres devant moi!
Je suis certaine à présent que jamais je n'écrirai des romans historiques ou des romans initiatiques de ce genre, tant je me crois incapable de faire des recherches et écrire de cette manière-là!
Ô, ma muse, ne me quitte pas une seconde, je t'en prie, je n'ai pas voulu t'offenser. Mais entre toi et moi, tu sais bien que ce n'est pas ton genre non plus...
Un Indiana Jones en habit
Ottavia Salina est une religieuse qui travaille dans les Archives secrètes vaticanes. Là-même où de milliers d'années de secrets s'entassent, à des dizaines de mètres sous le sol. Paléographe, elle est spécialiste de tests anciens et de langues plus mortes que vivantes, et a une mémoire d'enfer.
Rien ne devrait sortir Ottavia, rat de bibliothèque, du "trou". (L'Hypogée m'a tout l'air d'un trou... enterrés vivants, ciel!) Une fois par an, elle rend visite à sa famille nombreuse en Sicile et c'est tout. Elle travaille de manière acharnée et vit dans un petit appartement de son ordre, la Bienheureuse Vierge Marie.
Mais... mais...
Un bon jour, on vint la chercher pour son érudition.
Un Éthiopien a été trouvé mort en Grèce avec des scarifications étranges et tenant un reliquaire contenant des morceaux de la Croix. Celle-même où Jésus aurait été crucifié.
Dans son enquête, on lui impose le morose capitaine de la garde Suisse, Kaspar Glauser-Röist, et le curieux professeur Farag Boswell, un Égyptien Chrétien Copte athée de mère italienne.
Ils vont devoir suivre la piste des Stavrophilakes, confrérie millénaire chargée de la protection de la Sainte Croix, et le seul moyen est... La Divine Comédie de Dante!
L'art au centre des intrigues
Oubliés Leonardo Da Vinci, Poussin, Botticelli et autres peintres, chers à Dan Brown et Kathleen McGowan qui arrivent quand même à faire des découvertes opposées.
Cette fois-ci, on doit plonger dans une oeuvre classique, étudiée par tous comme rendant hommage à l'Église. Dans le roman d'Asensi, c'est tout le contraire. Dante, membre de Fidei D'Amore, dénonçait l'Église et racontait ouvertement dans "Le Purgatoire" les épreuves initiatiques pour rentrer dans l'ordre des Stavrophilakes. Sept épreuves pour s'épurer des sept péchés capitaux. Sept marques qu'ils auront à jamais sur la peau.
Notre trio infernal suivra alors les dires de Dante et passeront des épreuves pour le moins étonnantes tout le long de trois mois riches en rebondissements, du Vatican à Athènes, de Constantinople à Alexandrie.
Le grand hic serait, selon moi, le fait qu'il y ait eu des passages où on aurait dit une dissertation ou un commentaire composé sur le livre, avec les explications (fort nécessaires, à mon avis) mais qui ralentissaient un peu la cadence.
Pas si anti-clérical...
Certains disent que c'est un roman anti-clérical, mais je ne crois pas tant que ça.
La narratrice est une religieuse de 39 ans, qui vit sa vie depuis enfant pour le Seigneur et l'Église. Elle sait qu'il y a des "choses" qu'il ne faut pas savoir concernant le Vatican, mais elle est authentiquement et génuinement croyante et religieuse et pieuse. Ce récit me semble plutôt la vision de quelqu'un d'éclairé, qui fait partie de l'Église et qui connait toutes ses qualités ainsi que tous ses défauts. Qu'il/elle les accepte ou pas, c'est une autre question, mais jamais je n'ai lu entre ces lignes, quelconque argument totalement contre le Vatican. D'ailleurs, à part Farag Boswell qui est athée, le Capitaine et Ottavia sont des dévots. Et même si Ottavia va traverser une crise de foi (pardon pour le pun) pendant le récit, jamais elle ne cessera de croire en Dieu.
A dire vrai, c'est une religieuse pleine de défauts et de péchés (elle péche surtout par orgueil), ce qui ne la rend que plus humaine.
En lisant quelques passages, je me suis revue dans ma brousse angolaise, là où je ne cohabite qu'avec des religieux, diacres, nonnes, prêtres et évêques. J'ai reconnu quelques pratiques des congrégations que j'ai pu visiter et dont les religieuses sont un peu comme mes "soeurs d'adoption" (ne serait Don G, archévêque, mon père d'adoption pour le coup ;)).
C'est tout un monde que je vous invite à connaître.
Et pour les Stavrophilakes, le mystère reste entier. J'ai bien cherché, je ne les ai pas trouvés.
Je ferai un tour du côté du Paradis Terrestre pour voir ce qu'il en est ;)
15:55 Publié dans Marque-Page | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Matilde Asensi, Coup de coeur, Littérature espagnole, France Loisirs, Folio









Comme je n'ai rien à dire d'autre sur ce roman... Voici à quoi ressemblerait le Salon d'Ambre, fait reconstruire par Poutine lors du Tricentenaire de Saint-Petersbourg.
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Commentaires
Ton article donne bien envie de découvrir cette série, je note !
Ecrit par : Moustafette | samedi, 23 février 2008
Moustafette » Vas-y sans peur si tu aimes les romans initiatiques et enquêtes historiques ! :-)
Ecrit par : Jo Ann v. | samedi, 23 février 2008
J'ai lu "Iacobus", tu me donnes envie d'essayer "Le dernier Caton" !
Ecrit par : Gachucha | samedi, 23 février 2008
Gachucha » C'est le Caton qui m'a donné envie de lire tout l'auteur ! :-)
Ecrit par : Jo Ann v. | samedi, 23 février 2008
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