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jeudi, 11 octobre 2007
(n) La conférence
La conférence
(c) Jo Ann v.
21 décembre 2006
J'ouvre les yeux, sentant les rayons de soleil qui rentraient dans la chambre par les rideaux à moitié tirés... Je ne supporte pas de me réveiller avec une alarme hystérique, alors le soleil brûlant, pourquoi pas?
Je me lève (et je te bouscule?), je m'approche de la fenêtre et je vois la ville qui se lève en même temps que moi.
Où est-ce que je suis?
A Amsterdam? A Dublin? A Sydney? De retour à Montpellier?
Je sais juste que c'est l'été, que le soleil ne brillerait pas comme ça en hiver en Europe ou aux Antipodes.
Le téléphone sonne.
Oui, la conférence. J'y serai. Bien sûr.
Non, je ne suis pas à Amsterdam, à Dublin, à Sydney ou de retour à Montpellier. Je suis quelque part dans le monde où la victimologie fait débat et que je veux être sur le front, comme toujours. Je quitte ma brousse angolaise, où je mène tant bien que mal mes combats autour des jeunes traumatisés de la guerre... ce ne sont plus des enfants, ce sont de jeunes adultes maintenant... beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis la fin de la guerre en Angola, en 2002... Il y a si longtemps!
Oui, la conférence sur la résilience, j'y viens... Une douche et tout revient dans mon cerveau. Je vis, je rêve, je travaillle victimologie à longueur d'année, que ce soit pendant la saison sèche ou pendant les pluies.
Et à côté?
A côté, c'est lui. Qui a dû accepter malgré lui mes vadrouilles incessantes huit mois de l'année. Huit mois de brousse et de conférences pour quelque chose qui n'avancera jamais... Humanitaire? C'est une grande rigolade. Même lorsque j'étais étudiante et que je sillonnais l'Angola avec ma mère, c'était déjà clair. Les ONGs ne sont pas si innocentes que l'on croit, et pourtant c'est comme ça.
Lui...
Lui qui m'encourage et m'entraine, malgré lui, malgré moi, dans des contrées étranges parce que c'est ma passion... les autres quatre mois de l'année, je la dédie à mon autre passion, l'écriture, auprès de lui et des enfants. Je ne les mérite pas. Tellement sages et moi toujours absente...
Dois-je m'arrêter?
Je suis née nomade, aventurière... Je ne saurais m'arrêter.
Et pourtant, je ne veux pas le perdre... les perdre tous les trois...
Oui, la conférence.
J'y vais.
01:20 Publié dans Entre mes Lignes | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Jo Ann von Haff, Nouvelle, La conférence
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Commentaires
Est-ce qu'on arrete le temps de passer ?
Ecrit par : lamousmé | vendredi, 22 décembre 2006
Aux dernières nouvelles, je doute très fort!
Ecrit par : Jo Ann v. | vendredi, 22 décembre 2006
c'est intérressant cette question sur l a valeur du travaille "humanitaire". Ma soeur travaille dans ce secteur, on discute beaucoup de ca.
Ma pensée est quand fait il vaut mieux ne pas allez dedans en pensant qu"on va "sauver le monde " et tout ces trucs un peu utopiques, parce que la réalité est que l'on ne peux pas savoir ce que les conséquences de nos actes auront à long termes. Sauf si bien sur on est religieux ou croyant dans un système quelconque, alors on peut se concaincre d'une réalité certaine.
La réalité est d'accepter une certaine part de pourriture dans le système humanitaire, comme dans tout système.
Mieux vaut être honnète avec les autres et avec nous mêmes, et y prendre plaisir, même si un peu égoistement, cela ne fera qu'aider les autres.
En fait j'aime bien penser aux humanitaires comme à des explorateurs. Certains explorateurs ne veulent que changer les autres en leurs propres modes de vies; d'autres aiment vraiment ceux qu'ils rencontrent et veulent échanger leur culture, tout en partageant ce que chaqun connais.
Grandes questions pour du Grand travail.
Bonne fètes à toi:)
Ecrit par : manue | vendredi, 29 décembre 2006
La réalité est d'accepter une certaine part de pourriture dans le système humanitaire, comme dans tout système.
Ecrit par : self catering castles in scotland | mardi, 07 août 2007
Ecrit par : Jo Ann v. | jeudi, 11 octobre 2007
