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mercredi, 31 octobre 2007
{Entre nous} 1 à 25
NB: Vous pouvez voir qui est qui par ici!
#25 - Lignes croisées (Octobre 2007)
En vue de la finale Afrique du Sud vs. Angleterre, les anciens de Jo'burg s'organisent.
Après moult changements de plans, je dis à Don Quiche: "on grignotte chez moi". Le temps que j'arrive au salon pour annoncer la nouvelle à Lady Jay, elle est au téléphone.
Le temps de faire moult(es?) autres choses, et de revenir, elle est toujours au téléphone.
Je repars dans ma chambre, je lance un message à Don Quiche sur MSN: "Yo, tu parles à Lady Jay?"
"Oui, pourquoi?"
"Alors dis-lui pour demain."
Après Lady Jay s'étonne de recevoir ce genre de messages de la part des invités :|
#24 - Humble (Octobre 2007)
J'ouvre la porte des toilettes et je me fige sur place. La fenêtre est ouverte et il fait froid!!
- Jay-sus! - je lance, frigorifiée.
A l'autre bout du salon, il y a Lady Jay: - Tu m'as appelée?
- Hein? - je me demande bien ce qu'elle me veut, et puis ça vient avec du décalage.
- Non, rien. - elle s'empresse de dire.
- Tu te prends pour Jay-sus maintenant? On aura tout vu. Quel manque d'humilité!
(C'est comme l'autre jour, lorsque j'ai dit au Correcteur que mon but suprême était d'être heureuse, et qu'il me lance que Socrates a dit la même chose (ah bon?), et moi, trop sérieuse: What a clever guy...)
#23 - Oh! (Août 2007)
Pax: "Quand tu dis que je te blesse, je me sens mal. Parce que je suis ton ami et je suis sincère avec toi. Je te donne tout mon amour. C'est pour ça que je te dis des choses que d'autres ne diraient pas. Parce que je veux que tu le saches."
Moi: "C'est parce que je suis ton amie que je te dis si une chose que tu as fait ou dit me blesse. Comme ça, toi tu t'améliores, et moi aussi. Parce que si tu as fait une remarque, c'est qu'il y a bien une raison."
Pax: "Et les mariages, tu acceptes?"
Moi: "Hein?"
Pax: "Quand tu parles comme ça, j'ai envie de me marier avec toi!"
Eish wena!
#22 - Jamais à l'heure (Août 2007)
Quand on dit à Ninja et à Boss: "Je vous prépare le dîner demain", attendez-vous à tout sauf à quelque chose en règle. J'ai mes horaires complètement décalés en ce moment (je me couche à presque midi), donc il faut que je sois au courant de ce qu'il se passe pour aller au Freezer (le supermarché où été comme hiver, il fait -15°C) pour acheter de quoi... Je suis toute seule, alors je n'ai pas de quoi alimenter les gaillards. Je ne sais pas pourquoi, je sentais venir...
Je n'ai pas eu de confirmation jusqu'à vingt heures. Donc, j'ai fait des courses, mais pour moi, juste avant la fermeture du Freezer (21h). J'ai commencé à préparer mon dîner (pas Kosher, pas halal, vous voilà prévenus, je mange du porc) et je suis devant la télé devant une série qui m'ennuie depuis des lustres (Lost).
Soudain, 22h40, on sonne à ma porte: "C'est nous".
Connaissant Ninja, je me demande à part lui et le Boss, qui sont le "nous". Il est capable de vendre mon appart avec moi à l'intérieur!
Je me rassois, continue de manger, et le Mont Everest plus tard (non, le Boss, j'ai toujours pas mis l'ascenceur chez moi!), je lance un "sauvages!". Avec les deux premiers, arrivent Bonetti et deux anciens d'Afrique du Sud (pas de ma génération). Cinq gars en train d'attendre que je me mette aux fourneaux. Dès le début, j'ai dit "je mange toute seule, je ne vous sers rien à manger!"
Non, mais!
Bonetti: "On t'a apporté du Coca!" (je suis une junkie, mais je me laisse pas acheter).
Le plus drôle dans la soirée (qui s'est terminée vers 2h), c'est Ninja qui répond à un des Sudafs: "Moi? Gérer Jo Ann? Non, mon gars. On ne gère pas Jo Ann. C'est Jo Ann qui nous gère."
#21 - Vadrouilleuses (Juillet 2007)
Comment note-t-on que les trois folles chez moi (moi incluse) sont toujours en vadrouille?
Dans le pot des brosses à dents, il n'y a pas un tube de pâte dentifrice, il y en a trois.
Au premier appel du vent, on prend le nôtre et zou! :p
#20 - Faire-part (Juin 2007)
Je reçois les faire-parts de Molotov. Je les ouvre, vérifie qu'ils sont bien et tout, et j'appelle Molotov à Paris.
Moi: "J'ai reçu tes faire-parts."
Elle: "C'est comment?"
Moi: "C'est beau! Impec, aucune erreur, tout est en règle, vraiment bien."
Elle: "En même temps, c'est toi qui as choisi le modèle, la police et c'est toi qui as écrit le texte..."
Moi: "Alors pour une fois, j'assume en bien!"
#19 - Sans voix (Mars 2007)
L'autre jour, la mère de Caliméra m'appelle.
Quand je vois son nom sur l'écran de mon portable, je frise l'hystérie (c'était juste avant le savon du dimanche). La seule fois que j'avais vu sa mère, c'était il y a 1500 ans au Brésil, chez eux à Bahia. C'est dire que ça faisait tellement longtemps que je ne savais pas qu'elle avait une fille. My bad.
Je plaque un sourire sur mes lèvres, je réponds à madame.
Elle n'avait pas de nouvelles depuis 10 jours. Je lui dis que Caliméra n'était pas là, mais je lui ferai passer le message (ce que je fais aussitôt raccroché, j'appelle mademoiselle et lance d'un ton sec que sa mère veut savoir comment elle va). Mais ça ne s'arrête pas là.
Sa mère dit qu'elle nous a toujours beaucoup aimées (ma soeur Jess et moi), et que si jamais je comptais repartir à Salvador, il n'était pas question que je prenne un hôtel, sa maison était la mienne.
En raccrochant, j'ai ri jaune. Jamais je ne pourrais squatter chez madame, en tout cas si sa fille est dans le coin. Après moult remerciements, je suis restée diplomatique. Mais après tant de problèmes, est-ce que j'aurais le culot d'apparaître chez elles comme s'il ne s'était jamais rien passé?
Pardon, non. Ma mère ne m'a pas élevée dans l'hypocrisie.
Et ça fait longtemps que j'ai perdu mon attrait pour le Brésil et tout ce qui le concerne.
A part la musique et le guaraná!
#18 - Personne? (Février 2007)
Appolon: "Comment ça, tu n'as pas de copain?"
Moi: "Personne ne me veut."
Appolon: "Quoi? C'est pas vrai! Une fille comme toi! Si (yadda yadda yadda)..."
Moi: "Il n'y a rien à faire, je suis célibattante à force."
Appolon: "Tu ne peux pas dire que personne ne te veut, parce que techniquement c'est faux. Je te voudrais..."
Moi: "Je reformule: ceux que je veux ne veulent pas de moi."
(Eish wena!) Ce qu'il faut être directe, ces jours-ci!
#17 - Chocolats expédiés (Décembre 2006)
Hier, au centre de rééducation de Lady Jay avec Don Quichotte.
Je prends une boîte de chocolats à côté du lit de Lady Jay (qui parlait encore au téléphone) et je la montre à D. Quiche (qui cherchait des recettes de magret de canard sur Internet assis sur le fauteuil roulant).
Moi: "Prends un chocolat."
Lui: "J'aime pas le chocolat."
Moi (je pose ma main sur son épaule): "Prends un chocolat."
Lui: "Non merci."
Moi (pression légère de ma main): "Ils sont arrivés hier des Pays Bas... ce sont des chocolats hollandais."
Lui: "Non, ça va..."
Moi (pression plus accentuée): "Ils sont arrivés tout droit de Rotterdam par DHL."
Lui: "Nah..."
Moi (j'écrase son épaule presque): "C'est mon cousin qui les a envoyés de Rotterdam hier."
Lui: "Ah! J'avais pas compris! Je veux bien un chocolat. Merci."
Eish... les gars ne comprennent rien à rien!
#16 - Mama!
Quand j'étais encore au primaire, à l'école française de Luanda, j'avais un camarade de classe mexicain. Une fois, alors que sa mère est venue le chercher à l'école, une autre camarade lui lance "¡Mira, tu madre!" (Regarde, ta mère!)
Alors lui se retourne vers la fille en question, et dit, fâché: "¡No es mi madre, es mi mama!" (Ce n'est pas ma mère, c'est ma maman!)
#15 - J'adooore
Il y a très longtemps de cela, dans un lycée au fin fond de l'Afrique (à savoir Jules Verne à Jo'burg), il y avait un gentil garçon qui était premier de la classe. Mais il était adorable. Je me souviens particulièrement de cette phrase qu'il dit avec sagesse:
"Je lis Nietzche... Je ne comprends rien, mais j'adore".
#14 - Idées bizarres (Décembre 2006)
Lady Jay: "J'espère que tu ne vas pas mettre les bêtises que je dis sur ton blog!"
Moi: "Tiens, tu me donnes des idées..."
#13 - Les lendemains de mon mariage (Novembre 2005)
(Dans un autre billet)
#12 - Logiques (Novembre 2006)
Lady Jay est partie passer le week-end chez son grand-père, à côté d'Avignon.
Elle: "Il caille ici!"
Moi: "T'es dans le nord, c'est normal!"
#11 - Overbooked (Novembre 2006)
Depuis que Lady Jay et moi sommes revenues de Saint Laurent, la maison n'a pas désempli. Tous les jours, il y avait quelqu'un. Et trois soirs, c'était surbooké. J'ai beau avoir un grand appartement, j'ai cru que le sol allait s'écrouler ou qu'un de mes voisins viendraient me faire savoir le fond de sa pensée, ce qui n'est (étonnamment) pas arrivé!
A chaque fois que ma mère appelait pour savoir comment Jeanne allait, il y avait du bruit de fond. "Tu es où? Tu fais quoi? Tu es avec qui?" Tous les jours, l'infirmière voyait quelqu'un dans le salon, se disant qu'il y avait bien du bruit dans cet appartement et que ces étudiantes sont plutôt folles.
Samedi, Don Quiche (encore lui après avoir préparé des crêpes le mardi, le poulet à la marocaine le mercredi) a décidé de préparer un repas pour nous. Quand je dis "nous", ce n'est pas J et myself. Non. C'est nous. Ceux qui arriveront arriveront.
Il a tout fait. Il a préparé deux poissons au four (de vrais poissons, pas les carrés panés), au moins trois poulets avec une sauce qui, comme le dit le Tennisman, le faisait, un riz à tomber par terre (et des frites même), et deux gâteaux à la pomme à manger avec de la crème anglaise. C'était un régal. On a tellement mangé en train de regarder France vs. Nouvelle-Zélande, et nous souvenons (encore) du temps d'Afrique du Sud.
C'est étonnant comme on est nostalgiques et on a une moyenne de vingt-trois ans dans la bande. A chaque fois qu'on se voit, on se souvient de l'Afrique du Sud comme si nous l'avions quitté depuis 40 ans! Et encore, ce n'est pas le cas. On y rentre souvent, ne serait-ce que tous les 3 ans comme dans mon cas...
Je me surprends moi-même avec des pensées de Jules Verne, tout en songeant que je n'ai jamais été aussi heureuse qu'à Montpellier...
Ce n'est pas comme si on ne cherchait qu'à se regrouper. De ma part, j'ai fui Paris et Toulouse parce que je ne voulais pas avoir à faire avec les communautés angolaises. J'avais envie de découvrir du monde, de nouvelles amitiés. C'est un peu le cas, concernant les anciens de Jules Verne. Même dans la même classe, comme Don Quiche ou Tennisman ou encore Le Chef, ou dans le lycée comme Nkorozaï et Ninja, avant, je ne leur parlais pas. On n'avait pas les mêmes sorties ou les mêmes envies. On se croisait, on savait qui on était, mais c'était tout. on a dû quitter notre cocon sudaf pour enfin nous parler.
Tout comme Tequila et Molotov. On se croisait en Angola, à l'école française, mais elles étaient pas mes camarades. C'étaient les amies de Jess. En arrivant en France, Molotov est devenue une de mes meilleures amies. C'est la fac, c'est l'Angola, c 'est le même âge... tout ça qui nous relie. Si on était resté en Angola, on ne serait pas potes, je suis persuadée.
Il faut aller loin pour savoir ce qui était bon à la maison...
J'aime Montpellier du fond du coeur, c'est chez moi. Mais dans un coin là-bas, comme à beaucoup d'autres, nous sommes encore, un peu, à Jo'Burg...
Ah oui, pour dimanche! Don Quiche cuisine très proprement (la cuisine était nickel) et Le Chef a lavé la vaisselle pendant qu'on regardait... on regardait quoi?! :| J'sais plus. Ah! On n'est pas couché! et on a parlé politique, sport, Afrique et autres blablas...
Pour dimanche, pajamas day... Et Grey's Anatomy!
Félicitations à Chimère pour le NaNo! :DDDD
#10 - Lady Jay boude (Novembre 2006)
Lady Jay boude... Tout le monde a un pseudo sur ce blog: Molotov, Ninja, Tequila, Bonetti, Mr Kiss, La Parisienne, Le Philosophe, etc...
Elle: "Pourquoi j'en ai pas, moi? Moi aussi je veux un nom comme ça!"
Shame... Je ne saurais dire pourquoi elle garde son vrai nom et les autres pas... Trop psychanalytique, tout ça! :P
#9 - Changements (Novembre 2006)
Je parle à Lady Jay d'un ami qu'on a, Krat.
Krat est un géant allemand. Il est tendre, sympa, attentionné. Il m'a même fait de délicieux petits gâteaux d'épices en forme de coeur il y a deux Noëls. Vraiment adorable le garçon.
Mais il ne ferait jamais "le gars idéal" car il n'aime pas le changement. Ehm... Je suis nomade?
Lady Jay: "Dis-lui de venir."
Moi: "Il n'aime pas le changement."
Elle: "Dis-lui de changer, alors..."
#8 - Chez toi ou chez moi? (novembre 2006)
On avait une soirée pizza programmée pour aujourd'hui. J'étais persuadée que c'était chez Tequila jusqu'à ce qu'elle m'appelle pour me demander à quelle heure ils pouvaient venir.
Moi: "C'est ici?"
Tequila: "Bien sûr! On ne va pas faire Lady Jay marcher avec ses béquilles!"
(l'infirmière venait de partir et Lady Jay était prête à faire quelques pas dans le quartier).
Moi: "Ah, ok! Vous pouvez venir alors!"
Je vais dire à Lady Jay que finalement, la soirée c'était ici. Molotov m'appelle.
Elle: "A ce qu'il paraît c'est chez toi?"
Moi: "A ce qu'il paraît."
*
A un moment, Don Quiche se souvient d'une de nos anciennes camarades et a lancé: "elle a pleuré comme une baleine".
Bonetti: "Tu es sûr que ce n'est pas une madeleine?"
#7 - Oups! (juin 2006)
Alors qu'on assistait au match de l'année, le téléphone sonnait et crachait des SMS. A un énième "l'affiche Portugal - Angola me fait penser à toi", j'ai pas reconnu le numéro.
Depuis que Pookie (téléphone portable) s'est évanoui, Molotov m'a prêté une pièce de musée (Pookie 2, donc). Mais ce n'est que transitoire, alors je n'ai pas repertorié tous les numéros de téléphone à part celui de mes parents, ma soeur, Ninja, Molotov, Tequila... Enfin bref. Je dois à peine avoir une dizaine de noms, et le reste, j'ai sur une fiche sur mon bureau.
Alors moi, je remercie, et j'explique la situation (parce que je ne connais que mon numéro, j'ai l'habitude de m'appeler!).
La réponse ne s'est pas fait attendre et je me suis vite cachée derrière le drapeau...
"C'est ton ex-mari."
Oups...
#6 - L'invitation à la colline
L'année dernière, mon père envoie un SMS d'anthologie à ses enfants: (La "colline" c'est chez lui à Luanda.)
Il y a un dîner sur la colline ce week-end, qui a des fiancés, qu'il les emmène. Qui a des enfants, qu'il les emmène. Qui n'a rien, peut les emmener aussi.
Bien sûr, c'est sans compter que Jess et moi... on était à Montpellier...
#5 - Dr PC (Juillet 2006)
Je peux rester des mois sans entendre la voix de mon père. Entre lui et moi, c'est la SMSmania. Quand j'ai du crédit, c'est la dextérité de mes doigts qui envoie des messages sans abréviations. Eh oui, mam'zelle ici n'abrège qu'en cours. SMS en entier sauf si c'est urgent. Le bon côté d'écrire en Angolais (langue non-officielle, communément appelée argot par les puristes), c'est que ça passe plus vite. Alors, ce sont de longues discussions que j'ai avec Le Philosophe par satellitoconférence.
Le Philosophe: "Je pourrai t'appeler Dr PC* bientôt?"
Moi: "Ici pour être docteur, il faut un doctorat."
Lui: "Chez nous les lusophones, tout diplômé est docteur. Tu peux écrire un Gazelle II comme ça"
Moi: "Il y a des fois, il peut avoir un II, un III... mais avec Gazelle, il n'y a plus rien à raconter."
Lui: "Tu peux écrire sur d'autres thèmes. Ce serait très bien d'avoir un livre par an."
Moi: "J'ai suffisamment d'idées pour être célèbre avant mes 30 ans. T'as vu, maintenant j'ai mon propre site. J'ai toujours refusé d'utiliser mon nom sur internet. Mais il le fallait bien..."
Lui: "Oui, je suis allé le voir hier. J'étais très ému. Félicitations."
Moi: "C'est vrai? Merci!"
*Mon père m'appelle PC... de Paula Coelha... Qu'est-ce que je ferais sans mon vieux?
#4 - Tetris (Juillet 2006)
Molotov me passe son Tetris. Moi: J'adore ce jeu!
Elle: Tu peux le prendre dans le train.
Moi: Nah...
Elle: Pourquoi?
Moi: Imagine, je trouve l'homme de ma vie, et il me voit en train de jouer au Tetris des années 1920s?
Elle: Et alors?
Moi: Nah nah. J'ai des livres pour le voyage. Si je ne lis pas, au moins, ce sera posé sur la table. Comme ça il saura que je suis pas bête.
Elle: N'importe quoi!
Moi: Quoi? C'est vrai!
#3 - Le beau mec (Août 2002)
Il était une fois (car c'est comme ça que les histoires commencent) ma mère Mme le Général et moi.
Mouais, ça commence moyen, mais on fait ce qu'on peut avec les moyens du bord.
On était à l'évêché d'une province (Moxico) qui fait la moitié de la France mais qui a été très (mais "très" c'est un euphémisme) maltraitée par la guerre.
On devait aller dans un camp de réfugiés perdu au milieu de la cambrousse en caravane. Cinq 4x4 et un camion. Des prêtres, des soeurs, des femmes catholiques (dont ma mère) et des bénévoles.
Il était cinq heures du matin, il ne faisait pas chaud, le coq se déplumait tout seul, j'avais sommeil, j'avais une de ces dalles... mais on avait 3 heures en voiture dans des routes où des mines avaient des histoires à raconter, où la paille poussait en plein milieu du goudron, où il y a des trous plus grands que la voiture elle-même.
Enfin bref, 3 heures de rallye vitesse minimum.
Donc, ma mère insistait pour que je mange quelque chose avant de partir. Moi, me connaissant comme je me connais, j'ai des reins qui travaillent bien ("bien" est un euphémisme), j'ai préféré ne rien avaler. Faut pas tenter le diable (aka la brousse angolaise) non plus!
Tout d'un coup, j'ai eu la vision de ma vie.
Pendant que l'évêque organisait la chose, je voyais un jeune homme, beau comme un Dieu païen, Brun, les yeux bleus, grand. Il portait des chemises de bûcheron, des pantalons blancs (qui pouvait avoir l'idée de porter des pantalons blancs dans la brousse???), des chaussures de randonnée et il avait son béret à la main. Plus sa moustache, je me serais dit qu'il était Parisien juste pour l'exotisme dans les parages.
Je me tourne vers ma mère: "tu le connais?"
Ma mère: "non... il doit faire partie des bénévoles d'une ONG".
Soit dit en passant que Moxico a plus d'ONG que structures gouvernementales...
Moi: "Ah..."
Il nous remarque, s'approche de nous, monte les quelques marches du perron et tend la main avec un super sourire, ses yeux clairs contrastant avec son bronzage.
"Bonjour! Je suis Père Santiago!"
Je ne sais pas quelle tête j'ai fait au moment donné. Mais mon coeur a raté un battement.
Ma mère s'est payée ma tête. Et moi, j'ai pleuré comme une Madeleine "il n'y a plus d'hommes mariables!"
Un prêtre catholique comme ça, c'est ça le réel péché!
C'est triste la vie...
Moi, toute Catholique que je suis, je suis pour le mariage des prêtres. Totally!
#2 - Les vendeurs (Avril 2006)
Ma soeur Jess est une brillante élève à Sup de Co. Le cerveau de la famille. Une fois, mon frère Daf me conduisait à l'aéroport de Luanda à la fin de mes grandes vacances 2004. On parlait des universités américaines. Et il m'a lancé "s'il fallait envoyer un de nous dans une de ces facs, ce serait Jess."
Jess est une future businesswoman. Elle a déjà toute la classe pour. Si on ne réclame pas la monnaie exacte et des trucs du genre, très sérieusement, elle nous dit: "comme ça, vous ne serez jamais riches". Au repas de Noël, j'étais chez Molotov. Mr Kiss s'était mouillé avec un verre et avait mis le papier toilette entre le pantalon et la peau. A la fin de la soirée, il enlève le papier et nous dit "vous savez, avec le PQ, non seulement vous séchez, ça vous empêche de vous mouiller et..." Je le regarde et je lance "Dis-moi... tu es en train de nous vendre du papier toilette?" Et on a éclaté de rire. Je lui ai alors dit "tu t'entendrais bien avec ma soeur. Elle vend tout elle aussi. Elle peut te vendre tes propres cheveux. Sans soucis."
On note les vendeurs naturels. (C'est pas mon cas, ça se saurait).
#1 - Le jour où je me suis mariée (Novembre 2005)
(Dans un autre billet)
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Commentaires
Toi, le jour où tu annonces ton mariage, je viens juste pour vérifier que c'est pas une blague...on a l'air de se marrer quand t'es dans le coin.
Je ne laisse pas beaucoup de commentaires mais je viens voir ton blog quasiment tous les matins, il me met de bonne humeur avant d'aller affronter la jungle sans pitié du travail.
Merci
Ecrit par : Chimère | mercredi, 19 avril 2006
Merci pour tes mots, Chimère!
Maintenant, il me reste à faire une virginité sérieuse pour que le jour J on dise "c'est une farce, elle se moque du monde" ... J'ai réalisé à quel point c'était risqué APRES coup...
Comme d'hab. Le pire, reste à venir. Ce sont les "lendemains" du dit mariage...
Je raconterai plus tard... :P
Ecrit par : Jo Ann | mercredi, 19 avril 2006
Se o teu estilo é tao bom como o do Paolo Coelho até eu te chamarei PC
lol, je manquerai pas!
tentei ligar te o dia todo....tenho de falar com o Gellor
beijos
Ecrit par : Yuri | vendredi, 17 novembre 2006
Xé mana.
Eu morri quando voltei da univ. Nem sino da univ ouvi, só pra veres! :|
Ecrit par : Jo Ann | vendredi, 17 novembre 2006
Diz ao Gaylor pra ligar a YURI, ela ta sem dinheiro e 7 euros sempre a podem ajudar a comer.
Yuri, se tiveres a morrer de fome, vem ca a casa....
Ecrit par : _+*Elite*+_ | vendredi, 17 novembre 2006
J'adore ce message!
Ecrit par : queenkelly | vendredi, 17 novembre 2006
Ravie de te voir par ici! :D
Et oui, mon père a de ces messages qui tuent. :D
Ecrit par : Jo Ann | vendredi, 17 novembre 2006
Preciso dizer que babou??
Ecrit par : _+*Elite*+_ | vendredi, 17 novembre 2006
De todo...
Ecrit par : Jo Ann | vendredi, 17 novembre 2006
ehehe, fizeste-me rir bem :D
Hey, esta cara é-me familiar :)
Ecrit par : kanuthya | vendredi, 17 novembre 2006
Ya, temos dessas loucuras de vez em quando! :)
Ecrit par : Jo Ann | vendredi, 17 novembre 2006
Estes comentarios sao super antigos!!!
Ecrit par : Elite in Paris | vendredi, 17 novembre 2006
Ya, voltei a fazer limpeza na área...
Ecrit par : Jo Ann | vendredi, 17 novembre 2006
Bom, quando é o resultado do Nanno?
Ecrit par : Elite in Paris | lundi, 27 novembre 2006
Que resultado? Já tenho o banner winner :p
Ecrit par : Jo Ann v. | lundi, 27 novembre 2006
Je l'aurai refait si necessaire... si ct vrai je n'aurai rien dit mais ca ct pour semer la panique et c tr salutaire!
Ecrit par : Elite in Paris | vendredi, 01 décembre 2006
Mauvaise fille! :P
C'est moi qui ai passé un mauvais quart d'heure avec ton frère!
Ecrit par : Jo Ann v. | vendredi, 01 décembre 2006
Tiens c'est marrant, beaucoup de mes proches me disent la même chose que Jeanne :
"J'espère que tu ne vas pas mettre les bêtises que je dis sur ton blog"
Ce à quoi je réponds systématiquement : "Rassure-toi, j'en inventerai des pires".
Bisous Jojo !
Ecrit par : Thom | dimanche, 03 décembre 2006
Et toi, tu vas pas de main morte :P
Ecrit par : Jo Ann v. | dimanche, 03 décembre 2006
Et Laura, perplexe, posa la question: qu'est-ce que ça veut dire des "Vonas" (#13)?
Ecrit par : Laura | mercredi, 06 juin 2007
Laura >>> Les "Vonas" c'est le surnom de ma famille :)
Ecrit par : Jo Ann v. | mardi, 12 juin 2007
Ecrit par : Jo Ann v. | mercredi, 10 octobre 2007
Je ne connais pas (encore) le Brésil, mais mon chéri m'a apprit la pub "Guaraná! UH! UH!" (à crier comme des sauvages).
On en avait découvert à Montréal un petit supermarché portugais qui vendaient des denrées rares importées du Portugal, du Brésil et d'ailleurs... On a dû en boire une centaine de litres de c'te boisson-là! Hmmm!
Ecrit par : Lady Iphigenia | samedi, 10 mars 2007
C'est vrai que c'est délicieux! La dernière fois qu'on est allée au Portugal en voiture, on est revenu avec plein de Guaraná dans le porte-bagage.
Le problème ici à Montpellier, c'est que la canette coûte cher!! :|
Ecrit par : Jo Ann v. | samedi, 10 mars 2007
Saudades, saudades... Também quero Guaraná!!!
Ecrit par : Laura | mercredi, 06 juin 2007
;)
Ecrit par : Jo Ann v. | mardi, 12 juin 2007
Ahah, j'adore les Eish!Wena! ;-)
Ecrit par : Pauline | vendredi, 31 août 2007
j'adore les EIsh!Wena! ;-)
Ecrit par : Pauline | vendredi, 31 août 2007
Pauline >>> Avec le temps, c'est plus un tic de language qui disparaîtra lorsque j'aurais trouvé l'équivalent! Mais rien ne vaut un eiiiiiiiiiiishhhhhhhhh! :)
Ecrit par : Jo Ann v. | vendredi, 31 août 2007
Ecrit par : Jo Ann v. | jeudi, 11 octobre 2007
Dis-donc, ma chère Jo Ann, ne serais-tu pas un peu tyrannique??? bisous. ;-)
Ecrit par : Nanou | lundi, 22 octobre 2007
Nanou » J'avoue, je confesse. Je pèche par orgueil! Très tyrannique, but I'm trying to get t fixed ;)
Ecrit par : Jo Ann v. | lundi, 22 octobre 2007
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