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dimanche, 30 septembre 2007

LEVY, Marc (France) ♥

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BANKS, Russell (États-Unis)

Rencontre: 17 mars 2006, Librairie Sauramps, Montpellier

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Je suis passionnée de livres! Tout le monde le sait, et je ne me cache pas non plus (la bonne blague!). Alors si un écrivain que j'apprécie passe par Montpellier et que je peux le voir (pas que mon emploi du temps soit archibooké avec les grèves...), eh bé! J'y vais! Il n'y aura pas deux occasions.
Cette fois-ci, c'est... Russell Banks. Écrivain américain. Il est venu dédicacé son dernier roman, American Darling.
J'ai sympathisé avec une dame qui était devant moi lorsque une journaliste de Midi Libre s'est approchée de moi pour savoir si j'étais fan de Russell Banks. Malheureusement, m'dame, je connais pas du tout!
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Je suis dans un Groupe de Lecture (Les Rats de Biblio-net), et comme par hasard, l'écrivain du mois de mars est Russell Banks. Je me devais de porter ma contribution et ma pierre à l'édificie! Et puis quoi encore?
Il y avait des Américains juste devant, eux n'avaient lu que les dix premières pages et étaient déjà fans. Un d'eux a lancé "peut-être que ça se gâte à la onzième, on ne sait jamais!"

Quand ce fut mon tour, en prenant mon anglais et mon accent Sudaf Britannique (parce l'accent Sudaf sudaf, excusez-moi, mais c'est un accent à couper au couteau! Ça heurte les oreilles!) et je lui ai demandé si ça le gênait si je prenais une photo avec lui. Lui "pas du tout!" Entre-temps, il a demandé d'écrire mon prénom sur une feuille, au cas-où je m'appelle Florentiane. Quand il a vu Jo Ann, il a dit "je risquais de mal l'épeler, celui-là!" et il s'est éclaté de rire (soi dit en passant, Jo Ann est un nom américain - vous voyez, j'ai été faite pour être connue! J'ai le nom qu'il faut!). La dame nous a pris en photo et après il a dit "on ferait mieux de regarder...".

Enfin bref.
Je l'aime déjà. Et puisque American Darling parle aussi (entre autres) d'Afrique...

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American Darling (The Darling)
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• Tout commence avec Hannah Musgrave dans sa ferme biologique dans les Adirondacks. Elle contemple ses employées et ses chiens, et du coup, contemple sa vie... Du jour où elle a refusé d'être une étudiante issue de la bourgeoisie américaine pour devenir une terroriste, membre actif des Weather Underground. Vite rentrée dans la clandestinité, elle devient Dawn Carrington.
Lorsqu'elle était dans la trentaine, une menace la fait quitter les États-Unis pour se réfugier au Ghana, en Afrique. Après coup, voulant se séparer de celui qu'elle avait suivi de l'autre côté de l'océan, elle arrive au Libéria, première république indépendante, fondée par des anciens esclaves nord-américains. Hannah (ou Dawn) fait connaissance avec le Dr Woodrow Sundiata, fils d'Afro-Américaine affranchie (qui le sépare donc du reste de la population, car d'héritage américain), vice-ministre de la santé, lors d'un entretien d'embauche pour un laboratoire de tests du virus d'hépatite C sur des chimpanzées, ultérieurement les Rêveurs de Hannah. Peu de mois plus tard, Hannah épouse Woodrow, et tout aussi vite, a trois garçons, Dillon et les jumeaux William et Paul.
Au début des émeutes et des coups d'état sanglants, Hannah fuit une première fois pour les États-Unis à fin de sauver sa peau et celle de sa famille libérienne, pouvant rentrer quelques mois plus tard, et encore huit ans, alors que son mari est tué devant ses yeux et ses enfants kidnappés par des milices, Hannah s'échappe une deuxième fois et ne revint plus, laissant derrière elle que des cendres.
Lorsqu'elle décide de revenir sur ses pas, une dizaine d'années plus tard, elle découvre ce qu'elle n'aurait jamais voulu savoir...

• Ça m'a pris cinq mois et quarante pages pour rentrer dans l'histoire. Dès le début, Hannah Musgrave Sundiata me semblait être un personnage froid et antipathique (ce qui est réellement le cas). Mais en août, lorsque j'étais en vadrouille, j'ai décidé d'apporter le livre avec moi... histoire de...
Et c'est... fascinant! Je l'ai lu au Moxico, et aux rares moments où je laissais le livre de côté, c'était parce que D. Gabriel nous conduisait quelque part dans la brousse. Je regardais les carcasses de camions militaires, les zones en voie de déminage, je regardais les hommes qui circulaient avec les machettes (outil de travail comme un autre)... pour me plonger dans l'action du livre, je n'avais pas besoin de tant, je le concède!
Le travail de recherche de Russell Banks est d'une richesse! Les personnages se mêlent à l'histoire du Libéria avec réalisme, comme si c'était une autobiographie dont il s'agissait, et non plus d'un personnage fictif. Les détails, le réalisme (scabreux parfois, mais crédibles dans le contexte), la force et la puissance des mots de l'Histoire avec un grand H, mêlée à la petite histoire comme tant de témoignages et récits publiés. Les grands personnages comme Charles Taylor croisent la fiction, Hannah Musgrave est impliquée directement dans les coups d'états et dans les évasions, sans que ça détonne.
Je n'ai plus réussi à poser mon livre, tant que je ne savais pas ce qu'il se passerait avec les trois fils de Hannah, et leur fin fut insoutenable, pour moi lectrice africaine, comme pour Hannah, mère. Il y a des passages durs, violents au moment de la guerre, des émeutes, des confrontations... Mais malheureusement, même si elles semblent être poussées à bout par l'écrivain, elles n'ont jamais cessé d'exister, même aujourd'hui.
Chapeau bas à M. Banks, car vraiment... j'étais skotchée (malgré les 40 premières pages...)

NDEBELE, Njabulo (Afrique du Sud)

► Njabulo NDEBELE est un écrivain et intellectuel sudafricain, diplômé d'anglais et philosophie des universités du Botswana, du Lesotho et du Swaziland, enseignant aux universités de Cambridge et Denver, il est aujourd'hui vice-chancelier de l'Université de Cape Town.
Je suis arrivée au lycée en Afrique du Sud alors qu'ils avaient déjà étudié Brink, Coetzee, Gordimer et quelques autres. En seconde, lecture obligatoire Fools.

Fools (en VO)
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• L'histoire se passe dans un township de Johannesburg, comme tant d'autres - Soweto, Alexandra, Mamelodi... -.
Les personnages: un instituteur vieillissant Zamani, qui à présent vit au jour-le-jour dans le ghetto après avoir été militant, une jeune fille violée et enceinte des oeuvres de l'instituteur, un jeune étudiant enthousiaste - le frère de la victime -, et dans la lutte entre le résigné et le nouvel-arrivé, ...

• Ce livre est un écho de la ville dans un ghetto sudafricain, sans fioritures. On sent presque l'alcool, la poussière, la terre à travers les lignes, les conditions misérables des townships..
Je me souviens d'avoir la grimace tout le long du livre (ou presque) parce que l'instituteur lui-seul réussissait à sortir des pages et m'effrayer par son réalisme, par le visage bien réel que j'avais mis sur le personnage.

• Un film a été réalisé par Ramadan Suleman, qu'on a eu la chance de rencontrer au lycée et de lui poser des questions.
Une des questions dont je me souviens: "Pourquoi dans le film, la fille fait une fausse couche alors que dans le livre, l'enfant naît?"
Et à Suleman de répondre "Je voulais punir l'instituteur. Il ne méritait pas cet enfant."
Ça a le mérite d'être clair...

• Quand on vit en Afrique du Sud, principalement à Johannesburg, on ne peut pas ne pas aller au coeur de l'histoire de ce pays. Avec mon père ou avec le lycée qui tenait à coeur les journées historiques sur les pas de Nelson Mandela et de Mahatma Gandhi en Afrique du Sud, je suis allée plus d'une fois à Soweto, township aux deux millions d'habitants, avec le plus grand hôpital d'Afrique, le Baragwanath, célèbre par les révoltes des étudiants noirs qui se refusaient à avoir des cours en afrikaans. Le 16 juin 1976, une photo a fait le tour du monde: celle de Hector Peterson, 13 ans, tué comme tant d'autres enfants par la police. Aujourd'hui, le 16 juin est la journée de l'enfant dans toute l'Afrique.
Comme beaucoup d'endroits, les townships ont aussi leurs quartiers aisés (c'est relatif). Mais quand on visite des maison qui font la taille de mon salon (20 m², mais pas sûr) divisées en trois pour trois familles entières, c'est à se demander jusqu'où la politique de l'Apartheid pouvait aller.
Malheureusement, Soweto n'a pas (beaucoup) changé depuis l'abolition de l'Apartheid. On commence à casser les murs, agrandir les maisons. Les shebeens (des bars) clandestins sont aujourd'hui dans la carte touristique (il faut aller au Wandie's Place, on y mange bien!).
Mais ce sera toujours Soweto.

Et c'est dans cet univers-là, que Njabulo Ndebele fait évoluer son histoire. Du réalisme à la sauce sudaf.

En vadrouille #1 : Juin 2006 : Coupe du Monde de Foot - Hanovre

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Opération Hanovre
Comme son nom l'indique, le but de l'opération est d'arriver à Hanovre le 16 juin pour voir le match Angola vs. Mexique. Réussira, réussira pas... on verra bien. :D
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12 juin
1... Si vraiment je peux partir, autant avoir du linge propre. Donc, on fait tourner la machine. :P Pas bête hein? (OK)
2... Pourquoi j'aime l'Europe? Parce que je peux dire des phrases comme "je dois être aux Pays-Bas jeudi, en Allemagne vendredi. Mais j'ai besoin qu'on aille me chercher en Belgique..."
3... Il faut avoir des contacts partout... histoire de faire des économies...
13 juin
4... Il faut s'occuper des cheveux, au cas où on rencontrerait un potentiel en chemin... :P L'état de crépitude actuel est "pô class"... (OK)
5... Mince! Me faire remplacer aux Restos du Coeur vendredi! Si j'y vais pas, il n'y a cours de français pour personne car je suis la responsable des clés. Zut zut et rezut! (OK)
6... Il faut trouver un transport quelconque qui mène quelque part à Paris. (OK)
7... Le plus important: avoir un ticket pour le match (OK !!!!)
14 juin
8... Avoir un transport quelconque de Paris à Hanovre (OK!!!)
9... Préparer son sac (en voie de...)
10... Après le match, Hollande? (en voie de négociations...)
11... Subventions pour anniversaire-Coupe-Voyage (en cours...)


#1.2 : A la conquête de l'Allemagne
Voilà! L'Opération Hanovre est réussie! Chez les Vonas, les voyages préparés à la dernière minute sont une habitude, et normalement se passent bien. D'autres fois, ce n'est que longtemps après qu'on veut rire...
Je pars cette après-midi à Paris avec ma soeur. Demain matin, à nous l'Allemagne! Nous serons à Hanovre pour soutenir les Palancas Negras face au Mexique et bien chanter l'hymne national!


A bientôt!
J.

PS: Je passerai à la télé, vous croyez? :P


"Veni, vidi, vinci!"


Oh oui!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Je raconterais bien les aventures allemandes, de l'ambassade d'Angola à Paris, de bus jusqu'en Allemagne en traversant la Belgique. 11 heures de bus remplies de musique, de connaissances, de confraternisation, d'arrêts au moins une demi-douzaine de fois, de manger, parler et chanter angolais, de montrer nos drapeaux aux bus de Mexicains qui suivaient, faire des au revoir à tous ceux qui étaient dans la rue, à tous les Allemands qui étaient ultra-fairplay!
Arrivés à Hannover, deux heures de chant, hymne national, tambours et photos avec les Mexicains. C'était beau! On se provoquait gentiment, qui irait gagner, du Mexique ou de l'Angola, les sombreros et les drapeaux, il y avait ceux qui venaient pour l'amour du jeu, peu importaient leurs préférences, les Allemands supportant les uns et les autres. 43 000 places, bondé...!
Pendant tout le match, on a encore chanté, bien prié, montré le drapeau, on a souvent été au bord de la crise de nerfs, mais au final, alors que les Mexicains étaient tristes, les Angolais ont fait la fête.
Comme d'hab...


(Y'a plein de photos de nous qui doivent circuler dans le web, à force de prendre des photos avec tous les Mexicains de passage... :P)

Les conteurs de chez moi ♥

28 novembre 2006

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Je viens d'un pays, ou plutôt d'un continent, où les mots n'ont pas la même forme qu'en France, ou en Occident. Je viens d'un endroit où une bonne moitié de la population est analphabète et n'a jamais tenu un crayon entre les doigts. Les mots, là d'où je viens, n'ont pas de formes. Ils ont des couleurs et des parfums. Les mots ne sont jamais inutiles et superficiels. Ils ont un poids. Et ils voyagent de bouche en bouche, d'oreille à oreille.
De là où je viens, les analphabètes sont les plus grands conteurs d'histoires. Des histoires vraies. Drôles ou tristes. Mais ce sont de belles histoires. Des histoires qui nous poursuivent depuis qu'on est tout petit et qu'on entend les grands parler à table lors qu'on devrait être en train de dormir depuis des lustres... Mais on voulait tellement les entendre parler!

J'ai toujours été fascinée par ces conteurs d'un soir ou de plusieurs, qui savaient moduler leurs voix, faire que leurs visages se transforment... J'ai toujours adoré me poser devant un kota (= personne âgée) et attendre que la magie opère... Souvent, il ne suffit que de poser une question: "quand tu étais jeune, c'était facile d'être...?" et voilà. Le tour est joué.
Des mots coulent de leurs coeurs, chutent en cascades colorées et nostalgiques, nous font voyager sans qu'on quitte notre chaise, écoutant à la lumière de la lampe de pétrole des paroles magiques.

Le conteur que j'admire le plus, c'est mon père. Le grand Philosophe, comme je l'appelle entre mes lignes. Comme tous les conteurs, il n'est pas toujours fidèle à la même version d'une histoire. On dit en portugais: "quem conta um conto, aumenta um ponto" (= qui raconte un conte, l'augmente d'un point [virgule]). Et mon père ajoute tous les points d'exclamation, d'nterrogation, de suspension qu'il trouve sur le chemin...
Mon père est né dans un bidonville de Luanda. Son frère aîné est mort à l'âge de 18 ans car il avait des problèmes cardiaques et n'a jamais pu être soigné. Sa mère est morte lorsqu'il avait 14 ans (peu de temps après). Mon père quitte l'école avec l'équivalent de la troisième pour aller travailler. Et il fait le même travail que son père qui n'était pas un tendre: il travaillera à l'aéroport. A l'âge de 16 ans, il prend le bateau pour le Portugal - histoire de faire le service militaire - et dans le bateau il trouve un livre de Harold Robbins. C'est là qu'il découvre le prénom que je porterai 12 ans plus tard: Jo Ann.
Ce qu'il est devenu, mon père ce philosophe, mon héros des temps modernes, le raconte à travers d'histoires semées lors de repas de famille ou de longs SMS que j'échange avec lui. Je lui ai posé une fois une question à propos des Vonas (le surnom de notre famille). Des SMS ont plu dans mon portable. En un rien, j'avais le nom d'un Jacob, Allemand-Danois de 1855... c'est lui notre ancêtre, celui qui a décidé que cette famille-là parlerait le portugais et plutôt que l'allemand.

Après, il y a mes frères... mes grands frères, Le Diplomate, le Pilote et DJ Daf. Eux, c'est une toute autre histoire. En 1992, alors que je passais mes vacances d'été au Portugal avec ma mère et ma soeur Jess, la guerre civile en Angola a pris une nouvelle tournure, et il y a eu les événements dans la capitale-même. Mes frères étaient sur place, chez eux en état de siège chez leur mère pendant trois jours. Un an plus tard, lors du repas d'anniversaire de mon père à Lisbonne, Le Diplomate a démontré ses talents de conteur en relatant ces jours de siège avec humour. Jamais je ne me suis sentie aussi mal à l'aise de rire à gorges déployées autour d'un thème aussi dur qu'est la guerre... Mais nous sommes Angolais. L'Angola a enduré 41 ans de guerre... c'est notre façon à nous de l'affronter.

Ces dernier jours, avec des Prix Littéraires qui tombent toutes les heures ou presque et que je ne suis "ni un peu, ni plus ou moins" (comme on dit chez moi), j'étais cependant ravie de savoir qu'Alain Mabanckou a reçu le Prix Renaudot pour ses Mémoires de Porc-épic.
Pour être franche, je ne connais pas les écrits de cet auteur. Mais ma joie n'est pas juste panafricanisation (un peu quand même). Mais depuis que j'ai découvert son blog, je n'ai plus cessé de le suivre. De le suivre dans le flot de ses paroles et de guetter ses apparitions médiatiques. Parce que c'est son oralité qui m'enchante. En lui, j'ai retrouvé les contes de mon enfance, les tonalités et les expressions que je pensais n'appartenir qu'à mon père.
J'ai eu la chance de le croiser dans deux conférences sur la francophonie lors de la Comédie du Livre de Montpellier. Et là, ce que je savais déjà, ne fit que se confirmer: j'aime la parole d'un conteur. J'aime les conteurs de chez moi (là-bas en Afrique) et je ne cesse d'être fascinée par eux. Si je dis que je n'ai jamais rien lu de Mabanckou, je mens peut-être. J'ai lu une nouvelle dans les Dernières nouvelles de colonialisme, organisé par Jean-Luc Rahimanana. Et malgré moi et malgré tous les contributeurs de ce recueil, la nouvelle d'A. Mabanckou, Propos abracadabrants d'un colonisé, est ma préférée.


Voilà comment on devient fan d'un écrivain dont on n'a jamais lu un seul livre!

samedi, 29 septembre 2007

PAASILINNA, Arto (Finlande)

Bibliographie: Paratiisisaaren Vangit (Prisonniers du paradis)

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Prisonniers du Paradis
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VELTRONI, Walter (Italie)

Bibliographie: Senza Patricio (Patricio, je t'aime. Papa)

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Patricio, je t'aime. Papa
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vendredi, 28 septembre 2007

MAGALHÃES, Ana Maria & ALÇADA, Isabel (Portugal)

Voilà un moment que je voulais parler de cette collection mais je n'ai jamais trouvé les mots. En me balandant du côté de Choupynette, je me suis dit: pourquoi pas?

Quand j'étais petite, la lecture n'était pas un plaisir. C'était un passe-temps, tout comme voir la télé et les séries (jeunesse) cubaines ou mexicaines qu'y passaient. Je me souviens d'une journée de l'enfant en particulier.
Ce 1er juin, dans les années 1990s, alors qu'on était exilés au Portugal, un des associés portugais de mon père m'avait offert un énorme paquet. Moi, gourmande, je l'ouvris sans plus attendre pour avoir la déception de ma vie: des livres! Qu'est-ce que je vais faire avec des livres? Moi? A l'époque, je n'avais pas encore écrit ma première strophe ni rien. Je devais sûrement être au CM2. medium_alcadamagalhaes-deserto.jpg

Ces livres ont pris de la poussière sur la commode pendant des mois et des mois, jusqu'au jour où je n'avais strictement rien à faire et je m'ennuyais mais d'un ennui mortel. J'ai donc pris un des livres au pif. Il y avait six ou sept, dont cinq ou six des mêmes auteures mais trois ou quatre de la même collection. Je venais de découvrir Uma Aventura (Une Aventure) de Isabel Alçada et Ana Maria Magalhães. Au tout, jusqu'à ce jour, 48 livres à découvrir, mais désolée, que pour les Lusophones. A moins de ne retenir qu'Une Aventure en France, le seul traduit, malheureusement.
medium_alcadamagalhaes-franca.jpgSix millions de livres, soutenus par la Fondation Calouste Gulbenkian (grande fondation culturelle à Lisbonne, où petite, j'avais des cours d'expression scénique et artistique - je crois) et le Ministère de l'Éducation.

Loin d'être niaiseux, on suit les aventures des jumelles Teresa et Luísa avec leur caniche Caracol ("escargot" ou "bouclettes"), Chico le valeureux, Pedro le cerveau, et João, le plus petit avec son Berger allemand Faial (nom d'une des îles des Azores).
Les premières aventures ne quittaient pas la ville ou encore l'école, le supermarché et des régions du Portugal comme Algarve ou Ribatejo. Petit à petit, les sept (les chiens sont des personnages à part entière) découvrent le désert du Sahara au Maroc, le Cap Vert, la Chine par Macao, la France ou encore l'Égypte.

medium_alcadamagalhaes-praia.jpgPour les lusophones et lusophiles, ou encore ceux qui apprennent le portugais, je conseille ces petits livres de rien du ut (:p) écrit en gros avec quelques illustrations... Ce sont des mines d'informations distillées avec candeur. Moi qui n'aime pas lre en portugais (et pourtant c'est ma langue maternelle.. et paternelle aussi!), j'adoooooore la collection Uma Aventura.

Le seul hic, c'est que comme dans tous les romans d'aventure, les héros ne grandissent (presque) jamais, à moins d'avoir un an de plus tous les vingt ans... j'aurais voulu savoir ce qu'ils seraient devenus loin d'être ados, mais jeunes adultes... Juste pour voir... ;)

Le site: www.uma-aventura.pt

Uma Aventura na Cidade n.º 1 - 3/5
Uma Aventura nas Férias do Natal n.º 2
Uma Aventura na Falésia n.º 3
Uma Aventura em Viagem n.º 4
Uma Aventura no Bosque n.º 5
Uma Aventura entre Douro e Minho n.º 6 - 3/5
• Uma Aventura Alarmante n.º 7 - 3/5
• Uma Aventura na Escola n.º 8 - 4/5
• Uma Aventura no Ribatejo n.º 9
• Uma Aventura em Evoramonte n.º 10 - 4/5

Uma Aventura na Mina n.º 11
Uma Aventura no Algarve n.º 12
Uma Aventura no Porto n.º 13
Uma Aventura no Estádio n.º 14
Uma Aventura na Terra e no Mar n.º 15 - 4/5
Uma Aventura debaixo da Terra n.º 16
Uma Aventura no Supermercado n.º 17 - 4/5
Uma Aventura Musical n.º 18
Uma Aventura nas Férias da Páscoa n.º 19
• Uma Aventura no Teatro n.º 20 - 4/5
• Uma Aventura no Deserto n.º 21 - 4/5

Uma Aventura em Lisboa n.º 22
Uma Aventura nas Férias Grandes n.º 23
• Uma Aventura no Carnaval n.º 24 - 4/5
• Uma Aventura nas Ilhas de Cabo Verde n.º 25 - 4/5
• Uma Aventura no Palácio da Pena n.º 26 - 4/5
• Uma Aventura no Inverno n.º 27 - 4/5
• Uma Aventura em França n.º 28 - 4/5
• Uma Aventura Fantástica n.º 29 - 4/5

Uma Aventura no Verão n.º 30
Uma Aventura nos Açores n.º 31 - 5/5 ♥
• Uma Aventura na Serra da Estrela n.º 32
• Uma Aventura na Praia n.º 33 - 5/5 ♥
Uma Aventura Perigosa n.º 34
• Uma Aventura em Macau n.º 35
Uma Aventura na Biblioteca n.º 36 - 3.5/5
• Uma Aventura em Espanha n.º 37 - 3.5/5
• Uma Aventura na Casa Assombrada n.º 38
• Uma Aventura na Televisão n.º 39
• Uma Aventura no Egipto n.º 40
• Uma Aventura na Quinta das Lágrimas n.º 41
• Uma Aventura na Noite das Bruxas n.º 42
• Uma Aventura no Castelo dos Ventos n.º 43
• Uma Aventura Secreta n.º 44
• Uma Aventura na Ilha Deserta n.º 45
• Uma Aventura entre as Duas Margens do Rio n.º 46• Uma Aventura no Caminho do Javali n.º 47
• Uma Aventura no Comboio n.º 48

DAVIS, Anna (Angleterre)

Le dîner (The dinner)
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• Tilda et Alex préparent un dîner très important à leurs yeux. Ce sera la bonne occasion pour Alex de parler affaires avec Brian Thackston. Car Alex veut monter socialement (et financièrement). C'était la raison sine qua none si vraiment Tilda voulait avoir un bébé...
Tilda met les plats dans les grands, invitent trois couples d'amis (les Thackston, les Marshall et les Stillbourne), a préparé une salade à l'halloumi et roquette au pistou, truite saumonée aux amandes et bavarois à la noix de coco et son coulis de fruits de la passion... Tout est supposé commencer bien, mais la première arrivée n'est pas une invitée mais Clarrie, l'étrange belle-soeur d'Alex qui semble perdue et davantage bizarre. Tilda panique: c'est la catastrophe.
Et pourtant, pendant tout le dîner, ce n'est pas réellement Clarrie qui se fera remarquer. Tous ont un secret plus ou moins inavouable et personne n'est réellement ami de personne...

• Ah la! Au secours! Je n'ai jamais assisté à un dîner qu'on pourrait qualifier purement et simplement de désastre. C'est lent, long, sans manières, hypocrite...
Sans parler des allers-retours entre le narrateur omniprésent et la tête de Clarrie qui ne pense pas comme nous et qui voit l'intérieur des têtes d'Illuminator, Sac d'Os, Tête d'Argile et d'autres gentils noms qu'elle donne aux invités et que j'ai pas retenu... Elle sait ce qu'il se passe dans la tête de chacun et c'est comme ça qu'on décrouvre qui a des dettes de jeux, qui est bisexuel, qui trompe qui, enfin.

Si j'ai continué contre vents et marées cette lecture c'est que j'ai quand même payé le bouquin, et sérieusement, avec les temps qui courent... Et comme certains ont dit, c'est un premier roman, le prochain est sûrement meilleur.

Sinon, quelqu'un pourrait me montrer de l'halloumi?

COELHO, Paulo (Brésil) ♥

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Le site officiel
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Rencontre: 5 Mai 2004, Librairie Sauramps, Montpellier

C'était il y a deux jours, et je suis toujours sous l'enchantement de la recontre avec le Grand Paulo Coelho!
J'avais cours à la fac et une amie et moi avons demandé à quitter le cours un peut plus tôt. c'était des cours de religions brésiliennes, on était assidues et on participait, alors quinze minutes de moins...
Quand nous sommes arrivées à la Comédie (centre-ville), on s'est rendu compte de l'ampleur de la situation. Il était 16h30 et la queue était énorme! On voulait pleurer! La séance se terminerait à 18h et on n'avait pas comment avancer d'un pouce! En deux heures on a fait 3 mètres!
Après, il y avait les employés de Sauramps qui nous disait que Paulo Coelho devait partir à 18h, pour laisser nos livres pour qu'il signe! Moi j'ai dit, "pas question! je ne partirais que lorsqu'il sera sorti"!
Je suis rentrée dans la librairie, je l'ai vu de mes yeux, et je suis repartie dans la queue. J'étais déjà toute émue!
Tout d'un coup, un brouhaha! Paulo Coelho en personne est venu nous voir! Il a dit qu'il s'arrêterait à 18h pour une pause, après il sortirait pour nous signer nos bouquins. Tout le monde a aplaudi! Paulo Coelho était l'homme qu'on imaginait. Humain et accessible.
Comme je suis un peu (trop) timide, je ne savais pas comment lui dire que je parlais le portugais. Alors je lui passé "onze minutes" où ma soeur avait écrit en portugais "à Jo Ann, pour que tu continues la collection de PC". Il l'a lu à voix haute et il a ri. Il m'a lancée "c'est vrai?", "j'ai toute la collection à la maison". Aors il me dit "muito obrigado" (merci beaucoup). J'étais aux anges!
Peu importe la langue maternelle de la personne, il s'efforçait de dire un mot dans cette langue là. Il était humain, qu'importe les millions de lvres vendus!
J'adooooooooore Paulo Coelho!


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Le Pélerin de Compostelle (Diário de um mago)
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• Quatrième de couverture: En 1986, Paulo Coelho a entrepris le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, sur la route légendaire qu'empruntent les pèlerins depuis le Moyen Âge.
« À cette époque, dit-il, ma quête spirituelle était liée à l'idée qu'il existait des secrets, des chemins mystérieux, des gens capables de comprendre et de contrôler des choses défendues à la majorité des mortels. je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère de la vie. »
De ce voyage véritablement initiatique, dont il relate ici les étapes, l'homme est sorti transformé : désormais convaincu que « l'extraordinaire se trouve sur le chemin des gens ordinaires », il s'est attaché, en tant qu'écrivain, à restituer dans un style simple, fluide, la richesse de notre réalité intérieure, dans le souci de partager son expérience avec tous.
Le Pèlerin de Compostelle occupe dans l'oeuvre de Paulo Coelho une place privilégiée : non seulement il est le creuset de ses livres ultérieurs, et notamment de L'Alchimiste, mais l'auteur y expose aussi de façon très complète sa philosophie humaniste et la profondeur de sa quête. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

• Comme tout écrivain qu'on aime (ou n'aime pas), il y a de ces livres qu'on regrette d'avoir lu! Fan de Paulo Coelho depuis L'Alchimiste, je contribue "officiellement" aux fan-clubs officiels, l'international et le français. Mais Le Pélerin (le carnet d'un magicien, en VO) était d'un ennui! Je ne sais pas comment je suis arrivée à bout!
Il fait partie du Top 3 des Moins de Moins de PC avec Au bord de la rivière Piedra, je me suis assise et j'ai pleuré et Le Démon et Mlle Prym... Il ne faut pas plus pour décourager le débutant...

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L'Alchimiste (O Alquimista)
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• (SDM) Roman d'apprentissage en forme de conte philosophique. Un jeune berger espagnol part à la recherche d'un trésor vu dans un rêve. Il traverse un désert pour se rendre en Egypte et rencontre divers personnages (gitane, roi, vendeur de cristal, alchimiste) qui l'aident à découvrir le sens de la vie. Un livre pour ceux qui ont aimé Le petit prince, Le prophète, etc., qui apprécient le mélange de littérature et de spiritualité.

• Je n'avais jamais lu Paulo Coelho jusqu'à ce que j'arrive au lycée. Un bon jour, je vais au CDI de Jules Verne et je commence à déambuler parmi les étagères, à la recherche de quelque chose autre qu'en anglais! Et j'ai trouvé Paulo Coelho. Ce nom me disait quelque chose. Et du fait qu'il soit brésilien, a renforcé mon envie de le découvrir. Je fonctionne comme ça, moi. Je cherche tout ce qui peut me relier à une personne par ce que j'ai vécu. Serait-il Cubains, Portugais, Angolais, ils auraient eu tous droit au même privilège.
Je prends donc L'Alchimiste, best-seller et blablabla.
♥!
A la fin, j'ai tellement relevé des citations, de belles phrases, que j'ai presque recopié le livre!
L'Alchimiste est le résumé du fil conducteur de tous les livres de Paulo Coelho (PC pour les intimes, et Mage par les fans): il en parle de la célèbre Légende Personnelle. Et que si on a un désir très très fort, tout l'Univers conspire pour nous le réaliser. On parle de lutter pour ses rêves, les chercher et de ne pas avoir peur. Prenne le temps qu'il faudra, c'est notre point de départ et notre destinée.
Dans le livre, Santiago le berger, rencontre un marchand âgé dont le rêve est d'aller à La Mecque. Il a pourtant tous les moyens pour y aller, mais il se dit, que puisque c'est toute sa vie, le jour qu'il y ira, quel sens donner à son existence?

Avant même de m'en acheter un exemplaire, j'avais envoyé un livre à un de mes frères de coeur, Le Sage (il porte bien son nom). En arrivant en France, en 2001, le premier livre que j'achète est celui-là et La malédiction de Râ de Naguib Mahfouz que j'avais aussi découvert à la bibliothèque.
Maintenant qu'il est autographé, il est d'autant plus précieux! :D

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Véronika décide de mourir (Veronika decide morrer)
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• (Amazon.fr) Une après-midi d'hiver, à sa fenêtre, une jeune femme observe la ville. Pour la première fois, son regard est serein. Veronika vient d'avaler quatre boîtes de somnifères. Elle ne veut plus subir l'insupportable monotonie des jours et l'angoisse des nuits. À l'hôpital psychiatrique où elle se réveille, elle apprend que sa mort n'est retardée que d'une semaine. Durant ce sursis, elle fait la connaissance de Zedka, la rêveuse philosophe, de la douce Maria et de son syndrome de panique, et surtout d'Eduard, le schizophrène mélomane, qui écoute la jeune femme des nuits entières lorsqu'elle joue au piano. Peu à peu s'élève en Veronika le désir nouveau de se livrer, "à un homme, à la ville, à la vie".

• Mon Top 3 des préférés chez PC. Un vrai coup de coeur!
Cette jeune femme qui a tout pour elle et pour plaire, est fatiguée de la vie qu'elle mène. Sans raison apparente, elle tente de se suicider. Elle est sauvée in extremis et se retrouve dans un hôpital psychiatrique. Ce qu'on ne fait pas en une semaine, lorsqu'on sait que c'est la toute dernière et qu'on est coincée dans un asile.
C'est une histoire qui parle de découverte de soi, et surtout d'espoir.
J'en ai pleuré en tournant la dernière page et en lisant les derniers paragraphes tellement ça me parlait! Un petit bijou!

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Onze minutes (Onze minutos)
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• (Présentation de l'éditeur) Maria est une toute jeune Brésilienne du Nordeste. Elle, qui n’aspire qu’à l’Aventure, au grand amour, et travaille comme vendeuse dans un magasin de tissus, s’offre une semaine de vacances à Rio de Janeiro. Sur la plage de Copacabana, un Suisse lui propose de devenir danseuse de cabaret à Genève. Elle voit là le début d’un conte de fées, mais la réalité sera tout autre. Maria en vient à se prostituer : sans honte, puisqu’elle apprend à son âme à ne pas se plaindre de ce que fait son corps, et qu’elle s’interdit de tomber amoureuse. Après tout, la prostitution est un métier comme un autre, avec ses règles, ses horaires et ses jours de repos… Mais le sexe — tout comme l’amour — reste pour elle une énigme. C’est alors qu’elle rencontre un jeune peintre qui la trouble, car, s’il est aussi perdu qu’elle, il sait parler le langage de l’âme. Pour découvrir le sens sacré de la sexualité, Maria devra trouver le chemin de la réconciliation avec elle-même.
Paulo Coelho décrit pas à pas l’initiation d’une jeune prostituée, un parcours qui montre les limites de la prétendue libération sexuelle et s’achève par un retour romantique aux valeurs de cœur et de l’esprit.

• Troisième grand coup de coeur de la collection de PC. A la base, Paulo Coelho n'écrit pas des histoires basées sur de faits réels, jusqu'au jour, en Suisse (si je ne me trompe pas), une femme lui donne un manuscrit avec sa vie. C'était important pour elle.
De là germe l'idée de Maria, qui malgré les rumeurs sur une prétendue fin cinte de fées, est bien réelle, existe et est parmi nous.
Cette Maria représente autant de femmes brisées que de rêves détruits. En espérant avoir une vie de conte de fées, elles doivent passer par le cauchemar, loin de tout et de tous, loin du regard des gens qu'elles aiment.
Sans pudeur, Maria-narratrice (donc PC) parle de sexualité, sensualité, rêves, désirs; explore son corps et son âme, essayant de se comprendre. Elle qui voulait être princesse, devient Cendrillon. Mais loin d'être une victime, elle utilise sa vie et ses expériences pour devenir ELLE-même.

Quand ma mère a dit qu'elle lisait Onze Minutes, j'ai presque flippé, me demandant ce qu'elle allait penser de mes lectures...
Je sais, c'est bête! :P

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Le Zahir (O Zahir)
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• (Présentation de l'éditeur) Un écrivain célèbre raconte la disparition de sa femme, Esther, correspondante de guerre. Elle devient son Zahir, son idée fixe, son obsession, sa seule raison de vivre. Il part alors à sa recherche... Un récit, à contenu autobiographique, sur l'état du monde moderne, sur l'amour, la liberté et la solitude, sur l'avenir de l'homme en quête de repères, d'amour et de spiritualité.

• Très rapidement, on regrette d'avoir acheté un broché par le simple fait que l'écrivain est parmi nos préférés. J'ai voulu frapper ma tête contre le mur! La raison est donc simple: le teaser de Zahir parlait d'un voyage dans le monde à la quête de l'amour (ou quelque chose du genre, je ne sais plus). Je pensais déjà qu'il y aurait des voyages, une sorte de chasse au trésor. PC a fait le tour du monde, ses romans se passent tous dans des endroits particuliers: L'Alchimiste dans le désert, Veronika... en Slovénie, Rivière Piedra en Espagne, Onze Minutes en Suisse, etc.
Mais là, trois bon quarts du livre au fait parlent d'une quête intime (je crois?), une introspection sur l'amour qu'on a pour l'autre, la liberté, la richesse, la fidélité, la... je ne sais plus. La vérité c'est que je me suis tellement ennuyée pendant toute la lecture, que je priais à chaque fois qu'il y avait un nouveau paragraphe ou chapitre, je m'attendais à ce que le livre commence réellement. Mais nooooooon. Et si on se demande pourquoi je me sacrifie, c'est que je l'ai payé, le broché! :P
Et tout ce dont j'ai rêvé pendant tout le livre est arrivé à la dernière partie! Shame!

Une déception.

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A Bruxa de Portobello (La Sorcière de Portobello) (lu en VO)
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• C'est l'histoire d'une fillette née d'une gitane et d'un gaje, un non-gitan. Sans nom, sa mère la laisse dans un orphelinat car le poids de la tradition est lourd. Un couple de Libanais aisés partent en Roumanie et adoptent la fillette qu'ils prénomment Sherine. Un de ses oncles, pensant que Sherine Khalil serait un nom trop lourd à porter dans le futur pour cause de discrimination, l'appellera Athena. Et c'est en tant qu'Athena, que la jeune fille débarque en Angleterre avec ses parents lorsque la guerre éclate au Liban.
Athena est une jeune femme très belle, impulsive, agitée et contrôlée à la fois. Elle est élevée dans la foi chrétienne, et va à la messe tous les jours. A l'âge de 19 ans, elle quitte la fac pour se marier avec un étudiant de 20 ans, Lukás, et devenir mère.
Mais être parents si tôt, sans avoir au préalable une situation stable, la vie centrée autour de leur fils, ils se divorcent. Dans la semaine où elle a signé les papiers, elle va à l'église et son prêtre lui refuse la communion car elle est divorcée désormais. Se sentant rejetée, alors qu'elle avait tant besoin de soutien moral et spirituel, elle maudit l'église et jure de ne plus jamais y remettre les pieds.
A partir de ce moment, elle cherchera par ses propres moyens, entre Dubay et Edimbourg, sa propre spiritualité avec différents protecteurs et deviendra elle-même l'icône de toute une génération, la "sorcière" de Portobello (ici, le terme "bruxa" n'est pas dans la sorcellerie pure et dure. C'est une sorte d'enchanteresse (ou enchanteuse?!), qui séduit son entourage par son charisme et découvre des pouvoirs qui sont, selon certains, naturels car dirigés par l'esprit...)

• Paulo Coelho a décidé d'écrire ce livre comme si c'était des témoignages les uns après les autres, alternant les différents points de vue à propos d'un seul et même personnage charismatique: celui d'Athena. Les témoignages de la mère d'Athena (Samira Khalil), de l'ex-mari (Lukás), du journaliste qui la suit (Heron), etc. Tout suit une chronologie et rend le récit plus agréable, voire plus intéressant.
Après la déception (amère) qui fut Le Zahir, on retrouve Paulo Coelho dans toute sa splendeur (et je ne suis pas la seule à avoir cette avis). Tout le long du livre, on revoit l'apparition de plusieurs thèmes récurrents de l'auteur:
- la Face féminine de Dieu comme dans Au bord de la rivière Piedra, je me suis assise et j'ai pleuré;
- la découverte de soi en tant que femme comme dans Onze minutes;
- les différents pas pour la sagesse comme dans Le manuel du guerrier de la lumière;
- l'apprentissage de traditions ancestrales comme dans Le pélerin de Compostelle, etc.

• En aparté 1) Paulo Coelho a voulu de cette couverture (la main d'un enfant qui cherche le sein de sa mère) pour toutes les éditions du livre. Cependant, elle a été interdite tant aux États-Unis comme en Iran. Trop choquant, à ce qu'il paraît...
2) Pour la première fois, Paulo Coelho présente des chapitres de son livre sur internet. Un tiers du livre avait déjà été publié sur le blog de Paulo Coelho, l'auteur appréciant les réactions instantanées sur son travail (principalement la scène où Athena maudit l'Église et que ça a légèrement (hmmm...) fait scandale.
(C'est ma mère qui apprécierait... not!)

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